Le Journal

Irmgard Seefried, 35 ans

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Irmgard Seefried (Köngetried, Bavière,  - Vienne, ) est une soprano allemande, réputée dans les opéras de Mozart et Richard Strauss.

Elle étudie le chant à Augsbourg et à Munich, et fait ses débuts à Aix-la-Chapelle en 1940, où elle demeure jusqu'en 1943.

Elle débute à l'Opéra d'État de Vienne en 1943 dans le rôle d'Eva des Maîtres Chanteurs, aux côtés de Max Lorenz et sous la direction de Karl Böhm. L'année suivante, elle est choisie par Richard Strauss pour chanter le Compositeur dans Ariane à Naxos dans le cadre des célébrations de son 80e anniversaire.
À partir de 1946, elle s'impose au Festival de Salzbourg dans les rôles mozartiens tels Susanna, Zerlina, Fiordiligi, Pamina.

Elle parait au Royal Opera House de Londres en 1947, au Palais Garnier de Paris et au Metropolitan Opera de New York en 1953.

Outre les œuvres de Mozart et Strauss, elle ajoute à son répertoire, Didon dans Didon et Énée, Cléopâtre dans Giulio Cesare, Blanche dans Dialogues des Carmélites et Marie dans Wozzeck.

Dans les années 1960, elle se consacre de plus en plus au concert, notamment avec des récitals de lieder de Franz Schubert ou Robert Schumann, puis à l'enseignement.

Irmgard Seefried possédait une voix d'une rare limpidité, capable de couleurs très diverses selon le répertoire qu'elle abordait, et dotée d'une rayonnante présence scénique.

Mariée au violoniste Wolfgang Schneiderhan, elle interpréta en concert avec lui  des œuvres de Hans Werner Henze, Frank Martin, Paul Hindemith et Gottfried von Einem, composées spécialement pour eux

Raoul Koczalski, 75 ans

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Raoul Armand Jerzy (von) Koczalski (3 janvier 1884 - 24 novembre 1948) était un pianiste et compositeur polonais. Il a également utilisé le pseudonyme de Georg Armand(o) Koczalski.

Né à Varsovie, Koczalski reçoit d'abord l'enseignement de sa mère, puis de Julian Gadomski (1888-1890). Après avoir fait sa première apparition en public en 1888 (à l'âge de 4 ans), ses parents l'emmènent jouer pour Anton Rubinstein, qui entrevoit la possibilité d'une carrière d'interprète. Il n'a jamais étudié au conservatoire mais a suivi des cours privés de piano et de composition avec Ludwig Marek (1891-1892), Karol Mikuli (1893-1895) (l'élève et compositeur polonais préféré de Chopin) et d'instrumentation avec Henryk Jarecki (1893-1894). À l'âge de 7 ans, il donne des concerts et à 9 ans, il joue dans les grandes villes européennes en tant que virtuose. Son millième concert est donné à Leipzig en 1896 et, à l'âge de 12 ans, il reçoit des récompenses telles que l'Ordre du Lion et du Soleil (du Shah de Perse), le titre de pianiste de Cour du roi d'Espagne et une Médaille du sultan turc. Dès son enfance, il possédait un répertoire très étendu. Pendant la Première Guerre mondiale, il est interné à Bad Nauheim, en Allemagne.

En tant que compositeur, Koczalski a créé de nombreuses œuvres pour piano solo, des concertos instrumentaux pour divers instruments solos avec orchestre, des œuvres pour orchestre, des œuvres musico-dramatiques pour la scène, de la musique de chambre dans diverses instrumentations, ainsi que de nombreuses mélodies avec accompagnement de piano. La plupart des compositions ont été publiées à l'étranger (Allemagne, Russie, France). Les compositions de Koczalski sont aujourd'hui largement oubliées. D'un point de vue stylistique, elles appartiennent à la période romantique tardive. Les grands bouleversements dans le domaine de la musique contemporaine (atonalité, dodécaphonisme) qui ont eu lieu pendant la période de création de Koczalski n'ont pas eu d'influence sur son style.

