Le Journal

Lauréat du Prix Géza Anda : Anton Gerzenberg

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Le lauréat du Concours Géza Anda se produira en concert dans la salle Singisen de l'Abbaye de Muri en Suisse : Anton Gerzenberg donnera le 9 décembre un concert soliste avec Mozart, Schumann et Chopin.
Le lauréat est né en 1996 dans une famille de musiciens à Hambourg et il a commencé à jouer du piano dès son plus jeune âge. Dans le cadre de sa carrière de pianiste, Anton Gerzenberg a déjà joué aux côtés de pianistes de renom tels que Frank Braley ou Martha Argerich.

Parmi les innombrables concours de musique classique, le Concours Géza Anda est considéré comme unique et exceptionnel à l'échelle internationale. Non seulement en raison de son jury de haut niveau, composé d'éminents représentants du monde de la musique. Le concours se distingue surtout par son concert final prestigieux et son prix considérable. Mais il est encore plus apprécié parce que l'organisme responsable, la Fondation Géza Anda, s'engage à accompagner les lauréats pendant trois ans en tant que mentor et à leur offrir, entre autres, la possibilité de se produire sur scène.

Débuts au Covent Garden

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Le ténor Mikeldi Atxalandabaso, originaire de Bilbao, fera enfin ses débuts au Covent Garden (Royal Opera House) de Londres après avoir dû annuler les représentations prévues de Pagliacci en raison de la pandémie.

Aujourd'hui, la salle anglaise ramène le titre dans un double programme classique avec Cavalleria Rusticana de Mascagni du 30 novembre au 15 novembre, avec Atxalandabaso dans le rôle d'Arlecchino dans l'opéra de Leoncavallo. Il sera accompagné sur scène par Jorge de León, qui fait également ses débuts, ainsi que par Anna Princeva, Dimitri Platanias et Andrzej Filonczyk, entre autres.
Pour Cavalleria, les voix de Roberto Alagna, Aleksandra Kurzak, Elena Zilio et, une fois de plus, Dimitri Platanias seront à l'honneur.

 

EGERIA et Dianto Reed Quintet, Prix FestClásica 2024

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Les prix FestClásica Circuits, décernés chaque année par l'Association espagnole des festivals de musique classique (FestClásica), ont été attribués pour 2024 à l'ensemble EGERIA (prix du label FestClásica 2024) et au Dianto Reed Quintet (prix de l'ensemble émergent FestClásica 2024).
Ces prix, références incontestables du secteur au niveau national, visent à faire connaître, à cultiver et à développer la présence d'interprètes espagnols dans le réseau de ses 45 festivals membres (dans 16 communautés autonomes). Cette reconnaissance permettra aux deux groupes de faire la tournée de plusieurs festivals de l'association en 2024, en plus de recevoir une récompense financière.

EGERIA, le plus prestigieux ensemble vocal féminin spécialisé dans la musique médiévale en Espagne, présentera en exclusivité son projet "Egeria & Marco Polo. Itinerarium ad Mirabilia Mundi".

Le Dianto Reed Quintet présentera son programme "Pour la Postérité" dans le cadre du réseau de festivals FestClásica.

 

Décès de David Del Tredici

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On a appris le décès du compositeur américain  David Del Tredici, un protégé d'Aaron Copland, à 86 ans.

Après ses débuts comme concertiste de piano avec l'Orchestre Symphonique de San Francisco à l'âge de 17 ans, il reçoit un diplôme de licence à l'Université de Californie à Berkeley et une maîtrise en 1964 à l'Université de Princeton, où il étudie auprès des compositeurs Earl Kim, Seymour Shifrin, et Roger Sessions.

Ses premières œuvres prennent pour inspiration Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll, couvrant une grande variété de styles et de formes musicales. Il a reçu un Prix Pulitzer en 1980 pour "In Memory of a Summer Day", la première partie de Child Alice. Les thèmes de ses œuvres suivantes comprennent la littérature, en particulier les œuvres de l'ère victorienne, les poètes contemporains, et les œuvres de James Joyce, Allen Ginsberg, Rumi, Federico García Lorca, Thom Gunn, Paul Monette, Colette Inez, et Bram Stoker, mais aussi ses expériences personnelles, et sa vie en tant qu'homosexuel.

Alors qu'il a été formé à la technique sérielle, Del Tredici écrit dans un style tonal et il est l'un des tenants les plus clairs du néoromantisme.

En plus du Prix Pulitzer, il a reçu une bourse de la Fondation John-Simon-Guggenheim, des soutiens du National Endowment for the Arts, et a été choisi par l'American Academy of Arts and Letters. Ses œuvres sont régulièrement commandées par des orchestres majeurs d'Amérique et de l'étranger. "On Wings of Song" a été créé à New York en 2004 au concert du vingtième anniversaire du Riverside opera ensemble.

Parmi ses étudiants les plus connus, il compte John Adams et Tison Street.

