Le Journal

Georges Onslow, 170 ans

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Le compositer français André George Louis Onslow est né à Clermont-Ferrand le et mort dans cette même ville le .

Fils d'Edward Onslow, anglais, et de Marie de Bourdeille, il est baptisé le lendemain en la paroisse Saint-Genès. Il se marie à Paris le 20 juillet 1808 en l'église Notre-Dame-des-Victoires avec Charlotte-Françoise-Delphine de Fontanges (1790-1879). Le couple a trois enfants : Louis-Arthur, Georgine et Henriette. Sa fille Henriette Onslow (1814-1883) épouse Joseph de Pierre (1808-1885), propriétaire du Château d'Aulteribe que le couple a restauré. Le château d'Aulteribe détient une partie des meubles et objets ayant appartenu à George Onslow, dont son piano Pleyel, de 1846, installé dans le grand salon du château. Chaque année, des concerts sont organisés en son honneur.

En 1829, un accident de chasse le laisse sourd de l'oreille gauche. Il évoque sa douleur dans le célèbre quintette dit « de la balle », en quatre mouvements intitulés : « Allegro, douleur, convalescence, guérison. »

Tout en ayant une demeure à la campagne, il conserva toujours ses appartements à Clermont : tout d'abord place Michel-de-l'Hospital (qui s'appelait encore place du Marché-aux-Bois au début du xixe siècle), puis rue Blaise-Pascal, où il décède des suites d'un accident de chasse. Il repose au cimetière des Carmes, à côté de quelques-unes des grandes familles auvergnates. Sur la plaque de sa tombe, on peut lire la phrase d'Hector Berlioz (1829) : « Depuis la mort de Beethoven, il tient le sceptre de la musique instrumentale ».

La musique de George Onslow est rarement à l'affiche des concerts, notamment dans la musique de chambre pour cordes. 36 quatuors et 34 quintettes forment le cœur de son catalogue musical et furent à l'origine de sa renommée partout en Europe et auprès des plus grands interprètes de son temps.

Après la redécouverte qu'en fit Carl de Nys dans les années 1970-80 avec la participation du Quatuor Parrenin, quelques ensembles ont inscrit ponctuellement quelques partitions d'Onslow à leur répertoire (Quatuor Debussy, Quatuor Ruggieri, Quatuor Coull, Quatuor d'Oxford, L'Archibudelli).

Plusieurs ensembles se consacrent à l'œuvre d'Onslow :

  • le Quatuor Mandelring, qui a enregistré plusieurs CD pour le label CPO
  • le Quatuor Ruggieri pour le label Agogique et Aparté et le Salon Romantique qui a enregistré deux CD en quintette à cordes chez Pierre Verany-Arion ainsi que la transcription que George Onslow réalisa pour quatuor à cordes de son opéra Guise ou les États de Blois (chez Lygia Digital)
  • Pierre Franck et François Joël Thiollier ont gravé pour Verany une très belle version des sonates pour violoncelles transcrites à l'alto par l'auteur
  • Emmanuel Jacques (violoncelle) et Maude Gratton (pianoforte) ont gravé l'intégrale des 3 sonates pour violoncelle et piano pour le label Mirare

Le Quatuor Prima Vista fait figure de défenseur de l'œuvre chambriste de George Onslow : cet ensemble d'origine clermontoise a joué Onslow un peu partout en France, mais aussi à Londres, à New-York et Washington, ainsi qu’en Pologne et en Russie. En Auvergne, il s’est produit dans tous les sites onslowiens : Clermont-Ferrand (Chapelle du Bon Pasteur, salon de la Mairie), Château de Chalendrat, église de Pérignat-ès-Allier, Château d'Aulteribe, Mirefleurs, La Roche Noire, et Blesle.
À ce jour, le répertoire onslowien du Quatuor Prima Vista comporte 14 quatuors à cordes, 5 quintettes à cordes et 1 quintette avec piano, ce qui en fait l’ensemble qui a interprété en concert le plus grand nombre de partitions du « Beethoven français » -une expérience que Prima Vista a partagée notamment avec le public de sa saison clermontoise de 1997 à 2010, lors de plusieurs Journées Onslow, et enfin lors des dix éditions du festival des Soirées Onslow dont il est le créateur.

