Le Journal

Donation précieuse aux Archives Bach de Leipzig

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Les plus anciennes copies des Suites anglaises de J.S. Bach réunies sont désormais réunnies à Leipzig
Les Suites anglaises sonstituent l'un des recueils d'œuvres pour clavier les plus connus de Johann Sebastian Bach. Grâce à un don de la famille d'entrepreneurs britanniques Kohn, les plus anciennes copies des Suites sont désormais réunies à Leipzig et accessibles au public pour la première fois : à partir du 2 février, les quatre manuscrits de la main de Heinrich Nikolaus Gerber, élève de Bach, seront présentés dans la salle du trésor du musée Bach de Leipzig.

Les Suites anglaises de Jean-Sébastien Bach font partie des chefs-d'œuvre des dernières années de Weimar et des premières années de Köthen du compositeur. Les copies de quatre de ces Suites réalisées vers 1724-25 par l'élève privé de Bach, Heinrich Nikolaus Gerber, à Leipzig, revêtent une importance particulière : il s'agit des premières sources connues de ces compositions, qui ont dû être réalisées directement sous les yeux du Cantor de S-Thomas.

Du changement à la Philharmonie de Dresde

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La planification artistique de la Philharmonie de Dresde est désormais en grande partie entre les mains de Christopher Dingstad. Ce Norvégien d'origine succède à Matthias Greß, qui quitte l'orchestre à sa demande.

Dingstad est considéré comme un manager d'artistes expérimenté et couronné de succès au niveau international. Il était dernièrement Senior Artist Manager chez Raab & Böhm à Vienne. Il se réjouit de rejoindre l'équipe de l'intendante Frauke Roth et de contribuer, avec ses nouveaux collègues, à façonner l'avenir de cet ensemble musical particulier dans cette ville musicale importante.

Dingstad a grandi en dehors d'Oslo et a étudié le violoncelle et l'administration culturelle. Il a ensuite travaillé comme directeur commercial pour Thomas Hampson à New York et comme directeur artistique pour les agences Harrison Parrott à Londres et à Munich et CAMI Music à Berlin.

Martin Brommann à Copenhague

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Le Théâtre royal danois de Copenhague renforce son département musical et nomme Martin Brommann au poste de directeur musical. Avec sa nomination et celle de la nouvelle chef d'orchestre Marie Jacquot, on veut donner un coup de pouce considérable à cette branche, a déclaré jeudi le directeur général Kasper Holten.
Brommann apporte non seulement une solide expérience de gestion, mais aussi une passion pour le monde de la musique.

Jusqu'à présent, la Chapelle royale de Copenhague -le plus ancien orchestre du monde existant depuis 1448- et son administration faisaient partie du département opéra du Théâtre royal danois. A l'avenir, ce département sera une unité indépendante, dirigée par un directeur musical qui, en tant que membre de la direction, rendra compte directement au directeur du théâtre. La responsabilité artistique continuera d'incomber aux intendants et aux chefs d'orchestre.

Brommann a suivi à partir de 1989 des études de musicien d'orchestre avec le hautbois comme matière principale à l'actuelle Université des Arts de Berlin. Depuis 2022, il dirige le chœur et l'orchestre de l'Opéra de Malmö. Auparavant, il a été cor anglais solo au Theater und Philharmonie Essen ainsi que hautboïste et chef d'orchestre au Théâtre royal danois.

