Le Journal

Création du "Requiem" de Marcos Fernández-Barrero.

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Le prochain concert de l'Orquesta y Coro de la Comunidad de Madrid [ORCAM] a la mort pour épine dorsale avec un programme où Marzena Diakun dirigera L'île des morts de Rachmaninov et où elle donnera la première du Requiem du compositeur espagnol Marcos Fernández-Barrero. 29, fruit d'une commande de la SGAE.
"Basé sur des textes d'Antonio Machado, le Requiem du Barcelonais Marcos Fernández-Barrero propose un voyage spirituel analogue à celui du texte latin couramment utilisé dans ce genre. Le sujet littéraire -poétique plutôt que liturgique- s'éloigne de l'eschatologie chrétienne -la vie après la mort- pour éclairer ce sujet à partir de l'expérience de la perte, transformant chaque section de l'œuvre en une recréation sonore des différentes phases du deuil et enveloppant le texte dans un tissu musical où se mêlent une myriade d'influences, parmi lesquelles on peut deviner des traces d'Anders Hillborg, de Karl Jenkins, d'Arvo Pärt ou de György Ligeti."

Bruno Maderna, 50 ans

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Le compositeur et chef d’orchestre italien Bruno Maderna est né le 21 avril 1920 à Venise et mort le 13 novembre 1973 à Darmstadt.

Il nait à Chioggia sous le nom de Bruno Grossato et reprendra plus tard le nom de sa mère Maderna. Celle-ci meurt alors qu'il n'a que 4 ans. C'est son père qui lui assurera une formation musicale, si bien qu'à 7 ans, Bruno Maderna dirige plusieurs orchestres en Italie du Nord. Aidé par la Comtesse de Polignac, il fait ses études au Conservatoire Sainte-Cécile à Rome avec Alessandro Bustini et obtient en 1940 son diplôme de composition.
Il se perfectionne à Venise avec Gian Francesco Malipiero au Conservatoire Benedetto Marcello et suit des cours de direction d'orchestre avec Antonio Guarnieri et Hermann Scherchen.

Il est fait prisonnier par les SS allemands en 1945, puis il rejoint des partisans antifascistes.

Il enseigne au Conservatoire de Venise puis, à partir de 1954, aux cours d'été de Darmstadt et, à partir de 1960, aux cours d'été de Darlington. Il enseigne enfin au Conservatoire de Milan entre 1957 et 1958.

Il a dirigé à la Scala, à Londres, Amsterdam, Berlin, Tokyo. Il est devenu chef de l'Internationales Kranichsteiner Kammerensemble de Darmstadt après avoir pris la nationalité allemande. Il a enseigné au Conservatoire de Rotterdam en 1967, au Mozarteum de Salzbourg (1967-1970), à Tanglewood et à la Juilliard School de New York (1971-1972). Il a été chef permanent de l'Orchestre Symphonique de la R.A.I. de Milan (1971-1973).

Avec l'Orchestre National de l'Opéra de Monte-Carlo, il a enregistré Le Mandarin merveilleux et la Suite de danses de Bela Bartok (RCA).

Il a créé de nombreuses œuvres de Carlos Roqué Alsina, Gilbert Amy, Luciano Berio, Sylvano Bussotti, Niccolò Castiglioni, Jacob Druckman, Sandro Gorli, Giselher Klebe, Giacomo Manzoni, Paul Méfano, Luigi Nono, Luis de Pablo, Karlheinz Stockhausen,
Anatol Vieru, Robert Wittinger, Iannis Xenakis et Hans Zender.

Il est notamment le compositeur de l'opéra Satyricon.
Parmi ses élèves, on compte le chef d'orchestre et compositeur Giuseppe Sinopoli.
Son instrument soliste de prédilection était le hautbois. C'était pour lui l'instrument "aulodique" parfait. Ce mot est tiré d'aulos et de mélodique.

Il meurt d'un cancer à 53 ans. Plusieurs œuvres ont été dédiées à sa mémoire :

Calmo de Luciano Berio
Rituel in memoriam Bruno Maderna de Pierre Boulez
Duo pour Bruno de Franco Donatoni.
Vue sur les Jardins Interdits d’Henri Pousseur.

Gioachino Rossini, 155 ans

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Gioachino Rossini,, Gioacchino Rossini pour certains auteurs francophones et Giovacchino Antonio Rossini pour l'état civil, est un compositeur italien né le  à Pesaro (alors dans les États pontificaux) et mort le  à Passy.

