Le Journal

Le Prix de musique de la ville de Duisburg.

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L'ancien directeur de la Philharmonie de Duisburg, Alfred Wendel, a reçu le prix de musique de la ville de Duisburg.

Alfred Wendel, né à Werl en Westphalie en 1958, a d'abord suivi une formation de monteur de machines, puis a étudié la musicologie, l'histoire de l'art et l'éducation à Göttingen. Pendant ses études, il a travaillé comme assistant au bureau des opérations artistiques du Göttingen Handel Festival.
De 1992 à 1999, il est directeur événementiel du Festival de musique du Rheingau et en 1999, Wendel prend en charge la direction administrative du Festival de piano de la Ruhr. De 2006 à 2021, Wendel a été directeur de la Philharmonie de Duisburg. Wendel a reçu le Diapason d'Argent du Conseil national de la musique de Rhénanie du Nord-Westphalie pour ses services particuliers rendus à la vie musicale de la Rhénanie du Nord-Westphalie.

Le Prix de musique de la ville de Duisburg est décerné chaque année depuis 1990 par la ville et la fondation Köhler-Osbahr pour promouvoir l'art et la science. Le prix est décerné à des personnes ayant réalisé « des réalisations exceptionnelles dans le domaine de la musique et du théâtre musical ». Le prix est doté de 10 000 euros.
Parmi les lauréats récents figurent l'Orchestre Symphonique des Jeunes d'Ukraine (2022), Valer Sabadus (2021), Carlin Widmann (2020), Royston Maldoom (2019) et Nicolas Altstaedt (2018).

Une nouvelle production de Rigoletto

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Le 2 décembre, le Teatro Real présentera une nouvelle production de Rigoletto en coproduction avec l'Asociación Bilbaína de Amigos de la Ópera et le Teatro de la Maestranza de Séville dans une mise en scène de Miguel del Arco [avec une scénographie de Sven Jonke, des éclairages de Juan Gómez-Cornejo et des costumes d'Ana Garay] et une direction musicale de Nicola Luisotti, qui dirigera trois distributions et le Coro y Orquesta Titulares del Teatro Real.
Christoph Koncz dirigera quatre représentations du titre.

Le quintette principal sera animé par les barytons Ludovic Tézier, Étienne Dupuis et Quinn Kelsey (Rigoletto), les ténors Javier Camarena, Xabier Anduaga et John Osborn (Duc de Mantoue), sopranos Adela Zaharia, Julie Fuchs et Ruth Iniesta (Gilda), les basses Simon Lim, Peixin Chen et Gianluca Buratto (Sparafucile) et les mezzo-sopranos Marina Viotti, Ramona Zaharia et Martina Belli (Maddalena).

 

A Turin : l'icône Callas

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C'est à Turin, en 1948, que Maria Callas fait ses débuts dans Aïda et, en 1973, qu'elle met en scène son seul opéra : I Vespri Siciliani, grâce à une idée ingénieuse du surintendant Giuseppe Erba.
Il est donc évident que Turin consacre une série d'initiatives au centenaire de la naissance de Maria Callas (2 décembre 1923). Intitulé "Icona Callas", le projet de l'Université de Turin dans le cadre d'UniVerso rend hommage à la soprano grecque avec des films (de "Medea" à "Callas forever"), des master classes, des expositions photographiques, une installation de Marina Abramovich ("Seven Deaths") et la conférence "Maria Callas at 100 : Opera, Celebrity, Myth", du 17 au 20 décembre, avec la participation de 60 universitaires italiens et étrangers.

Eda Umar Akan remporte le 25e concours d'opéra Siemens à Istanbul

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En Turquie, l'opéra est une forme d'art relativement jeune -et les jeunes chanteurs en devenir ont souvent moins de portes ouvertes que leurs concurrents en Europe occidentale. C'est pourquoi Siemens organise depuis 25 ans le concours d'opéra, qui offre aux talents turcs non seulement une scène dans leur pays d'origine, mais aussi des engagements internationaux.

Après deux jours de concours intensifs à Istanbul les 16 et 17 novembre 2023, le jury composé d'experts a désigné Eda Umay Akan, 26 ans, de Giresun, comme gagnante de cette année. En plus d'un prix de 3.000 €, Eda Umay Akan recevra entre autres un engagement pour un projet à la Deutsche Oper am Rhein.

