Le Journal

Tournée en Espagne et création pour le London Symphony Orchestra et Antonio Pappano

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Le London Symphony Orchestra effectuera une tournée en Espagne au cours des prochains jours :  Madrid (24 et 25), Barcelone (26), Saragosse (27) et Alicante (28).

L'orchestre sera dirigé par son nouveau chef, Antonio Pappano, et comptera parmi ses invités Alice Sara Ott (Madrid et Barcelone), Yeol Eum Son (Alicante), et Patricia Kopatchinskaja (Madrid et Saragosse).

L'ensemble anglais proposera deux programmes : le premier jour à Madrid et à Saragosse, le Divertimento de Bartók, 1001 Nights in the Harem de Fazil Say et la 7e Symphonie de Beethoven, tandis que le deuxième soir à Madrid et lors des concerts de Barcelone et d'Alicante, le public assistera à la première de O Flower of Fire de Hannah Kendall, de la Totentanz for Piano de Liszt et de Thus Spake Zarathustra de Strauss.

Concours international Paulo de violoncelle

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La Canadienne Luka Coetzee a remporté le septième concours international Paulo de violoncelle, à Helsinki. Elle a 18 ans et le prix est d'une valeur de 20 000 euros.

Luka Coetzee fait ses débuts de soliste en 2015, à l’âge de 11 ans, avec le Calgary Civic Symphony.
Sept ans plus tard, en 2022, elle a reçu le Premier Prix du Prix international Pablo Casals (Espagne), le Premier Prix du Concours international de Cordes Johansen (États-Unis), un Prix Spécial et le Deuxième Prix du Concours international Dotzauer (Allemagne) ainsi qu’un Prix Spécial du Concours international de cordes UNISA (Afrique du Sud).
L’année dernière, elle s’est également produite en tant que soliste avec l’Orchestre Symphonique de l’Université de Dresde, l’Orchestre de Chambre de Stuttgart et l’Orchestre Philharmonique National.
En tant que membre des LGT Young Soloists, Luka a également enregistré la Sonate en la majeur de Beethoven pour NAXOS.
Elle s’est produite dans des salles de concert telles que l’Elbphilharmonie de Hambourg, la Philharmonie de Berlin, la Tonhalle de Zurich, le Victoria Hall de Singapour et le Festival de musique du Rheingau.
Elle étudie actuellement à la Hochschule für Musik Franz Liszt Weimar avec Wolfgang Emanuel Schmidt.

Week end de découvertes

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Ce soir, Andrés Orozco-Estrada fait ses débuts à l'Auditorium Rai de Turin en tant que chef principal, lors d'un concert également diffusé en live streaming.

Quant à la Staatskapelle de Dresde, elle accueille le chef italien Antonello Manacorda pour ses débuts en concert symphonique au Semperoper.

 

Prolongation de contrat jusqu'en 2038 !

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Le Norddeutscher Rundfunk (NDR) et la Philharmonie de l'Elbe de Hambourg prolongent le contrat de résidence de l'Orchestre de la Philharmonie de l'Elbe de la NDR jusqu'en 2038.
La prolongation anticipée du contrat garantit à l'ensemble des droits et des conditions importants. L'orchestre NDR Elbphilharmonie est l'orchestre résident de l'Elbphilharmonie depuis son ouverture en 2017 et y donne jusqu'à 70 concerts par an.

Parallèlement, le conseil d'administration a nommé Dominik Deuber, 44 ans, nouveau directeur du département Orchestre, chœur et concerts de la NDR. Le manager musical suisse succèdera le 1er août 2024 à Achim Dobschall qui prendra sa retraite après sept ans de service.

Deuber est directeur du Musikkollegium Winterthur depuis 2020. Il dirige et programme en outre le Festival international Generations Jazz dans sa ville natale de Frauenfeld. Auparavant, il a été pendant douze ans le Managing Director de la Lucerne Festival Academy.
Au Norddeutscher Rundfunk, il sera désormais responsable des séries de concerts et des quatre ensembles NDR Elbphilharmonie Orchester, NDR Radiophilharmonie, NDR Bigband et NDR Vokalensemble.

Dudamel remplace Zubin Mehta

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Zubin Mehta (87 ans) doit annuler, pour raison de santé, ses concerts à Berlin (du 19 au 21 octobre) avec les Berliner Philharmoniker.
C'est Gustavo Dudamel qui prend le relais et le programme reste inchangé.

