Le Journal

La Roumanie se dote d'un nouvel opéra

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Le ministre de la culture a alloué 80 millions d'euros pour la construction d'un nouvel opéra à Iasi, qui compte 250 000 habitants.

L'opéra actuel compte 750 places, ce qui est trop peu pour la demande locale.
Le nouvel opéra ouvrira ses portes en 2027.

Création par l'Orchestre Symphonique de la RTVE

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Les 25 et 26 janvier, l'Orquesta Sinfónica RTVE présentera au Teatro Monumental la première du Concerto pour cor du compositeur Fabián Panisello avec Radovan Vlatkovic en soliste,  sous la direction d'Erik Nielsen.

Issue d'une proposition du Festival d'Émilie-Romagne en association avec le Festival de Ljubljana et l'Orchestre Toscanini, la première du Concerto pour cor était prévue pour 2020, mais elle a d'abord été reportée et finalement annulée en raison de la pandémie. L'œuvre, cependant, a été développée à partir de conversations avec Radovan Vlatkovic, et Panisello y propose trois approches de l'instrument soliste.

Selon le compositeur, "à partir d'un cantus firmus médiéval, une alternance entre l'élément mélodique médiéval subtilement indiqué et la pulvérisation harmonique de l'orchestre devient la racine et la figure de désinence du mot, la partie accentuée et la partie légère du mot. Il s'agit donc d'une réflexion sur le langage partagé entre l'un et l'autre. Le développement de la pièce élargit les deux instances et les deux finissent par se développer linéairement".

"Septuor" d’Igor Stravinsky, 70 ans

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Le Septuor pour clarinette, basson, cor, piano, violon, alto, violoncelle, composé en 1952-53, ifut créé le 23 janvier 1954 par le Columbia Chamber Ensemble dirigé par le compositeur.
La partition s'essaie à l'équilibre entre le contrepoint fugué cher à Bach et l'art de la passacaille cher à Anton Webern.

Yuri Falik, 15 ans

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Youri (Youri [1]) Alexandrovitch Falik (30 juillet 1936, Odessa, URSS - 23 janvier 2009, Saint-Pétersbourg, Russie) est un compositeur russe, chef d'orchestre, violoncelliste, membre du conseil d'administration de la section de Leningrad (Saint-Pétersbourg) de l'Union des compositeurs et artiste populaire de Russie. 2009, (Saint-Pétersbourg, Russie) était un compositeur, chef d'orchestre et violoncelliste russe, membre du conseil d'administration de la section de Leningrad (Saint-Pétersbourg) de l'Union des compositeurs, et Artiste du peuple de Russie.

Les influences qui ont formé son style sont celles de I. Stravinsky, P. Hindemith, A. Webern, B. Bartok, S. Prokofiev, N. Myaskovsky, W. Lutosławski et D. Chostakovitch, mais il considérait toute influence comme une étape sur le chemin de l'autodidaxie. Les techniques contemporaines de composition n'étaient pas un dogme pour lui, il les traitait de manière sélective et les interprétait librement. Après tout, la conception technique de ses œuvres (Falik parlait de "plan d'ingénierie") était toujours aussi originale et vérifiée logiquement qu'elle était prédéterminée par la tâche d'incarner un concept artistique. Ainsi, dans une même œuvre, une tonalité élargie et des structures modales coexistent avec des éléments de la technique dodécaphonique ; les thèmes mélodiques alternent avec des thèmes complexes de timbre et de texture et une sonorité colorée ; le rythme rigide, élastique et "gestuel" est remplacé par un développement libre du temps musical, sous forme de récitation ou de chant-monodie. Les intonations de sa musique sont souvent enracinées dans les couches anciennes de la musique folklorique et professionnelle des traditions russe, européenne et juive. Les intonations archaïques, marquées par son propre style et placées dans le contexte stylistique de la musique des XXe et XXIe siècles, déterminent l'image sonore des compositions les plus significatives des œuvres centrales et tardives (telles que le concerto pour violon, les quatuors à cordes, les deuxième et troisième symphonies, la musique élégiaque, les études symphoniques, le concerto della Passione, le mess, le chant liturgique, etc.).

