Le Journal

Philadelphie, retour historique en Chine

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Le premier orchestre occidental à avoir visité la Chine communiste a fait un retour ému pour le 50e anniversaire de cet événement.

Il n'y a que 14 musiciens cette fois-ci, mais l'un d'entre eux est le violoniste Davyd Booth, 73 ans, qui avait joué la première fois en 1973.

Le groupe se produira avec l'Orchestre Symphonique National de Chine à Pékin vendredi, avant de donner des masterclasses et de petits concerts à Tianjin, Suzhou et Shanghai.

Thomas Dausgaard dirige la version originale de la "Cinquième" de Sibelius

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Cette semaine, l'Orquesta Sinfónica de Navarra/NafarroakoOrkestraSinfonikoa propose à Pampelune et à Tafalla un programme à l'accent nordique marqué, dirigé par le maestro danois Thomas Dausgaard, qui présentera la version originale de 1915 de la Cinquième Symphonie de Sibelius, sa sélection particulière de Peer Gynt d'Edvard Grieg et Le Chant de Silouan d'Arvo Pärt. Le concert s'intitule "Luces del norte/Iparraldeko argiak".

La Cour des comptes critique le maintien de Catherine Pégard à la tête de Versailles

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Dans un rapport rendu public mardi, les magistrats parlent d’une «situation inédite», pouvant être «assimilée à une forme de détournement de pouvoir».

Dans un rapport sur le domaine de Versailles, la Cour des comptes se penche sur le statut de sa présidente,Catherine Pégard. La situation de cette dernière, estiment les magistrats, «est inédite». Elle «pourrait même être assimilée à une forme de détournement de pouvoir, où l'absence de désignation d'un successeur depuis déjà plus de vingt-sept mois résulte d'une carence qui traduit de la part de l'État sinon une volonté délibérée de l'État, du moins un manque d'anticipation».

Nommée par décret en 2011, la présidente a exercé trois mandats, soit le maximum autorisé par les textes (cinq ans, reconductible par périodes de trois ans). Depuis mars 2021, elle est en «intérim» de son propre poste et ce, en dépit du fait qu’elle ait atteint la limite d’âge de 67 ans.

«En l'absence de désignation d'un successeur depuis le 5 mars 2021, la situation actuelle pourrait être assimilée à un quatrième mandat, non autorisé par les statuts de l'établissement. Une telle situation est inédite dans le champ des établissements publics culturels», souligne la Cour.

Bien que la décision autour de son remplacement éventuel -ou de son maintien envers et contre tou- soit entre les mains d’Emmanuel Macron, la Cour conteste «la position du ministère de la Culture» qui «soutient que le nombre cumulé des mandats de Catherine Pégard ne dépasse pas celui prévu dans le décret statutaire». Ce qui, à ses yeux, «paraît difficilement soutenable«.

Plus grave, les magistrats relèvent que «les décisions que la présidente de Versailles prend, ainsi que celles déléguées à ses directeurs, pourraient être contestées devant les tribunaux, notamment en matière d'engagement de la dépense».

8e Concours International Adolphe Sax : une finale entre le Japon, la Russie, l’Espagne et l’Italie

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Le jury a rendu son verdict : six Lauréats accéderont à la finale ces 10 et 11 novembre
Ils sont 2 Japonais, 3 Russes (dont un Russo-Espagnol) et un
Italien.

Ils étaient 264 saxophonistes à voir leur candidature acceptée au départ. Après une présélection à l’aveugle, une épreuve éliminatoire et une performance de 40 minutes en demifinale, six candidats ont réussi à convaincre le jury et accéderont à la finale du 8e Concours International Adolphe Sax qui se déroulera sur deux jours, les 10 et 11 novembre à 20h00 précises, en la Collégiale Notre-Dame de Dinant.

Andreas Eitzinger à Linz

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L'Université privée Anton Bruckner de Linz (ABPU) accueille le tromboniste Andreas Eitzinger comme nouveau professeur à l'institut des cuivres et des percussions. La comédienne Antje Schmidt a également pris un poste de professeur d'art dramatique à partir du semestre d'hiver 2023-24.

Né en 1982 à Vöcklabruck (Haute-Autriche), Eitzinger a étudié le trombone à l'ABPU. Depuis 2006, il est trombone solo du Tonkünstler-Orchester Niederösterreich et, depuis 2012, il était professeur au conservatoire Joseph Haydn d'Eisenstadt.

