Le Journal

John Williams, Chevalier honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique

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Le compositeur américain John Williams a été nommé Chevalier honoraire de l'Ordre de l'Empire britannique il y a quelques jours, dans le cadre de l'une des dernières nominations effectuées par la reine Élisabeth II avant sa mort.

La nomination a eu lieu à l'ambassade britannique à Washington, où l'Ambassadrice Karen Pierce a remis la médaille de l'Ordre au musicien de 91 ans, auteur de grands classiques de la musique de films tels que "Jurassic Park", "E.T.", "Harry Potter", "Les Dents de la mer", "Indiana Jones" et "La Liste de Schindler", qui lui ont valu de nombreuses récompenses, dont cinq Oscars.

Le mADRID aCTUAL 2023

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Le mADRID aCTUAL, festival unique en son genre et à la personnalité marquée sur la scène musicale actuelle, présente un programme qui réunit la musique, l'expérimentation, l'art, la danse et le cinéma.
La capitale espagnole accueillera sa 24e édition, avec un programme riche en concerts et en spectacles d'avant-garde, qui promet d'emmener les participants dans un voyage passionnant à travers la créativité, l'innovation et la nouvelle musique contemporaine. Avec une programmation éclectique marquée par la recherche de l'excellence artistique, et toujours dans un esprit de recherche et d'expérimentation, le Festival mADRID aCTUAL s'engage à présenter une variété de musiques et de styles qui défient les frontières et les normes conventionnelles. Il y aura cinq activités au total, toutes avec la présence de NEOPERCUSIÓN, dont une première mondiale d'Israel López Estelche, la première en Espagne de Strange and Sacred Noise de John Luther Adams, un programme entier consacré à des œuvres de compositrices espagnoles actuelles et une nouvelle proposition de Neopercusión telle que le projet Bembé.

mADRID aCTUAL est conçu pour les publics curieux de découvrir différents concepts artistiques dans le cadre des arts des 20e et 21e siècles. Conçu comme une authentique révolution sonore et audiovisuelle, où l'expérimentation et les nouveaux formats scéniques rejoignent les disciplines artistiques traditionnelles, il tente de donner un tour à la façon d'écouter la musique et de transporter l'auditeur dans un monde sonore différent.

 

Décès du heldentenor Reiner Goldberg

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Le ténor allemand Reiner Goldber s'est éteint le 7 à Berlin, à quelques jours de son 84e anniversaire.
Connu pour son instrument Heldentenor, il a travaillé aux côtés des plus grands chefs d'orchestre de sa génération, notamment Daniel Barenboim dans la capitale allemande. Né en 1939, il était associé aux ensembles stables du Semperoper de Dresde (depuis 1973) et du Staatsoper de Berlin (depuis 1981).

Il est également une voix régulière du Festival de Bayreuth, où il fait des débuts contrariés en 1983, protesté par Solti qui estime qu'il n'a pas appris correctement la partie de Siegfried. Wolfgang Wagner fait néanmoins de nouveau appel à lui pour interpréter Tannhäuser en 1986 et Walther dans Die Meistersinger von Nürnberg en 1987.
En 1988, il reprend le rôle de Walther et celui de Siegfried dans Götterdämmerung.
En 1989, il est à la fois Siegfried et Götterdämmerung dans le deuxième Ring du festival de cet été-là, sous la direction de Daniel Barenboim.
De 1990 à 1994, il joue chaque année le rôle d'Erik dans Der fliegende Holländer, sous la direction de Giuseppe Sinopoli.

Eugene Istomin, 20 ans

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Le pianiste américain Eugene George Istomin est né à New York le  et mort le .
Il est célèbre en particulier pour sa carrière en trio avec Isaac Stern et Leonard Rose.
Ce trio a réalisé de nombreux enregistrements, en particulier de Beethoven, Brahms et Schubert et reçoit le Grammy Award en 1970 pour ses Beethoven.

Eugene Istomin a joué avec plusieurs orchestres, comme soliste ou en trio, avec des chefs tels qu'Eugene Ormandy et Bruno Walter.

Il joue en public avec sa mère dès l'âge de 6 ans et, à 12 ans, entre au Curtis Institute. Il reçoit l'enseignement de Rudolf Serkin et de Mieczysław Horszowski.