Dans son "Livre de Chopin" de 1936, il prend clairement position contre la musique contemporaine. Il considère que les expériences des 25 dernières années, qui cherchaient de nouvelles voies sur une "base cérébrale et mathématique", ont échoué, et il qualifie les représentants de la musique moderne, qu'il appelle "expérimentateurs, modernistes, bricoleurs, subversifs", de "tristes fantômes d'une époque encore plus triste". En ce sens, il se conforme à la perspective de la classe politique nazie au pouvoir à la fin des années 1930.

Les remarques de Koczalski sur le caractère et l'interprétation de la musique de Chopin restent valables, bien que le style d'interprétation de nombreux pianistes modernes ne corresponde plus à la tradition des grands interprètes de Chopin du passé. La connaissance de l'édition prévue par Koczalski des œuvres pour piano de Chopin aurait été très importante pour la pratique de l'interprétation des œuvres pour piano de Chopin.

Koczalski était très apprécié en tant qu'interprète de Chopin en Allemagne, où il a vécu dans les années 1920 et 1930. Au cours de ces années, il écrit de nombreuses critiques sous son pseudonyme, fonde une école de musique qui fait faillite, et redevient pianiste de concert en 1934. Il effectue des tournées en France, en Italie et en Pologne, mais (malgré de nombreuses invitations) ne se rend pas aux États-Unis pour des raisons de santé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est à nouveau interné (à Berlin) et, en 1945, il s'installe à Poznań, où il accepte un poste de professeur à l'École supérieure de musique de l'État.

En tant qu'interprète, les œuvres complètes de Chopin et les sonates complètes de Beethoven constituaient le cœur d'un répertoire très étendu dans les genres classique et romantique. Il était considéré comme l'un des plus grands interprètes de la musique de Chopin et l'un des plus grands pianistes de son époque, avec une technique très fluide, un équilibre harmonieux et des interprétations qui ne prenaient pas les libertés de nombre de ses contemporains, restant plus proches de la partition écrite. Selon Seidle (2003), (son) jeu évite les extrêmes, est clair, coloré, avec un phrasé fluide et subtil et une dynamique large.
Il a notamment eu pour élèves Detlef Kraus, Monique de La Bruchollerie, Hanna Rudnicka-Kruszewska, Wanda Losakiewicz et Irena Wyrzykowska-Mondelska.

Koczalski meurt à Poznań à l'âge de 64 ans.

Scott Joplin, 155 ans

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Scott Joplin, né le  au Texa et mort le  à New York, est un pianiste et compositeur afro-américain.
Bien qu'ayant écrit des œuvres dans plusieurs styles, y compris le classique et l'opéra, sa notoriété tient principalement à ses compositions de musique ragtime.
Sa musicalité, son talent et son importance dans l’histoire du ragtime et de la musique américaine sont exceptionnels. Encore aujourd’hui, Scott Joplin demeure le plus connu des compositeurs ayant écrit des ragtimes. Ses morceaux les plus célèbres dans ce style sont le Maple Leaf Rag, publié en 1899, et The Entertainer, publié en 1902.

On sait qu’il vient au monde dans le comté de Bowie au Texas.
Dix ans plus tard, la famille emménage à Texarkana, toujours au Texas, comme en atteste le recensement de 1880.
Scott est le deuxième enfant d'une famille de six. Leurs parents sont Florence Givins, du Kentucky, née vers 1841, et de Giles Joplin, de la Caroline du Nord, né vers 1842 et qui a grandi dans la condition d'esclave.
Le père de la famille Joplin est cheminot et la mère travaille comme lavandière et femme de ménage7. Comme ils pratiquent tous deux la musique (Giles est violoniste et Florence banjoïste et chanteuse), leurs enfants grandissent dans un environnement musical : les frères et sœurs de Scott jouent de la guitare, de la trompette ou chantent dans des chorales.

