Le Journal

Einojuhani Rautavaara, 95 ans

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Le compositeur finlndais Einojuhani Rautavaara est né le  à Helsinki et mort le s.

Né d'un père baryton et d'une mère médecin, Einojuhani Rautavaara perd son père à l'âge de dix ans. À la mort de sa mère, six ans plus tard, il finit sa scolarité à Turku avant de retourner à Helsinki en 1948, où il étudie la musicologie et la composition à l’Académie Sibelius.
Diplômé en 1954 de composition, il se voit octroyer une bourse par Jean Sibelius lui-même pour partir aux États-Unis, où il se forme à la Juilliard School et à Tanglewood. Il parfait ensuite sa formation en Suisse et enfin à Cologne.

D’abord influencé par le néo-classicisme (Stravinsky, Hindemith), il se tourne ensuite vers Moussorgsky, Debussy, Messiaen (avec lequel il partage une passion pour l'ornithologie) et enfin Berg.
Compositeur infatigable et éclectique qui passe en revue toute l'histoire de la musique, il s'essaie à tous les styles et écoles qui soient du chant grégorien au dodécaphonisme en passant par la Musique aléatoire ou le post-romantisme, ou encore la musique électronique, à tous les genres depuis l'opéra, le concerto jusqu'à la musique de chambre en passant par la symphonie et la musique chorale.

On lui doit plusieurs partitions pour la scène dont l'opéra Rasputin et un grand nombre d'œuvres pour orchestre (dont huit symphonies).

Il enseigne à l'Académie Sibelius à partir de 1966. Parmi ses élèves : Harri Ahmas, Esa-Pekka Salonen, Magnus Lindberg.

Il meurt à Helsinki le 

Création de "Constellations de Miró" à Barcelone

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Dans le cadre du Festival de Nova Creació Sonora de Barcelona (Mixtur), le compositeur Hèctor Parra créera sa nouvelle œuvre : Constellations de Miró.

À propos de sa nouvelle œuvre, Parra lui-même commente : Nous trouvons particulièrement inspirant le chemin artistique que Joan Miró tisse avec une grande ténacité au cours des années 1930, plongé dans les tumultueux changements politiques, sociaux et économiques qui caractérisent la décennie. La proclamation de la Seconde République, le coup d'État militaire de 1936, l'horreur de la guerre civile et l'avènement du régime franquiste, un exil de quatre ans et la fuite devant l'invasion nazie de la France culminent, paradoxalement, dans la formidable série de 23 constellations qu'il a peintes entre janvier 1940 et septembre 1941. Avec ces gouaches de petit format, Miró offre au monde un modèle exemplaire de ténacité, de développement artistique, d'harmonie plastique et d'intégrité humaine à l'un des moments les plus sombres de l'histoire.
Et il conclut : ce cycle est un voyage dans le monde intérieur du compositeur lui-même et du poète, qui extériorise la peinture de Miró sous la forme d'une toile musicale complexe : éthérée ou dense, lisse ou rugueuse, délicate ou grossière. Entre les mains des pianistes Imma Santacreu et Lluïsa Espigolé, le piano se transforme en un instrument presque électro-acoustique. En combinaison avec les poèmes écrits par Arnau Pons et interprétés en direct par l'acteur Pere Arquillué, un univers complet et suggestif naît où les étoiles s'alignent à chaque intervention sonore, lorsque nos propres constellations d'émotions profondes résonnent à leur tour dans l'univers poético-musical de l'œuvre.

Jacques Lacombe à Vancouver

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L'Opéra de Vancouver a nommé le chef canadien Jacques Lacombe, 60 ans, au poste de directeur musical.
Nommé en février 2023 directeur artistique et chef principal de l'Orchestre Classique de Montréal, Jacques Lacombe a précédemment été directeur musical et artistique de l'Orchestre Symphonique de Mulhouse de 2017 à 2021, chef principal de l'Opéra de Bonn de 2016 à 2018 et directeur musical de l'Orchestre Symphonique de Trois-Rivières de 2006 à 2018.
De 2010 à 2016, il a été directeur musical du New Jersey Symphony Orchestra et, de 2002 à 2006, premier chef invité de l'Orchestre Symphonique de Montréal après avoir été directeur musical de la Philharmonie de Lorraine à Metz.

