Le Journal

Bernard Foccroulle, Docteur honoris causa à l’UCLouvain et la KU Leuven

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L’UCLouvain et la KULeuven décerneront le titre de Docteur honoris causa à trois personnalités, le 15 février 2024, dans la perspective du 600e anniversaire de la création de l’Université de Louvain.
Les deux institutions remettront ainsi les glorieux insignes à Theresa Kachindamoto, cheffe traditionnelle au Malawi, militante en faveur du droit à l’éducation pour tous et toutes et contre les schémas patriarcaux (notamment les mariages forcés) ; Seyla Benhabib, philosophe turco-américaine, défenseure du vivre ensemble, via une vision cosmopolite et inclusive de la société et Bernard Foccroulle, musicien et compositeur belge, œuvrant pour un accès généralisé à la culture.

Ce casting se veut
proche des humains et tourné vers l’avenir, selon l’UCLouvain et la KU Leuven. Ces trois personnalités ont la volonté de trouver des moyens concrets pour rassembler, connecter les personnes afin d’engendrer une société plus inclusive et attentive à la diversité des uns et des autres.

Deux nouveaux choix au théâtre de Brême

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Le théâtre de Brême accueille deux nouvelles recrues au sein du théâtre musical à partir du 1er janvier 2024 : Karl Bernewitz devient le nouveau chef du chœur et Sasha Yankevych le nouveau premier chef d'orchestre.

Né en 1988, Bernewitz succède à Alice Meregaglie qui a rejoint le Staatstheater Darmstadt au début de la saison 2023-24. Depuis, Noori Cho assurait l'intérim de la direction du chœur au théâtre de Brême. Depuis août 2018, Bernewitz était directeur de chœur avec obligation de diriger au Landesbühnen Sachsen. Il a également dirigé le chœur de chambre Junges Ensembles Dresden de février à décembre 2023.
De 2015 à 2018, il a été engagé comme directeur adjoint du chœur au Gärtnerplatz-Theater de Munich. À Brême, il dirigera le chœur de l'opéra et le chœur d'enfants nouvellement créé.

L'Ukrainien Yankevych (né en 1991) est Conductor Fellow du NDR Elbphilharmonie Orchester. La saison dernière, il a fait ses débuts à l'Opéra National de Hambourg avec l'opérette La Chauve-souris de Johann Strauss. Il est actuellement en train de terminer son master en direction d'orchestre à l'Académie royale de musique de Suède.

 

Naissance du CEM Espagne

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Le lancement officiel du Centre européen de musique Espagne [CEM España], une nouvelle institution à vocation paneuropéenne, antenne du Centre européen de musique, aura lieu le 15 janvier à Madrid, avec la participation de Jorge Chaminé, fondateur et président du CEM, et Isabel Dobarro, présidente du CEM España.

Tous deux expliqueront aux organisations, institutions, médias et au grand public ce qu'est le CEM, la vocation et la mission avec lesquelles il a été créé et le projet qu'il représente, ainsi que l'intention de collaborer avec diverses institutions musicales et culturelles en Espagne et sur le continent pour construire une véritable alliance culturelle supranationale qui défend et collabore à la construction d'une culture européenne. Ces discours seront suivis d'un récital qui se veut le reflet de quatre projets du CEM.

Honneur à Dame Sarah Connolly

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Le Palais de Buckingham a annoncé que la Médaille du Roi pour la Musique en 2024 sera décernée à la mezzo Dame Sarah Connolly.

Le maître de la musique du Roi, Judith Weir, qui a présidé le comité consultatif du Roi, a déclaré : "Chanteuse britannique de renommée mondiale, très aimée de ses auditeurs et admirée par ses collègues, Dame Sarah défend avec passion l'éducation musicale, la profession de musicien et l'art de la musique lui-même. C'est une très bonne nouvelle que nous puissions célébrer sa carrière exemplaire en lui décernant la Médaille du Roi pour la musique".

Le pianiste Kojiro Okada rejoint le Trio Pantoum

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Le pianiste français Kojiro Okada se joint au violoniste français Hugo Meder et au violoncelliste franco-coréen Bogeun Park au sein du Trio Pantoum.

Okada succède au pianiste Virgile Roche, qui quitte le groupe après sept ans de mandat pour poursuivre d’autres opportunités.