Début de procédure à l'ENO

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Quelques heures après une ovation de 5 minutes pour la dernière représentation de Peter Grimes, l'ENO a informé son orchestre qu'un "processus de consultation a été lancé" pour réduire la taille et la composition de l'orchestre.

L'e-mail de la direction contient des propositions visant à "réduire la taille de l'orchestre de 69 à 50" (il y a actuellement 48 salariés), à "réduire le contrat à une période de 26 semaines et à 60 % des heures annuelles actuelles... le salaire sera de 60 % des niveaux actuels".

La consultation collective officielle débutera la semaine prochaine et les musiciens qui resteront à l'ENO verront leur salaire réduit à un niveau inférieur au salaire minimum londonien.

 

Wilhelmine von Bayreuth, 265 ans

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Frédérique Sophie Wilhelmine de Prusse, Margravine de Bayreuth, est la fille aînée du Roi de Prusse Frédéric-Guillaume Ier, et sœur du grand Frédéric II de Prusse, née le  morte le .

Comme son frère cadet, le futur Frédéric II dont elle est très proche, elle a beaucoup à souffrir dans sa jeunesse des violences de leur père le Roi Frédéric-Guillaume Ier de Prusse. Ainsi qu'elle l'écrit dans ses Mémoires écrits en français : J'étais occupée tous les jours par mes maîtres et mon unique récréation était de voir mon frère. Jamais tendresse n'a égalé la nôtre.

Elle épouse en 1731 un cousin, héritier du Margraviat de Bayreuth Frédéric de Brandebourg-Bayreuth. Le couple n'a qu'un enfant, Élisabeth Frédérique Sophie de Brandenbourg-Bayreuth (1732-1780), décrite par Casanova comme la plus belle fille d'Allemagne, qui se marie au Duc Charles II de Wurtemberg en 1748.

Proche de Voltaire qui écrit une Ode sur sa mort, la Margravine laisse des Mémoires (de 1706 à 1742), qui ne paraissent qu'en 1810 et sont réimprimés à Paris en 1845. Ils offrent les détails les plus intéressants sur la vie à la Cour de Prusse avant que ce pays ne devienne une puissance européenne dans la première partie du xviiie siècle.

Sa Correspondance avec Frédéric II est imprimée en partie dans les Œuvres du roi.

Wilhelmine est aussi une compositrice et s'emploie à développer la vie musicale de Bayreuth et en fait une des villes les plus brillantes de l'époque. Elle engage, à la Cour, le futur maître de chapelle Johann Pfeiffer qui lui enseigne la composition. Elle compose un opéra, Argenore, sur un livret de A. Galetti, en l'honneur de l'anniversaire de son mari, un concerto pour clavecin et de la musique de chambre.

Franz Anton Dimler, 270 ans

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Franz Anton Dimmler (ou Dimler), né le  à Mannheim dans le Palatinat du Rhin et mort le  à Munich dans le royaume de Bavière, est un musicien et compositeur allemand qui fit partie de l'école de Mannheim.

Le musicien de la Cour de Mannheim Joseph Zwini (ou Joseph Ziwiny) lui enseigne la musique et le cor, et l'abbé Georg Joseph Vogler lui enseigne la composition. En 1766, à l'âge de treize ans, il entre en qualité de corniste dans l'orchestre de la Cour de Mannheim, la « Mannheimer Hofkapelle », un orchestre fondé par le Prince-Electeur de Palatinat Charles-Théodore lorsqu'il accède au pouvoir en 1743 à l'âge de 18 ans seulement. Cet orchestre atteindra son apogée de 1748 à 1778, comptera jusqu'à 89 musiciens et entrera dans l'histoire de la musique sous le nom d'Ecole de Mannheim ou « Mannheimer Schule ».

En 1778, Charles-Théodore de Palatinat, devenu Prince-Electeur de Bavière, transfère sa Cour de Mannheim à Munich, ainsi que son orchestre qui fusionne avec l'orchestre de la Cour de Munich (Münchener Hofkapelle) dont les origines remontent au xvie siècle : Dimmler suit la Cour et l'orchestre à Munich où il s'adonne à l'étude de la contrebasse et devient un virtuose de cet instrument pour lequel, selon François-Joseph Fétis dans sa Biographie universelle des musiciens publiée à Paris en 1878, on ne trouvait pas alors de tel talent en Bavière à l'exception de Marconi et de Gaspard Böhrer.

