Le Journal

Première de "Written On Skin" de George Benjamin à Berlin

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Le 27 janvier, le Deutsche Oper Berlin fêtera l'année 2024 avec Written On Skin de George Benjamin dans une mise en scène de Katie Mitchell pour la première fois, qui a reçu de nombreuses récompenses et a beaucoup voyagé.
Sous la direction musicale de Marc Albrecht, le public assistera aux débuts dans la maison du remarquable contre-ténor Aryeh Nussbaum Cohen aux côtés du baryton Mark Stone et de la soprano Georgia Jarman qui s'est déjà distinguée à plusieurs reprises en jouant des rôles dans des œuvres de Benjamin.

L'auteur Martin Crimp, le compositeur et la metteuse en scène associent dans leur œuvre une histoire triangulaire sanglante du haut Moyen-Âge français à une réflexion sur le pouvoir de l'art, sur la capacité à représenter la réalité ou à recréer des mondes en images. La création dans le cadre du Festival d'Aix-en-Provence 2012 a fait sensation : le texte et la composition s'imbriquent ici avec une rare perfection, une histoire captivante et une langue à la fois précise et poétique se complètent avec une musique hautement théâtrale, résolument contemporaine, mais capable de captiver un public plus large par la richesse de ses sonorités. À cela s'ajoute la mise en scène psychologiquement précise de Katie Mitchell. C'est la première fois que cette œuvre est présentée sur une scène d'opéra berlinoise.

Jakub Hrůša reste à l'Orchestre Symphonique de Bamberg

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Le chef principal de l'Orchestre Symphonique de Bamberg, Jakub Hrůša (42 ans), reste en poste pour trois saisons supplémentaires. Le Tchèque a signé vendredi un contrat jusqu'en 2029, comme l'a annoncé le ministre bavarois des Arts Markus Blume. Hrůša confère à l'orchestre un son et une âme, a-t-il ajouté. Les fruits de ce partenariat inspirant se traduisent par d'innombrables moments musicaux exceptionnels et émouvants qui enthousiasment le public en Bavière et bien au-delà.

Hrůša est le cinquième chef d'orchestre principal en 77 ans d'histoire de l'Orchestre Symphonique de Bamberg. Il est également directeur musical adjoint du Royal Opera House et premier chef invité de l'Orchestre Philharmonique tchèque et de l'Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia.
En novembre, le Prix culturel de Bavière lui a été décerné pour ses services rendus à l'Orchestre Symphonique de Bamberg.
En 2020, il avait reçu le Prix Antonín Dvořák de l'Académie tchèque de musique classique et, conjointement avec l'Orchestre Symphonique de Bamberg, le Prix national de musique de Bavière.

La Real Filharmonía de Galicia annonce le nom de son nouveau chef assistant

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La Real Filharmonía de Galicia vient d'annoncer que l'Américain Sebastian Zinca sera son chef assistant pour l'année 2024.
Zinca, qui la emorté devant trois autres candidats, travaillera avec la Real Filharmonía pendant l'année à venir. Il aura une expérience formatrice de tous les aspects pratiques du monde musical professionnel : direction, programmation, formation, relations avec d'autres institutions artistiques, etc. Zinca aura l'occasion d'approfondir et de poursuivre sa carrière de chef d'orchestre professionnel sous le mentorat du directeur artistique et titulaire du RFG, Baldur Brönnimann, explique l'orchestre dans un communiqué de presse.
Le jury était composé de Baldur Brönnimann, directeur principal et artistique du RFG, de Sabela García Fonte, directrice technique, et de James Dahlgren, violon solo de l'orchestre.