Trois Manon à Turin

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Le point de départ est Manon Lescaut de Puccini, l'année du centenaire de sa mort, mais autour de Manon Lescaut s'est créé un projet particulier, une sorte de festival avec Manon de Massenet et Manon Lescaut d'Auber.
Le Teatro Regio de Turin les met en scène du 1er au 29 octobre en ouverture de la prochaine saison, confiant le projet à un seul metteur en scène, Arnaud Bernard.
Les opéras seront montés en alternance de façon à ce que les trois puissent être suivis sur trois jours consécutifs.
Renato Palumbo dirige Manon Lescaut de Puccini (Erika Grimaldi, Andeka Gorrotxategui), Evelino Pidò au pupitre pour Manon de Massenet (Ekaterina Bakanova, Atalla Ayan) tandis que Manon Lescaut d'Auber est confiée à Guilluame Tourniaire (Rocio Perez, Sébastien Guèze).
J'ai choisi le cinéma français comme fil conducteur des trois opéras, explique Arnaud Bernard, ainsi, le réalisme poétique de Carné et Renoir sert de référence à l'opéra de Puccini, tandis que Brigitte Bardot est l'idée de Massenet et que le cinéma muet s'adapte à la naïveté d'Auber.

Gerd Albrecht, 10 ans

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Le chef allemand Gerd Albrecht est né à Essen le et décédé à Berlin le .

Gerd Albrecht est le fils du musicologue Hans Albrecht.
Il remporte un premier prix de direction au Festival international de musique à Besançon (1957), alors qu'il n'avait que vingt-deux ans, puis un autre à Hilversum l'année suivante.

D'abord assistant à l'opéra de Stuttgart au côté de Ferdinand Leitner, il devient ensuite Senior Kapellmeister à Mayence (1961–1963) et Generalmusikdirektor à Lübeck jusqu'en 1966. Il a également tenu des postes de directeur musical au Deutsche Oper Berlin (1972–1974), à l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich (1975–1981) et à l'Opéra d'État de Hambourg (1988).

Entre 1994 et 1996, il est directeur musical de la Philharmonique tchèque à Prague. Entre 1998 et 2004, il partage son temps entre l'Orchestre de la radio danoise et l'Orchestre Yumiuri à Tokyo.

Créations

  • György Ligeti, Requiem (1965)
  • Hans Werner Henze, Telemanniana (1967)
  • Wolfgang Fortner, Elesabeth Tudor (1972)
  • Sofia Goubaïdoulina, Stufen (1972)
  • Aribert Reimann, Variationnen (1976)
  • Aribert Reimann, Lear (1978)
  • Hans Werner Henze, Barcarola (1980)
  • Paul Hindemith, Lustige Sinfonietta (1980)
  • Wolfgang Rihm, Umriß (1986)
  • Aribert Reimann, Troades (1986)
  • Aribert Reimann, Seiben fragmente (1988)
  • Helmut Lachenmann, Tableau (1989)
  • Rolf Liebermann, Medea (1990)
  • Harrison Birtwistle, Machaut à ma manière (1990)
  • Alfred Schnittke, Sinfoniesches Vorspiel (1994)
  • Alfred Schnittke, Idée fixe (1995)
  • Alfred Schnittke, Historia von D. Johann Fausten (1995)
  • Petr Eben, Improperia (1995)
  • Viktor Ullmann, Die Weise von Liebe un Tod des Cornets Christoph Rilke (1995)
  • Rolf Liebermann, Enigma, pour orchestre (1995)
  • Wolfgang Rihm, Symphonie fleuve (1995)
  • Alexander von Zemlinsky, König Kandaules (1996)
  • Erwin Schulhoff, Menscheit (1999)
  • Hans Werner Henze, Sieben Boleros (2000)
  • Boris Blacher, Rondo pour orchestre (2002)
  • Hans Werner Henze, Appassionatamente plus (2003

Jean Absil, 50 ans

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Le compositeur et pédagogue belge Jean Absil est né le 23 octobre 1893 à Bon-Secours en Belgique et mort le 2 février 1974 à Uccle (Bruxelles).