e premier contact du jeune Scott avec le piano a probablement lieu lorsque sa mère travaille comme femme de ménage dans la maison d'une famille blanche. On rapporte aussi que Scott était fasciné par le piano de l'un de ses voisins, et qu'il commença à jouer de cet instrument dès l'âge de huit ans. Selon certaines anecdotes, il apprend les rudiments du piano par lui-même, quand il va jouer chez les voisins où sa mère travaille. Joplin fera d’ailleurs allusion à cette histoire dans son opéra Treemonisha (1911), dont l'action se situe près de Texarkana. On peut y voir une sorte d'hommage rendu par Scott à sa mère pour sa formation musicale. Quant à son père, bien qu'il soit pauvre, il lui offre un piano ainsi que des leçons du professeur de musique Julius Weiss. Ce dernier, conscient du talent de Scott, l'initie très jeune à la musique. Il lui apprend les techniques de l’harmonie et des genres musicaux comme l'opéra.

Dans les années 1880, Scott fait un voyage à Saint-Louis, dans le Missouri, une ville qui deviendra un centre important du ragtime. C’est aussi à cette époque que débute sa carrière musicale. Il multiplie assidûment les voyages, les compositions, les rencontres, les formations.

En 1907, à Chicago, il travaille avec Louis Chauvin, un jeune pianiste exceptionnel qu’il a rencontré à Saint-Louis, avec qui il compose Heliotrope Bouquet, un slow drag très mélodique. Durant l’été de la même année, Scott se rend à New York afin de trouver du financement pour son opéra Treemonisha. C’est là qu'il rencontre Joseph Lamb, lui aussi compositeur de ragtime. Ils deviennent amis et établissent une solide relation sur le plan musical. Joplin recommande à son éditeur, John Stillwell Stark, de publier certaines œuvres de Lamb, notamment Sensation, un ragtime composé par eux deux. Joseph Lamb deviendra l'un des trois plus importants compositeurs de ragtime de tous les temps, avec Scott Joplin et James Scott.

Jusque-là, Joplin publiait toutes ses œuvres chez Stark, mais il décide en 1908 de trouver de nouveaux éditeurs. L'un des plus importants est Seminary Music au Tin Pan Alley, qui embauchera plus tard Irving Berlin, qui deviendra l'un des plus grands compositeurs américains.
Cette même année, il fait publier "School of Ragtime", qui est une sorte de méthode d'apprentissage du piano ragtime avec des exercices faciles. En 1910, Joplin publie un seul ragtime, intitulé Stoptime Rag, puis en 1911, son deuxième opéra (le premier a été perdu) Treemonisha et Felicity Rag (publié avec Scott Hayden)

Treemonisha3 est un opéra écrit par Scott Joplin et publié en . L’histoire a pour cadre un village rural de l’Arkansas, non loin de l'endroit où Scott a grandi à Texarkana. Cet opéra rend hommage non seulement à sa mère, quand il montre comment Treemonisha fut éduquée dans une famille blanche, mais aussi à Freddie, sa deuxième femme, en situant l’action en , le mois et l'année de sa naissance.
L'histoire montre Treemonisha, la seule Afro-américaine instruite du village, qui affranchit les villageois de l’ignorance. La morale véhiculée par Joplin, qui voyait les problèmes des communautés afro-américaines, c'est que l’égalité raciale viendrait avec l’éducation. La partition de cet opéra, publiée en 1911 dans l'American Musician and Art Journal, était accompagnée d'une critique assez approfondie.

En 1913, avec sa troisième et dernière épouse, Lottie, il fonde une maison d’édition où il publie Magnetic Rag l'année suivante. Ses dernières compositions (des rags, une scène de vaudeville, une pièce musicale, une symphonie et un concerto pour piano) ont toutes été perdues et n'ont jamais été publiées.

