Le Journal

"Elégie pour violoncelle et orchestre" de Gabriel Fauré, 140 ans

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L’Élégie, en ut mineur opus 24 de Gabriel Fauré est une œuvre composée en 1880 pour violoncelle et piano, puis orchestrée par le compositeur.

Après le succès rencontré par sa Première Sonate pour violon et piano (HN 980), il allait de soi que Fauré devait poursuivre avec la composition d'œuvres de musique de chambre.
En 1880, il écrit une petite pièce pour violoncelle et piano qui était censée devenir le mouvement central et lent d'une sonate. Fauré abandonne son projet initial et, au lieu de cela, publie la pièce chez Julien Hamelle en janvier 1883 (puis chez Durand) sous le titre d'Élégie.

Selon toute vraisemblance, l'oeuvre fut donnée en première audition privée avant sa publication, le 21 juin 1880 lors d'une des soirées que donnait Saint-Saëns dans son domicile de la Rue Monsieur-le-Prince. Une lettre de Fauré à Julien Hamelle datée du 24 juin 1880 mentionne en effet que son «morceau de violoncelle» fut joué à titre privé chez Saint-Saëns et reçut un accueil très favorable.

Le compositeur a 38 ans le jour de sa création à Paris, le 15 décembre 1883, lors d'un concert de la Société nationale de musique. La partition est interprétée par Jules Loëb, professeur au Conservatoire de Paris, qui est aussi son dédicataire, accompagné par le compositeur au piano. L'œuvre connaît un tel succès que l'éditeur l'encourage à écrire de nouvelles pièces pour cette forme instrumentale (ce qu’il fera avec deux sonates pour violoncelle et piano).

Le chef d'orchestre Édouard Colonne lui passe également une commande, mais cette fois une version pour violoncelle et orchestre (deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes, deux bassons, quatre cors et cordes), créée en 26 avril 1901 sous la direction du compositeur lors d'un concert de la Société nationale de musique, avec Pablo Casals en soliste.

L’Elégie en ut mineur de Gabriel Fauré est l’une des œuvres les plus jouées du répertoire pour violoncelle et piano.

Cette œuvre présente une ouverture triste et sombre, et culmine dans une section intense et très lente, qui symbolise le désespoir amoureux. De forme ternaire ABA, le thème, lent et grave, est une longue descente expressive suivie d'un magnifique crescendo mêlant fougue et expression. Ce passage rapide, très technique, ne laisse jamais l'auditeur insensible. Le thème est annoncé à trois reprises par le violoncelle et est développé le long de l'œuvre.

L'éditeur J. Hamelle (Paris) édite en 1897 une transcription de l'Elégie pour violon et piano réalisée par Gabriel Fauré.

Vincent Penot, clarinette basse solo à l'orchestre de l'Opéra de Paris, a réalisé une transcription pour clarinette basse descendant à l'ut grave et piano.

1928 Ida Haendel, 95 ans

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La  violoniste polonaise naturalisée britannique Ida Haendel est née à Chełm (Pologne) le  selon son autobiographie, et morte à Miami (États-Unis) le 

Les sources divergent quant à son année de naissance, qui varie de 1923 à 1928.
Ida Haendel explique dans une interview cette confusion par le fait qu'en 1937, alors qu'elle avait 9 ans, son impresario l'avait vieillie pour lui permettre de jouer dans un concert interdit aux enfants de 9 ans, en prétendant aux organisateurs qu'elle avait en fait 14 ans.
Lors du concours international de violon Wieniawski qui se déroula à Varsovie en , il a été dit qu'elle avait onze ans. Ida fut parmi les neuf lauréats, à la septième place, sur les 55 pré-qualifiés (160 candidats).