Comptant parmi les plus grands compositeurs du xixe siècle, par l'importance et la qualité de son répertoire, son nom se rattache surtout à l'opéra : ses œuvres les plus populaires sont encore de nos jours Le Barbier de SévilleLa Cenerentola (d'après Cendrillon), La Pie voleuseL'Italienne à AlgerLe Turc en ItalieTancrediSemiramide et Guillaume Tell. Il a aussi laissé des œuvres de musique sacrée, notamment un Stabat Mater et une Petite messe solennelle composée dans ses dernières années.

Bon vivant et gastronome à la table réputée, il a composé des pages culinaires, leur donnant le nom de ses opéras (« bouchées de la Pie voleuse », « tarte Guillaume Tell ») et baptise ses Péchés de vieillesse selon son inspiration gourmande (Hachis romantiquePetite valse à l'huile de ricin). Le « tournedos Rossini » est une recette célèbre nommée en son honneur, dont certains auteurs lui attribuent la paternité.

Gioachino Antonio Rossini est issu d'une famille modeste de Pesaro, dans les Marches italiennes, au bord de la mer Adriatique : son père, Giuseppe Rossini, dit Vivazza, fervent partisan de la Révolution française, originaire de Lugo, exerce les fonctions de trompette de ville (tubatore), à savoir de corniste, qu'il cumule avec l'emploi d'inspecteur de boucherie ; sa mère, Anna Guidarini, née à Urbino, est chanteuse dans un certain nombre de théâtres. Lorsque Giuseppe Rossini est évincé de ses postes pour avoir trop ardemment embrassé les idées révolutionnaires, Anna s'engage comme chanteuse de théâtre à Bologne.

Le jeune Gioachino passe ses années de jeunesse auprès de sa grand-mère, ou en voyage à Ravenne, Ferrare et Bologne où son père se réfugie afin d'échapper à la capture après la restauration du gouvernement pontifical. C'est principalement à Bologne qu'il peut s'initier à la musique, particulièrement au chant (il est contralto et chantre à l’Accademia filarmonica) et à l'épinette auprès de Giuseppe Prinetti, son premier professeur, puis d'Angelo Tesei.

À quatorze ans, en 1806, il s'inscrit au Liceo musicale de Bologne (créé en 1804), étudiant intensément et avec passion les œuvres de Franz Joseph Haydn et Wolfgang Amadeus Mozart (c'est à cette époque qu'il est appelé tedeschino, « le petit allemand ») et écrit son premier opéra, Demetrio e Polibio, qui ne sera représenté qu'en 1812. L'année suivante, il est admis dans la classe de contrepoint de Stanislao Mattei. Il apprend facilement à jouer du violoncelle, mais la sévérité des vues de Mattei sur le contrepoint pousse le jeune compositeur vers une forme libre de composition. Le , il publie, le Pianto d'armonia per la morte d'Orfeo.

En 1812, trois de ses opéras ont déjà été représentés et, un an plus tard, ce nombre s'élève à dix.
Le début officiel des représentations se situe vers 1810 au Teatro San Moisé de Venise avec La cambiale di matrimonio. Le long « voyage avec l'opéra » commence, ponctué de brillants succès et d'échecs retentissants.
En 1812, il connaît plusieurs succès avec Ciro in Babilonia à Ferrare, La scala di seta (L'Échelle de soie) à Venise et La pietra del paragone à Milan. Ce dernier opéra est d'ailleurs regardé par les critiques comme la pierre de touche du génie rossinien. L'année suivante, il connaît un triomphe à Venise avec la création de Tancredi, qui marque un tournant dans sa carrière : Rossini abandonne en effet les longs récitatifs traditionnellement utilisés dans l'opera seria au profit d'une déclamation lyrique (Di tanti palpiti, un des plus beaux airs de cet opéra est aussi connu sous le nom d’« aria de' rizzi » : une légende populaire veut, en effet, que Rossini l'ait composé dans une auberge pendant le temps qu'on mettait à cuire son riz).
Les années 1814-1815 sont moins heureuses et voient surtout l'échec de Il turco in Italia (Le Turc en Italie) et de Sigismondo, représenté à La Fenice de Venise pendant le carnaval de 1815.

En 1815, il vient à Naples où il rencontre Isabella Colbran, chanteuse lyrique, plus âgée que lui, qu'il épouse le  et dont il se sépare en 1837. Après la mort de celle-ci en 1845, il se remariera avec Olympe Pélissier le .