Jaroslav Kricka, 55 ans

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Jaroslav Křička, né le 27 août 1882 à Kelč et décédé le 23 janvier 1969 à Prague, est un compositeur tchécoslovaque.

Jaroslav Křička étudie d'abord à Prague où il est l'élève de Karl Knittl et Karel Stecker. Il complète sa formation à Berlin (1905-1906).
De 1906 à 1909, il est professeur de composition à Jekatarinoslaw (aujourd'hui Dnipropetrovsk) où il fréquente Glazounov et Taneyev.
De 1911 à 1920, il est maître de chapelle à Prague. Dès 1922 il y dirige le Chœur philharmonique. Il crée notamment des œuvres de Leoš Janáček, Vítězslav Novák et Otakar Jeremiáš.
De 1919 à 1945, il enseigne au Conservatoire de Prague, dont il est le directeur à partir de 1942. Après 1945, il se consacre entièrement à la composition.

Křička est l'auteur d'opéras, de musique de film et de scène, de deux symphonies, d'une sérénade à cordes, d'un concerto pour violon, de la musique de chambre et des chansons pour enfants.
Lors des Jeux olympiques d'été de 1936, il remporte la médaille de bronze dans le concours de composition pour sa suite Horácká.

 

Un changement concernant l'horaire de la demi-finale du CIALN.

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Un seul horaire: 20H00.

Le lundi 05 février à 20H00, les 15 demi-finalistes présenteront leur programme devant le public et le jury pour tenter de décrocher une place en finale et une chance de remporter le Concours International d’Art Lyrique de Namur. (Lieu: Salle de concert de l'IMEP)

Voici le lien pour réserver en ligne pour la demi-finale à 20H00

https://www.imep.be/evenements/concerts-concours-international-dart-lyrique-de-namur-cialn-demi-finales-2/

Krzysztof Urbański à la Philharmonie de Varsovie

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La Philharmonie de Varsovie a choisi Krzysztof Urbański comme prochain directeur artistique, à partir du milieu de l'année prochaine. Il succède au chef d'orchestre polono-russe Andrey Boreyko.

Urbanski, 41 ans, est sur le point d'entamer un mandat de directeur artistique de l'Orchestre Symphonique de Berne. Avant cela, il a été directeur musical à Indianapolis pendant dix ans.

Lady Macbeth de Mtsensk de Dmitri Chostakovitch, 90 ans

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Lady Macbeth du district de Mtsensk, parfois plus simplement Lady Macbeth de Mtsensk, est un opéra en quatre actes de Dmitri Chostakovitch sur un livret d'Alexandre Preis et du compositeur, inspiré de « Lady Macbeth du district de Mtsensk » de Nikolaï Leskov. L'opéra fut créé le 22 janvier 1934 au théâtre Maly de Léningrad et joué simultanément à Moscou au Théâtre d'art de Constantin Stanislavski et de Vladimir Nemirovitch-Dantchenko. Création française dans la version révisée et en français à Nice sous le titre « Katerina Izmaïlova » en avril 1964, direction par Jean Périsson avec Jean Giraudeau. L'opéra était dédié à la première femme du compositeur, la physicienne Nina Varzar.

Après un succès initial, Lady Macbeth fut ensuite dénigré par les autorités soviétiques. Chostakovitch se trouva dans l'interdiction de jouer l'œuvre pendant 30 ans, après quoi il remania l'opéra et le fit paraître sous le titre de Katerina Ismailova (Катерина Измайлова, op. 114). La nouvelle version quelque peu édulcorée fut composée en 1958 et créée en 1962 à Moscou. C'est la version originale qui est la plus souvent jouée.

L'histoire est celle d'une jeune femme esseulée dans la Russie profonde du XIXe siècle. Elle tombe amoureuse d'un employé de son mari, marchand aisé, mais impuissant (ou du moins stérile) et est finalement poussée au meurtre et au suicide.