Née dans une famille juive, Ida Haendel apprend le violon à trois ans avec son père. Formée au Conservatoire de Varsovie, elle étudie ensuite auprès de Carl Flesch et Georges Enesco. Elle remporte le septième prix au Concours Wieniawski en 1935 (les premier et second prix étant attribués respectivement à Ginette Neveu et David Oïstrakh), et fait ses débuts en 1937 à Londres et en 1946 aux États-Unis.
En 1940 elle prend la nationalité britannique.
Elle crée en 1955 Tartiniana de Luigi Dallapiccola. À partir de 1952, elle partage sa carrière entre Montréal (Canada), où elle s'installe jusqu'en 1989, et l'Europe. Considérée comme l'une des plus grandes violonistes de sa génération, elle est faite en 1993 Commandeur dans l’Ordre de l'Empire britannique (CBE).

Pour ses représentations, Ida Haendel a une prédilection pour la musique allemande. En 1948-1949, elle enregistre le Concerto pour violon de Beethoven avec l'Orchestre Philharmonia dirigé par Rafael Kubelik, le Concerto pour violon de Brahms avec l'Orchestre Symphonique de Londres dirigé par Sergiu Celibidache et le Concerto pour violon de Tchaïkovski avec l'Orchestre Symphonique national dirigé par Basil Cameron. Parmi ses derniers enregistrements figurent les Sonates et partitas pour violon seul de Jean-Sébastien Bach.

Ida Haendel jouait sur un Stradivarius de 1699.

Elle est la fille de Nathan Hendel et Faigie Goldgevitch. Son père est un portraitiste. Ida Haendel (elle rajoute le a dans son nom de famille) a une sœur aînée. Elle demeure toute sa vie célibataire.

1873 Pongrác Kacsóh, 150 ans

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Compositeur, professeur de musique, directeur de l'École principale de musique, le Hongrois  Pongrác Marosséllyei Kacsóh est né à Budapest le 15 décembre 1873  et y décédé le 16 décembre 1923.

Il naît à Marosséllyei de Lajos Kacsóh (1849-1911), inspecteur des chemins de fer, et de Róza Lukács de Gyergyószentmiklós. Ses grands-parents paternels étaient Lajos Kacsóh Kacsóh (1812-1877) de Marosséllye, pasteur de la congrégation réformée de Kisbajom, notaire de district de l'Église réformée de Transdanubie, et Katalin Nyikos (1819-1899) de Nagygyimóth. Ses grands-parents maternels étaient Márton Lukács (1813-1880), receveur des postes de Csorvás, Gyergyószentmiklós, et Anna Paraszka (1811-1900), receveur des postes de Csorvás.

Pongrác Kacsóh a obtenu un doctorat en sciences humaines à l'Université Ferenc József de Cluj-Napoca, où il a été diplômé summa cum laude en sciences naturelles le 13 juin 1896. Il obtient son doctorat en physique auprès de Gyula Farkas Kisbarnaki.

Il étudie la musique avec Ödön Farkas, le directeur du conservatoire, puis s'installe à Budapest et, à partir de 1898, publie principalement des articles mathématiques en tant que professeur de mathématiques et de physique dans un établissement d'enseignement secondaire. Il s'intéresse de plus en plus à la musique, commence à composer et s'intéresse de près à la théorie de la musique.
Entre 1905 et 1907, il édite la revue Zenevilág, dans laquelle il est l'un des premiers à louer l'importance du jeune compositeur Béla Bartók en 1904. La même année, Károly Bakonyi lui commande une chanson intitulée János vitéz, qui est créée le 18 novembre 1904 au théâtre Király.
Pongrác Kacsoh se rendit plusieurs fois à Csorvás avec sa mère (Mme Lajos Kacsóh), qui se produisit avec Béla Bartók lors de la soirée de bienfaisance de la Société de lecture de Csorvás. On pense généralement qu'il a écrit une partie de János Vitéz dans le bâtiment du bureau de poste de Csorvás, alors que sa grand-mère maternelle travaillait encore comme receveuse des postes.

