Le Journal

Manolis Kalomiris, 140 ans

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Manólis Kalomíris, né à Smyrne le 14 décembre 1883 et mort à Athènes le 3 avril 1962, est un compositeur grec.

Kalomíris, qui avait étudié le piano à Constantinople (1899) auprès de Sophia Spanoudi, alla étudier le piano et la composition au Conservatoire de Vienne (1901-1906) auprès de W. Rauch, A. Sturm, H. Gradener et E. Mantitsevsky.

Très influencé par le poète Kostís Palamás, il commença à composer dès 1902, mais, après avoir enseigné la musique à Kharkov en Russie (1906), c'est véritablement à partir de 1908 qu'il imposa sa musique dans les concerts à Athènes.

Dès lors, Kalomíris n'a cessé de jouer un rôle important dans la vie musicale grecque et est considéré comme la figure de proue de la musique grecque savante de la première moitié du XXe siècle.
Outre son travail de compositeur, il a participé à la fondation d'institutions musicales de premier plan en Grèce. Après avoir tout d'abord enseigné au Conservatoire d'Athènes (1911-1919), il a ainsi fondé et dirigé le Conservatoire hellénique à Athènes (1919) et le Conservatoire National (1926). Il est également un des membres fondateurs de l'Union des Compositeurs Grecs (1931).
Kalomíris fut nommé à l'Académie d'Athènes en 1945.

Il a composé cinq opéras, trois symphonies, un concerto pour piano, un concertino pour violon, des pièces pour piano, de très belles mélodies, des harmonisations de chansons populaires.

 

Joseph Jongen, 150 ans

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Le compositeur et organiste belge Joseph (Marie Alphonse Nicolas) Jongen est né le 14 décembre 1873 à Liège et mort à Sart-lez-Spa le 12 juillet 1953. Il est le frère aîné du compositeur Léon Jongen, chef d'orchestre et ancien directeur du Conservatoire de Bruxelles.

Très tôt, les dons de Joseph Jongen sont manifestes et évidents aux yeux de son père, Alphonse Jongen (1843-1927), ébéniste d'art, qui lui enseigne les premiers rudiments et l'encourage, ainsi qu’à ceux d’amis musiciens lors d'exécutions de chorals ou saynètes que son père dirige pour des fêtes de famille ou dans des Cercles d'amateurs à Liège et en province.

Joseph Jongen accomplit toutes ses études musicales au Conservatoire Royal de Liège : le piano, l'orgue et les branches théoriques, solfège, fugue, harmonie, contrepoint, avec Sylvain Dupuis et Jean-Théodore Radoux.

En 1894, il est couronné par l'Académie Royale de Belgique pour son 1er Quatuor à cordes (op. 3), œuvre "d'une maîtrise étonnante chez ce quasi débutant (...) d'une polyphonie riche, subtile" et aussitôt publiée à Leipzig.

En 1897, le Premier Grand Prix de Rome lui est décerné pour sa cantate Comala (op. 14). Cette récompense lui permet de réaliser un voyage d’études à l'étranger d’une durée de près de quatre ans, d’octobre 1898 à mai 1902. Il passe un an et demi en Allemagne, à Berlin où il découvre la musique de Brahms, rencontre Vincent d'Indy et également Richard Strauss qui lui donne des leçons de composition. À Munich où il rédige son Concerto pour violon (op. 17), tandis qu’il occupe le poste de Maître de Chapelle en 1900 à Bayreuth. Puis, il découvre Vienne et s'établit ensuite huit mois à Paris où il se lie avec différents musiciens français tels Gabriel Fauré et Charles Bordes et devient l'élève de Vincent d'Indy. Il termine son périple par un séjour de huit mois à Rome. Pendant ce voyage fructueux, il a composé plusieurs œuvres importantes : une symphonie (op.15), deux concertos (op. 17 et 18), un quatuor avec piano (op. 23) et d’autres pièces qui témoignent d'une nette maturation de son style.

De retour en Belgique en 1902, Joseph Jongen est nommé en 1903 professeur d'harmonie et de contrepoint au Conservatoire de Liège.

Marié depuis 1909 et père de trois enfants, il emmène les siens en Angleterre pour y passer les années de la Première Guerre mondiale, et il y participe activement à la vie musicale comme organiste et pianiste au sein du Belgian Quartet dont il est l'un des fondateurs avec le violoniste Désiré Defauw, le violoncelliste Etienne Doehaerd et l’altiste Lionel Tertis.