En tant que président du jury, Frucht a réuni un panel de jurés de renom pour le concours : Burak Bilgili (chanteur d'opéra et premier lauréat du concours d'opéra Siemens en 1998), Serhan Bali (rédacteur en chef du magazine Andante Classical Music, chercheur en musique classique et baryton), Nicoletta Conti (fondatrice de l'Académie internationale d'opéra de Bologne (BIOA) et chef d'orchestre) et Alex Grigorev (directeur de la gestion des artistes*, TACT Artists Management) ont sélectionné avec Frucht les vainqueurs de cette année.

Le thème du concours de cette année était "We're All Ears" (nous sommes tout ouïe). Eda Umay Akan s'est finalement imposée sur place face à dix concurrents. La soprano (26 ans) est née en 1997 à Giresun, où elle a étudié la musique de 2012 à 2023, en se spécialisant dans le chant, le violon et les arts du spectacle. Eda Umay Akan a convaincu le jury avant tout par sa performance passionnée, sa forte présence sur scène et la qualité de son chant.

Eda Umay Akan ne reçoit pas seulement un prix de 3.000 € ; la première place comprend en outre un engagement dans un projet au sein du Deutsche Oper am Rhein à Düsseldorf et lui offre la possibilité de s'établir au niveau international en se produisant en tant qu'invitée.

Leopold Godowsky, 85 ans

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Leopold Godowsky, né le  à Žasliai, une petite ville de Lituanie proche de Vilnius, alors située dans le Gouvernement de Vilna (Empire russe) et mort le  à New York, est un pianiste et compositeur originaire de Lituanie polonaise, naturalisé américain en 1891.

Entre 1900 et 1930, il est le pianiste le mieux rémunéré et l’un des plus recherchés au monde, au point que Rachmaninoff écrit de lui qu’il « est le seul musicien de son époque qui a apporté une contribution durable et réelle au développement de la musique pour piano. »

Leopold Godowsky est le fils unique d'Anna et Maciej Godowsky, tous deux membres de la communauté juive de Lituanie. Son père, Maciej Godowsky, médecin réputé, meurt du choléra. Anna et Leopold sont recueillis par Louis et Minna Passinock, qui tenaient un commerce de pianos à Vilnius, la capitale. Louis, bon violoniste, enseigne le violon à Leopold, qui maîtrise le Concerto de Mendelssohn à sept ans. Mais c’est le piano qui fascine le jeune prodige. Il se perfectionne quasiment seul, contre la volonté de son mentor.

Il se produit comme enfant prodige à neuf ans et travaille à la Hochschule für Musik de Berlin en 1884, notamment avec Woldemar Bargiel et Ernst Rudolff ; puis à New York pendant une tournée avec le violoniste belge Ovide Musin. L'année suivante, il retourne en Europe pour étudier avec Camille Saint-Saëns (1887–1890). Il se produit tant à Paris qu'à Londres.

En 1890, il est nommé professeur au College de musique de New York. En 1891, il épouse Frida Saxe et obtient la nationalité américaine.

Il enseigne au Conservatoire de Philadelphie de 1894 à 1895, puis à Chicago jusqu'en 1900. Il fait une tournée en Europe et se fixe à Berlin et s'y produit triomphalement, véritable début de sa carrière et de sa réputation. Avec un programme consacré à Liszt, il affronte en concert Ferruccio Busoni, son grand rival, qui lui répond avec un programme de transcriptions de Liszt.

Il succède à Busoni à l'Académie de Vienne de 1909 à 1914. Pendant la guerre, il retourne aux États Unis et reprend ses tournées jusqu'en 1930. Souffrant de troubles vasculaires pendant les dernières années de sa vie, il est frappé d'une attaque qui le rend partiellement paralysé, lors d'un enregistrement des Nocturnes de Chopin. Il meurt huit ans plus tard, à l'âge de 68 ans.

Interprète de premier plan, à l’égal de Josef Hofmann, son ami, ou de Rachmaninoff, qui lui dédie une célèbre pièce pour piano. Il est le professeur de générations de pianistes célèbres (citons Jorge Bolet) et l’ami des personnalités du monde des arts et des sciences, parmi lesquelles Charlie Chaplin et Albert Einstein.

Son fils Leopold Godowsky, violoniste amateur et chimiste de profession chez Kodak est, avec Leopold Mannes, le co-inventeur de la première pellicule diapositive en 1935, la Kodachrome. Sa fille Dagmar Godowsky est une vedette du cinéma muet.