Parmi les succès récents, le Trio Pantoum a remporté les Premiers Prix du Concours international de musique de chambre du Trio de Trieste, du Concours international de musique de chambre Joseph Haydn et du Concours international de musique de chambre de Lyon.

Ils sont également lauréats des Deuxièmes prix des Concours internationaux de musique de chambre d’Osaka et de Melbourne, et ils ont récemment reçu le Troisième Prix de l’Internationaler Musikwettbewerb der ARD de Munich.

Actuellement, le groupe est artiste en résidence à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et a été nominé dans le programme Classeek Ambassador 2023-24.

"2e Quatuor à cordes" d’Arnold Schoenberg, 115 ans

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C’est en écrivant de la musique de chambre, et notamment plusieurs quatuors ou fragments de quatuors à cordes, que Schoenberg a fait, en autodidacte, son apprentissage de compositeur. Son catalogue comporte finalement cinq quatuors, ainsi que des mouvements inachevés et de nombreuses ébauches, auxquels il faudrait ajouter le sextuor à cordes opus 4 La Nuit transfigurée et le Trio à cordes opus 45. Les quatre quatuors dotés d’un numéro d’opus couvrent la période 1905-1937. Ils forment moins un tout homogène qu’ils ne signalent chacun un moment-clé de la création schoenberguienne.

Les deux premiers appartiennent à la période préexpressionniste du compositeur. Ils ont été composés à Vienne, dans un climat d’hostilité que reflètent bien les scandales provoqués par leur création : l’assemblée était houleuse lors de celle du Premier Quatuor, avec le Quatuor Rosé le 2 février 1907, au point que Mahler faillit en venir aux mains pour faire respecter le silence. Mais ce n’était rien comparé au vacarme déclenché par le Second Quatuor, créé le 21 décembre 1908, toujours avec le fidèle Quatuor Rosé et la soprano Marie Gutheil-Schoder qui ne parvenait pas à se faire entendre, et finit le morceau en pleurs.

Le Deuxième Quatuor opus 10 fut écrit entre mars 1907 et juillet 1908.
Il fait intervenir une voix dans les deux derniers mouvements, par un besoin d’élargissement expressif et de dépassement des limites instrumentales qui confère à ce quatuor une place très particulière dans la trajectoire du compositeur et dans l’histoire du genre lui-même. C’est en effet dans cette œuvre que Schoenberg franchit le seuil de la tonalité. On peut le suivre en temps réel. Le fait qu’un tel dépassement soit inséparable du mouvement de la musique et de la signification de la forme témoigne contre un acte de rupture délibéré. Il provient au contraire du choc entre les besoins expressifs et un contrôle rigoureux de la forme. Schoenberg espérait que « l’élaboration stricte qu’exige la variation [dans le troisième mouvement] [l]’empêcherait d’exagérer le ton dramatique de l’œuvre », et il craignait que « l’émotion dramatique du poème ne [le] conduise à dépasser les limites de ce qui est admissible dans la musique de chambre ».

Les deux premiers mouvements sont encore écrits dans le style de la tonalité élargie ; le troisième est à mi-chemin entre tonalité et non-tonalité ; le quatrième largue les amarres d’une tonalité qui n’est plus évoquée que furtivement, notamment à la fin.
Contrairement à toutes les œuvres que Schoenberg avait écrites jusque-là, depuis son sextuor La Nuit transfigurée, ce Deuxième Quatuor revient à la division en quatre mouvements séparés.

 

Ivan Kozlovsky, 30 ans

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Ivan Semyonovich Kozlovsky, également appelé Kozlovskiy ou Kozlovskij, est né le 24 mars [O.S. 11 mars] 1900  et décédé le 21 décembre 1993. Ténor lyrique soviétique et l'une des stars les plus connues de l'opéra russe, il était aussi producteur et directeur de sa propre compagnie d'opéra, et longtemps professeur au Conservatoire de Moscou.
Il fut "Artiste du peuple de l'URSS" (1940) et "Héros du travail socialiste" (1980).

Ivan Kozlovsky est né dans le village de Marianivka, près de Bila Tserkva, dans le gouvernorat de Kiev, dans l'Empire russe (aujourd'hui en Ukraine), et il a commencé à chanter à l'âge de sept ans dans la chorale du monastère Saint-Michel au dôme d'or.
Il a ensuite étudié l'art dramatique, le piano et le chant (avec la célèbre soprano Olena Muravyova) à l'Université nationale du théâtre, du cinéma et de la télévision I. K. Karpenko-Kary de Kiev. Il chante également avec son frère dans la chorale d'Alexander Koshetz à Kiev. Cette formation a été interrompue au bout de deux ans, en raison de l'éclatement de la guerre civile qui a suivi la révolution russe. Kozlovsky chante dans un quatuor vocal sous la direction d'O. Sveshnikov. Sa voix lui permet de rejoindre le génie de l'armée, en tant que chanteur principal d'un orchestre militaire.