Dès décembre 1918, Jongen reprend son poste à Liège, puis est nommé en 1920 professeur de fugue au Conservatoire Royal de Bruxelles, établissement dont il assume la direction de 1925 à sa retraite en 1939. Durant ce directorat, il invite d'éminentes personnalités musicales étrangères à faire partie de jurys aux concours de fin d'année qui connaissent un grand succès et portent haut et loin la notoriété de l'institution. C’est à ses débuts de directeur de Conservatoire qu’il compose sa célèbre Symphonie concertante pour orgue et orchestre, op. 81.

De 1919 à 1926, Joseph Jongen dirige les Concerts Spirituels de Bruxelles et exerce une activité de chef de chœur et d'orchestre. Il dirige notamment quelques premières en Belgique comme Le Roi David d’Honegger, Psaume LXVII de Florent Schmitt et Saint-François d’Assise de Malipiero.

Auteur de très nombreuses œuvres, l’art de Jongen est d'une rare distinction et d'une subtilité harmonique qui se tient toujours dans les limites de la tonalité, possède une "patte" reconnaissable dans la sève mélodique souple et rythmée. Il est sans conteste le compositeur le plus doué de sa génération. Ernest Closson dira de lui : On se sent en présence d'un art infaillible, d'œuvres sans fissure, écrites avec une sûreté imperturbable : on reprocherait presque à l'auteur de "ne jamais rien rater".

Nombre de ses meilleures œuvres portent l'inscription « Sart-lez-Spa le... ». C’est dans ce petit village ardennais entouré d’une nature fraîche et sauvage, que le compositeur belge possède une seconde résidence et qu’il trouve une source d’inspiration incomparable. Année après année, il accumule tous les genres de la musique pure : un impressionnant catalogue qu’il réduit lui-même à 137 œuvres dont la dernière fut écrite en 1951.

Deux ans plus tard, le 12 juillet 1953, c’est à Sart-lez-Spa qu’il décède, atteint du cancer.

Par la suite, de multiples manifestations ont été données en l’honneur du compositeur belge.
En 2003, de nombreux concerts en Belgique ont célébré le cinquantième anniversaire de sa mort. La Bibliothèque royale de Belgique a accueilli l’exposition « Joseph Jongen, une vie de musicien »  du 24 octobre au 22 novembre 2003.
En 2013, l’Union du Corps Professoral du Conservatoire Royal de Bruxelles a donné le nom du compositeur à son Auditorium Joseph Jongen.

La Bibliothèque du Conservatoire Royal de Bruxelles conserve précieusement le Fonds Joseph Jongen rassemblant les manuscrits autographes, la bibliothèque musicale et les archives du compositeur.

 

Carl Philipp Emanuel Bach, 235 ans

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Carl Philipp Emanuel Bach, né à Weimar (Duché de Saxe-Weimar) le 8 mars 1714 et mort à Hambourg (ville libre d'Empire) le 14 décembre 1788, est un compositeur, musicien et musicologue allemand, membre de l'École de Berlin.

C'est le deuxième fils survivant de Jean-Sébastien Bach et de sa première femme Maria Barbara Bach.

Pendant près de trente ans, il est claveciniste à la Cour de Frédéric le Grand. Puis il occupe le poste de Director Musices à Hambourg.
Il est célèbre parmi ses contemporains pour sa musique, et aussi reconnu, par Haydn, Mozart ou par Beethoven, notamment pour son traité théorique « Essai sur la véritable manière de jouer les instruments à clavier ».
Il est surnommé le « Bach de Berlin » ou le « Bach de Hambourg ».

 

Nicolaus Kraft, 245 ans

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Nikolaus Kraft est un violoncelliste et compositeur autrichien né le  à Eszterháza (Hongrie) et mort le  à Vienne.

Il est le fils du compositeur bohémien Antonín Kraft, qui est également son premier maître.Puis il étudie sous l'égide de Jean-Louis Duport à partir de .

Son œuvre, pratiquement oubliée aujourd'hui, comporte 4 concertos pour violoncelle, ainsi que plusieurs pièces de musique de chambre, toutes centrées sur son instrument.

Nouvelle tête à l'Opéra de Lille

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C’est Barbara Eckle qui succèdera à Caroline Sonrier à partir du 1er juillet 2025.