En 1909, il est nommé directeur de la Main Real School à Kecskemét. Il meurt à Budapest en 1923, un jour après son 50e anniversaire.

Sa position sociale est attestée par le fait qu'il s'est vu confier un certain nombre de hautes fonctions. À partir de 1912, il a été professeur de musique à Budapest, la capitale, et directeur de l'enseignement secondaire et supérieur de la musique.
Pendant de nombreuses années, il a dirigé la chorale de la ville de Budapest.
Il a été directeur de l'Association nationale des chanteurs et président de l'Association nationale des musiciens.

"Le Barbier de Bagdad" de Peter Cornelius, 165 ans

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Der Barbier von Bagdad (Le Barbier de Bagdad) est un opéra-comique en deux actes de Peter Cornelius d'après un livret en allemand dû au compositeur qui s'est basé sur « Le Conte du tailleur » et les six histoires du barbier et de ses frères, qui appartiennent aux « Contes des mille et une nuits ». C'est le premier des trois opéras que composa Cornelius, créé au Hoftheater, à Weimar, le 15 décembre 1858.

Cornelius avait envisagé de composer une comédie en un acte, mais Franz Liszt lui recommanda de développer l'œuvre sur deux actes. Franz Liszt par la suite fit un arrangement pour orchestre de la seconde ouverture (S.352). Contrairement à la plupart des opéras-comiques allemands de l'époque, dans lesquels les dialogues sont parlés, Der Barbier von Bagdad est entièrement chanté. Cornelius présenta un opéra inventif et complexe qui s'oppose aux œuvres d'autres compositeurs allemands tels Wagner dont la ferveur idéologique lui paraissait envahissante.

La première fut dirigée par Franz Liszt, ami et mentor de Cornelius, et directeur musical du Hoftheater. Ce fut un échec, et la pièce ne fut plus donnée du vivant du compositeur. Les manœuvres du directeur du théâtre aboutirent à des manifestations hostiles à Liszt et à la prétendue école néo-allemande de composition. Liszt quitta son poste, Cornelius quitta Weimar lui aussi.

À la fin du XIXe siècle deux versions furent créées par les chefs wagnériens Felix Mottl et Hermann Levi. La création à New York eut lieu en 1890 avec la Metropolitan Opera House Company ; en 1891 eut lieu la première à Londres. Finalement, en juin 1940, la version originale fut redonnée au Hoftheater de Weimar, avec cette fois le succès auprès du public et de la critique.

Au XXe siècle, les représentations à l'étranger ont été assez rares, mais se sont maintenues en Allemagne. C'est la version originale qui est donnée et non les versions de Mottl ou de Levi.

Naxos étend son partenariat de distribution avec Outhere

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A partir de février 2024, les labels Outhere seront distribués par Naxos Allemagne. Outhere Music et Naxos étendent ainsi leur partenariat de distribution mondiale à l'Allemagne et à l'Autriche.

Bourges deviendra en 2028 capitale européenne de la Culture

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C'est un «immense honneur», a réagi le maire de Bourges, Yann Galut, présent au ministère de la Culture pour cette annonce saluée par des cris de joie. «Dans cette candidature, nous étions quelque part le petit poucet face à des métropoles, nous avons essayé de proposer une autre vision et un autre moyen de vivre notre capitale européenne de la culture», a-t-il déclaré, mettant en avant une «candidature de la sobriété».

Musiques anciennes pour le temps de Noël à Spa 

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En prélude à la fête de Noël, l’asbl Ricercar Consort organise un concert de Noël le 23 décembre 2023 à 18h30 à l’église protestante de Spa.

Pour cet événement musical lié à la fête de Noël, plusieurs personnalités du monde de la musique ancienne se sont donnés rendez-vous dans la Perle des Ardennes pour un concert exclusif intitulé « En attendant Noël ».
A l’affiche : le baryton Furio Zanasi, le violiste Philippe Pierlot et les musiciens de l’ensemble La Chimera : Sabina Colonna, Eduardo Egüez, Marguerita et Carlotta Pupulin et Carolina Egüez.
Voix, violes de gambe, violon, harpe et théorbe s’uniront pour illustrer les plus belles musiques anciennes de Noël. Au programme : des compositions de Monteverdi, Cavalli, Frescolbaldi...