On a dit que Scott Joplin ne comptait pas parmi les meilleurs pianistes de son temps, mais cela était probablement dû aux premiers symptômes de la syphilis, qui provoque un manque de coordination des doigts. Nous ne savons pas vraiment quel était le niveau professionnel de sa prestation au piano ; certains affirment qu’il était l'un des meilleurs pianistes au monde, se basant en particulier sur des enregistrements d'époque par la remarquable « méthode pianola » qui reproduit fidèlement le style des interprètes, d’autres qu’il « jouait lentement, mais avec beaucoup de précision ».

En 1916, sa santé commence à se détériorer, car la syphilis a atteint la phase tertiaire.
Il s’éteint à New Yorkle à l'âge de 48 ans..

La Scott Joplin International Ragtime Foundation61 est une association qui s'est donné pour mission de faire comprendre et apprécier la contribution de Scott Joplin à la musique ragtime, en même temps que l’importance historique de la ville de Sedalia.
Cette fondation organise chaque année un festival ragtime d'une semaine.

On peut affirmer que le ragtime a atteint le statut de musique classique, bien que ce statut lui soit parfois refusé. Une constatation importante est que ces morceaux tirent leur qualité du jumelage de la musique africaine et de la musique classique. S'il est une chose importante que Scott Joplin nous ait léguée, c'est le répertoire musical qu'il a créé. Qu'il s'agisse de ses courtes compositions pour piano ou de ses œuvres d'envergure comme un grand opéra et un ballet en ragtime, la musique de Joplin représente la rencontre de deux traditions musicales -la structure de la musique sérieuse occidentale et les mélodies et rythmes des communautés afro-américaines du dix-neuvième siècle.

C'est dans le ragtime que l'on peut tout particulièrement observer ce phénomène du mariage de la musique classique et de la musique africaine. Le rythme syncopé du ragtime ajoute une touche africaine à un style de musique relativement classique : Ainsi, tandis que la forme, le jeu de la main gauche, l'harmonie et le mouvement chromatique dérivent tous finalement de sources européennes, les éléments rythmiques ont des racines africaines et le mélange qui en résulte constitue la quintessence de la musique afro-américaine.

Krzysztof Penderecki, 90 ans

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Krzysztof Penderecki a été élevé dans une famille multiculturelle, avec un grand-père allemand et une grand-mère arménienne, à la musicalité prononcée. Son père, Tadeusz Penderecki, un avocat et son grand-père, Robert Berger, peintre talentueux et directeur d'une banque étaient tous deux musiciens. Son père était un violoniste amateur et jouait également du piano. Sa mère, Zofia Wittgenstein était d'origine arménienne par la branche maternelle.

Il a d'abord appris à jouer du piano, puis du violon. Il composa ses premières œuvres à l'âge de 8 ans. Le manque d'études de violon provoqué par la guerre l'obligea, en compagnie de son professeur, à écrire ses exercices par lui-même et à s'entraîner sur ce support.

Krzysztof Penderecki a fait ses études au Conservatoire de Cracovie avant d'y enseigner, puis d'en devenir le directeur en 1972. Il remporte en 1959 le premier prix du concours de composition de Varsovie. Au milieu des années 1970, Penderecki est devenu professeur à la Yale School of Music.

Il s'affirme d'emblée comme un grand compositeur de musique sérielle, ainsi qu'en témoignent ses premières compositions (StrophesAnaklasis). Il a toutefois évolué par la suite vers une certaine forme de classicisme, ce qui conduit à distinguer dans son œuvre au moins deux périodes.

Dans les années 1960-1970, il utilise les instruments classiques comme des instruments à percussion sur un mode résolument atonal ou sériel, recourt en abondance aux glissandos ou aux clusters et travaille sur le chromatisme d'une manière audacieuse. Son œuvre est néanmoins empreinte, à partir de sa Passion selon saint Luc (1965-1966), d'une forte inspiration religieuse.

Dès la fin des années 1980, il donne à son travail une nouvelle orientation marquée tout à la fois par une simplification du langage musical et un retour à la tonalité classique, ainsi qu'en témoigne son imposant Requiem polonais. Il s'inscrit même, à travers son œuvre symphonique, dans la tradition romantique ou post-romantique.

