Le Journal

Honneur à Catherine Hunold

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Jeudi, le Directeur du Capitole de Toulouse, Christophe Ghristi, a remis à la soprano dramatique française Catherine Hunold les insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres (promotion octobre 2022).

 

Takehisa Kosugi, 5 ans

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Takehisa Kosugi, né le  à Tokyo et mort à Ashiya le , est un compositeur et violoniste japonais associé au mouvement Fluxus.

Takehisa Kosugi étudie la musicologie à l'Université des arts de Tokyo dont il est diplômé en 1962.
Il est probablement surtout connu pour la musique expérimentale qu'il créée de 1960 à 1975, d'abord dans les années 1960 avec l'ensemble de sept membres du Groupe Ongaku basé à Tokyo, et par la suite en tant qu'artiste solo et avec l'octuor itinérant Taj Mahal Travellers (1969-1975).
Le principal instrument de Takehisa Kosugi est le violon, dont il envoie le son à travers différents chambres d'écho et d'effets pour créer une musique bizarre faites de secousses, tout à fait en désaccord avec les bourdons d'autres artistes plus connus de Fluxus comme Tony Conrad, John Cale et Henry Flynt.

En 1963 Takehisa Kosugi compose pour Fluxus 1 une pièce intitulée Musique de théâtre sous la forme d'un rectangle de carton portant la trace d'une spirale de pieds en mouvement avec l'instruction : « Continuez à marcher attentivement ».

De 1985 à 2012, Takehisa Kosugi est directeur musical de la compagnie de danse Merce Cunningham et vit à Osaka. Sa carrière au sein du Groupe 1960 Ongaku est largement expliquée dans l'essai de 32 pages « expérimental Japon » qui figure dans le livre Japrocksampler (Bloomsbury, 2007), écrit par l'auteur / musicien / occultiste Julian Cope . Le livre propose également une biographie détaillée de 12 pages du Taj Mahal Travellers de Kosugi, dont Julian Cope décrit la musique comme un « rappel du gréement grinçant de la Mary Céleste sans pilote ». Selon Cope, le plus beau travail de Kosugi est l'album solo Catch-wave paru en 1975 chez CBS/Sony.

Takehisa Kosugi a reçu des subventions du 3e Fonds JDR en 1966 et 1977.
Il a également reçu en 1981 une subvention de bourse DAAD pour résider à Berlin.

Il reçoit en 1994 un prix musical John Cage de la Fondation pour les arts scéniques contemporains.

Djivan Gasparyan, 95 ans

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Le musicien Djivan Gasparyan, légende du duduk arménien, est mort à 92 ans
Il était le maître et la référence du duduk (ou "doudouk"), cet instrument traditionnel arménien à vent dont le son poignant, profond, identifiable au premier souffle, a fait le tour du monde.
Djivan Gasparyan était une référence mondiale et un ambassadeur de la musique de son pays. Instrument traditionnel emblématique d'un peuple, porte-voix de l'âme millénaire des montagnes d'Arménie, sous les doigts de Djivan, le duduk a résonné dans le monde entier, jusqu'à certaines grandes productions hollywoodiennes. La mort de Gasparyan a causé une émotion bien au-delà des frontières arméniennes, des artistes comme Peter Gabriel et Brian May (du groupe Queen) lui ayant rendu hommage.

Djivan Gasparyan est né le 12 octobre 1928 à Solak, village situé à quelques kilomètres au nord-est d'Erevan, dans une Arménie sous joug soviétique. Dès l'âge de 6 ans, il étudie le duduk, un genre de hautbois à hanche double, un instrument au son d'une beauté, d'une profondeur et d'une expressivité inouïes. Son enfance est douloureuse : en 1941, sa mère meurt et son père doit partir faire la guerre. Il joue dans la rue pour quelques bouchées de pain, afin de nourrir sa sœur, son frère et lui-même, confiera-t-il en 2019 au site britannique SongLines : J'ai appris que le pouvoir du duduk vient de l'expression que vous y mettez.

En 1947, Djiavan Gasparyan part pour Moscou avec un ensemble amateur. Il reçoit bientôt une montre des mains de Staline après un concert, mais, fauché, il la revendra. En 1949, il intègre une formation nationale de chants et danses folkloriques d'Arménie. Il collectionne les distinctions et acquiert rapidement une grande renommée dans son pays.