À l'automne 1815, l'impresario du Teatro Argentina, à Rome, propose à Rossini le livret du Barbier de Séville, comédie française de Beaumarchais que Giovanni Paisiello avait jadis mise en musique et dont de nombreux autres compositeurs s'étaient déjà inspirés. Composé en quatorze jours seulement (Rossini reprit des passages de deux de ses œuvres précédentes, Aureliano in Palmira et Elisabetta, regina d'Inghilterra), le Barbier est créé sous le titre d'Almaviva et reçoit un accueil particulièrement négatif : la nouveauté du style musical, les incidents scéniques (guitares désaccordées, chanteur qui tombe et saigne du nez, irruption d'un chat sur la scène) et surtout la présence dans la salle de nombreux amis de Paisiello, hostiles à Rossini et venus en perturbateurs, firent que la représentation fut couverte de huées et de sifflets. Le lendemain, cependant, le public accepta d'entendre l'œuvre et celle-ci fut bientôt jugée supérieure à celle de Paisiello ; aux applaudissements du public succéda le triomphe de Rossini, reconduit chez lui à épaules d'hommes. Ce n'est que quelques mois plus tard, à l'occasion d'une reprise au Teatro comunale de Bologne, que Rossini donnera à son opéra son nom définitif de Il barbiere di Siviglia.

Quelques mois plus tard, Rossini rompt avec l’opera buffa et se tourne vers l'opera seria en faisant représenter tout d'abord Otello puis, en 1817, La Cenerentola et Armida.

La révolution de Naples, en , le contraint à endosser l'uniforme de la garde nationale mais ses chefs, ne découvrant pas en lui les qualités d'un soldat, le renvoient à son piano.

En 1822, il se rend à Vienne pour y faire représenter Zelmira ; il y rencontre Ludwig van Beethoven avec qui il ne pourra pas nouer de relations cordiales, compte tenu de la surdité et de la maladie du compositeur allemand. Après avoir essuyé un échec à Venise avec Semiramide, Rossini quitte l'Italie pour la France, où il arrive après un bref séjour en Angleterre où il crée La figlia dell'aria qui lui vaut l'estime du Roi Georges IV. Son opéra Ugo re d'Italia, dont la composition est commencée en Angleterre en 1825, ne sera jamais achevé. Arrivé à Paris, il compose Il viaggio a Reims (Le Voyage à Reims), opéra de circonstance écrit à l'occasion du sacre de Charles X et créé au Théâtre-Italien le . Cet opéra rencontre un franc succès, bien que momentané : des passages seront cependant repris dans Le Comte Ory, composé en 1828.
En août 1824, il devient directeur du Théâtre-italien et fait engager à cette occasion des musiciens italiens, dont les frères Antonio et Alessandro Gambati.

Guillaume Tell, opéra en quatre actes sur un livret d’Étienne de Jouy et d'Hippolyte Bis représenté à Paris le , sera sa dernière œuvre lyrique. Représentant une fusion des qualités propres à l'art italien, à l'art français mais aussi à l'art allemand (grâce de la cavatine et du duo italiens, harmonie profonde des chœurs allemands, clarté et précision du style français), il pose les bases du « Grand opéra à la française » avec La Muette de Portici d'Auber (1828). Il sera suivi par Robert le Diable (1831) et Les Huguenots (1836) de Giacomo Meyerbeer, et de La Juive de Jacques-Fromental Halévy (1835). Charles Gounod compte la partition de Guillaume Tell parmi ses deux « partitions de chevet », l'autre étant Don Giovanni de Mozart.

La révolution de 1830 lui fait perdre la protection de Charles X. Il s'enferme alors dans une longue retraite qui durera jusqu'à sa mort, cessant d'écrire des opéras pour se consacrer, à son propre rythme, à la composition de mélodies, musique sacrée et musique instrumentale, pour son seul plaisir et celui de son entourage : le Stabat Mater, écrit entre 1831 et 1841, les Péchés de vieillesse et la Petite messe solennelle exécutée en 1864.

Retourné à Bologne, il voit sa retraite troublée par les mouvements révolutionnaires qui secouent l'Italie en 1847 ; rendu suspect à ses compatriotes par son horreur des séditions populaires, Rossini doit faire face à l'animosité populaire et quitte Bologne pour Florence, où il s'installe à la Villa San Donato, mise à sa disposition par le Prince Demidoff.