Barbara Eckle a été notamment dramaturge au Staatsoper de Stuttgart (2018-20) ainsi que dramaturge pour les concerts et le théâtre musical de la Ruhrtriennale (2022-23).

Après 20 ans à la direction de la maison lilloise, Caroline Sonrier n’avait pas souhaité renouveler son mandat.
Elle poursuivra l’ensemble de ses missions jusqu’en juin 2025 et présentera la saison 2024-25 au printemps prochain.

L'Orchestre Symphonique de Charlotte a choisi son nouveau directeur musical

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L'orchestre symphonique de Charlotte, en Caroline du Nord, a nommé Kwamé Ryan directeur musical pour les quatre prochaines années. Il succède à Christopher Warren-Green.

Kwamé Ryan, 53 ans, est né au Canada de parents trinidadiens.
Il a étudié en Angleterre et a été directeur musical général à Fribourg (Allemagne) de 1999 à 2003.
Il a également été directeur musical de l'Orchestre National Bordeaux Aquitaine de 2007 à 2013 et de l'Orchestre français des jeunes, mais il n'a jamais occupé de poste en Amérique du Nord.
Il devrait faire ses débuts à l'Orchestre Philharmonique de New York en mai.

34e édition du festival Présences : hommage à Steve Reich

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Pour la première fois de son histoire, le festival Présences rend hommage au maître et pionnier de la musique minimaliste, l’Américain Steve Reich (né en 1936), dont les chefs-d’œuvre emblématiques vont résonner durant une semaine bien remplie.
Et résonner ne sera pas un vain mot, tant les échos de cette musique hantent la mémoire d’un mélomane qui la reçoit physiquement, avec ses boucles hypnotiques, ses rumeurs de gamelan, de percussions africaines et ses rubans de mélodies qui se répètent devant nous pour mieux se métamorphoser.
Music for 18 musiciansCity Life, Different Trains, entre autres, se succèdent parmi des créations françaises, des créations mondiales, et des invités nommés Caroline Shaw, Nico Muhly, Régis Campo, Guillaume Connesson… Un nouveau florilège de la musique d’aujourd’hui et de demain. Expérience garantie.

Cette édition du festival sera précédée d’une avant-première à l’Ircam, le 5 février, avec Jonny Greenwood et L’Instant donné.

Capitale européenne de la culture 2028, quelle ville française ?

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Jusqu'ici, quatre villes françaises ont été Capitale européenne de la culture: Paris en 1989, Avignon en 2000, Lille en 2004 et Marseille en 2013, l'année de l'ouverture du Mucem (Musée des civilisations de l'Europe et de la Méditerranée).
Laquelle de Bourges, Clermont-Ferrand, Montpellier et Rouen sera Capitale européenne de la culture 2028 ? Réponse ce soir pour les quatre villes en lice, qui ont soigné leur candidature afin de bénéficier des importantes retombées économiques et touristiques liées à ce dispositif.

Alan Woodbridge quitte Genève

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"Big Babe" à la Haute école de musique de Fribourg : une flûte sub-contrebasse en si bémol

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Elle mesure trois mètres de long et est affectueusement surnommée "Big Babe" (bébé géant) : la Haute école de musique de Fribourg a acquis une flûte sub-contrebasse en si bémol d'Adriana Breukink.
La flûtiste néerlandaise, décédée en 2022, n'en avait fabriqué que six exemplaires. Il y a eu une véritable course pour cet instrument des années 1990, a expliqué mardi le professeur de flûte à bec Stefan Temmingh.

Deux étudiants en flûte à bec ont déjà essayé l'instrument. "Il faut énormément d'air", a déclaré Johann Sundermeier. Il faut compter environ quatre mètres et demi entre un tube métallique extérieur dans lequel on souffle et le trou sonore le plus profond. Par ailleurs, Mathis Wolfer a ajouté que le contrôle du souffle sur la "Big Babe" ne fonctionnait pas exactement de la même manière que sur les flûtes à bec plus petites : C'est une autre forme de virtuosité.

L'instrument est une réplique à l'échelle d'une flûte à bec historique. Selon les indications, sa note la plus grave bourdonne une note plus bas que la note la plus grave d'un violoncelle. Avec les 13 autres flûtes que l'école supérieure a achetées à Breukink, cela va énormément élargir nos possibilités dans le jeu d'ensemble.
On pourra probablement entendre "Big Babe" en concert à partir du début de l'été 2024, dès que les étudiants auront appris à bien en jouer.