Le Journal

A Cologne, une histoire sans fin

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Les travaux de rénovation de l'opéra de Rhénanie ont débuté en 2012 avec un budget de 253 millions d'euros. Ils devaient durer trois ans.

Ils ont actuellement huit ans de retard et l'estimation la plus récente des coûts est de 682 millions d'euros.

La réouverture était prévue pour mars 2024 mais elle est à nouveau reportée.

 

Départ

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Sans qu'on en connaisse la raison, et un an après un rebranding massif, Ruben Jais a démissionné de son poste de directeur général et artistique de l'orchestre et du chœur symphonique de Milan (anciennement connu sous le nom de La Verdi).

Gérard Mortier, 80 ans

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Gérard Mortier, directeur d'opéra et de théâtre belge, directeur du Festival de Salzbourg,
est né à Gand le 25 novembre 1943 et décédé à Bruxelles le 9 mars 2014.

Aujourd'hui, Gérard Mortier aurait fêté son 80e anniversaire.
Pendant des décennies, il a marqué le paysage culturel européen, notamment en tant que directeur du Festival de Salzbourg.
Né en 1943 à Gand d'un père boulanger, il a obtenu en 1965 un doctorat en droit à l'Université de Gand et a terminé en 1967 un deuxième cursus en sciences de la communication.
Il a commencé sa carrière de directeur d'opéra et de théâtre en 1968 en tant qu'assistant du Festival de Flandre. De 1973 à 1980, il travaille à Düsseldorf, Francfort, Hambourg et Paris sous la direction de Christoph von Dohnányi et Rolf Liebermann.
En 1981, il a pris la direction de La Monnaie, poste qu'il a occupé pendant dix ans. Ses programmes d'opéra progressistes ont attiré l'attention internationale, si bien qu'en 1991, il a été appelé au Festival de Salzbourg, dont il a également été le directeur pendant dix ans. Il devait également rendre le festival intéressant pour un public plus jeune. Durant son mandat, il a mis en scène 25 opéras du 20e siècle.
En 2002, il a conçu le premier cycle de la Ruhrtriennale d'Essen en tant qu'intendant et a finalement dirigé l'Opéra de Paris de 2004 à 2009.
Sa candidature commune avec Nike Wagner pour la direction du festival de Bayreuth n'a cependant pas été couronnée de succès. Son engagement auprès du New York City Opera, qu'il aurait dû reprendre en 2009, a également été infructueux. Suite à la crise financière, Mortier ne s'est plus senti en mesure de proposer un programme artistiquement exigeant et a résilié son contrat prématurément, malgré deux ans de préparation.
En 2010, il a pris la direction du Teatro Real à Madrid. Là aussi, il a été contraint de prendre des mesures d'économie drastiques en raison de la crise économique en Espagne. En septembre 2013, l'administration a voulu mettre un terme aux conflits liés aux coupes budgétaires constantes en licenciant sans préavis le directeur en invoquant un cancer préalablement diagnostiqué. Cette décision a suscité une vive indignation et des protestations au niveau international, si bien que l'on s'est vu contraint d'offrir à Mortier au moins la fonction de conseiller artistique. Afin de ne pas mettre en péril les projets déjà en cours, il a accepté.
Le 8 mars 2014, il a toutefois succombé à un cancer à Bruxelles. L'Université de Gand lui a décerné un Doctorat honoris causa à titre posthume.

Alicia de Larrocha, 100 ans aussi

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Ce dimanche 26 novembre, l'Auditori de Barcelone accueillera un marathon de cinq heures avec la participation de 37 pianistes, en mémoire de la grande pianiste Alicia de Larrocha, qui fête le 100e anniversaire de sa naissance.