En 1855, il quitte l'Italie pour revenir à Paris et s'installe dans un appartement de la rue de la Chaussée-d'Antin, passant l'été dans sa villa de Passy. C'est là que Rossini fait la connaissance du jeune compositeur belge, virtuose du mattauphone, Edmond Michotte, de près de trente-neuf ans son cadet. Considérant bientôt celui-ci comme son « quasi figlio », il lui lèguera une partie de sa bibliothèque privée, aujourd'hui conservée au Conservatoire royal de Bruxelles au sein du Fonds Edmond Michotte.
Considéré comme une gloire musicale française, c'est lui qui compose l'Hymne à Napoléon III et à son vaillant peuple, qui clôture l'Exposition universelle de 1867.

En , retenu à Passy par une crise de catarrhe, maladie chronique dont il souffrait depuis de longues années, il y meurt le vendredi dans une villa qui n’existe plus aujourd’hui mais dont Le Monde illustré du 21 novembre 1868 reproduit une gravure.

Son corps est inhumé dans le cimetière parisien du Père-Lachaise (division 4) et transporté en Italie seulement en 1887, neuf années après la mort d'Olympe Pélissier. Il repose dans la Basilique Santa Croce, à Florence. Rossini a laissé tous ses biens à sa ville natale, Pesaro, dans laquelle un important conservatoire à son nom forme de nouveaux talents.

Né trois mois après la mort de Mozart, le "cygne de Pesaro", ainsi qu'il fut surnommé, imprima à l'opéra un style qui fit date et dont quiconque, après lui, tint compte. Plus de trente opéras dans tous les genres, de la farce à la comédie en passant par la tragédie et l'opéra seria.

Friedrich Wilhelm Zachow, 360 ans

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Friedrich Wilhelm Zachow ou Zachau, baptisé à Leipzig le   et mort à Halle le  est un musicien allemand de l'époque baroque.
Il doit aujourd'hui l'essentiel de sa renommée au fait d'avoir été le professeur principal, sinon unique, de Georg Friedrich Haendel enfant et adolescent.

Formé à Leipzig par son père Heinrich, Zachow est un enfant-prodige de la musique. Dès l'âge de dix ans, il jouait déjà de la viole, du hautbois, de l'orgue et du clavecin.
À compter de 1684, il devint organiste de l'église Notre-Dame (Liebfrauenkirche) de Halle, poste qu'il occupe pendant toute sa carrière. Il eut pour élève Georg Friedrich Haendel, de 1694 à 1702, qu'il initie à la science du contrepoint, à la musique d'église telle qu'on la pratique en Allemagne du Nord et lui fait connaître la musique italienne, en particulier celle d'Arcangelo Corelli.

Ses compositions sont d'un style qui évoque Samuel Scheidt et Johann Pachelbel.
On connaît de lui une courte suite pour clavecin, une cinquantaine de pièces pour l'orgue (préludes, fugues, chorals et autres), une messe et 33 cantates religieuses.

Emmanuel Coppey 

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Le violoniste français Emmanuel Coppey remporte le Premier prix du Concours Bach Barbash de New York. Le second prix revient à la Sud-coréene Youjin Lee.

Ouvert aux instrumentistes à cordes internationaux âgés de 16 à 30 ans, le concours Lillian et Maurice Barbash J.S. Bach est entièrement consacré aux Partitas, Sonates et Suites pour cordes sans accompagnement de J.S. Bach.

En tant que lauréat du grand prix, Emmanuel Coppey recevra 5 000 dollars et cinq engagements auprès de diffuseurs aux États-Unis. Youjin Lee reçoit 1 000 dollars. Les deux lauréats se produiront également lors d’un concert commun organisé par la Gotham Early Music Scene (GEMS), basée à New York.

Emmanuel Coppey est Artiste de la City Music Foundation, Artiste en Résidence de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth et membre de l’ Académie internationale Ensemble Modern de Francfort et des London Contemporary Soloists.