Sebastian Zinca est un Américain d'origine péruvienne et roumaine.
Il a terminé ses études de direction d'orchestre à l'Académie Sibelius en Finlande, où il a été l'élève de Sakari Oramo. Dans le cadre de sa formation, il a dirigé presque tous les grands orchestres de Finlande, où il a fait ses débuts en tant que chef invité avec l'Orchestre Symphonique d'Oulu.
En 2021, il a reçu la Médaille d'argent au troisième Concours international de direction d'orchestre Antal Doráti à Budapest (Hongrie).
En outre, il a été chef d'orchestre à l'Académie du Festival de Lucerne, où il a travaillé pendant trois semaines de manière intensive sur la musique contemporaine, et au Festival de musique d'Aspen.
Il s'est également produit avec des orchestres aux États-Unis, en Finlande, en Allemagne, en Hongrie, en Roumanie, en Espagne, en Italie et en République tchèque.

Lionel Bringuier, chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Nice

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Voici le communiqué de presse :

Christian Estrosi,Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur, et Bertrand Rossi, directeur général de l’Opéra Nice Côte d’Azur, ont le plaisir d’annoncer la nomination de Lionel Bringuier comme chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Nice. Le chef d’orchestre succédera, pour les saisons 2023-2024 et 2024-2025, à Daniele Callegari qui occupait ce poste depuis septembre 2021 et qui se consacrera désormais à d’autres projets.

Christian Estrosi, Maire de Nice, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur, Président délégué de la Région Provence-Alpes-Côte d’Azur :
« Je ne compte plus le nombre de représentations que Lionel Bringuier a partagé aux côtés des musiciens de l’Orchestre Philharmonique de Nice, en tant qu’artiste associé depuis 2019, offrant au public de grands moments musicaux. Je le remercie pour sa fidélité et de partager sa passion avec notre Orchestre avec toujours le même engouement depuis des années. Après avoir dirigé les meilleurs orchestres à travers le monde, collaboré avec des solistes de renommée internationale, c’est une fierté d’avoir un virtuose mondialement connu au poste de Chef principal de l’Orchestre Philharmonique de Nice. Aux côtés de nos excellents musiciens, cela promet de beaux spectacles riches en émotion à commencer par le concert du samedi 9 décembre sous sa direction mettant en lumière 3 génies de la musique : Moussorgski, Stravinski et Ravel. Je m’associe à Bertrand Rossi pour remercier chaleureusement Daniele Callegari pour son travail effectué avec passion et sensibilité avec l’Orchestre Philharmonique de Nice. »

Lionel Bringuier
Le chef d’orchestre français Lionel Bringuier est incontestablement un des chefs les plus expérimentés de sa génération. Il a dirigé les meilleurs orchestres à travers le monde, à la fois sur scène pour des concerts mémorables mais aussi lors d’enregistrements pour diverses majors. La saison 2019-2020 voit son retour à Nice, dans sa ville natale, en tant qu’artiste associé à l’Opéra de Nice car il souhaitait revenir à son premier amour : l’Orchestre Philharmonique de Nice. Au cours de sa carrière, Lionel Bringuier a effectué un grand nombre de tournées internationales et dirigé de nombreux artistes de renommée mondiale comme, notamment, les pianistes Yuja Wang et Héléne Grimaud (cette dernière en septembre 2019 à l’Opéra de Nice) ainsi que la violoniste légendaire Anne-Sophie Mutter. Quant à sa discographie, elle comprend, entre autres, deux compilations de musique de Ravel pour le label Deutsche Grammophon. Lionel Bringuier a été nommé Chevalier de l’Ordre National du Mérite par le Gouvernement français. Il a reçu la Médaille d’or à l’unanimité avec les félicitations du jury à l’Académie Prince Rainier III de Monaco ainsi que l’Aigle de Cristal et la Médaille d’or de la Ville de Nice. Sous sa direction, l’Orchestre Philharmonique a récemment été invité dans de prestigieux festivals comme le Festival de Pâques d’Aix-en-Provence et les Chorégies d’Orange. Cette saison, à l’Opéra de Nice, on pourra écouter Lionel Bringuier et l’Orchestre Philharmonique aux côtés du pianiste Alexandre Tharaud ou encore au printemps avec son partenaire de longue date le violoniste Renaud Capuçon.