 

Béla Bartók, Tanzsuite BB 86b Sz 77 für Orchester, 100 ans

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La Suite de danses (hongrois : Táncszvit ; allemand : Tanz-Suite), Sz. 77, BB 86a, est une des célèbres œuvres orchestrales de 1923 de Béla Bartók.
Le compositeur a produit une réduction pour piano (Sz. 77, BB 86b) en 1925, mais celle-ci est moins souvent jouée.

Béla Bartók a composé la Suite de danses en 1923 afin de célébrer le 50e anniversaire de l'union des villes de Buda et de Pest pour former la capitale hongroise Budapest. Puis, après son grand succès, le directeur d'Universal Edition, Emil Hertzka, lui a commandé un arrangement pour piano, qui a été publié en 1925. Cependant, il n'a jamais joué publiquement cet arrangement, qui a été créé en mars 1945, quelques mois avant sa mort, par son ami György Sándor.

Cette suite comporte six mouvements, même si certains enregistrements la conçoivent comme un seul mouvement complet. Une interprétation typique de l'œuvre entière dure environ quinze minutes. Elle se compose de cinq danses aux mélodies arabes, valaques et hongroises, et d'un final qui rassemble toutes les esquisses thématiques précédentes.
l y avait un mouvement supplémentaire, omis par le compositeur selon ses principes mathématiques, qui aurait été placé entre le deuxième et le troisième mouvement.
Ce mouvement, appelé Danse slovaque, a finalement été écarté et n'a pas été orchestré.

 

 

 

 

Achille Simonetti, 95 ans

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Achille Simonetti (12 juin 1857 - 19 novembre 1928) était un éminent violoniste et compositeur italien, résidant principalement en Angleterre et en Irlande. Il était surtout connu comme musicien de chambre et professeur.

Né à Turin, Simonetti quitte sa famille à Bologne (ce que l'on peut déduire de sa lettre à M. Hill (de Hills and Sons) écrite en 1922) et termine ses études auprès de Francesco Bianchi, Eugenio Cavallini, Giuseppe Gamba, Charles Dancla (considéré comme le dernier représentant de l'école française classique de violon) et Camillo Sivori, le dernier élève de Niccolo Paganini.

Simonetti arrive en Angleterre en 1891 et entame une carrière de musicien de chambre. Il fait partie du premier trio londonien, une activité qui l'occupe de 1901 à 1912, aux côtés du violoncelliste William Whitehouse et de la pianiste Amina Goodwin.

De 1912 à 1919, il est professeur de violon à la Royal Irish Academy of Music et enseigne à de nombreux violonistes distingués dont Walter Starkie.

Simonetti a également été l'un des premiers à défendre le Concerto pour violon de Brahms, pour lequel il a écrit une cadence.

Franz Schubert, 195 ans

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Bref rappel :

Schubert naît dans une banlieue de Vienne le 31 janvier 1797 et décédera à Vienne le 19 novembre 1828.
Ses parents sont Franz Theodor Florian Schubert (1763-1830) et Maria Elisabeth Katharina Vietz (1756–1812). Il est le douzième enfant de 14 dont 5 survivent.
Son père, Franz Theodor Florian Schubert est maître d'école, sa mère, Elisabeth Vietz est cuisinière. En 1786, Schubert père est nommé instituteur à l'école paroissiale de Himmelpfortgrund.

Franz Schubert suit sa première scolarité avec son père qui lui enseigne entre autres le latin, les mathématiques et le violon. Son frère Ignaz lui donne les premiers rudiments de piano. Il est aussi pendant deux années l'élève de Michael Holzer, l'organiste de l'église de Lichtental, qui lui enseigne à jouer l'orgue, à chanter et à composer.

Le 28 mai 1808 Le « Wiener Zeitung » annonce la vacance de 2 pupitres de jeunes choristes à la chapelle impériale. Le premier octobre Schubert réussit le concours. En tant que choriste, il est interne au Stadtkonvikt à Vienne dirigé par Innozenz Lang où il suit ses études secondaires jusqu'en 1813.
Le Stadtkonvikt est une institution austère des Piaristes, congrégation religieuse vouée à l'éducation. Il a Antonio Salieri comme professeur de musique. Il participe à l'orchestre de chambre comme second puis premier violon. Il compose en cachette pour ne pas contrevenir aux choix de son père. Sa plus ancienne composition connue est la Fantaisie en sol pour piano à quatre mains, datée d'avril-mai 1810. Au collège il rencontre Joseph von Spaun, qui plus âgé de neuf ans termine ses études de droit.

Il semble qu'à l'occasion de mauvais résultats scolaires Schubert père découvre les activités de son fils. Il y aurait eu brouille puis réconciliation. Toujours est-il que Schubert peut continuer ses études musicales auprès de Salieri. Il peut entendre ses œuvres jouées par l'orchestre du collège (dirigé par Wenzel Rudiczjka, organiste de la cour)  ou le petit orchestre familial.