PAF : 20€/15€. Uniquement sur réservation par tél. 0498/41 72 92 (entre 18h et 20h) ou par mail folia.spa@gmail.com

Adresse du jour : église protestante de Spa, 24 rue Brixhe 4900 Spa

Le baryton italien Furio Zanasi a commencé ses activités musicales dans la musique ancienne, avec un répertoire allant du madrigal aux cantates, de l'oratorio à l'opéra baroque. Il a collaboré avec de nombreux ensembles et participé aux festivals les plus prestigieux consacrés à la musique ancienne, en Italie ainsi qu'en Europe, en Amérique du Sud et du Nord. Il a chanté sous la direction de René Jacobs, Jordi Savall, Alan Curtis, Gabriel Garrido, Alessandro de Marchi et Andrew Parrott. Il s'est produit à l'Opéra de Rome, avec le Théâtre Bellini de Catane, Massimo de Palerme, Messine, à Dresdner Semper Oper, Liceu de Barcelone, Zarzuela de Madrid, le théâtre de Bâle, le Teatro Regio de Turin et le Teatro di San Carlo. Il a également réalisé de nombreux enregistrements pour la radio et CD à l'international, y compris des œuvres de Gabriel Fauré pour Classico.

Philippe Pierlot est né à Liège. Après avoir étudié la guitare et le luth en autodidacte, il se tourne vers la viole de gambe qu’il étudie auprès de Wieland Kuijken.
Il partage son activité entre la viole de gambe et la direction, à la tête de son ensemble Ricercar Consort ou comme chef invité. Il a adapté et restauré les opéras Il Ritorno d’Ulisse de Monteverdi (dans une mise en scène de William Kentridge, donné régulièrement dans le monde entier depuis plus de vingt ans), Sémélé de Marin Marais, la Passion selon Saint Marc de Bach, et plus récemment des adaptations de Lieder de Schubert et de Beethoven. Il aime susciter des rencontres insolites avec la viole de gambe en incitant les compositeurs d’aujourd’hui à composer pour son instrument. Il est également un des rares interprètes à jouer du baryton, instrument pour lequel Joseph Haydn a laissé près de 200 œuvres.
Parmi ses derniers enregistrements on trouve les cantates BWV 21 et 76 de Bach avec la collaboration du Collegium Vocale Gent, les Membra Jesu de Buxtehude, les œuvres pour viole de Marin Marais…
En dehors des récitals et concerts donnés avec son ensemble, il affectionne particulièrement sa collaboration avec Jordi Savall et l’ensemble Hespérion XXI.
Attachant une importance particulière à encourager et à parrainer les jeunes artistes, il a fondé depuis une quinzaine d’années le label discographique Flora qui est ouvert aux jeunes musiciens. Habitant Spa en Belgique, il y organise depuis l’Automne 2015 le « Séminaire international Monteverdi » autour de la viole de gambe et le « Printemps Baroque de Spa » où les jeunes artistes proposent leurs projets les plus personnels.
Philippe Pierlot enseigne à Spa lors de masterclass ou stages et il est professeur au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il joue un instrument de Thomas Allred, 1635.