 

« Stimmung » de Karlheinz Stockhausen, 55 ans

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Stimmung, pour six chanteurs et six microphones, est une composition de Karlheinz Stockhausen écrite en 1968 et commandée par la ville de Cologne pour le Collegium Vocale Köln. Sa durée est variable du fait d'une certaine liberté laissée aux interprètes. Elle porte le numéro 24 dans le catalogue du compositeur. Elle a parfois été qualifiée d'œuvre à la fois sérielle et tonale, bien qu'elle soit en réalité fort éloignée de ce que l'on place habituellement sous ces deux concepts. Elle tire son origine d'une précédente œuvre non terminée, écrite en 1960, intitulée Monophonie.

Stimmung a été composé aux États-Unis en février et mars 1968, alors que Stockhausen revenait d'un voyage en Californie, au Mexique et à Hawaï. Elle est dédiée au peintre Mary Bauermeister. Le compositeur écrit l'œuvre près du Détroit de Long Island, sous la neige, une mer gelée et un fort vent continu.

Une influence souvent mentionnée à propos de Stimmung est celle qu'ont exercée le minimaliste La Monte Young et la musique qu'il développe dans les années 60 avec son ensemble The Dream Syndicate. Bien que Young ait été l'étudiant de Stockhausen, Stimmung est une pièce « à la La Monte Young », d'après Steve Reich.

L'œuvre est composé de 51 sections, la plupart étant consacrées à l'invocation d'une divinité avec des jeux mélodiques et rythmiques sur des mots répétés. Un chœur mixte fait entendre des ostinatos en polyphonie en même temps qu’un soliste : les sons émis par cette voix de basse sont des onomatopées. Il y a des jeux de souffle sur les sons « f », « ch », « i » et « u » puis apparaissent deux textes en allemand en parlé-chanté (sprechgesang), constitués par deux poèmes érotiques de Stockhausen. C’est une œuvre écrite dans un style de la deuxième moitié du XXe siècle, style « contemporain », marqué par l’emploi du parlé-chanté et des jeux de souffle.

Lors de l'exécution de la pièce, le concert se présente comme un « feu de camp hippie », les chanteurs s'assoient en cercle sur le sol, dans la position du lotus. L'œuvre se compose de 51 phases interprétées les unes après les autres. C'est autour de la note pivot si bémol que la pièce se déroule. Par moments, les interprètes doivent choisir un nom de Dieu (pré-noté sur la partition) et le chanter. On peut parler de Stimmung comme d'une œuvre indéterminée dans le sens que ce sont les interprètes qui choisissent le parcours mélodique et syllabique de la pièce.

Stimmung a été créé à Paris le 9 décembre 1968 à la Maison de la radio et a reçu un accueil favorable, ainsi que lors de ses représentations successives en Europe. Certains critiques se sont montrés réservés au sujet des poèmes osés écrits par le compositeur et de l'aspect rituel de la pièce.

Stimmung aura une influence sur certains compositeurs de musique spectrale, notamment Tristan Murail, Magnus Lindberg, Gérard Grisey.

Antoine Boësset, 380 ans

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Le compositeur français Antoine Boësset, sieur de Villedieu, est né à Blois, baptisé le 24 février 1587, et mort à Paris le 9 décembre 1643. Il domine la vie musicale à la Cour de France durant la première moitié du XVIIe siècle.

Il est baptisé à l’église Saint-Solenne de Blois, fils d’Antoine Boësset, drapier mort en 1593, et de Marie Le Bel [Lebel, Lebert], habitants de Blois. Sa mère était blésoise, son père peut-être originaire du Maine. Les conditions de son apprentissage musical ne sont pas connues.