Le projet initial de Chostakovitch était d'écrire une trilogie consacrée au sort de la femme russe à différentes époques. Katerina Ismaïlova, la Lady Macbeth du premier opéra, devait représenter la femme du XIXe siècle vivant sous la tyrannie des tsars et d'une société fortement patriarcale, tandis que le dernier volet de la trilogie devait être un hymne à la femme soviétique. Mais les déboires que rencontra l'opéra finirent par convaincre Chostakovitch de renoncer à ce projet.

Chostakovitch commença à travailler sur cet opéra le 14 octobre 1930 et l'acheva deux ans plus tard, le 17 décembre 1932. Le récit de Leskov dont il s'inspira prenait lui-même sa source dans un fait divers : une femme avait assassiné de façon atroce son beau-père vieillissant pour hâter l'héritage. Leskov avait enrichi cette intrigue ténue en lui ajoutant des personnages, notamment ceux de Sergueï, l'amant de l'héroïne, et de son jeune neveu Fiodor et en avait tiré un récit bref, précis et puissant. Chostakovitch et Preis modifièrent à leur tour le récit de Leskov en supprimant le meurtre du jeune Fiodor, propre à aliéner la sympathie que le spectateur peut éprouver pour l'héroïne, Katerina. Le compositeur tenait en effet à ce qu'elle apparaisse comme un personnage à la nature complexe, tragique, et en aucune manière dépourvue de sentiments.

L'originalité de l'opéra tient à un mélange de drame élevé et de farce de bas étage, exprimé à travers une musique oscillant adroitement entre une éloquence tragique, notamment au dernier acte, et une verve caustique typique de Chostakovitch.

Très bien reçue des critiques « réalistes » comme « avant-gardistes », des dignitaires du parti comme du public, l'œuvre déplut cependant à Staline lorsqu'il assista à une représentation en janvier 1936. Un article non signé de la Pravda du 28 janvier 1936, intitulé « Le chaos remplace la musique », contenait une condamnation sans appel de l'opéra de Chostakovitch : « flot de sons intentionnellement discordants et confus », « chaos gauchiste remplaçant une musique naturelle, humaine », « montrant sur scène le naturalisme le plus grossier ».

Chostakovitch pensait que Staline lui-même était l'auteur de l'article, sinon son rédacteur direct. La crudité de certaines scènes sexuelles (le « naturalisme grossier » de l'article), soulignée par la musique, irrita Staline. Les protagonistes, livrés à la luxure et assassins, étaient peu compatibles avec son souci de promouvoir la famille soviétique. De même, le thème de l'opéra, à savoir la prise en main de son propre destin par une femme jusqu'ici passive, n'avait rien pour plaire au dictateur. Enfin, l'esthétique expressionniste de l'œuvre s'accordait mal avec la préférence de Staline pour une musique « simple et accessible à tous », condition d'élévation du niveau culturel du peuple soviétique. La musique de Chostakovitch fut condamnée par le Parti communiste de l'Union soviétique au début de l'année 1936. Lady Macbeth de Mtsensk resta interdit en Union soviétique du vivant de Staline.

Après la mort de Staline et avec les débuts de la déstalinisation, Chostakovitch reçut la proposition de remanier son livret. Il le rebaptisa Katerina Ismaïlova en l'édulcorant. Cette nouvelle version fut donnée le 26 décembre 1962 à Moscou alors que, dès 1959, l'opéra de Düsseldorf avait repris la version d'origine.

Chostakovitch préférait la version remaniée, mais depuis sa mort c'est la version originale, l'opus 29, qui est jouée le plus souvent.

"1er concerto pour piano op. 15 en ré mineur" de Johannes Brahms, 165 ans

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Le concerto pour piano no 1 en ré mineurop. 15, de Johannes Brahms est l'un des deux concertos pour piano du compositeur allemand. Il est constitué de trois mouvements qui requièrent une cinquantaine de minutes d'exécution, ce qui en fait l'un des concertos les plus longs jamais écrits.

Après une longue gestation, cette œuvre de jeunesse de Brahms fut jouée le  à Hanovre par le compositeur au piano. Ce fut un succès mitigé, les critiques saluant plus les qualités pianistiques de Brahms que sa musique, jugée « incompréhensible ». Rejoué cinq jours plus tard à Leipzig, le concerto fut alors copieusement sifflé. Il fallut vingt ans à Brahms pour qu'il se remette à composer un nouveau concerto pour le piano, celui connu de nos jours sous le no 2.