Ensemble La Chimera
C’est en 2001 qu’a été fondé, par Sabina Colonna Preti, le consort de violes de gambe La Chimera qui prend une direction différente et enrichie après sa rencontre avec Eduardo Egüez. Tout en conservant sa caractéristique sonore d’ensemble de violes, La Chimera est devenue une formation à géométrie variable composée d’artistes de renommée internationale, dont l’activité se concentre sur la création de projets originaux, avec un intérêt particulier pour les liens entre le monde ancien et le monde moderne.
De nombreuses réalisations sont venues émailler son parcours depuis quelques années : citons notamment Buenos Aires Madrigal (madrigaux italiens du XVIIe siècle et tangos argentins), qui a fait l’objet d’un enregistrement CD et a remporté un vif succès en Europe, Tonos y Tonadas, qui mêlait des éléments musicaux et littéraires du baroque espagnol au folklore latino-américain actuel, le disque La Voce di Orfeo, autour du célèbre ténor Francesco Rasi auquel Monteverdi confia le rôle d’Orphée, disque qui a remporté de nombreux prix, puis Odisea Negra, qui mêlait des musiques des griots africains, des musiques anciennes de Cuba et du Pérou, et le folklore actuel d’Amérique Centrale. En 2014, le programme Misa de Indios - Misa Criolla marquait le cinquantenaire de la création de la célèbre messe de l’Argentin Ramírez, présentée aux côtés d’œuvres du baroque colonial sud-américain et de compositions d’Eduardo Egüez ; enregistré par le label français La Música, ce projet a rencontré un immense succès public depuis sa création avec plus d’une centaine de concerts donnés en France et en Europe et 10000 disques vendus. Le projet Gracias a la Vida (2018), qui tire son nom de la célèbre chanson de la compositrice chilienne Violeta Parra, explore la musique baroque des missions jésuites, mise en regard avec le folklore sud-américain. Le répertoire du baroque sud-américain à proprement parler est lui aussi fortement représenté par La Chimera, avec des programmes tels que Splendeurs mexicaines, qui a été créé au Festival de la Chaise Dieu en 2018 et a suscité l’enthousiasme du public. Paru en 2020, le disque Fuga y Misterio, met en miroir l’art du contrepoint chez Bach et Piazzolla, avec le concours du percussionniste italien Simone Rubino. L’enregistrement suivant de la Chimera, Dowland Lachrimae & Songs (2021) propose une sélection d’œuvres du grand musicien anglais John Dowland, dont le célèbre cycle des Lachrimae ainsi que certaines de ses Songs (chansons) les plus célèbres interprétées par le ténor Zachary Wilder. Le dernier album, Iguazú présente une fusion passionnante de musique ancienne et traditionnelle du Brésil, du Paraguay et de l'Argentine.

Sans surprise, l’originalité de ces projets et leur réalisation musicale irréprochable et pleine de ferveur ont valu à La Chimera de se produire dans des lieux aussi prestigieux que l’Auditorium de Radio France, la Salle Gaveau, le Théâtre de la Ville le Théâtre des Bouffes du Nord à Paris, l’Arsenal à Metz, la salle Flagey à Bruxelles, le Palacio Euskalduna à Bilbao, le Teatro Ponchielli à Crémone, mais aussi le Concertgebouw de Bruges, le Muziekgebouw d’Eindhoven, le Recital Hall de Sydney, le Théâtre de Melbourne, les Scènes Nationales de Brest, Narbonne, Albi, Cherbourg, Odyssud à Blagnac, ainsi que les Festivals d’Innsbruck, d’Ansbach, de Namur, de la Chaise Dieu, de Lourdes, de Noirlac, de Fontevraud, Via Aeterna au Mont Saint Michel, Semana Santa à Bilbao, Potsdamer Festwochen, Insbrucker Festwoche, Oude Muziek Utrecht, Rheingau, Schleswig Holstein, entre autres.

Contrat prolongé au Gewandhaus de Leipzig

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Le directeur du Gewandhaus de Leipzig, Andreas Schulz, reste en poste pour trois années supplémentaires.
Le conseil municipal a confirmé la prolongation de son contrat jusqu'à la retraite de Schulz à l'été 2028. Le vote a ensuite été unanime et sans abstention.