Le 16 février 1613, il signe son contrat de mariage avec Jeanne Guédron, fille de Pierre Guédron, surintendant de la musique de la Chambre du Roi. Les témoins sont Jacques Borace, cousin et secrétaire de la Chambre du Roi et François de Lormy, valet de chambre ordinaire du Roi. Il est déjà sieur de Villedieu. À la mort de son beau-père en 1621, Antoine Boësset et sa femme renoncent à sa succession au profit de ses autres enfants.

On connaît plusieurs quittances signées de sa main, de même de nombreux actes de constitution de rente, passés entre 1623 et 1643. Ces nombreuses rentes montrent qu'il a disposé d'une fortune importante, pouvant prêter de l'argent à de nombreuses connaissances. Certaines de ces rentes seront closes par ses enfants, au nom de leur mère.

Il est bien possible que le jeune Antoine ait fait son apprentissage de la musique dans une maîtrise de Blois ou de Tours. On sait en revanche que les premiers liens de Boësset avec la Cour ont été tissés du temps d’Henri IV. Toutefois rien de précis ne subsiste sur ces premières années. Ses premiers airs paraissent sous forme anonyme dans des recueils de Pierre Ballard dès 1606, et ses premiers airs signés paraissent en 1614.

Le jour de son mariage (16 février 1613), Antoine achète pour 9000 lt à son beau-père Pierre Guédron sa charge de maître des enfants de la musique de la Chambre du Roi. Il n’en paie que 3.000 lt, la dot de sa femme étant de 6.000 lt, et dès 1614 il a l'occasion de travailler pour les ballets de Cour.

Le 14 février 1617, il signe avec les surintendants, maîtres des enfants et chantres de la musique de la Chambre du Roi, une procuration visant à soutenir Fiacre de Mortier, chantre ordinaire de la musique de la Chambre et de la Chapelle du Roi et Chanoine de l'église Saint-Quentin.

Il devient maître de la musique de la Reine en 1617, par semestre, en alternance avec Gabriel Bataille. Paul Auget achète également des charges de la même maison. L’attribution des charges de la maison de Marie de Médicis ayant donné lieu à des malversations, il sera interrogé en même temps qu’eux sur les circonstances de ces attributions, à l’occasion du procès de Léonora Dori, dite Galigaï.

Il reçoit le 18 février 1620 une charge de secrétaire ordinaire de la Chambre du Roi, en sus de ses deux charges de maître de musique.

Le 11 septembre 1621, Boësset signe un traité avec Jean Pavye, chantre et valet de chambre de la Reine, pour lui acheter sa charge de chantre, mais le traité est annulé le 15 novembre suivant.

Après la mort de Guédron (peu avant le 9 juillet 1620), Boësset achète pour 9000 lt à la veuve de Michel Fabry la charge de surintendant de la musique du Roi par semestre et en alternance avec Henry Le Bailly, charge qu’il conserve jusqu’à sa mort, de même que celle de maître de la musique de la Chambre du Roi. Le semestre de janvier est le plus prestigieux, puisque les principaux ballets de cour sont joués au carnaval.

En 1634, il reçoit encore une charge de conseiller et maître d’hôtel ordinaire du Roi.

C’est probablement en 1636 qu’il transmet à son fils Jean-Baptiste de Boësset la survivance de sa charge de maître de musique de la Chambre. À partir de 1636, Jean-Baptiste touche parfois une partie des gages de son père, ce qui indique qu’il a pu le remplacer à plusieurs reprises, comme d’ailleurs le signale un codicille de son testament. Cependant, le testament d’Antoine révèle que la charge de surintendant de la musique du Roi était tout d’abord destinée à son fils Jacques jusqu’à ce qu’il atteigne 22 ans, mais rachetable par Jean-Baptiste ensuite, ce dernier devant en retour lui céder celle de maître de la musique de la Chambre. Mais il n’en sera rien, Jean-Baptiste devenant surintendant au lendemain de la mort de son père.

