Le Journal

Le "Poème symphonique pour 100 métronomes" à Barcelone

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Le Festival Mixtur de Barcelone propose le Poème symphonique pour 100 métronomes de Ligeti.
Dans le cadre du vaste programme consacré cette année à Gÿorgy Ligeti au Festival Mixtur (Festival de Nova Creació Sonora de Barcelona)au Museu de la Música de la ville et comprendra une performance commentée de Joan Arnau Pàmies, avec la participation des étudiants et du personnel enseignant du Master en art sonore de l'Universitat de Barcelona.
Le Festival commente l'œuvre : Il s'agit d'une œuvre très particulière dans le catalogue du compositeur, certainement son approche la plus radicale de ce qui sera connu plus tard sous le nom d'"art sonore". À l'époque, Ligeti s'intéressait au mouvement artistique Fluxus, qui réunissait l'art visuel et l'art sonore, la performance, l'installation, le happening, etc. Le Poème symphonique ne doit pas être compris comme une composition musicale au sens canonique du terme, mais comme une installation sonore qui nous fait réfléchir sur la temporalité, l'objet visuel et sonore, la mécanicité et les limites entre la musique et le son non musical. L'auditeur et le spectateur, dans un ensemble indissociable, pourront vivre une expérience très particulière et originale.

"Images du Romantisme", tour d'horizon

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Sous le titre "Images du Romantisme", la Fundación Juan March propose, du 11 octobre au 1er novembre, un cycle de quatre concerts offrant un tour d'horizon des clichés et motifs qui ont imprégné les arts au XIXe siècle, tels que la nuit, les rêves, les paysages mystérieux et l'idéalisation d'une patrie rêvée.

Avec la soprano Kate Royal, le pianiste Joseph Middleton, le baryton Benjamin Appl, le baryton Samuel Hasselhotn, le pianiste Malcolm Martineau, le ténor Mark Padmore et le pianiste Julius Drake.

Les concerts de cette série seront précédés d'entretiens menés par Juan Lucas avec Ana García Urcola, Blas Matamoro et Rubén Fernández Aguirre, entre autres.

Le Prix de composition Claussen-Simon 2023

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Le Britannique Alex Paxton reçoit le Prix de composition Claussen-Simon, doté de 15.000 euros et d'une commande de composition. Une nouvelle œuvre de ce jeune homme de 32 ans sera créée au printemps 2025 par l'Orchestre NDR Elbphilharmonie sous la direction d'Alan Gilbert.

Le Prix a été décerné pour la deuxième fois par la fondation Claussen-Simon en coopération avec l'Elbphilharmonie de Hambourg et l'orchestre NDR Elbphilharmonie. L'objectif du prix est de permettre à de jeunes compositeurs de moins de 35 ans de créer une œuvre de grande envergure dans un cadre musical d'excellence, tout en leur offrant un accompagnement en termes de contenu et d'organisation au cours du processus de composition. La première lauréate (2020) était la Suédoise Lisa Streich, dont l'œuvre Flügel a été créée cette année-là.

Ambassadeur culturel de l'Autriche à Prague

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L'Orchestre Philharmonique de Vienne se considère comme un ambassadeur culturel de l'Autriche. Pour leurs concerts en dehors de leur pays d'origine, ils choisissent toujours des lieux particuliers. Dans la capitale tchèque Prague, ils se sont produits dans le Rudolfinum historique avec la 8e Symphonie d'Antonín Dvořák et le 2e Concerto pour piano de Brahms sous la direction de Jakub Hrůša, avec Igor Levit en soliste.

Le Rudolfinum est l'un des bâtiments néo-renaissance les plus importants de la République tchèque. Le Prince héritier Rudolf d'Autriche, qui a donné son nom à l'édifice, a participé à la cérémonie d'inauguration en 1885. Un an plus tard, le premier concert de la Philharmonie tchèque y a eu lieu avec, au pupitre, Antonin Dvorak qui a donné son nom à la salle de concert.