En 2003, à l'occasion du 150e anniversaire de la mort d'Onslow, Serge Collot, ancien altiste du Quatuor Parrenin, s'est associé au Quatuor Prima Vista pour interpréter à plusieurs reprises un programme en quintette, remettant ainsi le flambeau de la redécouverte d'Onslow à une nouvelle génération de musiciens.

Woldemar Bargiel, 195 ans

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Woldemar Bargiel est un compositeur et pédagogue prussien, né à Berlin le  et mort dans la même ville le .

Son père, Adolph, était un professeur de piano et de chant réputé, et sa mère Mariane avait épousé en premières noces le père de Clara Schumann, Friedrich Wieck. Durant toute leur vie, Woldemar et Clara conservèrent d'excellentes relations ; c'est Clara qui fournit à Woldemar les premières occasions de se faire connaître. Elle le présenta notamment à Robert Schumann et à Felix Mendelssohn.

Après que ses parents lui ont appris le violon, le piano et l’orgue, il travaille le contrepoint avec Siegfried Dehn avant de fréquenter le Conservatoire de Leipzig -de 1846 à 1850- où il étudie le piano avec Ignaz Moscheles, la composition avec Julius Rietz et Niels Wilhelm Gade ainsi que la théorie avec Moritz Hauptmann.

En 1850, il quitte Leipzig pour Berlin, où il survit en donnant des cours particuliers et devient bientôt un professeur et un compositeur reconnu. Avec le soutien de Clara et Robert Schumann, c'est là qu'il fait publier ses premières œuvres, notamment un trio pour piano.

Invité par Ferdinand Hiller à enseigner la théorie musicale au Conservatoire de Cologne à partir de 1859, il est choisi comme maître de chapelle et directeur de l’institut de la Maatschappij tot Bevordering van Toonkunst (Société pour le développement de l’art musical) de Rotterdam, fonctions qu’il assume de 1865 à 1874.
Appelé par son ami Joachim en 1874 au poste de professeur de composition de la Hoschule für Musik de Berlin -où il a entre autres Paul Juon, Alexandre Ilinski et Leopold Godowsky pour élèves-, Bargiel devient aussi membre de l’Akademie der Künste, positions qu’il conserve jusqu’à son décès.

Outre l'enseignement et la composition, il dirigea avec Brahms l'édition des œuvres complètes de Schumann et de Chopin.

L’œuvre de Bargiel, fervent défenseur de Robert Schumann, se distingue par « un excellent traitement -souvent très artistique- de thèmes assez communs, et sa musique de chambre, quoique très agréable, est malheureusement négligée. »

Alessandro Melani, 320 ans

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Alessandro Melani (4 février 1639 - 3 octobre 1703) était un compositeur italien, frère du compositeur Jacopo Melani et du chanteur castrat Atto Melani.
Avec Bernardo Pasquini et Alessandro Scarlatti, il est l'un des principaux compositeurs actifs à Rome au cours du XVIIe siècle. Il fait également partie de la deuxième école de compositeurs d'opéras romains, qui a débuté avec l'opéra Il Girello (1668) de son frère. Aujourd'hui, on se souvient surtout de lui pour son importante production de musique liturgique, qu'il a écrite alors qu'il occupait divers postes musicaux à Rome. Le grand nombre de motets polychoraux qu'il a produits et les huit oratorios qu'on lui attribue sont particulièrement intéressants. Trois recueils publiés de sa musique liturgique subsistent aujourd'hui, ainsi que de nombreux motets solitaires tirés d'autres volumes publiés. Un certain nombre de manuscrits originaux subsistent également.