Après avoir abordé l’étude de l’orgue, du piano et de l’harmonie avec Alphonse Oeyen (organiste à la basilique de Bon-Secours) ainsi qu'auprès du chanoine Joseph-Jules Dedoncker à l'École Saint-Grégoire à Tournai, Jean Absil entre en 1913 au Conservatoire Royal de Bruxelles où il suit les cours d’orgue (classe d'Alphonse Desmet), de piano et d’écriture (contrepoint et fugue avec Léon Du Bois) avant d’étudier l’orchestration et la composition avec Paul Gilson.
En 1922, il gagne le second Prix de Rome belge avec sa cantate La Guerre op. 2, et enseigne l'harmonie pratique au Conservatoire de Bruxelles où il sera nommé professeur en 1936.
Très vite, il s'écarte des conceptions de son maître quant à l'orchestration et s'oriente vers la production contemporaine.

Il séjourne quelque temps à Paris, où il gagne le Prix Rubens en 1934, et fonde la Revue internationale de musique (1938).
Chef du groupe La Sirène, il fait connaître la musique contemporaine. Son concerto imposé pour piano lors du premier Concours Eugène-Ysaÿe de 1938 (ancêtre du Concours Reine Élisabeth) lui confère une renommée internationale.

Directeur, pendant quarante ans, de l'Académie de musique d'Etterbeek à laquelle il donna son nom en 1963, ce pédagogue a formé des générations de compositeurs ; il fut en effet également nommé professeur de fugue au Conservatoire Royal de Bruxelles et à la Chapelle musicale Reine Élisabeth.
Il fut élu à l'Académie royale de Belgique en 1955, et reçut le Prix Quinquennal du Gouvernement belge en 1964.

Musicien formé à l'ancienne, ses professeurs ne lui firent étudier aucun compositeur plus tardif que César Franck ; avec Gilson, il n'aborda que l'orchestration de Wagner, Richard Strauss et des Nationalistes russes… Or, à l'époque où il entra au Conservatoire, Stravinsky se distinguait déjà à Paris. C'est donc en assistant aux concerts donnés à Bruxelles par le Quatuor Pro Arte qu'il prit connaissance des œuvres de Milhaud, Hindemith et Schönberg ; il assista même souvent aux répétitions de ce quatuor pour mieux s'imprégner de ces musiques nouvelles pour lui. C'est donc par lui-même qu'Absil forgea son propre langage très personnel et cohérent qu'il appliqua à des formes diverses, son unité esthétique définissant sa personnalité en défiant le temps.

Absil réunit en une synthèse l'École française, Stravinsky, Bartók -qu'il admirait beaucoup, et dont il suivit l'exemple en étudiant la musique traditionnelle de Roumanie et d'autres pays-, ainsi que les musiques polytonale, atonale et sérielle.
Il inventa des modes inédits qu'il renouvela d'une œuvre à l'autre. De ces modes naissent des accords qui, pour être différents des accords classiques, n'en sont pas moins pourvus de significations expressives de tension et de repos.

Si à partir de 1938, Absil s'efforça de rendre ses partitions plus accessibles, à partir de 1963, il cessa toute concession, se consacrant presque exclusivement à la musique instrumentale.

 

Reiner Bredemeyer, 95 ans

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Reiner Bredemeyer (2 janvier 1929 - 5 décembre 1995) était un compositeur allemand. Il est né à Vélez, Santander et est allé à l'école à Breslau. En 1944, il est appelé sous les drapeaux et est brièvement détenu comme prisonnier de guerre par l'armée américaine en Bavière.
Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, il rencontre le compositeur Karl Amadeus Hartmann qui lui fait découvrir la musique d'Igor Stravinsky, de Béla Bartók, d'Anton Webern, d'Edgard Varèse, de Charles Ives et d'Erik Satie.
De 1949 à 1953, il étudie la composition avec Karl Höller à l'Académie des arts musicaux de Munich.
En 1954, Paul Dessau l'emmène en Allemagne de l'Est, où Bredemeyer devient l'élève principal de Rudolf Wagner-Régeny à l'Académie des arts de la RDA à Berlin.