Né au Québec, Jacques Lacombe a reçu sa formation musicale au Conservatoire de musique de Montréal et à la Hochschule für Musik de Vienne.

 

(d'après Pizzicato)

Le "Poème symphonique pour 100 métronomes" à Barcelone

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Le Festival Mixtur de Barcelone propose le Poème symphonique pour 100 métronomes de Ligeti.
Dans le cadre du vaste programme consacré cette année à Gÿorgy Ligeti au Festival Mixtur (Festival de Nova Creació Sonora de Barcelona)au Museu de la Música de la ville et comprendra une performance commentée de Joan Arnau Pàmies, avec la participation des étudiants et du personnel enseignant du Master en art sonore de l'Universitat de Barcelona.
Le Festival commente l'œuvre : Il s'agit d'une œuvre très particulière dans le catalogue du compositeur, certainement son approche la plus radicale de ce qui sera connu plus tard sous le nom d'"art sonore". À l'époque, Ligeti s'intéressait au mouvement artistique Fluxus, qui réunissait l'art visuel et l'art sonore, la performance, l'installation, le happening, etc. Le Poème symphonique ne doit pas être compris comme une composition musicale au sens canonique du terme, mais comme une installation sonore qui nous fait réfléchir sur la temporalité, l'objet visuel et sonore, la mécanicité et les limites entre la musique et le son non musical. L'auditeur et le spectateur, dans un ensemble indissociable, pourront vivre une expérience très particulière et originale.

"Images du Romantisme", tour d'horizon

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Sous le titre "Images du Romantisme", la Fundación Juan March propose, du 11 octobre au 1er novembre, un cycle de quatre concerts offrant un tour d'horizon des clichés et motifs qui ont imprégné les arts au XIXe siècle, tels que la nuit, les rêves, les paysages mystérieux et l'idéalisation d'une patrie rêvée.

Avec la soprano Kate Royal, le pianiste Joseph Middleton, le baryton Benjamin Appl, le baryton Samuel Hasselhotn, le pianiste Malcolm Martineau, le ténor Mark Padmore et le pianiste Julius Drake.

Les concerts de cette série seront précédés d'entretiens menés par Juan Lucas avec Ana García Urcola, Blas Matamoro et Rubén Fernández Aguirre, entre autres.

Le Prix de composition Claussen-Simon 2023

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Le Britannique Alex Paxton reçoit le Prix de composition Claussen-Simon, doté de 15.000 euros et d'une commande de composition. Une nouvelle œuvre de ce jeune homme de 32 ans sera créée au printemps 2025 par l'Orchestre NDR Elbphilharmonie sous la direction d'Alan Gilbert.

Le Prix a été décerné pour la deuxième fois par la fondation Claussen-Simon en coopération avec l'Elbphilharmonie de Hambourg et l'orchestre NDR Elbphilharmonie. L'objectif du prix est de permettre à de jeunes compositeurs de moins de 35 ans de créer une œuvre de grande envergure dans un cadre musical d'excellence, tout en leur offrant un accompagnement en termes de contenu et d'organisation au cours du processus de composition. La première lauréate (2020) était la Suédoise Lisa Streich, dont l'œuvre Flügel a été créée cette année-là.

Ambassadeur culturel de l'Autriche à Prague

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L'Orchestre Philharmonique de Vienne se considère comme un ambassadeur culturel de l'Autriche. Pour leurs concerts en dehors de leur pays d'origine, ils choisissent toujours des lieux particuliers. Dans la capitale tchèque Prague, ils se sont produits dans le Rudolfinum historique avec la 8e Symphonie d'Antonín Dvořák et le 2e Concerto pour piano de Brahms sous la direction de Jakub Hrůša, avec Igor Levit en soliste.