À partir de 16 heures et en entrée libre jusqu'à épuisement des places, l'événement proposera de la musique de Beethoven, Chopin, Debussy, Poulenc, Turina, Stravinsky, Albéniz, Bach et Schumann, entre autres.
En outre, la musique contemporaine sera interprétée, créée par les pianistes eux-mêmes, par Albert Guinovart, Sira Hernández, Carles Marigó et Sylvia Torán.
Et plusieurs œuvres seront créées : les Trois chansons pour Alicia de Larrocha, de la compositrice Concepció Ramió, et deux autres œuvres de deux pianistes : Reminiscencias baéticas in memoriam Alicia, de Josep Colom, et Impromptu per a Alicia, de Marco Mezquida.

Parmi les autres participants à l'Auditori figurent Albe Ventura, Daniel Ligorio, Adolf Pla, Isabel Dobarro, Isabel Dobarro, Daniel Ligorio. Adolf Pla, Isabel Dobarro, Ignasi Cambra, Marta Zabaleta et Luis Fernando Pérez.

Herbert Blomstedt annule à Bamberg

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Pour raison de santé,, Herbert Blomstedt (96 ans) doit malheureusement annuler les concerts de ce week-end avec l'Orchestre symphonique de Bamberg.
Giuseppe Mengoli peut reprendre les concerts à très court terme avec un programme inchangé.

Mengoli a remporté cet été à Bamberg le Concours de direction d'orchestre de renommée internationale The Mahler Competition et dirige l'Orchestre Symphonique de Bamberg pour la deuxième fois depuis sa victoire.
Le soliste est le pianiste Francesco Piemontesi qui remplace Maria João Pires, malade elle aussi.
Le programme des deux concerts reste inchangé.

Tournée en Europe pour l’Orchestre Philharmonique de Hong Kong qui a 50 ans

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L’Orchestre Philharmonique de Hong Kong (HK Phil) célèbre cette saison ses 50 années d’existence avec une grande tournée dans huit centres culturels de cinq pays européens.
Sous la direction de son chef titulaire Jaap van Zweden, il présentera un programme de choix avec les Premières symphonies de Brahms et de Mahler et la Neuvième symphonie de Chostakovitch.
Le pianiste Alexandre Kantorow, lauréat du Concours international Tchaïkovski, se consacrera à la Rhapsodie sur un thème de Paganini de Rachmaninov et au Quatrième concerto pour piano de Beethoven.
Le programme de la tournée européenne proposera en outre une œuvre chinoise,
Asterismal Dance (la danse des étoiles), composée pour cette occasion par le compositeur de Hong Kong Daniel Lo.
HK Phil jouera à Dresde (Kulturpalast), Zurich, Toulouse, Aix-en-Provence, Rotterdam, Bâle et à Rome. La grande tournée européenne s’achèvera à Bruxelles
(Bozar) avec le concert d’ouverture du Klara Festival le 8  mars.

L’Orchestre Philharmonique de Hong Kong est considéré comme l’un des meilleurs orchestres classiques d’Asie. Sous la houlette de Jaap van Zweden, qui assume la fonction de directeur musical depuis la saison 2012/13, l’ensemble a atteint de nouveaux sommets dans l’excellence artistique et acquis la reconnaissance internationale : en 2019, il a achevé le cycle L’anneau du Nibelung de Wagner programmé sur quatre ans. La revue internationale Gramophone l’a élu Orchestre de l’année pour cette performance. C’était le premier orchestre en Asie à être honoré par cette distinction.

Daniel Lo Ting-cheung est l’un des compositeurs les plus actifs à Hong Kong. Son œuvre recouvre une large palette de genres musicaux, depuis les pièces pour orchestre jusqu’aux installations sonores. Asterismal Dance pour orchestre est un scherzo fantastique marqué par un rythme énergique. La composition fait exploser les formes musicales traditionnelles. Le matériau dérivé d’un motif de base unique parcourt les différents groupes d’instruments pour y rayonner à l’instar des étoiles dispersées dans le ciel. Une danse nait ainsi au fur et à mesure, aussi complexe que le cosmos lui-même.

Peter Tschaikowsky, "Hamlet", 135 ans

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L'œuvre de Shakespeare, "Hamlet", a inspiré deux œuvres à Piotr Ilitch Tchaïkovski : l'ouverture-fantaisie Hamlet, opus 67, et la musique de scène pour la pièce, opus 67a.