(Res Mussica)

Gustavo Dudamel ravit le public espagnol

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Gustavo Dudamel (Barquisimeto, Venezuela, 42 ans) dit avoir tout appris de son professeur, le regretté José Antonio Abreu. La passion pour la musique, la façon dont elle change les vies, le fait qu'elle soit un langage universel. Et aussi le fait de porter des baskets pendant les répétitions. Elle n'a jamais vu Abreu sans cravate, se souvient-il, mais il n'a jamais quitté ses Reeboks noires non plus.
Lui, tout de noir vêtu, arrive de la répétition en New Balance blanche. Réunir six grandes voix d'Amérique latine avec les musiciens du Los Angeles Philharmonic pour un cycle de quatre jours ayant pour objectif la chanson de protestation, appelé "Canto en Resistencia" (Chanson en résistance), a été fatigant, certes, mais réconfortant. Une nouveauté qui, comme tant d'autres qu'il a apportées au cours de ses 14 années à la tête du LAPhil, comme on l'appelle communément dans la ville, a été accueillie d'abord avec surprise, puis avec plaisir par ses fidèles auditeurs.

Cette fois, Gustavo Dudamel a presque provoqué une révolution. Dans la forme et dans le fond.
La forme, c'est de faire monter sur scène six femmes de nationalités, de styles et de générations différents pour chanter avec l'Orchestre Philharmonique dans des genres aussi variés que le rap, la cumbia et même le reggaeton.
Le fond va encore plus loin : introduire la chanson contestataire en tant que genre sur la scène de l'orchestre raffiné, en attirant un public différent, jeune, et en lui ouvrant les oreilles aux classiques. Pour sa première soirée, jeudi, Dudamel a animé la soirée avec le Mexicain Ely Guerra, suivi de la Chilienne Ana Tijoux, puis de la chanteuse d'Oaxaca Lila Downs (qui a reçu quelques heures plus tard une nomination aux Grammy Awards), et a terminé avec deux Colombiens, d'abord Catalina García et ce dimanche, la Mexicaine Silvana Estrada se produira en solo.

8e Concours International Adolphe Sax, le palmarès

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A 17 ans à peine, le jeune russo-espagnol Dmitry Pinchuk remporte le titre de Premier
Lauréat.
Ils étaient 264 saxophonistes de 19 pays au départ. Après une pré-sélection à l’aveugle, une
épreuve éliminatoire et une performance de 40 minutes en demi-finale, six lauréats avaient été retenus pour participer à la finale du 8e Concours International Adolphe Sax, qui s’est déroulée sur deux soirées, les 10 et 11 novembre.
Le but de cette finale est de classer les 6 lauréats du concours. Chaque lauréat a interprété
deux œuvres. Une œuvre imposée: Mantra, Canto and Capriccio, commandée
spécialement pour le concours au célèbre compositeur belge Dirk Brossé,  et un concerto
au choix parmi plusieurs œuvres, pour lequel chaque lauréat était accompagné par CASCO
Phil, l’Orchestre de Chambre de Belgique, placé sous la direction du chef invité David
Reiland.

C’est le jeune musicien russo-espagnol Dmitry Pinchuk, âgé de 17 ans, qui remporte le titre
convoité de 1er Lauréat. Il est suivi par Alessandro Malagnino (Italie), Mikhail Kazakov
(Russie), Wataru Hirai (Japon), Kenta Igarashi (Japon) et Vladimir Petskus (Russie).
Le premier Lauréat remporte un prix de 9.000 euros, mais également un saxophone
Selmer ;  un Saxiris, œuvre conjointe du Val Saint Saint Lambert et des dinandiers Martine le Boulangé et Pascal Jacques, imaginée par le graphiste Emmanuel Mattart ; un diplôme
original illustré par l’aquarelliste dinantais Marc Haegens, ainsi que différents concerts de
gala durant lesquels le lauréat prestera comme soliste.

Le Prix de la Compositrice de l'œuvre imposée de la demi-finale est remporté par Mikhail KAZAKOV.
Le Prix du Compositeur de l'œuvre imposée de la finale est remporté par Dmitry PINCHUK .
Créé en 1994, le Concours International Adolphe Sax est reconnu comme l’un des plus
prestigieux concours de saxophone classique au monde. Il est organisé tous les 4 ans à
Dinant, ville de naissance du Belge Adolphe Sax, inventeur du saxophone.

Schostakowitsch, Quatuor à cordes n° 14

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Le Quatuor à cordes n° 14 en fa dièse majeur, opus 142, de Dimitri Chostakovitch a été composé en 1972-1973. Il est dédié à Sergei Shirinsky, le violoncelliste du Quatuor Beethoven, l'ensemble qui a créé la plupart des quatuors de Chostakovitch.
La première représentation a eu lieu à Leningrad le 12 novembre 1973.
Il se compose de trois mouvements :

Allegretto
Adagio (attacca)
Allegretto

La durée de l'œuvre est d'environ 25 minutes.hez Benjamin Britten et l'a achevée à Copenhague.