Manfred Honeck, chef honoraire à Bamberg

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Le chef d'orchestre Manfred Honeck est un invité régulier de l'Orchestre Symphonique de Bamberg depuis 32 ans. Samedi, dans le cadre des prochains concerts à Bamberg, l'orchestre le nommera chef d'orchestre honoraire. Après Eugen Jochum, Horst Stein, Herbert Blomstedt et Christoph Eschenbach, Manfred Honeck est ainsi le cinquième chef d'orchestre à recevoir cet honneur.

La collaboration de Manfred Honeck avec l'Orchestre Symphonique de Bamberg a débuté dans les années 1980, dès le début de sa carrière de chef d'orchestre. C'est également à Bamberg qu'il a réalisé ses premiers enregistrements sur CD au début des années 1990.

Selon les propres termes de Honeck : C'est avec gratitude que je repense aux nombreuses années pendant lesquelles j'ai travaillé encore et encore avec l'Orchestre symphonique de Bamberg. Ils m'ont beaucoup soutenu, même lorsque j'étais un jeune chef d'orchestre, ce qui est encore très important pour moi. J'apprécie beaucoup l'orchestre et sa qualité. Je leur voue le plus grand respect et c'est toujours un grand plaisir pour moi de faire de la musique avec eux. C'est un honneur pour moi de pouvoir rejoindre l'illustre cercle des chefs d'orchestre honoraires.

Depuis les débuts avec l'orchestre il y a 32 ans, ils ont collaboré à un total de 109 concerts, la plupart à Bamberg. D'autres concerts avec l'orchestre et des productions communes sur disque sont prévus dans un avenir proche. Un nouvel album de concertos pour piano de Mozart sera enregistré en novembre avec le pianiste Jan Lisiecki.

Manfred Honeck est depuis seize ans le directeur musical de l'Orchestre Symphonique de Pittsburgh.

Marathon Rachmaninov à l'occasion de son 150e anniversaire

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Le Festival de Piano Rafael Orozco propose l'une des initiatives les plus ambitieuses de son histoire : un "Marathon Rachmaninov" qui rendra hommage au compositeur russe avec cinq grands interprètes, Jorge Luis Prats, Anna Fedorova, Juan Carlos Fernández-Nieto, Sergei Yerokhin et Daniel Ciobanu, et l'Orchestre de Cordoue, sous la direction de Salvador Vázquez.
Il s'agit de l'un des moments les plus attendus de la 21e édition du festival. Comme l'explique son directeur artistique, Juan Miguel Moreno Calderón, l'initiative revêt un caractère " ambitieux et très opportun ", en raison de l'hommage rendu à Sergueï Rachmaninov à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance.
L'initiative est ambitieuse et très opportune, en raison de l'hommage rendu à Sergueï Rachmaninov à l'occasion du 150e anniversaire de sa naissance, avec cinq grands pianistes qui offriront au public l'intégrale des œuvres pour piano et orchestre, et parce que Rafael Orozco y a été étroitement lié :  son interprétation magistrale des concertos pour piano de Rachmaninov, qu'il a enregistrés pour Philips en 1973, à l'occasion du centenaire du compositeur, est encore aujourd'hui considérée comme l'une des meilleures références de la discographie de ce répertoire.

Sarah Connolly au Royal College of Music

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La contralto britannique Dame Sarah Connolly rejoint le Royal College of Music en tant que professeur à la Faculté de chant et d'opéra.

Elle donnera des cours particuliers à partir de septembre de l'année prochaine.

Arnold Bax, 140 ans

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Le compositeur britannique Arnold Edward Trevor Bax est né à Streatham, dans la banlieue londonienne, le 8 novembre 1883 et décédé à Cork (Irlande) le 3 octobre 1953.

Il passe son enfance à Hampstead dans un milieu bourgeois cultivé. Sa première composition au piano date de l’âge de 12 ans. Il excelle par la suite sur cet instrument même s’il n'en joue que très rarement en public. Il étudie à la Royal Academy of Music de Londres où il entre à l’âge de 17 ans. Il a pour professeurs Tobias Matthay au piano et Frederick Corder à la composition.

Il séjourne par la suite en Irlande, à Gleann Cholm Cille (Comté de Donegal), village situé sur la côte ouest qu'il devait fréquenter pendant trente ans et où il écrivit nombre de ses œuvres. À partir du début des années 1930, c'est vers l'Écosse qu'il va chercher l'inspiration et il se rend régulièrement en hiver à Morar où il séjourne à l'hôtel de la Gare et où il va orchestrer ses nouvelles œuvres ébauchées à Londres. Bax découvre l’œuvre littéraire de Yeats qui l’influence profondément par la suite. Il écrit d’ailleurs plusieurs poèmes dans des revues locales sous le pseudonyme de Dermot O'Byrne. L’occasion de s’initier à la musique russe lui est donnée lorsqu’il tombe amoureux d'une Ukrainienne, amour qui ne sera pourtant pas partagé.