Il enseigne à l'Académie d'art dramatique Ernst Busch à Berlin et travaille avec Bertold Brecht, Walter Felsenstein et Ernst Busch.
De 1957 à 1960, il a été directeur artistique du Théâtre de l'amitié à Berlin et, à partir de 1961, kapellmeister et compositeur au Théâtre allemand. Les compositeurs de sa génération (Friedrich Goldmann, Georg Katzer et Friedrich Schenker) rompent avec le réalisme socialiste et se rapprochent de la musique occidentale d'avant-garde.
En 1978, Bredemeyer devient membre de l'Académie des arts et en 1988, il est nommé professeur.
Jusqu'en 1989, il est membre du conseil d'administration de l'Union des compositeurs et musicologues de la RDA. Bredemeyer est décédé à Berlin. Sa tombe se trouve au cimetière Pankow III, où sont enterrés de nombreux artistes allemands de renom.

Son œuvre comprend plus de 600 pièces (dont environ 300 pour le théâtre, le cinéma et le théâtre audio), dont beaucoup n'ont pas encore été jouées en concert.

Lisa Della Casa, 105 ans

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Née d'un père italo-suisse, Francesco Della Casa, et d'une mère bavaroise, Margarete Mueller, Lisa Della Casa étudie le chant dès l'âge de 15 ans au Conservatoire de Zurich, notamment avec Margarete Haeser.

Elle fait ses débuts à l'opéra dans le rôle-titre de Madame Butterfly de Puccini au théâtre municipal de Soleure.
De 1943 à 1950, elle chante à Zurich3. On peut l'entendre, entre autres, dans Mozart, dans les rôles de la Reine de la Nuit de La Flûte enchantée et de Dorabella dans Così fan tutte. Plus tard, elle chantera Fiordiligi. Elle se produit dans Arabella (Zdenka) de Richard Strauss à Zurich aux côtés de Maria Cebotari en 1946. Celle-ci la présente au Festival de Salzbourg en 1947, où elle chante à nouveau Zdenka, dirigée par Karl Böhm, avec Maria Reining et Hans Hotter. Après la première représentation, Strauss lui-même a commenté : « La petite Della Casa sera un jour Arabella ! »

La même année, le , elle fait ses débuts à l'Opéra de Vienne, en chantant Nedda dans Pagliacci de Leoncavallo. Elle s'installe à Vienne et rejoint la troupe de l'Opéra national. En 1949, elle fait ses débuts à la Scala de Milan dans Der Rosenkavalier de Strauss et dans Fidelio (Marzelline) de Beethoven. Victor de Sabata, directeur musical de La Scala essaye de la persuader de venir à La Scala, mais elle choisit de rester à Vienne.

En 1951, Lisa Della Casa fait ses débuts britanniques en chantant la Comtesse Almaviva dans Les Noces de Figaro de Mozart au Festival de Glyndebourne. Elle continue à interpréter le rôle-titre dans Arabella, pour la première fois, au Bayerische Staatsoper à Munich. Cela restera son rôle de prédilection, et elle l'enregistre à plusieurs reprises : d'abord en studio en 1957, avec Hilde Gueden, Anton Dermota, George London, sous la direction de Georg Solti, l'année suivante, en  au Festival de Salzbourg, avec Anneliese Rothenberger, Dietrich Fischer-Dieskau, Otto Edelmann, Ira Malaniuk, sous la direction de Joseph Keilberth, et, en 1963, à Munich, avec le même chef, Joseph Keilberth, et quasiment la même distribution qu'à Salzbourg. Sa collègue Inge Borkh déclare : « Elle était Arabella »5. Elle apparaît une seule fois au Festival de Bayreuth en 1952, où elle incarne Eva dans Die Meistersinger von Nürnberg de Richard Wagner.

En 1953, elle chante de nouveau Arabella à Munich et à Covent Garden (Londres). On la voit pour la première fois dans le rôle d'Octavian de Der Rosenkavalier au Festival de Salzbourg. Le , elle fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York dans Les Noces de Figaro. Depuis ses débuts au Met, elle participe à 173 spectacles jusqu'à ses adieux, le .