John Tavener, 10 ans

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Le compositeur britannique est né à Londres le 28 janvier 1944 et décédé à Child Okeford, Dorset le 12 novembre2013.

Tout au long de sa vie, Tavener a connu de graves problèmes de santé : à la trentaine, il a été victime d'une attaque cérébrale, à la quarantaine, il a subi une opération du cœur, une tumeur a dû être enlevée chirurgicalement, et il a survécu à deux crises cardiaques qui l'ont beaucoup affaibli.
Malgré tout, il a déployé une incroyable énergie créatrice et a été fait Chevalier en 2000 pour ses services rendus à la musique.
Tavener est surtout connu pour sa musique vocale sacrée. De par sa famille, il était fortement influencé par la religion. Un concert du Canticum Sacrum d'Igor Stravinsky lui a laissé une telle impression qu'il a voulu devenir lui aussi musicien.
Il est d'abord devenu organiste et chef de chœur à la St. John's Presbyterian Church, puis a étudié à la Royal Academy of Music de 1961 à 1965. Il voulait à l'origine devenir pianiste de concert, mais sa faible constitution l'a contraint à abandonner ces projets. Il a étudié la composition avec Lennox Berkeley et a été encouragé par sa rencontre avec son modèle Igor Stravinsky en 1964.
Alors qu'il était encore étudiant, il a remporté le Prix Prince Rainier de Monaco en 1965 avec sa cantate Cain and Abel. Il perce en tant que compositeur avec la cantate The Whale en 1968, créée à l'occasion du concert de fondation du London Sinfonietta. Avec ses œuvres à la thématique essentiellement religieuse, Tavener a pu s'établir comme l'un des compositeurs les plus doués et les plus charismatiques d'Angleterre.
En 1969, Tavener est devenu professeur de composition au Trinity College. La demande de Benjamin Britten d'écrire un opéra pour le Royal Opera House a provoqué chez Tavener une crise créative qu'il a pu surmonter avec l'aide, entre autres, du métropolite Anthony de Sourozh, le chef de l'Église orthodoxe russe en Angleterre.
En 1977, Tavener s'est converti à l'Église orthodoxe russe. L'Abbesse Mère Thekla l'a inspiré et conseillé pour nombre de ses œuvres religieuses jusqu'à sa mort en 2011. Tavener a connu un grand succès avec The Protecting Veil pour violoncelle et cordes, joué pour la première fois par le violoncelliste Steven Isserlis avec le London Symphony Orchestra lors des Proms en 1989.
Son Song for Athene de 1993 a connu un retentissement mondial lorsque l'œuvre a été jouée en 1997 lors des funérailles de la princesse Diana. En 2013,
John Tavener s'est vu décerner le Prix de la musique sacrée européenne lors du festival Europäische Kirchenmusik à Schwäbisch Gmünd.
La même année, John Tavener est décédé le 12 novembre.

Antal Doráti 35 ans

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Le chef hongrois Antal Doráti, naturalisé américain en 1947, est né le  à Budapest et mort le  à Gerzensee (Suisse).

Né de Alexander Doráti, violoniste à l'Orchestre Philharmonique de Budapest, et de Margit, née Kunwald, professeur de piano, il étudie à l'Université de musique Franz-Liszt la composition avec Zoltán Kodály et Leo Weiner, et le piano avec Béla Bartók. Il fait ses débuts de chef en 1924 avec l'orchestre de l'Opéra de Budapest.

Son autobiographie Notes of Seven Decades a été publiée en 1979.

Il est, avec Neville Marriner et Herbert von Karajan, l'un des chefs qui comptent une des discographies les plus considérables, plus de 600 enregistrements avec les plus grands orchestres américains et européens.

Ses enregistrements des ballets ou des symphonies de Tchaikovski font toujours autorité, tout comme ses Bartók, ses Stravinsky ou ses Rachmaninov. Il est également le premier à avoir enregistré l'intégrale des 104 symphonies de Joseph Haydn, ainsi que tous ses opéras. En 1963, il est le premier chef d'orchestre à enregistrer le Benvenuto Cellini de Berlioz avec Joséphine Veasey. En 1964, il enregistre La Peste, oratorio de Roberto Gerhard.

Il est le dédicataire et le créateur de la 7e symphonie d'Allan Pettersson.