L’œuvre de Boësset est considérable et a concerné des formes multiples, tant profanes (airs de cour, airs de ballet) que sacrées (messes, motets, magnificats) ou spirituelles. Il est un des trois compositeurs majeurs du premier âge de l’air de cour, situé chronologiquement entre les deux autres (Pierre Guédron et Étienne Moulinié).
De 1608 (date de la première apparition d’un air de sa main dans un recueil de Pierre I Ballard) à 1643, sa production dans ce genre est intense (presque 200 airs à quatre et cinq voix, beaucoup d’entre eux aussi réduits pour voix et luth), et de grande qualité tant pour l’inspiration mélodique que pour la richesse harmonique. Son traitement des textes leur confère souvent une valeur dramatique, une expressivité variée sinon contrastée.

 

Les finalistes du Concours de piano Telekom Beethoven

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On connaît les trois pianistes qui seront en finale de la 10e édition de l'International Telekom Beethoven Competition Bonn (ITBCB) 2023 : Lovre Marušić de Croatie, Caleb Borick des États-Unis et Zhouhui Shen de Chine ont passé avec succès trois tours de compétition et peuvent se réjouir d'un prix d'au moins 10.000 €.
Un grand programme attend maintenant les finalistes : aujourd'hui, vendredi 8 décembre, ils joueront l'un des trios avec piano de Beethoven lors de la finale de musique de chambre. Le 9 suivra la grande finale avec le Beethoven Orchester Bonn sous la direction de Dirk Kaftan et les concertos pour piano deux, trois et quatre de Beethoven.

Vote du public : le Prix de la Maison Beethoven est décerné à Kevin Chow
Kevin Chow est le lauréat du Prix de la Maison Beethoven 2023. Lors de la demi-finale, les spectateurs présents dans la salle ont pu choisir le ou la lauréat(e) et ont accordé le plus de voix à l'Australien. Chow recevra une invitation à un récital de piano dans la salle de musique de chambre de la maison Beethoven de Bonn, un prix de 1.000 € ainsi qu'un buste en bronze de Beethoven par Naoum Aronson, offert par le Dr Gudula Neidert-Buech.

 

Le chant lyrique italien inscrit au patrimoine culturel immatériel de l'humanité

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À Kasane (Botswana), l'Unesco a inscrit 45 formes de savoir et de savoir-faire ancestraux sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité.
En font partie, outre la peinture sur pousse-pousse, le chant d'opéra d'Italie et la rupture du jeûne musulman Iftar.
Cette année, trois contributions avec une participation allemande ont également été déclarées patrimoine culturel immatériel de l'humanité : les sages-femmes, la fabrication manuelle du verre et l'irrigation traditionnelle.

"Le chant lyrique italien est une manière de chanter physiologiquement contrôlée qui augmente la capacité de support de la voix dans des espaces acoustiques tels que les auditoriums, les amphithéâtres, les arènes et les églises. Il est chanté par des personnes de tous sexes, est associé à des mimiques et des gestes spécifiques et implique une combinaison de musique, de jeu d'acteur et de mise en scène. Les chanteurs se distinguent par l'étendue et la couleur de leur voix et sont répartis en différents registres (ténor, baryton, basse, soprano, mezzo-soprano et alto). Les connaissances et les compétences liées au chant lyrique italien sont transmises oralement entre un maestro et l'élève, à travers des exercices de chant et l'introduction progressive de différents répertoires et styles musicaux. Les représentations dans des récitals, des écoles de chant et des ateliers contribuent également à la transmission de la pratique, tout comme la formation formelle dans les conservatoires et les académies. En outre, le début d'une saison d'opéra coïncide souvent avec des fêtes et des cérémonies locales. Cette pratique favorise la cohésion collective et la mémoire socioculturelle et est étroitement liée à d'autres éléments culturels tels que les lieux acoustiques et la poésie. Elle dépend également d'autres métiers tels que la conception de décors et de lumières, la confection de costumes, la scénographie et le maquillage. En tant qu'outil de liberté d'expression et de dialogue intergénérationnel, sa valeur culturelle est reconnue au niveau national et international", explique l'Unesco.