La consécration internationale arrive à la fin des années 1980, grâce à des artistes britanniques. Brian Eno, célèbre musicien et producteur, invite Gasparyan à Londres après l'avoir vu jouer à Moscou. Il reprend sur son label un de ses albums sorti en 1983 (Armenian Folk Tunes) sous un nouveau titre, I Will Not Be Sad in This World.

Le chanteur britannique Peter Gabriel, en pleine exploration musicale au moment d'écrire l'album Passion, la bande originale du film La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese, découvre sa musique et tombe sous le charme du duduk arménien. Il intégrera cet instrument à Passion et contribuera à le faire connaître dans le monde.

Par la suite, Djivan Gasparyan enchaîne les collaborations internationales. Il travaille avec le quatuor à cordes californien Kronos Quartet, le musicien turc Erkan Oğur -pour un symbole fort de fraternisation- , le luthiste iranien Hossein Alizadeh, la légende pakistanaise Nusrat Fateh Ali Khan, mais aussi avec le compositeur canadien Michael Brook pour le label Real World de Peter Gabriel. En 2004, il participe notamment à la bande originale du film Gladiator de Ridley Scott, en collaboration avec le compositeur Hans Zimmer. Un juste retour des choses pour celui qui confiait à SongLines que dans son enfance, il écoutait avec fascination, au cinéma, les joueurs de duduk qui accompagnaient les films muets... En 1996, Djivan Gasparyan a joué aux côtés du célèbre chanteur américain Lionel Lionel pour la chanson Now You're Gone.

En 2010, Djivan Gasparyan a accompagné sur scène la candidate de l'Arménie à l'Eurovision, Eva Rivas. Au cours de sa carrière, Djivan Gasparyan aura sorti plus de vingt albums, participé à un millier d'enregistrements et à des milliers de concerts. Il aura aussi enseigné son art au Conservatoire d'Erevan, formant de nombeux dudukistes.

Walter Jurmann, 120 ans

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Le compositeur autrichien Walter Jurmann est né le  à Vienne et décédé le  à Budapest.

À la demande de ses parents, Walter Jurmann étudie la médecine. En 1924, il se rend à Semmering pour une pleurésie, où on lui propose un emploi de pianiste de bar en raison de ses improvisations au piano. Jurmann abandonne ses études de médecine et devient musicien professionnel.

Le parolier viennois Fritz Rotter reconnaît le talent de Jurmann et lui suggère de venir avec lui à Berlin. La première chanson Was weißt Du, wie ich verliebt bin, interprétée par Richard Tauber, est un succès. Ensuite Jan Kiepura, Jussi Björling, Hans Albers, Willy Fritsch ou les Comedian Harmonists chantent ses compositions. En raison d'une charge de travail excessive, Jurmann commence à travailler avec le compositeur polonais Bronisław Kaper, qui arrange ses mélodies.

En 1933, après la prise du pouvoir des nazis, en raison de son origine juive, Jurmann émigre à Paris. En 1934, Il rencontre Louis B. Mayer qui lui offre un contrat de sept ans avec la MGM. Il amène avec lui Kaper à Hollywood. Son premier film américain est La Femme au masque en 1935. Il réussit à Hollywood, notamment avec les films des Marx Brothers.
En 1935, il écrit avec Bronislau Kaper et Ned Washington la chanson Cosí Cosa pour le film des Marx Brothers Une nuit à l'opéra. De nombreux téléspectateurs considèrent la chanson satirique comme une véritable chanson folklorique napolitaine.
Un des airs les plus célèbres est San Francisco du film du même nom, que Judy Garland chante à la fin de ses concerts.

Jurmann reçoit la citoyenneté honoraire de San Francisco en 1938. Il s'installe à Los Angeles.
En 1943, Jurmann se retire presque entièrement de sa vie professionnelle.
En 1953, il épouse Yvonne Jellinek, une créatrice de mode hongroise rencontrée lors d'une fête aux États-Unis.
À l'été 1971, il meurt d'une crise cardiaque lors d'un voyage de vacances à travers l'Europe à Budapest.

Johann Ludwig Krebs, 310 ans

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Le compositeur et organiste allemand Johann Ludwig Krebs, baptisé à Buttelstedt le  est décédé à Altenbourg le .