Dimmler a eu un fils, nommé Franz Anton comme lui, né à Munich le 24 avril 1783, qui a reçu les premiers principes de musique de son père et qui est entré à son tour au service de la Cour de Charles-Théodore (à Munich), en qualité de clarinettiste le 16 juin 1796, à l'âge de treize ans. Dimmler a dédié à son fils plusieurs concertos pour clarinette, un instrument inventé au début du xviiie siècle et qui a fait son apparition dans les orchestres de cour allemands vers 1750, parmi lesquels celui de Mannheim qui a joué un rôle important dans son développement.

Selon François-Joseph Fétis (Biographie universelle des musiciens, deuxième édition, tome troisième, 1878), Dimmler a composé les petits opéras suivants :

  • Der Guck-Kasten (La Jalousie), représenté à Munich en 1794 ;
  • Die Schatzgräber (Les Chercheurs de trésor), représenté au château de Sufeld près de Munich ;
  • Zebel-Jäger (Les Chasseurs de zibeline).

Il a en outre, toujours selon Fétis, composé la musique de 185 ballets.
On connaît également en manuscrit des symphonies, quatuors et concertos de sa composition ainsi que de nombreuses pièces pour guitare, un instrument dont il jouait très bien.

Jacques Arcadelt, 455 ans

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Le chanteur et un compositeur de l’école franco-flamande Jacques Arcadelt [Jacobus, Jacob, Archadelt, Arcadet] est né le  à Namur, et décédé le  à Paris). Il fut actif à Florence, Rome et Paris. Sa riche production touche toutes les formes de musique en usage à son époque, en particulier le madrigal et la chanson.

Bien qu'il ait également écrit de la musique vocale sacrée, il fut l'un des premiers compositeurs de madrigaux ; son premier livre de madrigaux, publié moins d'une décennie après l'apparition des premiers exemples de la forme, était la collection de madrigaux la plus largement imprimée de toute l'époque.

En plus de son travail en tant que madrigaliste, et le distinguant des autres premiers compositeurs éminents de madrigaux -Philippe Verdelot et Costanzo Festa- il était tout aussi prolifique et adepte de la composition de chansons, particulièrement à la fin de sa carrière lorsqu'il vivait à Paris.

Arcadelt était le membre le plus influent de la première phase de la composition madrigale, la phase « classique » ; c'est grâce aux publications d'Arcadelt, plus que celles de tout autre compositeur, que le madrigal s'est fait connaître hors d'Italie. Les compositeurs ultérieurs considéraient le style d'Arcadelt comme représentant un idéal ; des réimpressions ultérieures de son premier livre de madrigaux ont souvent été utilisées pour l'enseignement, les réimpressions apparaissant plus d'un siècle après sa publication originale.

Jacques Arcadelt est fils de Gérard Fayl dele Arche d’Elte, un maître de forge et fabricant d’armes à Haltinne, un peu à l’est de Namur.

En 1515, il apparaît parmi les enfants de chœur instruits par Alexandre de Clèves, maître de musique de la collégiale Saint-Pierre-au-Château parmi lesquels se trouve également Pierre Certon. Cette même année il est récompensé avec d’autres chanteurs pour deux manifestations organisées par la ville.

On trouve encore sa trace -toujours sous le nom de Jacobus de Arca d’Elta- de 1516 à 1519, en tant qu'enfant de chœur, au sein de la maîtrise de la collégiale Saint-Aubain, sous la direction du maître de musique Lambert Masson puis, de 1519 à 1524, chez le maître Charles de Nicquet, maître de la grande école, et repéré encore en , lors de festivités offertes pour célébrer une victoire militaire. Peut-être a-t-il profité des relations internationales de son père, qui traitait avec des acheteurs d’armes ; peut-être a-t-il été repéré et emmené par un noble ou un notable qui souhaitait s’attacher ses services ; toujours est-il qu’il part en Italie peu après ses 19 ans.

Les premières compositions qu’on possède de sa main montrent qu’il a dû être en Italie dès la fin des années 1520 ; sa présence à Florence est d’ailleurs attestée dès 1534 comme compositeur de madrigaux et en 1535 quand il se trouve au service du Duc Alexandre de Médicis. Il semble avoir été aussi attaché à Roberto Pucci, un proche des Médicis qui alternait des séjours à Rome et à Florence et qui s’établit à Rome après avoir été fait cardinal en 1537.

C’est dans les années 1530 qu’Arcadelt écrivit une quantité considérable de madrigaux ; il est considéré en cela comme un continuateur de Philippe Verdelot, un des premiers créateurs de cette forme. Son style s’imprègne clairement de la manière de Verdelot, et murit rapidement jusqu’à lui procurer une célébrité considérable.