Le patrimoine culturel immatériel comprend des traditions vivantes dans les domaines de la danse, du théâtre, de la musique, des traditions orales, des connaissances naturelles et des techniques artisanales. L'Unesco soutient la protection, la documentation et la conservation de la culture vivante depuis 20 ans. La Convention pour la sauvegarde du patrimoine culturel immatériel a été adoptée en 2003 par la Conférence générale de l'Unesco à Paris. A ce jour, 181 Etats l'ont ratifiée. L'Allemagne fait partie de la Convention de l'Unesco depuis 2013.

Certains éléments des listes nationales du patrimoine culturel immatériel des Etats signataires peuvent être proposés pour l'une des trois listes internationales de l'Unesco. Environ 700 coutumes, arts du spectacle, techniques artisanales et formes de connaissances naturelles du monde entier sont actuellement inscrits sur ces listes, dont le tango d'Argentine et d'Uruguay, la médecine traditionnelle chinoise, le reggae de Jamaïque et la pratique de la danse moderne en Allemagne.

Le saxophone à l'honneur à l'Auditorium Alfredo Kraus

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L'Auditorium Alfredo Kraus accueille le huitième concert de la saison 2023-2024 de l'Orquesta Filarmónica de Gran Canaria (OFGC). À cette occasion, les saxophonistes Arno Bornkamp, Vincent David, David Alonso et Ernesto Aurignac interprètent un programme monographique dédié à leur instrument sous la baguette du Ténérien David González.
Le pianiste Antonio Perabá, le contrebassiste José Antonio Miguel Artigas et le batteur Roger Gutiérrez seront également présents. Le concert fait partie du programme du XIXe Congrès mondial du saxophone, qui se tient à Las Palmas de Gran Canaria.

L'OFGC présente en première mondiale trois pièces : Cantos de euforia y nostalgia, de Manuel Bonino, Mécanique Céleste, de Vincent David et Axis Mundi, d'Ernesto Aurignac, œuvres pour saxophone et quartet de jazz et orchestre composées expressément pour cet événement. Le programme est complété par la suite orchestrale La noche de los Mayas du compositeur mexicain Silvestre Revueltas, une œuvre que l'orchestre des Canaries interprète pour la première fois.

David González a été l'assistant de maestros renommés tels qu'Evelino Pidò et Karel Mark Chichon dans les opéras Werther et La Bohème lors des saisons d'Ópera de Tenerife et de Las Palmas de Gran Canaria, respectivement. Il a dirigé l'OFGC à plusieurs reprises, avec lequel il a travaillé au cours de la saison 21-22 avec le pianiste Juan Pérez Floristán et la soprano Estefanía Perdomo. Ayant dirigé des ensembles tels que l'Orquesta Sinfónica Verum, l'Orquesta Filarmónica de Málaga ou l'Orchestre Symphonique de Dubrovnik, il a obtenu le troisième prix lors de la 5e édition du Concours de chefs d'orchestre qui s'est tenue à Cordoue en 2017, où il a dirigé l'Orquesta de Córdoba.

Les Oscars roumains

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l'Académie roumaine a décerné hier les prix aux créations scientifiques et artistiques les plus précieuses réalisées en 2021. L'événement a eu lieu dans la salle de l'Académie roumaine en présence des membres de l'Académie roumaine.

Les prix sont décernés, selon les règlements, au sein des 14 sections de l'Académie roumaine, à savoir : littérature et philologie, histoire, mathématiques, physique, chimie, sciences techniques, sciences géonomiques, technologies de l'information, biologie, médecine, agronomie, foresterie. , sciences économiques et droit, sociologie, psychologie, philosophie, théologie, arts visuels, théâtre et musique.

Au cours de l'événement, l'Académie roumaine décerne 3 diplômes de « Mérite académique » et 10 diplômes de « Distinction culturelle ».