Brahms a 20 ans lorsqu'il fait en  la connaissance de Robert Schumann qui s'intéresse au jeune compositeur et devient son mentor. Il l'engage à se tourner vers des compositions symphoniques. C'est après la tentative de suicide de son nouvel ami que Brahms entreprend pendant l'été 1854 les esquisses de l'œuvre. Peu familiarisé avec l'orchestre, Brahms note d'abord la partition pour deux pianos. Il est encouragé par ses amis le violoniste Joseph Joachim et le maître de chœur Julius Grimm qui lui donne quelques conseils d'orchestration. Mais au moment d'instrumenter, la nécessité de la présence du piano s'impose et Brahms transforme son projet de symphonie en concerto. Le mouvement de marche funèbre est abandonné et sera réutilisé dans le Requiem allemand. Le troisième mouvement, un rondo, ne trouve sa forme définitive qu'en 1858.

La première audition privée de l'œuvre a lieu à Hanovre le . La première exécution publique est donnée dans la même ville le  avec le compositeur au clavier et Joachim au pupitre du chef. La réaction du public est réservée. Le  la seconde audition, au Gewandhaus de Leipzig, est copieusement sifflée, un éclatant et incontestable fiasco selon les termes mêmes de l'auteur.

En fait le public et la plupart des critiques furent déconcertés par le traitement du piano qui n'assume pas la partie concertante au sens classique du terme et se retrouve le plus souvent en fusion avec l'orchestre. Certains considèrent l'œuvre comme une symphonie avec piano obligé.

Quelques années plus tard, Clara Schumann reprit l'œuvre devant le même public de Leipzig, avec succès cette fois. Brahms fit une transcription de son concerto pour piano à quatre mains.

Petr Eben, 85 ans

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Petr Eben, né le  à Žamberk, dans la région de Pardubice et mort le  à Prague) est un compositeur, pianiste, organiste et improvisateur tchèque.

Petr Eben passe son enfance dans le sud de la Bohême où il apprend le piano dès l'âge de 6 ans ; à 9 ans, il commence à étudier l'orgue. Bien qu'élevé dans la foi catholique, son ascendance juive par son père lui vaut d'être la cible des persécutions nazies : il est déporté et interné, à 15 ans seulement, dans le camp de Buchenwald.

À la fin de la guerre, il reprend ses études musicales, étudiant le violoncelle, l'orgue et le piano. Il remporte de nombreux concours de jeunes talents, et, en 1948, entre à l'Académie tchèque des arts musicaux de Prague. Il y obtient ses diplômes de piano et de composition, et achève son cursus en 1954.

A partir de ce moment, Petr Eben n'a cessé de composer. Dans un vaste catalogue qui comprend des œuvres pour orchestre, pour chœurs, des œuvres liturgiques, de la musique de chambre, des opéras, de la musique de scène et des pièces pour enfants, l’orgue tient une place de choix.

Chargé de cours à l'Université Charles de Prague en 1955, il est nommé, après la révolution de Velours en 1989, professeur à l'Université et à l'Académie tchèque des arts musicaux de Prague, où il enseigne l'histoire de la musique, la théorie musicale, l'écriture, l'orchestration, l'analyse et la composition. Il est également, pendant les années 1990, président du Printemps de Prague.

En 1990, le gouvernement tchèque le distingue pour son cycle Job.
En 1991, il reçoit du ministre français de la Culture les insignes de chevalier de l'ordre des Arts et des Lettres.
En 1992, il se voit décerner le titre de professeur honoris causa du Royal Northern College of Music de Manchester.
En 1993, on lui remet le prix Stamitz de la Künstlergilde allemande.
Enfin, il est nommé docteur honoris causa de l’Université Charles de Prague en 1994.

Pianiste virtuose, Petr Eben s'est souvent produit en concert, comme soliste et comme accompagnateur. Improvisateur accompli, tant à l'orgue qu'au piano, il fut également très demandé pour des soirées musico-littéraires et programmes radiodiffusés.