Sa musique a été utilisée au cinéma par des réalisateurs très différents comme : Wojciech Has (Le Manuscrit trouvé à Saragosse), William Friedkin (L'Exorciste), Stanley Kubrick (Shining), Andrzej Wajda (Katyń) ou Martin Scorsese (Shutter Island).

Il a par ailleurs été une grande source d'inspiration pour de nombreux compositeurs de musique contemporaine et/ou électronique (dont SebastiAn, notamment pour son titre Threnody).

En plus de la musique, Krzysztof Penderecki était un passionné de botanique. Il a créé son propre arboretum à Lusławice, en Pologne, qui est le plus grand du pays avec 18 000 espèces.

Mari d'Elzbieta Solecka, avec laquelle il a eu deux enfants, plus un autre d'un précédent mariage avec Barbara Penderecka.

Exposition sur W.A. Mozart : Che bello ! Un génie en Italie

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Mozart s'est ancré dans l'imaginaire collectif comme un prodige de la musique. Il n'existe que peu de portraits de Mozart dans sa jeunesse. La plupart d'entre eux appartiennent aux musées Mozart de Salzbourg.
Mais le portrait "Mozart à Vérone" de 1770 se trouve dans une collection privée depuis une vente aux enchères très remarquée en 2019. Après presque 20 ans, ce portrait mondialement connu revient à Salzbourg et est au centre de l'exposition temporaire Mozart : "Che bello ! Un génie en Italie" dans la maison de Mozart à Salzbourg.

Pour la première fois, l'histoire de la création autour du premier séjour des Mozart en Italie est abordée sous un nouvel angle. À l'époque, Wolfgang, âgé d'à peine 14 ans, n'était vraiment pas un enfant prodige. Son rôle doit plutôt être compris comme celui d'un musicien professionnel établi. En Italie, des contrats ont été signés pour les premières grandes compositions d'opéra, et partout Mozart a été salué comme un génie et un musicien hors pair. Son influence considérable sur la musique de l'époque est également attestée par une multitude de distinctions et d'admissions dans les principales académies de musique italiennes. À l'aide de précieux originaux, l'une des phases les plus importantes du processus de création du génie local de Salzbourg est mise en lumière.

Mino Marani à Heidelberg

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Mino Marani (38 ans) sera le nouveau directeur musical du Théâtre et Orchestre de la ville de Heidelberg à partir de la saison 2024-25 pour cinq ans.

Mino Marani est né en 1985 à Cesena (Italie). Il a étudié le piano, la musique de chambre, la composition et la direction d'orchestre à Bologne et à Milan, ainsi que la sémiotique et les sciences de la communication. Ses rencontres avec les chefs d'orchestre et pédagogues Johannes Schlaefli, Peter Gülke, Sylvain Cambreling et Peter Eötvös ont eu un impact décisif sur sa carrière. De 2004 à 2011, il a fait partie du FontanaMIXensemble de musique contemporaine. Il a également travaillé à Milan avec le Divertimento Ensemble et le mdi Ensemble.

Depuis 2011, Mino Marani vit en Allemagne où se sont succédé des activités dans les théâtres de Mayence, Osnabrück, Pforzheim et Coblence.
De 2022 à 2024, il est engagé comme premier chef d'orchestre au Staatstheater Braunschweig.

Parmi les œuvres scéniques qu'il a dirigées figurent L'or du Rhin, Le crépuscule des dieux et Le hollandais volant de Wagner, Il trovatore, Nabucco, Luisa Miller, Rigoletto de Verdi, Don Giovanni de Mozart, Così fan tutte, Le nozze di Figaro, La flûte enchantée et L'enlèvement au sérail ainsi que des œuvres modernes et contemporaines comme Dead Man Walking, Le dragon d'or ou Le grand cahier.
a saison dernière, Mino Marani a été responsable de la redécouverte remarquée de Dante du compositeur français Benjamin Godard au Staatstheater Braunschweig, la mise en scène étant assurée par Philipp Himmelmann.