Il se marie avec la sœur d’un pianiste espagnol célèbre en son temps, Carlos Sobrino. Il est anobli en 1937. Il cesse de composer en 1940, se consacrant notamment à une autobiographie, « Farewell my youth » (Au revoir ma jeunesse). Toutefois, il est nommé Master of the King's Music en 1941 et reprend sa carrière avec une productivité très atténuée.

Avant d'aborder l'orchestre, Bax composa pour le piano et pour la voix, et il faut rechercher du côté de Robert Schumann et de Frédéric Chopin pour trouver ses premiers modèles. Tchaïkovski, Richard Wagner puis Richard Strauss comptèrent aussi dans ses influences ultérieures, notamment pour leur technique d'écriture. Ensuite, l'Irlande, ses paysages, la mer, les autochtones et la musique populaire celtique l'inspirèrent. Il étudia par la suite l'orchestration de Claude Debussy, celles de Maurice Ravel et d'Igor Stravinsky, la musique nordique (il avait de l’admiration pour Jean Sibelius, et c’était réciproque). De toutes ces influences, Bax sut faire une synthèse et créer un style qui lui est personnel et immédiatement identifiable.

Sa musique est fortement enracinée dans le courant post-wagnérien et, contrairement à une grande partie de ses contemporains, il va garder cette orientation malgré les bouleversements de la Première Guerre mondiale. Ce néoromantisme est tempéré par des éléments impressionnistes, en particulier dans sa musique de chambre. Son style est foncièrement tonal/modal mais s'accompagne d'un réseau de contrepoint chromatique plus ou moins abondant selon l'ambition de l’œuvre. Il se définit lui-même comme un « romantique sans honte » : « Ma musique est l'expression d'un état émotionnel. Je ne suis pas intéressé par le son musical en lui-même ».

Le catalogue de ses œuvres comporte près de 380 numéros, avec des compositions orchestrales (7 symphonies, un concerto pour violon, un concerto pour violoncelle, plusieurs pièces symphoniques, dont Tintagel), des mélodies, des pièces pour piano et de la musique de chambre. On lui doit aussi la musique du film « Oliver Twist », réalisé par David Lean en 1948.

Une édition révisée de la Rapsodie espagnole de Ravel

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La première mondiale de l’édition révisée de la Rapsodie espagnole, RAVEL EDITION Volume X, sera donnée par le prestigieux Detroit symphony Orchestra sous la direction de Fabien Gabel. Ces trois concerts se dérouleront, du 9 au 11 novembre, au Symphony Hall de Detroit. Le concert du 11 novembre (20h heure locale) sera diffusé en streaming vidéo à travers le monde depuis le site de l’Orchestre.

 L'édition révisée 2023 de la RAVEL EDITION est érigée sur base des sources conservées aux USA et en France : manuscrit orchestral (Harry Ransom Center de l’University of Texas - Austin), manuscrit de la “Habanera” de 1895 (Yale University), les partitions des chefs d’orchestres illustres comme Charles Münch et Pierre Boulez et les matériels historiques conservés dans les bibliothèques des Orchestres Colonne et Lamoureux (Paris).

 Conformément à l'ADN de la RAVEL EDITION, le travail associe l'expertise musicologique et les connaissances interprétatives, ainsi le comité de lecture de ce volume est composé des chefs d’orchestre Fabien Gabel et Ludovic Morlot, du compositeur Benjamin Attahir et des musiciens du Detroit Symphony Orchestra. 

Fondé en 1887, le Detroit Symphony Orchestra est l’un des plus grands orchestres des Etats-Unis. Sa notoriété mondiale s’est établie par la haute qualité de sa programmation, son dynamisme dans sa communication et ses enregistrements dont de nombreux sont des références bardées de récompenses. Sa filiation avec la musique française est particulièrement étroite, ce dont témoignent les enregistrements légendaires de la Rapsodie espagnole de Maurice Ravel par Paul Paray (Mercury) et Antal Dorati (Decca). Les autres directeurs musicaux de l’orchestre ont particulièrement soigné ce lien artistique transatlantique : Neeme Järvi, Leonard Slatkin et désormais Jader Bignamini.