Il  est l'un des trois fils de l'organiste et cantor de Weimar, Johann Tobias Krebs duquel il a reçu ses premiers enseignements musicaux. Après le décès de sa mère, père et fils déménagent à Buttstädt, où le père a trouvé un poste d'organiste.

Il fut de ceux qui passèrent par la Thomasschule de Leipzig, et resta pendant neuf ans sous la férule de J.S. Bach qui apprécia et loua les compétences acquises par son élève. Sa carrière fut cependant assez modeste et sa production peu abondante aux standards de l'époque. On y compte une poignée d'œuvres de chambre (sonates en trio et sonates pour clavecin et flûte) aussi charmantes qu'habilement écrites, mais c'est son œuvre pour orgue -la part de loin la plus importante de son catalogue- qui retient principalement l'intérêt. On y voit parfois le musicien glisser avec un certain bonheur vers l'esthétique « galante » de son temps, mais on le sent surtout, en « pur produit de l'atelier Bach », imprégné  - jusqu'à en rester prisonnier- de l'enseignement reçu de son maître. Et c'est là où le bât blesse. Pour reprendre une plaisante image, l'écrevisse (Krebs) nageait librement dans le ruisseau (Bach) mais, à la disparition de ce dernier, n'a pas su opérer sa mutation.
On peut certes être impressionné par un métier aussi accompli. On pourra même se délecter à l'écoute de ses trios, et certains, en découvrant ses chorals, dont certains semblent échappés tout droit de l'Orgelbüchlein, seront peut-être enchantés et éblouis par les capacités de mimétisme du musicien.
En revanche, on risque fort de connaître « l'overdose » à l'écoute de ses grands dyptiques et de certaines autres pièces libres (fugues, préludes, fantaisies) car, à côté de quelques réussites, on a là, notamment dans les préludes et fugues, des développements démesurés qui deviennent vite de redoutables monuments d'ennui. Et plus généralement, comme l'écrit Georges Guillard à propos de ces pièces libres, il est bien délicat, au milieu de tant de références à l'œuvre de Bach, de faire la part entre une simple réminiscence (consciente ou inconsciente), un discret hommage, la rumination de formules admirées, les bégaiements de la mécanique compositionnelle ou le plagiat caractérisé.

Nous voilà donc prévenus, mais cela ne doit pas dissuader le mélomane de faire preuve de curiosité, et encore moins de s'intéresser à deux autres pans -plus originaux- de la production du compositeur : ce sont, d'une part, ses œuvres d'orgue avec instrument obligé (hautbois, flûte ou trompette), qui comprennent des chorals et surtout cinq belles fantaisies, parmi lesquelles un vrai chef-d'œuvre (celle en fa mineur avec hautbois) ; et c'est d'autre part, sous le titre de Klavierübung, un petit recueil de treize chorals que Krebs a visiblement conçus pour l'exercice de la piété domestique puisqu'ils peuvent indifféremment se jouer au clavecin ou à l'orgue. Il nous a laissé là un petit chef-d'œuvre baroque proche, par l'écriture, des Partitas pour orgue de Bach, mais d'esprit déjà galant, ce qui donne une œuvre délicieusement chantante, inventive et émouvante, souvent gaie et virtuose, à l'occasion également empreinte d'un léger chromatisme marquant délicatement l'affliction du croyant. 

Daniel Cohen prolonge à Darmstadt

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Le directeur musical du Théâtre national de Darmstadt, Daniel Cohen (39 ans), restera en poste trois ans de plus, jusqu'à l'été 2027.
La continuité de son travail au Staatstheater Darmstadt ouvre un large horizon de développement commun et de perspectives artistiques, a précisé Karsten Wiegand.

Daniel Cohen considère la musique contemporaine comme l'un des points forts de son travail.

Le Prix Wihuri Sibelius à Tristan Murail

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Le prix finlandais Wihuri Sibelius, d'une valeur de 150 000 euros, a choisi cette année au compositeur français Tristan Murail, 76 ans, comme lauréat.

Élève de Messiaen, il a travaillé avec Boulez à l'Ircam et il a été professeur de composition à Columbia jusqu'à sa retraite en 2011.