Il fait ses débuts à l'opéra en 1920 dans le rôle de Faust au théâtre de Poltava, où il chante jusqu'en 1923. Il a ensuite été engagé à l'opéra de Kharkiv en 1923-1924 et à l'opéra d'Ekaterinbourg (alors appelé Sverdlovsk) en 1924-1926, avant de devenir l'un des principaux ténors du théâtre Bolchoï de Moscou de 1926 à 1954. Il a passé une audition mémorable au Bolchoï en 1924, atteignant avec aisance les notes les plus aiguës du registre (tout au long de sa carrière, il a acquis la réputation de chanter la note la plus haute possible et de s'y accrocher pour bénéficier de l'adulation).
Au Bolchoï, il est placé sous le mentorat de Leonid Sobinov, le plus grand ténor russe de l'époque. Kozlovsky a ensuite chanté dans plus de 50 opéras en tant que ténor principal du Bolchoï.

En 1938, Kozlovsky a organisé et dirigé un ensemble de concert de chanteurs d'opéra, le VTO Soviet Opera Ensemble, se mettant lui-même en scène dans Werther de Massenet et Orfeo ed Euridice de Gluck, entre autres productions. Il a reçu le titre prestigieux d'artiste du peuple de l'URSS en 1940.

Connu pour être le chanteur préféré de Joseph Staline, il a acquis une grande renommée dans toute l'Union soviétique, mais n'a jamais été autorisé à quitter ses frontières.

Kozlovsky entretenait une rivalité amicale avec Sergei Lemeshev, un autre chanteur d'opéra immensément populaire en Russie. Tous deux chantaient souvent les mêmes rôles et les amateurs d'opéra russes étaient divisés entre les partisans de l'un et ceux de l'autre. Le hall du théâtre était le théâtre de bagarres entre les fans appelés plaisamment les "lemeshistki" et les "kozlovityanki".

Kozlovsky a donné de nombreux concerts dans toute l'Union soviétique, chantant des chansons et des romances russes et ukrainiennes, ainsi que des lieder allemands de Schubert, Schumann et Liszt.
Il enseigne le chant au Conservatoire de Moscou de 1956 à 1980. Après 1954, Kozlovsky continue de se produire occasionnellement au Bolchoï, et fait sa dernière apparition en 1970 dans le rôle de Yurodivy (le Simplet) dans Boris Godounov.
Il a continué à se produire fréquemment en public et a même chanté le 4 juillet 1985 lors du 90e anniversaire de Mark Reizen au Bolchoï. Le dernier concert de Kozlovsky a eu lieu en 1990 au théâtre Bolchoï de Moscou.
Trois ans plus tard, il meurt à Moscou à l'âge de 93 ans.

Tout au long de sa vie, Kozlovsky a été un partisan actif de la musique ukrainienne et a interprété des œuvres de compositeurs ukrainiens tels que Mykola Lysenko, Yakiv Stepovy, Kyrylo Stetsenko et Mykola Arkas. En 1924, il chante en ukrainien le rôle de Yontek dans Halka de Moniuszko.
En 1940, il dirige la première représentation de l'opéra ukrainien Kateryna de Mykola Arkas et, en 1954, Natalka Poltavka de Mykola Lysenko.
En 1970, il a financé la construction d'une école de musique dans son village natal de Marianivka.
Il a enregistré 22 disques de chansons folkloriques ukrainiennes, de romances et d'arias en ukrainien.
Kozlovsky est également l'auteur de nombreux mémoires sur les chanteurs ukrainiens O. Petrusevych, Mykhailo Donets, M. Mykysh, Borys Hmyria et d'autres.