Son répertoire au Met est le suivant :

  • Les Noces de Figaro : Comtesse Almaviva (47 représentations)
  • Don Giovanni : Donna Elvira (34 représentations)
  • Die Meistersinger von Nürnberg : Eva (23 représentations)
  • Der Rosenkavalier : La Maréchale (17 représentations) et Octavian (8 représentations)
  • Der Zigeunerbaron : Saffi (17 représentations)
  • Arabella : Arabella (16 représentations)
  • Ariadne auf Naxos : Ariadne (4 représentations)
  • Lohengrin : Elsa (4 représentations)
  • Madame Butterfly : Cio-Cio-San (2 représentations)
  • La Bohème : Mimì (1 performance)

En 1955, elle chante le rôle de la Maréchale dans Der Rosenkavalier de Richard Strauss dans une série de spectacles célébrant la réouverture de l'opéra de Vienne. Ainsi elle a donc chanté les trois rôles féminins -la Maréchale, Octavian et Sophie- et même Annina en remplacement d'un chanteuse malade à Zurich.
Le festival de Salzbourg a été l'un des lieux les plus importants dans sa carrière. Elle y chante Ariadne dans Ariadne auf Naxos et Donna Elvira dans Don Giovanni en 1954. En 1956, on la revoit en Donna Elvira, mais aussi en Chrysothémis (Elektra), la Comtesse Almaviva en 1957 et Arabella en 1958. En 1957, elle se produit en récital dont on a gardé un enregistrement.

Lisa Della Casa chante Pamina dans La Flûte enchantée en 1959. Le , pour l'inauguration du grand palais des festivals de Salzbourg (Festspielhaus), elle interprète le rôle de la Maréchale sous la direction d’Herbert von Karajan, avec Sena Jurinac en Octavian et Hilde Güden en Sophie. À l'origine, Karajan et le réalisateur Paul Czinner prévoient de filmer la représentation. Mais, sur l'intervention de Walter Legge, c'est Elisabeth Schwarzkopf qui participe au film. Choquée, Lisa Della Casa honore ses contrats pour les spectacles programmés cette année-là. Elle refusera désormais de se produire au Festival de Salzbourg.
Elle surprend son public en chantant le rôle-titre dans Salomé à l'opéra d'État de Bavière à Munich en 1961. Inge Borkh dit qu'elle était « très sexy ... inconsciemment ! » À partir de ce moment, elle apparaît dans les opéras italiens, notamment dans Otello de Verdi et Tosca de Puccini. Elle revient vite à Mozart et à Richard Strauss.

En 1964, quand Elisabeth Schwarzkopf (à ce moment à la fois collègue et rivale à l'opéra national de Vienne) fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York en Maréchale dans Der Rosenkavalier, Lisa Della Casa chante Octavian. Anneliese Rothenberger et Rolf Gerard attestent que, contrairement à Rudolf Bing, directeur du Met, et au désir de scandale du public, il n'y avait aucune rancune entre elles. Elle se produit aussi dans le rôle de Cléopâtre, dans Jules César de Haendel, la comtesse dans Capriccio de Strauss, Ilia dans Idomeneo de Mozart, et les rôles féminins dans Der Prozess de Gottfried von Einem.

Au milieu des années 1960, Lisa Della Casa se lasse de la scène lyrique et donne moins de représentations. En 1970, sa fille Vesna Debeljevic, alors âgée de 20 ans, subit un anévrisme. Elle commence à limiter ses engagements. Vesna est opérée et survit à l'opération, mais avec des séquelles. Elle consacre plus de temps à la santé de sa fille et achète même une maison en Espagne, où la famille habite, loin des regards, la majeure partie de l'année. Elle donne de moins en moins de représentations jusqu'à ses adieux au Wiener Staatsoper, en Arabella le . En 1974, elle annonce sa retraite, à l'âge de 55 ans, au grand désarroi de ses fans.

Lisa Della Casa meurt le  à Münsterlingen, en Suisse. Le Festspielhaus de Salzbourg arbore un drapeau noir à la nouvelle de sa mort.