Hommage à Ligeti

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Dimanche prochain, le cycle Círculo de Cámara, organisé par le Círculo de Bellas Artes de Madrid, commémore le centenaire de la naissance de György Ligeti, en proposant l'intégrale des œuvres pour quatuor à cordes du compositeur hongrois, l'un des noms essentiels de l'avant-garde de la seconde moitié du XXe siècle. Le protagoniste sera le Cuarteto Diotima qui, il y a quelques mois, a enregistré ce même répertoire pour le label Pentatone.
Au programme, l'Andante et l'Allegretto (1950) et le Quatuor n° 1 (1953-54), œuvres de sa première période hongroise, qui ne sont pas très éloignées de l'univers de Bartók. Suivra le Quatuor n° 2 (1968), partition de sa maturité créatrice et pleinement représentative de son langage original. Le concert sera complété par deux petites œuvres, la Ballade et danse pour deux violons (1950) et un singulier Hommage pour violon et violoncelle que Ligeti a dédié en 1982 à la compositrice suédoise Hilding Rosenberg.

Deux chefs en résidence au Klangforum

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Le groupe contemporain Klangforum Wien a nommé deux chefs d'orchestre en résidence à partir de janvier 2024.  Il s'agit de l'Australo-Suisse Elena Schwarz et de l'Américano- Zimbabwéen Vimbayi Kaziboni.

D’origine suisse et australienne, Elena Schwarz s’est établie sur le plan international pour sa vision musicale inventive et son ouverture à la diversité des répertoires. Elle a étudié à la Haute Ecole de Musique de Genève dans la classe de Laurent Gay, et au Conservatorio della Svizzera Italiana auprès d’Arturo Tamayo. Elle complète sa formation par des master-classes avec Peter Eötvös, Bernard Haitink, Matthias Pintscher et Neeme Järvi. Elle a été assistante de Mikko Franck à l’Orchestre Philharmonique de Radio France, de Asher Fisch au West Australian Symphony Orchestra et de Marko Letonja au Tasmanian Symphony Orchestra, où elle a été cheffe associée de 2019 à 2021.
Elle est invitée régulièrement par des formations telles que le WDR Sinfonieorchester et l’Orchestre philharmonique de la BBC. Cette saison, elle dirige, entre autres, le Royal Liverpool Philharmonic, le National Symphony Orchestra of Ireland, le South Netherlands Philharmonic, le Philharmonia Orchestra, le City of Birmingham Symphony Orchestra, l’Orchestre philharmonique royal de Liège, l’Orchestre National de Lille. Elle a aussi travaillé avec des orchestres tels que le Deutsches Symphonie-Orchester Berlin, l’Orchestre de Chambre de Paris, l’Orchestre de chambre de Lausanne, l’Orchestre de la Fondation Gulbenkian, pour ne citer qu’eux.
Elle a remporté le premier prix au concours de direction d’orchestre Princess Astrid (Trondheim, 2014) et le deuxième prix au concours Jorma Panula (Vaasa, 2015).
Elle a été “Dudamel Fellow” au Los Angeles Philharmonic dans la saison 2018-19.
Engagée dans la musique contemporaine, elle dirige des créations de Peter Eötvös et George Aperghis, et travaille régulièrement avec les meilleurs ensembles spécialisés : Ensemble Modern, MusikFabrik, Klangforum Wien, Ensemble Intercontemporain, Luzern Festival Contemporary Orchestra, dirigeant des œuvres de George Benjamin, Thomas Adès, Olga Neuwirth, Francesco Filidei, entre autres. Dans le domaine lyrique, elle a dirigé Hansel et Gretel (Humperdinck) à l’Opéra d’Oslo, The Sleeping Thousand (Adam Maor) au festival d’Aix-en-Provence, Peer Gynt (Grieg) à l’Opera de Lyon.