 

 

Blagoje Bersa, 150 ans

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Le compositeur croate Blagoje Bersa est né à Dubrovnik le 

Bersa naît dans une famille de musiciens amateurs passionnés. Son père Ivan, fonde un quatuor à cordes à Dubrovnik.
Il étudie à Zagreb de 1893 à 1896 avec Ivan Zajc le piano et la composition, mais également le violoncelle. Il poursuit ses études au Conservatoire de Vienne : la composition avec Robert Fuchs (également professeur de Mahler et Sibelius) et le piano avec Julius Epstein (1896–1899).
Son travail de fin d'étude, Andante sostenuto pour orchestre, est joué en public à Vienne en 1899.
Durant la saison 1902–03, il obtient un poste de chef d'orchestre à Graz, puis, tout en enseignant la musique et orchestrateur d'opérettes de 1903 à 1919, il est également de 1911 à 1918, conseiller artistique pour l'éditeur Ludwig Doblinger.

En 1919, il retourne à Zagreb, et dès 1922, il travaille comme professeur de composition à l'Académie de musique, où il enseigne jusqu'à sa mort.

L'œuvre de Blagoje Bersa est typique de la musique « fin de siècle » enrichissant la tradition romantique de nouvelles nuances. Sa musique symphonique est essentiellement constituée de poèmes symphoniques à programme et trouve son sommet dans Sunčana polja (« Champs ensoleillés », 1919). Il compose également des opéras dont le plus réussi est Der Eisenhammer (1906–1911). La musique des machines, dans l'acte 3, est un exemple musical futuriste. Il compose également des mélodies sur des textes croates et allemands, de la musique de chambre et des pièces pour piano.

 

Hermann Friedrich Raupach, 295 ans

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Hermann Friedrich Raupach (21 décembre 1728 - 12 décembre 1778) est un compositeur allemand du XVIIIe siècle.

Hermann Raupach est né à Stralsund en Allemagne, fils et élève du compositeur et organiste Christoph Raupach (1686-1744) et neveu de l'historien de l'Église luthérienne Bernhard Raupach (1682-1745).
Raupach était claveciniste et devint l'assistant de Vincenzo Manfredini à l'Orchestre de la Cour impériale russe à Saint-Pétersbourg en 1755. En 1758, il fut nommé maître de chapelle et compositeur de la Cour.
Certains de ses opéras ont été joués en russe. Son Alceste (Альцеста, 1758) est considéré comme le "deuxième opéra russe" (après Tsefal i Prokris d'Araja, 1755). Le rôle d'Admète dans cet opéra a été chanté par Dmitry Bortniansky, surnommé l'"Orphée de la Neva".

En 1762, Raupach quitta Saint-Pétersbourg pour Hambourg puis Paris, où il rencontra Wolfgang Amadeus Mozart et improvisa avec lui sur le clavecin à 4 mains. Mozart arrange certains mouvements de ses sonates pour piano et orchestre à cordes. La Sonate pour piano et violon en la majeur, répertoriée comme K. 61,[a] est apparue pour la première fois sous le nom de Mozart dans les Oeuvres de Breitkopf & Härtel en 1804.
Elle faisait partie de la collection du Baron Taddaus von Dürnitz et a été considérée à tort comme une œuvre de Mozart. En 1912, Téodor de Wyzewa et Georges de Saint-Foix ont découvert que le véritable compositeur était Hermann Raupach. Ils pensent que le jeune Mozart a copié cette sonate pour en faire un arrangement pour un concerto pour piano, comme il avait utilisé des œuvres de Raupach dans K. 37, K. 39 et K. 41.

Plus tard, Raupach retourna à Saint-Pétersbourg, où il devint professeur de composition et de chant à l'Académie des beaux-arts de 1768 à 1778. Les compositeurs Dmitry Bortniansky et Yevstigney Fomin comptent parmi ses élèves.

Il meurt à Saint-Pétersbourg.

Sir Donald Runnicles à la Philharmonie de Dresde

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Le directeur musical de la Deutsche Oper de Berlin, Sir Donald Runnicles, devrait devenir le nouveau chef d'orchestre de la Philharmonie de Dresde.
Comme l'orchestre l'a fait savoir mercredi, un projet de contrat sera prochainement présenté au conseil municipal de la capitale saxonne. L'entrée en fonction est prévue pour la saison 2025-26.

À Dresde, Runnicles (69 ans) succède à Marek Janowski, dont le contrat a expiré cet été après quatre ans. Le natif d'Edimbourg, en Ecosse, restera en poste à la Deutsche Oper Berlin jusqu'à la fin de la saison 2025-26 et fera la navette entre les deux villes, a déclaré une porte-parole de l'opéra.