 

Armand-Louis Couperin, 235 ans

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Armand-Louis Couperin, né et mort à Paris ( - ), est un organiste et compositeur français de la célèbre famille Couperin dont les deux plus fameux membres furent son grand-oncle Louis et son cousin François dit « le Grand ». Il était le fils de Nicolas Couperin (1680-1748), lui-même fils de François Couperin l'ancien, qui était le frère de Louis et de Charles, le père de François sus-mentionné.

Sa mère mourut alors qu'il n'avait que 17 mois et il fut élevé par son père, cousin germain de François et successeur de ce dernier à la tribune de Saint-Gervais. Le métier de musicien s'imposait de lui-même dans une telle famille. En 1752, il épousa Élisabeth-Antoinette Blanchet, fille de François-Étienne Blanchet, facteur de clavecins de la Cour de Louis XV. Ils jouirent d'une vie paisible et heureuse et eurent ensemble trois enfants qui tous devaient devenir musiciens : Pierre-Louis, Gervais-François et Antoinette-Victoire.

Il succéda à son père Nicolas Couperin, lorsque celui-ci mourut en 1748, à l'orgue de l'église Saint-Gervais dont les Couperin furent titulaires pendant plus de deux siècles depuis Louis -vers 1650- jusqu'à sa descendante Céleste-Thérèse décédée en 1860. Son successeur à ce poste devait être son fils Pierre-Louis Couperin qui mourut la même année que son père. La charge alla donc au plus jeune fils, Gervais-François Couperin.

Il cumulait cette charge avec de nombreuses autres : Saint-Barthélemy, Saint-Jean-en-Grève, le couvent des Carmes, la Sainte-Chapelle, Sainte-Marguerite, un semestre à la Chapelle royale, un quartier à Notre-Dame de Paris. De ce fait il devait se faire assister par les membres de sa famille (sa femme, elle-même excellente musicienne ou l'un de ses enfants). Il était ami de Claude Balbastre, son collègue à Notre-Dame. Il avait à son domicile un orgue, une régale, deux clavecins dont l'un avec une mécanique « pour graduer les sons », un pianoforte anglais, une grande épinette, une petite épinette à l'octave, un clavicorde, un violoncelle, une quinte et trois violons. Outre la musique, il était amateur de livres et en possédait 885 lors de son décès.

Il mourut accidentellement le , après avoir été renversé par un cheval fou qui avait désarçonné son cavalier, pendant qu'il se rendait de la Sainte-Chapelle à Saint-Gervais.

L'œuvre d'Armand-Louis Couperin est relativement mince : il se consacrait surtout à l'orgue dont il était un virtuose renommé et talentueux improvisateur. Pourtant, il n’a laissé que deux pièces pour cet instrument, visiblement écrites à l'origine pour le clavecin. À l'encontre de maints de ses contemporains, il resta attaché à la grande tradition française et le musicographe Charles Burney, lors d'un passage à Paris en 1770, rapporte que « son style n’est pas aussi moderne qu’il pourrait l’être ».

Gottfried August Homilius, 310 ans

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Gottfried August Homilius, né le  à Rosenthal (Saxe) et mort le  à Dresde, est un compositeur et organiste saxon (Saint-Empire).

Fils de pasteur, il étudie le droit à Leipzig et participe aux exécutions des œuvres de Jean-Sébastien Bach.
n 1742, il devient organiste de la Frauenkirche de Dresde, puis en 1755 il devient cantor du chœur de la Kreuzkirche et directeur de la musique des principales églises de Dresde, sous les règnes des Électeurs Frédéric-Auguste II, Frédéric-Christian et Frédéric-Auguste III jusqu'à sa mort dans cette même ville en 1785.

On a conservé de lui plus de 60 motets, 180 cantates d'église, 11 oratorios, 4 Magnificats, 2 recueils de chœurs, quelques chants maçonniques et plusieurs pièces d'orgue.