Reconnu pour son expressivité et la profondeur de son travail d’interprétation, le chef d’orchestre d’origine zimbabwéenne, Vimbayi Kaziboni est régulièrement salué par la critique. Il se produit avec des orchestres du monde entier dans des salles comme le Carnegie Hall, le Walt Disney Hall, le Royal Concertgebouw, la Berlin Philharmonie, l’Elbphilharmonie, la Tonhalle, la Philharmonie de Paris, le Southbank Centre et le Lincoln Center.
Il dirige tour à tour le Bavarian Radio Symphony Orchestra, le Los Angeles Philharmonic, le San Francisco Symphony, le BBC Philharmonic, le BBC National Orchestra of Wales, le Junge Deutsche Philharmonie, le Warsaw Philharmonic Orchestra, l’Orchestre de chambre de Genève, l’Omaha Symphony, le London Sinfonietta, l’Ensemble Contrechamps (Genève), l’International Contemporary Ensemble (New York), et il collabore avec la Martha Graham Dance Company.
Kaziboni a une longue histoire avec l’Ensemble Modern et l’Ensemble Intercontemporain dont il a été chef assistant au début de sa carrière et avec qui il collabore maintenant de manière prolifique en tant que chef invité. Il a dirigé des centaines de créations à travers le monde et a travaillé avec de nombreux compositeurs contemporains, dont Helmut Lachenmann, Georg Friedrich Haas, Steve Reich, George Benjamin, Augusta Read Thomas, George Lewis, Liza Lim, Heiner Goebbels, Dai Fujikura, Rebecca Saunders, Matthias Pintscher, Olga Neuwirth, et Jacob TV.

Pour rappel :
Le Klangforum Wien est un orchestre de chambre autrichien, basé à Vienne au Konzerthaus, spécialisé dans le répertoire de la musique classique contemporaine.
Fondé en 1985 par le compositeur et chef d'orchestre Beat Furrer, il fonctionne sur des principes de décisions collectives et n'a pas de chef d'orchestre principal attitré. Sylvain Cambreling en est le chef principal invité. L'ensemble est souvent cité en tant que premier ensemble de musique contemporaine d'Autriche et il est particulièrement connu pour ses interprétations de la musique des compositeurs de langue allemande, notamment Helmut Lachenmann, Wolfgang Rihm, et Hans Zender.
Klangforum Wien a été en résidence dans de multiples festivals de musique, incluant le Donaueschingen musiktage, le festival de Vienne et les journées de Witten pour nouvelle musique de chambre. L'ensemble tient la chaire dans la pratique de l'exécution de la musique contemporaine à l'Université de Musique et des Arts de Graz.
Klangforum Wien enregistre actuellement pour le label Kairos.

Bregenz 2024

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Le Festival de Bregenz entame sa 78e saison en 2024 avec le vent en poupe.
La programmation est audacieuse : les deux productions les plus importantes sont Der Freischütz de Carl Maria von Weber présenté pour la première fois sous forme de jeu sur le lac, et Tancredi de Gioachino Rossini en tant qu'opéra.
On pourra, dit-on, également voir et entendre deux créations sur la scène de l'atelier, et le théâtre ne sera pas en reste.
Le programme comprend plus de 80 manifestations.

Stéphane Degout à la Chapelle Musicale

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En 2004 naissait, à l’initiative de Bernard de Launoit et José van Dam, le département de chant au sein de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth.
Depuis près de 20 ans en résidence José van Dam a partagé son expérience et sa passion avec les nouvelles générations de jeunes talents.

Il y a quelques mois, José van Dam avait fait part de son désir de « lever le pied ». Il garde bien entendu une place importante au sein du corps professoral et suit de près les activités des chanteurs. Une soirée spéciale est organisée en son honneur ce soir.

La Chapelle Musicale a annonceél’arrivée de Stéphane Degout comme Maître en résidence de la section chant aux côtés de Sophie Koch, Maître en résidence depuis trois saisons.

Stéphane Degout est Maître invité depuis la saison 2019-2020 et, depuis lors, apporte toute sa connaissance et toute son énergie aux des jeunes Artistes en résidences qui ont la chance de travailler avec lui.