Comme compositeur, il a laissé une œuvre abondante (plus de 400 œuvres) pour le piano et son enseignement, ainsi que nombre de transcriptions de Weber, Brahms, Johann Strauss notamment.
Ses 53 Études sur les 27 Études de Chopin (composées entre 1893 et 1914) sont les plus célèbres de ses transcriptions. « Recompositions » plutôt que « transcriptions », car Godowsky superpose les études, varie les thèmes, les inverse, transcrit pour la main gauche ce que Chopin avait écrit pour la main droite, jusqu’à rendre certaines sources méconnaissables. Ces pièces sont parmi les plus savantes et les plus difficiles jamais écrites pour le piano, bien que Godowsky n’ait jamais été de cet avis : il ne considérait pas ses compositions ou transcriptions comme étant trop difficiles à interpréter. Cependant, les rares pianistes qui interprètent en concert ces Études de Godowsky se livrent en fait à de réelles prouesses physiques, notamment dans celles écrites pour main gauche seule.

 

Joseph Mayseder, 160 ans

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Joseph Mayseder (né à Vienne le  et y décédé  le ) est un violoniste et compositeur autrichien.

Mayseder prend ses premières leçons de violon avec Joseph Suche en 1797 ; il travaille ensuite avec Paul Wranitzky à partir de 1798.

Encouragé par Ignaz Schuppanzigh (il fut plus tard second violon du Quatuor Schuppanzigh), Mayseder se produit pour la première fois en public à l’âge de onze ans, aux concerts du Parc Augarten. En 1802, il commence à étudier le piano et la composition avec Förster et à jouer dans un quatuor à cordes, notamment dans des concerts privés chez le Baron Zmeskall von Domanovecz et le Prince Lobkowicz (amis et mécènes de Beethoven).

Il est rapidement considéré comme l’interprète inégalable des quatuors de Mozart, de Haydn et de Beethoven. Carlo Alfredo Piatti, qui n’était pas facile à satisfaire, appréciait son jeu de quartettiste : « J’ai été surpris de l’entendre jouer avec une intonation aussi pure et avec tant de feu » ; Joachim lui rend aussi hommage en indiquant, dans l’une de ses danses hongroises, un passage qui doit être joué « à la Mayseder ».

Engagé successivement comme Konzertmeister de l’orchestre du Théâtre de la Cour Impériale en 1810, soliste à la Chapelle Impériale en 1816, soliste de l'Empereur en 1835 et directeur musical de la Chapelle Impériale en 1836, Mayseder donne de nombreux concerts -lors desquels il promeut les œuvres de Beethoven, de Spohr, de Weber et de Schubert avec Hummel et Moscheles avant de prendre sa retraite en 1837.
Considéré comme le fondateur de l'école viennoise du violon, il avait l'estime de Niccolò Paganini.

En 1820, il se rend à Paris où il rencontre notamment Cherubini, Habeneck, Reicha, Herz, Viotti et Kreutzer. En 1839, il est nommé avec Pierre Rode et Pierre Baillot à l'Académie nationale Sainte-Cécile à Rome.

Mayseder compose quasi exclusivement de la musique instrumentale, principalement de la musique de chambre ; 67 œuvres sont publiées de son vivant. Voici ce que François-Joseph Fétis en dit : « Ses compositions, particulièrement ses rondeaux brillants, ses airs variés pour violon, et ses trios pour piano, ont obtenu des succès européens. Ces ouvrages se font moins remarquer par le mérite de la facture que par un heureux instinct de mélodie, et beaucoup de goût dans les détails. [...] Cette musique est en général agréable, mais elle n'indique pas une forte conception dans le développement des idées. »

Il est enterré au Cimetière central de Vienne. Une rue du centre historique de Vienne porte son nom depuis 1876 (Maysedergasse).

Au Conservatoire Royal de Liège, des moments-clés

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Le Conservatoire Royal de Liège est fier d’annoncer l’arrivée de David Reiland en tant que nouveau professeur de Direction d’orchestre.
Cette nomination marque une étape significative dans l’histoire de l’institution, renforçant ainsi son engagement continu envers l’excellence musicale et la formation de la prochaine génération de chefs d’orchestre.
David Reiland, chef d’orchestre renommé au niveau international (Corée du Sud, Lausanne, Metz, Luxembourg) apporte avec lui une vaste expérience et une profonde passion pour la musique. Il dirigera les étudiants du Conservatoire Royal de Liège et les aidera à développer leurs compétences en direction d’orchestre. Sa présence enrichira incontestablement le programme éducatif de l’établissement.