Tchaïkovski écrit l'ouverture-fantaisie Hamlet, opus 67, entre juin et le 19 octobre 1888, en même temps que sa Cinquième Symphonie.
L'idée d'une ouverture d'Hamlet avait germé dans l'esprit de Tchaïkovski en 1876, comme l'indiquaient ses plans dans une lettre à son frère Modeste.

À l'époque, il la conçoit en trois parties :
1. Elseneur et Hamlet, jusqu'à l'apparition du fantôme de son père.
2. Polonius (scherzando) et Ophélie (adagio), et
3. Hamlet après l'apparition du fantôme. Sa mort et Fortinbras.

Cependant, en 1888, il a modifié ces notions. L'acteur Lucien Guitry lui demande d'écrire de la musique de scène pour une production de la pièce de Shakespeare, ce que Tchaïkovski accepte. La représentation prévue est annulée, mais Tchaïkovski décide de terminer ce qu'il a commencé, sous la forme d'une ouverture de concert.
Il n'y a pas de mise en scène musicale des événements de la pièce, ni même de présentation des personnages principaux. L'œuvre adopte le même schéma que celui utilisé dans ses autres pièces sur Shakespeare, l'ouverture-fantaisie Roméo et Juliette (1869, révisée en 1870 et 1880) et la fantaisie symphonique La Tempête (1873), en utilisant certaines caractéristiques ou situations émotionnelles de la pièce. L'essentiel de l'œuvre est l'atmosphère sombre décrivant Elseneur, mais il y a un thème d'amour évident, et une mélodie plaintive au hautbois peut être considérée comme représentant Ophélie.

Ce qui rend Hamlet unique par rapport à d'autres œuvres de la fantaisie de Tchaïkovski, c'est l'absence de développement structurel. La forme standard de cette musique comporte une exposition, un développement et se termine par une récapitulation. Dans Hamlet, Tchaïkovski n'a pas clairement mis l'accent sur une section de développement.

L'ouverture-fantaisie d'Hamlet a été dédiée à Edvard Grieg, que Tchaïkovski avait rencontré à Leipzig au début de l'année 1888, en même temps que Johannes Brahms. Il décrit Grieg comme "un homme extraordinairement charmant".

La Symphonie n° 5 est créée le 17 novembre 1888, et l'ouverture-fantaisie Hamlet est jouée pour la première fois une semaine plus tard, le 24 novembre.
Les deux représentations ont lieu à Saint-Pétersbourg, sous la direction de Tchaïkovski. Si Hamlet n'a pas connu un grand succès, elle a tout de même reçu un meilleur accueil initial que la symphonie, mais elle a par la suite été reléguée au second plan dans l'œuvre de Tchaïkovski.
Des extraits de la partition ont été utilisés dans le ballet Anna Karénine, chorégraphié par Boris Eifman en 2005.

Lucien Guitry demande à nouveau à Tchaïkovski d'écrire une musique de scène pour Hamlet. Cette fois, il s'agit d'une production de bienfaisance qui aura lieu le 21 février 1891 au théâtre Mikhaylovsky de Saint-Pétersbourg et qui constituera la dernière représentation de Guitry.
Tchaïkovski commence à travailler sur la musique de scène le 13 janvier, mais il éprouve des difficultés. Il est épuisé par l'achèvement de La Dame de pique, dont la première a été un triomphe en décembre 1890.
Ce même mois, sa mécène Nadezhda von Meck rompt ses liens avec lui. Il souffrait également d'une affection de la main droite.
Pour ces raisons, il avait annulé ses engagements de chef d'orchestre à Mayence, Budapest et Francfort, et s'était retiré à Frolovskoye pour se reposer et récupérer.