Le Rudolfinum est l'un des bâtiments néo-renaissance les plus importants de la République tchèque. Le Prince héritier Rudolf d'Autriche, qui a donné son nom à l'édifice, a participé à la cérémonie d'inauguration en 1885. Un an plus tard, le premier concert de la Philharmonie tchèque y a eu lieu avec, au pupitre, Antonin Dvorak qui a donné son nom à la salle de concert.

Il était donc logique que l'Orchestre Philharmonique de Vienne choisisse une œuvre de ce compositeur tchèque. Qui pouvait mieux la diriger que Jakub Hrůša ? Ce Tchèque d'origine est chef principal de l'Orchestre symphonique de Bamberg, premier chef invité de la Philharmonie tchèque et premier chef invité de l'Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Il a reçu en 2020 le Prix Antonín Dvořák de l'Académie tchèque de musique classique.

Christoph Drescher quitte les Thüringer Bachwochen

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Christoph Drescher (46 ans) quittera la direction des Semaines Bach de Thuringe au printemps 2024, après avoir dirigé 20 éditions du festival.

De 1995 à 1997, Drescher a étudié la musicologie et la gestion d'entreprise à l'université de Hambourg.
De 1999 à 2009, il a été associé gérant de Kulturdienst GmbH à Weimar, où il a notamment été responsable de l'organisation du Kunstfest Weimar en 2003.
En 2004, il a été cofondateur du Köstritzer Spiegelzelt et, de 2004 à 2009, il s'est occupé des Journées culturelles juives de Berlin pour la communauté juive.
De 2013 à 2018, Drescher a été directeur artistique du festival d'orchestre Choriner Musiksommer.
Depuis 2005, Christoph Drescher est directeur général et directeur du festival des Thüringer Bachwochen.

Cristina del Barrio fait ses débuts à l'Opéra d'Amman

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La mezzo-soprano espagnole Cristina del Barrio débutera le rôle d'Amneris dans Aïda à l'Opéra d'Amman le 25 octobre alors qu'elle  fait actuellement ses débuts à Oviedo dans la distribution de Gianni Schicchi (Zita) et Il tabarro (Frugola).
Elle y ajoute donc un double début ce mois-ci : dans la principale maison d'opéra de Jordanie et dans l'un des rôles les plus emblématiques d'Aïda.

Le Ciclo de Lied, 30e édition

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Ce lundi 9 octobre débute le "Ciclo de Lied" coproduit par le Centro Nacional de Difusión Musical [CNDM] et le Teatro de la Zarzuela avec un récital de Lise Davidsen.

Le Ciclo de Lied du CNDM fête cette saison son 30e anniversaire avec 12 récitals au Teatro de la Zarzuela.
Pour la première fois, la soprano russe Olga Peretyatko et le pianiste Semjon Skigin donneront un récital qui défend le rôle des femmes compositeurs dans l'histoire de la musique, avec des œuvres de Clara Schumann et de Pauline Viardot.
La soprano américaine Erika Baikoff fera également ses débuts avec le pianiste Soohong Park, et le baryton espagnol José Antonio López, qui créera avec Daniel Heide une œuvre d'Antoni Parera Fons.
La soprano Katharina Konradi sera là aussi avec la mezzo-soprano Catriona Morison et le pianiste Ammiel Bushakevitz.
Le baryton Andrè Schuen reviendra avec le pianiste Daniel Heide.
Le cycle mettra en vedette les barytons Gerald Finley avec Julius Drake, Florian Boesch avec Malcolm Martineau, Christian Gerhaher et Gerold Huber, ainsi que Matthias Goerne avec Alexander Schmalcz, et Anna Lucia Richter avec Ammiel Bushakevitz.
La mezzo-soprano Vivica Genaux participera également avec Marcos Madrigal, un pianiste qui fait ses débuts cette année.