Concert de la Session d’orchestre dirigé par Guy van Waas - Les Éléments
Guy van Waas dirigera l’Orchestre Symphonique du Conservatoire Royal de Liège le 2 décembre. Ce concert intitulé "Les Éléments" promet d’être une soirée musicale
mémorable, mettant en avant le talent des étudiants, sublimé par le chef d’orchestre. Le programme sera orienté vers la musique baroque avec des compositions de Bach, Mozart et Rebel.

Festival Joseph Jongen
Un concert spécial en hommage à Joseph Jongen, l’un des compositeurs belges les plus influents du XXe siècle, sera présenté par les étudiants du Conservatoire Royal de Liège. Cette soirée rendra hommage à l’héritage musical de Jongen et offrira au public une expérience inoubliable. La première partie sera dédiée à la musique de chambre.
En seconde partie, la Messe, Op. 130 de Joseph Jongen sera proposée par les
Chœurs des Conservatoires de Liège et Bruxelles sous la direction de Cyril Englebert.

Concert « 20 ans de la classe de Composition » de Michel Fourgon
Michel Fourgon, compositeur et professeur au Conservatoire Royal de Liège, a été récemment admis à l’Académie Royale de Belgique. À l’occasion du 20e
anniversaire de sa classe de composition, un concert spécial sera organisé, avec notamment la participation de l’Ensemble Hopper et du Centre Henri Pousseur, pour célébrer sa contribution exceptionnelle à la musique et au Conservatoire royal de Liège.

Récital de l'Opéra Studio à l'IMEP

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Le lundi 27 novembre à 20h, en la salle de concert de l’IMEP, les étudiants de l'Opéra Studio présentent le fruit de leur travail.

Gratuit – Sans réservations

PROGRAMME

IDOMENEO W.A.MOZART

1)"Padre, germani, addio" Aline Giaux

2)"Estinto è Idomeneo...Tutte nel cor vi sento" Sang Eun Kim

3)"Vedrommi intorno" Jules-César Murengezi

DIE ZAUBERFLOTE W.A.MOZART

4)"O zittre nicht" Imogen Streul

LES CONTES D'HOFFMANN J.HOFFENBACH 

5)"La légende de Kleinzach" Jules-César Murengezi 

6)"Les oiseaux dans la charmille" Aline Giaux

7)"Ella a fuit la tourterelle" Sang Eun Kim

8)"J'ai le bonheur dans l'âme" Sang Eun Kim et Jules-César Murengezi 

CANDIDE L.BERNSTEIN

9)"Glitter and be gay" Imogen Streul

LES CONTES D'HOFFMANN J.HOFFENBACH 

10)"Belle nuit oh nuit d'amour" Imogen Streul et Aline Giaux

L'Orchestre de Chambre Mahler en tournée en Espagne

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Après une tournée au Japon avec la pianiste Mitsuko Uchida, le Mahler Chamber Orchestra arrive en Espagne pour une courte tournée de concerts sous la direction de Daniele Gatti.

 

Bon anniversaire Madame Hendricks

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Ce 20 novembre 2023, la soprano américaine Barbara Hendricks célèbre son 75e anniversaire.
Née à Stephens, Arkansas, elle a d'abord chanté dans la chorale de l'école et de l'église et a été formée à la Juilliard School of Music par Jennie Tourel.
Elle a fait ses débuts à l'opéra en 1976 à San Francisco et a connu une renommée internationale dans les années qui ont suivi avec des rôles tels que Susanna (Nozze di Figaro), Pamina (La Flûte enchantée), Gilda (Rigoletto), Nanetta (Falstaff) et Sophie (Rosenkavalier).
En outre, elle a chanté des cantates de Bach, des oratorios et des messes, des arias sacrées et des spirituals.
Elle a enregistré une cinquantaine de disques pour EMI et d'autres pour Sony et Deutsche Grammophon.
En 2006, Barbara Hendrick a fondé son propre label Arte Verum afin d'être indépendante sur le plan artistique.
Aujourd'hui, elle est engagée comme ambassadrice spéciale des Nations unies pour les droits de l'homme et elle voyage dans des régions en crise dans le monde entier.
Mariée au manager musical suédois Ulf Englund, elle vit en Suisse depuis 1978.