Pour l'ouverture, il a utilisé l'ouverture-fantaisie Hamlet Op. 67, mais dans une forme raccourcie. Pour les 16 autres numéros, il a non seulement écrit de la nouvelle musique, mais il a également utilisé des éléments de la musique de scène de La Vierge des neiges, op. 12 (1873), du mouvement alla tedesca de la Troisième Symphonie (1875) et de l'Élégie pour Ivan Samarin (1884).
L'écriture est terminée le 3 février. Tchaïkovski fait le voyage de Moscou pour assister à la représentation à Saint-Pétersbourg. Il apprécie le spectacle pour le jeu des acteurs, mais il n'a jamais apprécié la musique qu'il a créée et refuse la permission de l'utiliser dans une production ultérieure à Varsovie.

 

Goran Simic, 15 ans

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Goran Simic (né à Belgrade le , mort à Vienne le ) est un chanteur serbe, basse.

Il était membre de l'Opéra de Sarajevo (1978-84) et de l'Opéra National de Vienne (1984-2008), où il a chanté 55 rôles différents dans 1 095 représentations.
Il est mort tragiquement le  à l'âge de 55 ans à Vienne après une longue maladie.
De nos jours, il n'est connu que parmi les grands passionnées de l'Opéra et en particulier dans le rôle de Samuel, Un ballo in maschera de Giuseppe Verdi avec Placido Domingo édité en DVD et dirigé par Georg Solti.
Il a également chanté Jorg dans Stiffelio ainsi que de nombreux autres rôles Verdiens.

C'était une basse profonde et noble avec un grand talent d'acteur et une grande présence, presque comparable à Ferruccio Furlanetto.

Irmgard Seefried, 35 ans

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Irmgard Seefried (Köngetried, Bavière,  - Vienne, ) est une soprano allemande, réputée dans les opéras de Mozart et Richard Strauss.

Elle étudie le chant à Augsbourg et à Munich, et fait ses débuts à Aix-la-Chapelle en 1940, où elle demeure jusqu'en 1943.

Elle débute à l'Opéra d'État de Vienne en 1943 dans le rôle d'Eva des Maîtres Chanteurs, aux côtés de Max Lorenz et sous la direction de Karl Böhm. L'année suivante, elle est choisie par Richard Strauss pour chanter le Compositeur dans Ariane à Naxos dans le cadre des célébrations de son 80e anniversaire.
À partir de 1946, elle s'impose au Festival de Salzbourg dans les rôles mozartiens tels Susanna, Zerlina, Fiordiligi, Pamina.

Elle parait au Royal Opera House de Londres en 1947, au Palais Garnier de Paris et au Metropolitan Opera de New York en 1953.

Outre les œuvres de Mozart et Strauss, elle ajoute à son répertoire, Didon dans Didon et Énée, Cléopâtre dans Giulio Cesare, Blanche dans Dialogues des Carmélites et Marie dans Wozzeck.

Dans les années 1960, elle se consacre de plus en plus au concert, notamment avec des récitals de lieder de Franz Schubert ou Robert Schumann, puis à l'enseignement.

Irmgard Seefried possédait une voix d'une rare limpidité, capable de couleurs très diverses selon le répertoire qu'elle abordait, et dotée d'une rayonnante présence scénique.

Mariée au violoniste Wolfgang Schneiderhan, elle interpréta en concert avec lui  des œuvres de Hans Werner Henze, Frank Martin, Paul Hindemith et Gottfried von Einem, composées spécialement pour eux

Raoul Koczalski, 75 ans

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Raoul Armand Jerzy (von) Koczalski (3 janvier 1884 - 24 novembre 1948) était un pianiste et compositeur polonais. Il a également utilisé le pseudonyme de Georg Armand(o) Koczalski.