En 1943, il reçoit le Prix Leventritt, et le Philhadelphia Youth Award.
La même année, il fait ses débuts avec le Philadelphia Orchestra sous la conduite d'Eugene Ormandy, dans un concerto de Chopin et, avec l'Orchestre Philharmonique de New York sous la conduite d'Artur Rodziński, dans le 2e concerto de Brahms la même semaine.

Il commande et interprète le Concerto pour piano de Roger Sessions en 1956. Plusieurs autres compositeurs, dont Henri Dutilleux et Ned Rorem, ont écrit de la musique pour lui.

Eugene Istomin a épousé Marta Montañez Martinez (Marta Casals Istomin), veuve de Pablo Casals, le .

Il a été membre du jury du Concours International de Piano de Santander Paloma O’Shea en 1987.

Il a été décoré de la Légion d'honneur en 2001.

Catherine Collard, 30 ans

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La pianiste française Catherine Collard, immense et trop éphémère musicienne, est née le 11 août 1947 à Thuir et décédée à Paris le 10 octobre 1993 à Paris.

Nous y reviendrons plus largement.

Siegmund von Hausegger, 75 ans

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Siegmund von Hausegger, né le  à Graz et mort le  à Munich, est un compositeur et chef d'orchestre autrichien.

Compositeur surtout dans sa jeunesse, son style était marqué par l'influence de Liszt et de Richard Strauss. Ses œuvres eurent un certain succès en leur temps.
Il fut chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Munich de 1920 à 1938 (c'est à ce moment que l'orchestre adopta définitivement ce dernier nom), et de la Haute École de Musique et de Théâtre de Munich de 1924 à 1934, où il compta parmi ses élèves Eugen Jochum.

Il est également connu pour avoir dirigé la première exécution de la version authentique, non retouchée par Ferdinand Löwe, de la Neuvième symphonie de Bruckner. Ce double concert eut lieu en 1932 avec l'Orchestre Philharmonique de Munich ; Hausegger présenta d'abord la version de Löwe, puis la version originale de Bruckner. Il fit de même avec la Cinquième symphonie en 1935. En 1938, il grava le premier enregistrement complet de la Neuvième.

S'il ne quitta pas l'Allemagne durant le régime nazi, il se compromit moins que d'autres, comme Oswald Kabasta qui le remplaça à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Munich en 1938.

Giuseppe Verdi, 210 ans

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Giuseppe Verdi est né le 10 octobre 1813 à La Roncole/Busseto et décédé le 27  janvier 1901 à Milan.

Il est sans doute le compositeur d'opéra le plus connu et le plus populaire qui soit. Près de la moitié de ses 32 opéras au total font aujourd'hui partie du répertoire fixe de l'opéra. Il occupe ainsi la première place dans les programmes d'opéra, devant Mozart, Puccini, Wagner et Strauss, y compris en Allemagne.
Au début de sa carrière, on ne pouvait toutefois pas s'attendre à ce que Verdi atteigne un jour ce rang. Au contraire : Verdi avait déjà trente ans, était durement touché par des coups du sort privés, était sifflé par le public et était sur le point de laisser sa plume de compositeur disparaître à jamais dans le tiroir de son bureau.
Giuseppe Verdi a grandi dans la pauvreté. Malgré la pauvreté de la famille, son père, paysan et aubergiste, achète à son fils mélomane un épinette et lui permet de suivre des cours de musique auprès de l'organiste du village, Baistrocchi.
En 1823, Verdi entre au lycée de Busseto, où il suit l'enseignement de Ferdinando Provesi, le directeur de l'école de musique de la ville. Dès l'âge de onze ans, il pouvait déjà le remplacer à l'orgue. A Busseto, Verdi fut accueilli dans la maison du commerçant Antonio Barezzi, lui-même mélomane et fondateur d'un petit orchestre d'amateurs, qui continua à l'encourager. Barezzi était convaincu du talent de Verdi et voulait lui financer ses études au conservatoire de Milan. Mais en 1832, Verdi ne réussit pas l'examen d'entrée par manque de talent pour la musique et, entre autres, parce qu'il venait de la province de Parme, alors française. Verdi prend alors des cours privés auprès du professeur de composition et claveciniste de la Scala de Milan, Vincenzo Lavigna.

En 1836, il retourna à Busseto où il put -malgré quelques intrigues- obtenir un poste de maître de chapelle et d'organiste. C'est là qu'il épousa Margherita Barezzi, la fille de son bienfaiteur. En 1839, le couple s'installe à Milan. Verdi espérait pouvoir faire jouer son premier opéra Oberto conte di San Bonifacio à la Scala. L'opéra eut tout de même un tel succès que Bartolomeo Merelli, le directeur de la Scala, engagea Verdi pour trois autres opéras.