En 1813 il suit le stage d'instituteur à l'école de Sainte-Anne. Il obtient son certificat de sous-maître d'école à l'automne 1814. Pendant cette année il a achevé sa 1ère Symphonie en  majeur, les septième, huitième et dixième quatuors, des Lieder sur des poèmes de Matthisson, l'esquisse un opéra, et termine sa Messe en fa majeur qui est jouée le 16 octobre à l'église de Lichtental où Thérèse Gotlob qu'il pense épouser chante le soprano. Le 19 octobre, il signe Margueritte au rouet sur un poème de Goethe.

À l'automne 1814 il obtient un poste de sous-maître d'école auprès de son père. À la fin de l'année, Joseph von Spaun lui fait connaître le poète Johann Mayrhofer.

L'année 1815 est extrêmement féconde : quatre opéras, deux symphonies, deux messes, un quatuor à corde, deux sonates pour piano, des choeurs, 140 Lieder dont Le Roi des Aulnes, de nombreuses pièces pour piano.

En juin 1816 il reçoit sa première commande :  une cantate rémunérée cent florins (le double de son salaire annuel). Il fait la connaissance de Vogl, célèbre chanteur qui assurera la célébrité de ses Lieder.

En 1817 il obtient un congé d'une année. Il donne des cours de musique à Marie Esterhazy, et accompagne la famille dans son Chäteau de Zelesz en Hongrie, l'été 1818. À son retour, il refuse de reprendre son emploi de maître d'école. Il vit dans différentes chambres meublées que ses amis et son frère mettent à sa disposition à Vienne. Les commandes, l'aide de ses amis, l'édition de ses oeuvres, le mettent à l'abri du besoin.

À partir de 1819, Ignaz Sonnleithner, l'ami des musiciens, l'introduit dans la maison des sœurs Fröhlich et s'emploie à faire connaître la musique de Schubert qui gagne en notoriété dans les salons viennois où l'on organise les fameuses « Schubertiades », des soirées musicales autour de ses musiques. En 1919, il compose le quintette La Truite.

En 1820, ses opéras La Harpe enchantée et Les Frères Jumeaux sont des échecs. Il n'aura jamais de succès sur la scène lyrique.

En 1823, les premiers symptômes de la syphilis alors incurable se déclarent.
En 1824, il fait un second séjour en Hongrie chez les Esterhazy.
En 1825 il voyage  au Tyrol avec Vogl.
En 1826 il achève son Quatuor en  mineur, La Jeune fille et la mort.
Il est à Graz en 1827. Le 29 mars il participe comme porteur de torche à l'enterrement de Beethoven.

Les deux violons d'Enescu à Sala Radio

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​​​​​​Mardi 21 novembre, à la Sala Radio de Bucarest, les violonistes Simina Croitoru et Gabriel Croitoru, accompagnés du pianiste Horia Mihail, donneront le concert de clôture de l'édition 2023 de la tournée "Le violon d'Enescu".

Les deux violonistes joueront sur deux des violons les plus précieux ayant appartenu au compositeur, mis à disposition par le Musée National "George Enescu". Gabriel Croitoru sur le Guarneri del Gesù, surnommé la Cathédrale, et Simina Croitoru, sur le violon Paul Kau , créé spécialement pour le compositeur roumain.
Simina Croitoru possède une technique particulière, ainsi qu'une capacité inhabituelle à s'adapter et à « sentir » comment même les instruments les plus difficiles, comme ce violon de plus grande taille, peuvent être amenés à sonner à leur vraie valeur.

Décès de Claude Kahn

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Pianiste classique français de renommée internationale, Claude Kahn, âgé de 88 ans, est mort dans la nuit de jeudi à vendredi, à Vallauris (Alpes-Maritimes), a appris l’Agence France-Presse auprès de son entourage.

C’est en 1970 que fut créé un concours international de piano à son nom, qui existe toujours aujourd’hui.

Né à Marseille, enfant surdoué, il suivit notamment l’enseignement de Nadia Boulanger.
Il comptait plus de 2 000 concerts à son actif dans le monde.

Parmi ses distinctions, Claude Kahn a notamment reçu le Prix de la meilleure interprétation au concours Franz Liszt de Budapest.

En presque trente disques, il a enregistré des œuvres de Liszt, Chopin, Fauré, Debussy, Ravel, Mozart, Beethoven, Schumann, ou encore Rachmaninov.

La Staatskapelle Berlin en tournée sans Barenboim

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La semaine prochaine, la Staatskapelle Berlin partira en tournée de concerts au Canada et aux États-Unis sans son ancien directeur musical Daniel Barenboim. Je me réjouissais beaucoup de revenir avec cette tournée, mais ma santé ne me permet tout simplement pas d'entreprendre les voyages transatlantiques épuisants et les nombreux déplacements à l'intérieur du pays nécessaires à cette tournée.

À la place de Barenboim, trois chefs prendront la direction des concerts. La Lituanienne Giedrė Šlekytė fera ses débuts nord-américains avec la Staatskapelle Berlin à Toronto. Pour l'orchestre, il s'agit de ses toutes premières représentations au Canada. A Chicago, Jakub Hrůša fera ses débuts au pupitre de la Staatskapelle, puis Yannick Nézet-Séguin dirigera l'orchestre pour la première fois depuis dix ans.