Il était donc logique que l'Orchestre Philharmonique de Vienne choisisse une œuvre de ce compositeur tchèque. Qui pouvait mieux la diriger que Jakub Hrůša ? Ce Tchèque d'origine est chef principal de l'Orchestre symphonique de Bamberg, premier chef invité de la Philharmonie tchèque et premier chef invité de l'Orchestra dell'Accademia Nazionale di Santa Cecilia. Il a reçu en 2020 le Prix Antonín Dvořák de l'Académie tchèque de musique classique.

Christoph Drescher quitte les Thüringer Bachwochen

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Christoph Drescher (46 ans) quittera la direction des Semaines Bach de Thuringe au printemps 2024, après avoir dirigé 20 éditions du festival.

De 1995 à 1997, Drescher a étudié la musicologie et la gestion d'entreprise à l'université de Hambourg.
De 1999 à 2009, il a été associé gérant de Kulturdienst GmbH à Weimar, où il a notamment été responsable de l'organisation du Kunstfest Weimar en 2003.
En 2004, il a été cofondateur du Köstritzer Spiegelzelt et, de 2004 à 2009, il s'est occupé des Journées culturelles juives de Berlin pour la communauté juive.
De 2013 à 2018, Drescher a été directeur artistique du festival d'orchestre Choriner Musiksommer.
Depuis 2005, Christoph Drescher est directeur général et directeur du festival des Thüringer Bachwochen.

Cristina del Barrio fait ses débuts à l'Opéra d'Amman

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La mezzo-soprano espagnole Cristina del Barrio débutera le rôle d'Amneris dans Aïda à l'Opéra d'Amman le 25 octobre alors qu'elle  fait actuellement ses débuts à Oviedo dans la distribution de Gianni Schicchi (Zita) et Il tabarro (Frugola).
Elle y ajoute donc un double début ce mois-ci : dans la principale maison d'opéra de Jordanie et dans l'un des rôles les plus emblématiques d'Aïda.

Le Ciclo de Lied, 30e édition

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Ce lundi 9 octobre débute le "Ciclo de Lied" coproduit par le Centro Nacional de Difusión Musical [CNDM] et le Teatro de la Zarzuela avec un récital de Lise Davidsen.

Le Ciclo de Lied du CNDM fête cette saison son 30e anniversaire avec 12 récitals au Teatro de la Zarzuela.
Pour la première fois, la soprano russe Olga Peretyatko et le pianiste Semjon Skigin donneront un récital qui défend le rôle des femmes compositeurs dans l'histoire de la musique, avec des œuvres de Clara Schumann et de Pauline Viardot.
La soprano américaine Erika Baikoff fera également ses débuts avec le pianiste Soohong Park, et le baryton espagnol José Antonio López, qui créera avec Daniel Heide une œuvre d'Antoni Parera Fons.
La soprano Katharina Konradi sera là aussi avec la mezzo-soprano Catriona Morison et le pianiste Ammiel Bushakevitz.
Le baryton Andrè Schuen reviendra avec le pianiste Daniel Heide.
Le cycle mettra en vedette les barytons Gerald Finley avec Julius Drake, Florian Boesch avec Malcolm Martineau, Christian Gerhaher et Gerold Huber, ainsi que Matthias Goerne avec Alexander Schmalcz, et Anna Lucia Richter avec Ammiel Bushakevitz.
La mezzo-soprano Vivica Genaux participera également avec Marcos Madrigal, un pianiste qui fait ses débuts cette année.

Mei-Ann Chen prolonge au Chicago Sinfonietta

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Le Chicago Sinfonietta a renouvelé le contrat de sa directrice musicale Mei-Ann Chen (36 ans) jusqu'à la fin de la saison 2028-29, soit quatre années supplémentaires.
Elle occupe ce poste depuis 2011.