L'année 1840 marqua toutefois le point le plus bas de la vie de Verdi. Sa petite fille était morte en 1838, son petit garçon en 1839 et le premier des trois opéras commandés, Un giorno di Regno, fut un échec cuisant. Finalement, sa femme mourut la même année. Verdi était un homme brisé. Il ne voulait plus jamais coucher une note sur le papier.

Heureusement, Merelli croyait en lui. Il lui fit parvenir un nouveau livret dont les lignes "Va pensiero sull'ali dorate" inspirèrent à Verdi son opéra Nabucco qui, grâce à son succès triomphal en 1842, fit non seulement de Verdi un compositeur acclamé et un héros national du jour au lendemain, mais lui apporta également le bonheur dans sa vie privée : l'Abigaïne de la première représentation, Giuseppina Strepponi, devint sa compagne et sa deuxième épouse en 1849. Dès lors, l'ascension de Verdi fut irrésistible.

Les opéras se succèdent rapidement, Verdi devient la figure de proue du mouvement unitaire italien, son nom devient presque un cri de ralliement : "Evviva Verdi" -en tant qu'acronyme de : "Evviva V(ittorio) E(manuele) R(e) D(i) I(talia)". Verdi a lui-même qualifié les années entre Nabucco et Rigoletto (1851) d'"années de galère", mais il se retirait régulièrement avec Giuseppina pour se reposer dans son domaine de Sant'Agata près de Roncole, qu'il avait acquis. La période "moyenne", interrompue par de longues pauses et de nombreux voyages, s'étend du Troubadour (1853) à Don Carlos (1867) et Aida (1871), avec Otello (1887) et Falstaff (1893) pour couronner le tout.

Après Aida, l'intérêt de Verdi pour la création d'opéras semble s'être éteint. En 1873, il compose son unique quatuor à cordes en mi mineur, en 1874 son magnifique Requiem, en 1880 il écrit un Pater Noster pour chœur à cinq voix et un Ave Maria, puis Verdi se tait complètement pendant 16 ans en tant que musicien. Ce n'est qu'en 1887 qu'il se tourne à nouveau vers le théâtre musical et couronne l'œuvre de sa vie avec ses deux œuvres de vieillesse Otello (1887) et Falstaff (1891).
Avec les Quattro pezzi sacri (1898), le maestro fait ses adieux à son art trois ans avant sa mort. En 1897, la femme de Verdi décède, Verdi la suit le 27 janvier 1901.

Le "Poème nocturne" d’Eugène Ysaÿe en dépôt à la Bibliothèque Royale de Belgique

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Cet été, le Fonds Léon Courtin-Marcelle Bouché, géré par la Fondation Roi Baudouin (FRB), a fait l’acquisition de la partition autographe du Poème nocturne pour violon, violoncelle et orchestre opus 29 du Belge Eugène Ysaÿe (1858-1931). La FRB confie en dépôt cette oeuvre exceptionnelle de notre patrimoine musical à la Bibliothèque Royale de Belgique (KBR), lieu de conservation et d’étude de nombreuses partitions du violoniste-compositeur.
Dès les années 1880 et pendant cinq décennies, Eugène Ysaÿe marquera son époque et la vie musicale belge et internationale. Compositeur, violoniste de talent, chef d’orchestre et organisateur de concerts, Ysaÿe côtoie les plus grands musiciens de son temps, tels que Bloch, Casals, Debussy, Fauré, Franck, Grieg, Saint-Saëns ou encore Rachmaninov. Ysaÿe est aussi pédagogue et formera de nombreux jeunes violonistes à s’épanouir dans leur carrière d’interprète ou d’enseignant.
Aujourd’hui, le monde musical (re)découvre la musique du compositeur belge. La partition du Poème nocturne rappelle que l’oeuvre d’Ysaÿe s’étend au-delà de ses six sonates pour violon seul, encore jouées et enregistrées par tous les violonistes à travers le monde.