Né en 1961 à Stelle, en Basse-Saxe, Andreas Schulz est directeur du Gewandhaus de Leipzig depuis 1998 et donc responsable de l'ensemble de la gestion artistique de l'orchestre et de la salle de concert.
Auparavant, il a travaillé entre autres pour le Festival de musique du Schleswig-Holstein, le Conservatoire de musique de Lübeck et en tant que directeur de la salle de concert Die Glocke de Brême.
Au cours de son précédent mandat à Leipzig, Schulz a travaillé avec trois maîtres de chapelle du Gewandhaus : Herbert Blomstedt (1998-2005), Riccardo Chailly (2005-2016) et, depuis 2017, Andris Nelsons.

"Suor Angelika" et "Gianni Schicchi" de Giacomo Puccini, 105 ans

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Il Trittico est le titre cumulatif sous lequel sont connus trois opéras en un acte de Giacomo Puccini : Il tabarro sur un livret de Giuseppe Adami, Suor Angelica et Gianni Schicchi sur un livret de Giovacchino Forzano.

Vers 1904, Puccini commence à planifier une série d'opéras en un acte, en grande partie en raison du succès de Cavalleria rusticana de Pietro Mascagni.
À l'origine, il prévoyait d'écrire chaque opéra en reprenant chacun des trois cantiques de la « Divine Comédie » de Dante.
Puccini n'a d'abord composé qu'Il tabarro (l'idée originale lui a été suggérée en écoutant le drame « La houppelande » de Didier Gold à Paris en 1912). Ce n'est que plus tard qu'il pensa à accompagner ce drame sinistre de deux autres œuvres au caractère contrasté, Suor Angelica, écrite entre la fin de 1916 et le début de 1917, et Gianni Schicchi, achevée au printemps 1918.

Les trois opéras furent créés le 14 décembre 1918 au Metropolitan de New York, avec des résultats essentiellement positifs, bien que seul Gianni Schicchi ait été accueilli sans réserve. La " première " était dirigée par Roberto Moranzoni.

Bien qu'au début Gianni Schicchi ait été principalement apprécié (qui reste cependant le plus joué des trois opéras, y compris pour le célèbre air O mio babbino caro), tandis que Puccini préférait Suor Angelica, aujourd'hui l'orientation des critiques a changé et les trois opéras sont entrés de plein droit dans les répertoires des maisons d'opéra.

Puccini souhaitait que les trois opéras soient joués comme un ensemble, et il écrivit à Casa Ricordi pour se plaindre de l'autorisation donnée en 1920 au Royal Opera House de Londres de jouer Il tabarro et Gianni Schicchi sans Suor Angelica.
Il accepta à contrecœur que les deux opéras soient donnés dans un programme avec les Ballets russes de Sergej Djagilev, mais lorsqu'il apprit qu'Il tabarro avait été supprimé, il écrivit à son amie Sybil Seligman pour lui dire : "Je suis vraiment désolé que le Triptyque soit joué en morceaux -j'ai donné l'autorisation pour deux opéras, et non un seul, en collaboration avec les Ballets russes".
Ils sont cependant rarement joués ensemble, bien qu'ils aient acquis une place permanente à l'affiche.

À la télévision, on connaît la version 2008 du Teatro alla Scala de Milan, dirigée par Riccardo Chailly et mise en scène par Luca Ronconi.

"6e Symphonie" de Franz Schubert, 195 ans

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La Symphonie n° 6 en ut majeur, D 589 est une symphonie de Franz Schubert composée entre octobre 1817 et février 1818 et dont la première exécution publique eut lieu à Vienne en 1828.
Elle est surnommée " Petit do majeur " pour la distinguer de la Neuvième symphonie, dans la même tonalité, qui est connue sous le nom de " Grand do majeur ".

La symphonie est écrite pour deux flûtes, deux hautbois, deux clarinettes (en ut), deux bassons, deux cors (en ut), deux trompettes (en ut), des timbales (en ut et en sol) et des cordes.