Après l’assassinat du Duc Alexandre en 1537, Arcadelt se déplace à Rome. Sa présence y est attestée en 1538 par une composition faite pour les noces de Marguerite d’Autriche (veuve du duc Alexandre) et d’Octave Farnèse. On suppose qu’il est le Jacobus flandrus qui est admis à la Cappella Giulia en 1539. Il est en tout cas admis fin 1540 à la Chapelle Sixtine comme maître des enfants (probablement protégé par le Pape Paul III, un Farnèse). Il reste à ce poste jusqu’à l’été 1551, date à laquelle il repart en France (avec toutefois un voyage en France en 1547).

Entre 1538 et 1544, l’imprimeur vénitien Antonio Gardano édite cinq livres de ses madrigaux, qui connaissent un succès considérable, et sont souvent réédités.

La mort de Paul III en 1549 fut peut-être l’occasion pour Arcadelt de rechercher un nouvel emploi. Revenu en France, il entre vers 1552 comme maître de chapelle auprès du Cardinal Charles de Lorraine, un membre influent de la Cour de France. Le titre fait d'abord référence à sa qualité de musicien du roi : il est chantre de la Chambre du roi entre 15561 et 1560, aux gages annuels de 200 lt (livres tournois). À ce titre, il a été récompensé par des canonicats (des prébendes canoniales y étaient également attachées).

Durant cette période, nombre de ses œuvres paraissent chez les imprimeurs Adrian Le Roy et Robert Ballard : des airs et des chansons essentiellement mais aussi des messes, des Lamentations et un Magnificat.

Arcadelt meurt le , probablement à Paris. Il est alors remplacé par Jean Durantel à son poste de chantre ordinaire de la Chambre.

Jacques Arcadelt laisse 250 œuvres. Ses œuvres complètes ont été éditées par Albert Seay : Jacobus Arcadelt : Opera omnia ; Corpus Mensurabili Musisae, xxxi, vol. 1–10 (1965–71).

Le plus récent enregistrement d'oeuvres de Jacques Arcadelt : Madrigali - Chansons - Motetti. Capella Mediterranea, Doulce Mémoire, Chœur de Chambre de Namur. 3 CD Ricercar RIC 392, 2018.

Hommage à Mariana Nicolesco

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L'Opéra National de Bucarest commémore ce samedi la mémoire de la soprano Mariana Nicolesco (1948-2022) en lui dédiant la représentation de Madama Butterfly de Giacomo Puccini, un an après sa mort.

Acclamée dans les rôles de Regina del Belcanto, Primadonna Assoluta, Diva Divina sur les scènes les plus prestigieuses et dans les principales salles de concert du monde, dont le Teatro alla Scala de Milan, le Metropolitan Opera de New York, le Bayerische Staatsoper München, le Teatro La Fenice de Venise, le Teatro Municipales de Rio de Janeiro, Gran Teatre del Liceu de Barcelone, Lyric Opera Chicago, Semperoper Dresden, San Francisco Opera, à Tokyo, Nagoya, Osaka, Pretoria, au Festival de Salzbourg, Maggio Musicale Fiorentino ou Rossini Opera Festival à Pesaro, au Carnegie Hall de New York, au Royal Festival Hall de Londres, au Musikverein de Vienne, à la Salle Pleyel de Paris, au Concertgebouw d'Amsterdam, à la Grande Salle du Conservatoire de Moscou, à l'Académie Santa Cecilia de Rome, la soprano Mariana Nicolesco a séduit le public par sa voix, par sa maîtrise de l'art du chant et par sa personnalité scénique, abordant avec brio un vaste répertoire allant du baroque à la création contemporaine.

Elle a interprété en première mondiale les Sept portes de Jérusalem de Krzysztof Penderecki lors de la célébration des 3000 ans de la Ville Sainte. Invitée par le Pape Jean-Paul II, Mariana Nicolesco a chanté les merveilleux chants roumains lors du premier concert de Noël au Vatican.

Une étude montre que, dans l'histoire du Teatro alla Scala de Milan, c'est la soprano qui est ale plus pparue dans les premières. Lauréate de la Médaille UNESCO du mérite artistique, Mariana Nicolesco a été nommée Artiste de l'UNESCO pour la paix "en reconnaissance de son engagement en faveur du patrimoine musical, de la création artistique, du dialogue entre les cultures et de sa contribution à la promotion des idéaux de l'Organisation" et Ambassadrice honoraire de l'UNESCO.