Écrit à l’encre violette et rouge, ce superbe manuscrit relié de 62 pages est signé en date du 3 avril 1926 et est dédié aux Belges Albert Zimmer (1874-1940), violoniste, et Jacques Gaillard (1875-1940), violoncelliste. Ysaÿe conçoit cette oeuvre en 1914 avec un accompagnement au piano, avant de la retravailler puis de l’orchestrer en 1926.
Cette version orchestrale n’a jamais été ni éditée, ni enregistrée. Ce manuscrit constitue donc une source unique pour cette oeuvre du patrimoine musical belge.

Grâce à cette acquisition, d’ores et déjà cataloguée et numérisée par KBR, Poème nocturne est désormais accessible à tous. En décembre 2023, cette oeuvre d’Ysaÿe fera partie de celles qui seront jouées et enregistrées par des solistes et l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège (OPRL), pour le label discographique belge « Musique en Wallonie ».

Cette acquisition illustre une nouvelle fois l’étroite collaboration entre la FRB et KBR. En effet, depuis de nombreuses années, la FRB dépose des archives, des manuscrits, des partitions, des dessins ou encore des objets qu'elle a acquis ou reçus en donation. Du côté des musiciens, on peut citer les Fonds Vieuxtemps, Boesmans, Dupuis ou encore Grumiaux. Les deux institutions partagent la mission de conserver, d’étudier et de valoriser le patrimoine belge. La FRB soutient également plusieurs projets de KBR, dont des programmes de restauration.

Le Fonds Léon Courtin - Marcelle Bouché a rendu possible l’acquisition de Poème nocturne. Géré par la FRB, ce Fonds a pour objectif la sauvegarde du patrimoine culturel mobilier d’artistes belges. Le Fonds soutient l'acquisition, la conservation, la restauration et la mise en valeur d'oeuvres d'art d'artistes belges de toutes les époques, à l'exception d’artistes contemporains.

Cette semaine, deux évènements à l'IMEP

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EVD – European Vocal Department
Ce Mercredi 11 octobre à 20h, en la Salle de concert de l’IMEP (Gratuit – Sans réservations)
les étudiants de l’EVD présentent le fruit de leur travail.

Le lendemain, le Jeudi 12 octobre à 19h, toujours  en la Salle de concert de l’IMEP
Audition commentée : « Les Croquis » de Michel Lysight
Fabian Jardon (piano) et Jean-Michel Alexandre (violon) interprètent les « Croquis » ainsi qu’une œuvre inédite du compositeur Michel Lysight, également présent pour commenter l’événement.
Réservations obligatoires (en ligne sur le site de l’IMEP) - Tarif : 15€ (adultes) – 10€ (seniors 60+) - Gratuit (-26 ans).

 

 

A Lucerne, dans les pas de Rachmaninov

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La musique absorbe les pas au troisième étage du Musée Hans Erni, à Lucerne. Pour célébrer le 150e anniversaire de la naissance de Sergueï Rachmaninov (1873-1943), pianiste et compositeur russe, les enregistrements de ses œuvres accompagnent jusqu’en janvier une petite exposition consacrée à la période que ce «dernier des romantiques» de la musique classique a passée au bord du lac des Quatre-Cantons.

Dans son exil après la révolution bolchevique en 1917, le virtuose du clavier enchaîne les tournées en Europe et aux Etats-Unis, nostalgique de son pays, en mal d’inspiration, puisque l’intense activité artistique ne lui laisse plus le temps pour la création et puisque «en quittant la Russie, j’ai laissé derrière moi l’envie de composer. En perdant mon pays, je me suis un peu perdu moi-même…»

De passage en Suisse, il fait une halte vers Lucerne et redécouvre le lac dont il est tombé amoureux pendant son voyage de noces en 1902. Cette fois, avec sa femme Natalia, ils décident d’y rester. En 1930, il acquiert un terrain à Hertenstein, près de Weggis, et se fait construire une villa au milieu de la nature majestueuse, comme pour évoquer le souvenir de la demeure familiale confisquée par le pouvoir communiste en Russie. Il participe lui-même à l’arrangement du parc, choisissant les essences qui lui rappellent son enfance. Baptisée «Senar» -Sergueï et Natalia Rachmaninov, la villa sera leur havre de paix pour une dizaine d’années et offrira au compositeur le calme et l’inspiration pour écrire, notamment sa célèbre Rhapsodie sur un thème de Paganini.

Le début de la Seconde Guerre mondiale mettra fin à la douceur des soirées à Senar. Rachmaninov s’exilera une fois de plus, aux Etats-Unis, où il mourra en 1943 sans connaître l’issue de la guerre, ni revoir la Suisse ou la Russie.