Né à Varsovie, Koczalski reçoit d'abord l'enseignement de sa mère, puis de Julian Gadomski (1888-1890). Après avoir fait sa première apparition en public en 1888 (à l'âge de 4 ans), ses parents l'emmènent jouer pour Anton Rubinstein, qui entrevoit la possibilité d'une carrière d'interprète. Il n'a jamais étudié au conservatoire mais a suivi des cours privés de piano et de composition avec Ludwig Marek (1891-1892), Karol Mikuli (1893-1895) (l'élève et compositeur polonais préféré de Chopin) et d'instrumentation avec Henryk Jarecki (1893-1894). À l'âge de 7 ans, il donne des concerts et à 9 ans, il joue dans les grandes villes européennes en tant que virtuose. Son millième concert est donné à Leipzig en 1896 et, à l'âge de 12 ans, il reçoit des récompenses telles que l'Ordre du Lion et du Soleil (du Shah de Perse), le titre de pianiste de Cour du roi d'Espagne et une Médaille du sultan turc. Dès son enfance, il possédait un répertoire très étendu. Pendant la Première Guerre mondiale, il est interné à Bad Nauheim, en Allemagne.

En tant que compositeur, Koczalski a créé de nombreuses œuvres pour piano solo, des concertos instrumentaux pour divers instruments solos avec orchestre, des œuvres pour orchestre, des œuvres musico-dramatiques pour la scène, de la musique de chambre dans diverses instrumentations, ainsi que de nombreuses mélodies avec accompagnement de piano. La plupart des compositions ont été publiées à l'étranger (Allemagne, Russie, France). Les compositions de Koczalski sont aujourd'hui largement oubliées. D'un point de vue stylistique, elles appartiennent à la période romantique tardive. Les grands bouleversements dans le domaine de la musique contemporaine (atonalité, dodécaphonisme) qui ont eu lieu pendant la période de création de Koczalski n'ont pas eu d'influence sur son style.

Dans son "Livre de Chopin" de 1936, il prend clairement position contre la musique contemporaine. Il considère que les expériences des 25 dernières années, qui cherchaient de nouvelles voies sur une "base cérébrale et mathématique", ont échoué, et il qualifie les représentants de la musique moderne, qu'il appelle "expérimentateurs, modernistes, bricoleurs, subversifs", de "tristes fantômes d'une époque encore plus triste". En ce sens, il se conforme à la perspective de la classe politique nazie au pouvoir à la fin des années 1930.

Les remarques de Koczalski sur le caractère et l'interprétation de la musique de Chopin restent valables, bien que le style d'interprétation de nombreux pianistes modernes ne corresponde plus à la tradition des grands interprètes de Chopin du passé. La connaissance de l'édition prévue par Koczalski des œuvres pour piano de Chopin aurait été très importante pour la pratique de l'interprétation des œuvres pour piano de Chopin.

Koczalski était très apprécié en tant qu'interprète de Chopin en Allemagne, où il a vécu dans les années 1920 et 1930. Au cours de ces années, il écrit de nombreuses critiques sous son pseudonyme, fonde une école de musique qui fait faillite, et redevient pianiste de concert en 1934. Il effectue des tournées en France, en Italie et en Pologne, mais (malgré de nombreuses invitations) ne se rend pas aux États-Unis pour des raisons de santé. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est à nouveau interné (à Berlin) et, en 1945, il s'installe à Poznań, où il accepte un poste de professeur à l'École supérieure de musique de l'État.

En tant qu'interprète, les œuvres complètes de Chopin et les sonates complètes de Beethoven constituaient le cœur d'un répertoire très étendu dans les genres classique et romantique. Il était considéré comme l'un des plus grands interprètes de la musique de Chopin et l'un des plus grands pianistes de son époque, avec une technique très fluide, un équilibre harmonieux et des interprétations qui ne prenaient pas les libertés de nombre de ses contemporains, restant plus proches de la partition écrite. Selon Seidle (2003), (son) jeu évite les extrêmes, est clair, coloré, avec un phrasé fluide et subtil et une dynamique large.
Il a notamment eu pour élèves Detlef Kraus, Monique de La Bruchollerie, Hanna Rudnicka-Kruszewska, Wanda Losakiewicz et Irena Wyrzykowska-Mondelska.

Koczalski meurt à Poznań à l'âge de 64 ans.