6e bourse Hanns Eisler de la ville de Leipzig

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Le compositeur Ardian Halimi reçoit la 6e bourse Hanns Eisler de la ville de Leipzig. La ville a annoncé mercredi qu'un jury avait sélectionné le compositeur, né en 1990 au Kosovo, parmi 47 candidatures.

Halimi a convaincu le jury, réuni autour du compositeur et pianiste Steffen Schleiermacher, en tant que compositeur intéressant avec une écriture individuelle, un catalogue d'œuvres déjà assez important et une chronique continue d'exécutions. Son projet de composition a suscité l'intérêt du jury et sera également réalisable sous la forme décrite.

Le boursier recevra 5.000 euros pour subvenir à ses besoins et pourra séjourner gratuitement pendant cinq mois à partir de mai 2024 dans l'appartement natal d'Eisler afin de se consacrer à un projet de travail préalablement esquissé. Le pianiste Schleiermacher et l'Ensemble Avantgarde devraient donner la première représentation de l'œuvre achevée en octobre 2024.

Avec cette bourse attribuée pour la première fois en 2018, la ville rend hommage au compositeur Hanns Eisler, né le 6 juillet 1898 à Leipzig et décédé le 6 septembre 1962 à Berlin.

Un nouveau concours international de violon

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Un nouveau concours de violon, le Classic Violin Olympus, fait son entrée sur la scène internationale avec un format inédit dans sa modalité et son articulation.
Sous la direction artistique de Pavel Vernikov, le concours aura une phase préliminaire qui se déroulera tout au long de l'année 2024 dans six pays différents à travers six concours différents, chacun offrant une dotation de 35 000 euros.

Tokyo, Vienne, New York, Londres, Paris et Tel Aviv accueilleront ces compétitions préliminaires, qui seront jugées par des jurys de cinq membres soigneusement sélectionnés. Les deux candidats les mieux classés de chaque événement auront la possibilité de participer à la finale, qui se déroulera à Dubaï du 22 au 28 avril 2025.

Une fois à Dubaï, les douze finalistes devront présenter un programme en six parties, conçu de manière innovante pour analyser leurs compétences sous différents angles. Les candidats se produiront d'abord avec un orchestre symphonique, puis en tant que premier violon, puis en tant que chef d'orchestre. Ils interpréteront ensuite le Triple Concerto de Beethoven aux côtés de deux autres solistes de renommée mondiale et de l'orchestre, avant d'aborder une œuvre d'un compositeur contemporain, un rappel en solo et, enfin, une séance de questions-réponses avec les 23 membres du jury, composé de chefs d'orchestre, de festivals et de séries de concerts renommés.

Un autre aspect marquant de l'Olympe du violon classique est son prix de 310 000 euros : 10 000 euros pour chacun des 11 finalistes et un premier prix de 200 000 euros.

Le concours est ouvert aux artistes de tous âges et de toutes nationalités. Les inscriptions à la phase de présélection sont désormais ouvertes.

Une salle de répétition de premier ordre

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La Philharmonie de Westphalie du Sud a inauguré une salle de répétition nouvellement construite avec des équipements de pointe.

Le cœur de la "Maison de la musique" est la grande salle de répétition de 410 mètres carrés. Elle mesure douze mètres de haut. Elle peut accueillir 199 places pour les visiteurs. Le point fort est l'acoustique : elle peut être modifiée grâce à des rideaux extensibles électriquement. Il est ainsi possible de recréer les scénarios acoustiques qui prévalent dans les différents lieux d'accueil de la Philharmonie.

Il y a également dix salles d'accordage réparties sur trois étages, adaptées individuellement aux différents instruments. Les musiciens peuvent s'y "échauffer" avant que l'ensemble de l'orchestre ne répète ensemble.

Afin d'éviter que les vibrations d'une salle de répétition ne se transmettent à l'ensemble du bâtiment, les salles sont conçues comme une "salle dans la salle". Elles sont montées sur ressorts. Toutes les ventilations sont conçues de manière à ce qu'aucune vibration ne puisse être transmise.

Afin d'offrir aux instruments artisanaux des conditions optimales, trois salles à régulation constante de l'humidité ont été créées.

Par ailleurs, le directeur musical Nabil Shehata a été reconduit dans ses fonctions jusqu'en 2027.