Lauréate du 1er Prix du concours Malko 2005 et du Taki Concordia Fellowship 2007 (fondé par Marin Alsop), Mei-Ann Chen a obtenu son diplôme de premier cycle en violon au New England Conservatory, avant de devenir la première étudiante de l'histoire de l'établissement à obtenir simultanément une maîtrise en violon et en direction d'orchestre.

Anne Danican Philidor, 295 ans

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Anne Danican Philidor, musicien et compositeur français, est né le  à Paris où il est mort le .
Son prénom, aujourd’hui féminin, est fréquent pour un homme aux xvie et xviie siècles et lui vient de son parrain, le Duc Anne de Noailles.

Anne Danican Philidor est le fils d'André Danican Philidor et le demi-frère de François.
À l'âge de 16 ans, il compose une pastorale, L'Amour vainqueur. Suit son chef-d'œuvre Diane et Endymion et l'opéra Danaé (1701).
En 1698, il est hautboïste de la Grande Écurie du roi puis, en 1704, il succède à son père comme instrumentiste à la Chapelle royale.

Il collabore avec son père dans ses fonctions de bibliothécaire de la Musique du roi à compter de 1702, et l'aide aussi à copier des partitions de la collection Toulouse-Philidor. Il est nommé « garde de la bibliothèque de musique du roi » en survivance. Il obtient un privilège du roi pour faire imprimer sa musique () et publie en 1712 un premier recueil de pièces pour la flûte traversière qui se termine par une sonate pour la flûte à bec. La même année, il intègre les Petits Violons.

En 1725, Anne Danican fonde le Concert spirituel, institution qui produisit jusqu'en 1790 une série annuelle de vingt-quatre concerts publics. Le terme « spirituel » indiquait que la musique religieuse y occupait une place prépondérante, au moins au début.
Il crée deux ans plus tard le « Concert français », qui laisse plus de place à la musique profane, avec des représentations de cantates françaises.
En 1728, quelques mois avant sa mort, il démissionne de la direction de ces deux concerts, où il est remplacé par Jean-Joseph Mouret.

Anne Danican Philidor a également dirigé des concerts pour la Duchesse du Maine et a été surintendant de la musique pour le Prince de Conti..

Comme compositeur il est l'auteur de musiques sacrée et instrumentale, de ballets, mascarades, danses et marches.

Au moment où Waltraud Meier se retire

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Dans le monde de l'opéra, le nom de Waltraud Meier est une référence. La mezzo-soprano, née en 1956 à Würzburg, a commencé sa grande carrière mondiale dans les années 1980 au festival de Bayreuth.
Elle fera ses adieux définitifs au Staatsoper dans le rôle de Clytemnestre dans l'Elektra de Strauss.

Une chanteuse sait qu'elle doit faire ses adieux aux "grandes scènes" quand elle a dépassé le pic. On le sent à la respiration, au son de la voix qui devient un peu plus terne. Les forces diminuent, tout simplement. Je l'ai déjà ressenti très fortement. C'est là que je me suis dit qu'il était temps.
Pas seulement les grandes scènes, mais toutes les scènes. C'est fini maintenant. Je ne monterai plus sur scène en tant que chanteuse-interprète. J'ai fait ce métier pendant 47 ans. C'est suffisant. [...] J'ai planifié mon départ depuis longtemps. Je veux que tout se termine bien. C'est important pour moi.
[...]
Isolde a certainement été le plus important dans mes préférences. Mais juste derrière, il y a les autres rôles wagnériens comme Ortrud et Sieglinde. Les années 1980 et 1990 ont surtout été mes années Kundry. J'ai adoré faire Vénus. Waltraute a été mon plus long rôle wagnérien. Mais Marie dans
Wozzeck, Santuzza dans Cavalleria rusticana ou Leonore dans Fidelio étaient également importantes pour moi. J'avais également chanté Amneris dans Aida de Verdi.

A la question de savoir ce qui la déstabilise en scène, elle répond sans hésiter :  Rien ne me déstabilise vite,  j'ai toujours pu improviser. Mais j'ai eu des accès de fous rires...

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