Né à Pistoia, Melani commença à chanter à la Cathédrale de Pistoia à l'âge de 11 ans. Il y resta dix ans avant de devenir maestro di cappella à Orvieto en 1663 et à Ferrare en 1665. Il retourne à Pistoia en décembre 1666 pour remplacer son frère comme maestro di cappella de la Cathédrale en juin 1667.
En octobre suivant, il est nommé maestro di cappella de la Basilique Sainte-Marie-Majeure à Rome. Il y reste jusqu'en juillet 1672, date à laquelle il devient maestro à San Luigi dei Francesi, poste qu'il occupe jusqu'à sa mort, 31 ans plus tard.

Melani était l'un des compositeurs préférés du Cardinal Giulio Rospigliosi (futur Pape Clément IX).
Le conclave papal de 1667 lui commanda un opéra (titre aujourd'hui inconnu) pour le carnaval de 1668. Son opéra suivant, L'empio punito (commandé par Marie Mancini), fut créé au Carnaval un an plus tard et fut notamment le premier opéra sur le thème de Don Juan.
En 1686, il collabore avec Scarlatti et Pasquini à l'opéra Santa Dimna. En 1685, il compose un oratorio, Golia abbattuto, pour le Roi Jean III de Pologne. L'œuvre a été écrite pour célébrer la victoire de la Sainte Ligue sur les Turcs ; il a obtenu la commande grâce aux efforts du Pape Innocent XI. Ceci, ajouté au fait que les neveux d'Alessandro ont été intégrés à la petite noblesse toscane à cette époque, a amené certains chercheurs à supposer que la politique a joué un rôle dans les événements qui ont entouré la commande de 1685.

Melani écrivit un autre oratorio notable en 1690, Lo scisma nel sacerdozio (aujourd'hui perdu), pour Francesco II d'Este. De tous les oratorios qui lui sont attribués, le plus joué est Il fratricidio di Caino.
Il a également bénéficié du patronage de Ferdinand II de Médicis, Grand-Duc de Toscane, et il a été cité parmi les "célèbres professeurs de musique protégés par le Prince de Toscane" en 1695.
Il est mort à Rome à l'âge de 64 ans.

Johanna Soller, nouvelle directrice artistique des deux ensembles à Munich

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Le Chœur et l'Orchestre Bach de Munich s'engagent dans une nouvelle voie dès le début de la saison 2023-24. Avec Johanna Soller, c'est la première femme à diriger l'ensemble traditionnel munichois en ce début de saison. La cheffe d'orchestre, claveciniste et organiste est la nouvelle directrice artistique des deux ensembles.

Johanna Soller a été récompensée à plusieurs reprises, notamment en tant que lauréate du Concours musical international du Printemps de Prague et du Prix bavarois pour la promotion des arts. Elle est experte dans la pratique d'exécution de la "musique ancienne" et elle a déjà travaillé avec des chœurs et des orchestres de renommée internationale, notamment avec le Freiburger Barockorchester, la Nederlandse Bachvereniging, l'Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise, la Zürcher Singakademie, le Münchener Bach-Chor, le MDR-Rundfunkchor Leipzig, le chœur Via Nova, la Hofkapelle München, l'Orchestre Symphonique de Munich, La Banda, le Bach Collegium München et le Münchener Bach-Orchester. Ses engagements l'ont conduite à plusieurs reprises au Theater an der Wien, au Festival international Haendel de Göttingen, aux Semaines Bach de Thuringe, au Festival de Verbier, aux Concerts d'été AUDI d'Ingolstadt, ainsi que dans toute l'Europe et en Israël.

En tant que chef d'opéra, Johanna Soller a fait ses débuts en 2017 avec Giulio Cesare in Egitto de Haendel et se fait particulièrement remarquer en tant que Maestra al cembalo. Parallèlement à son activité de chef d'orchestre, Johanna Soller a été nommée en 2016 organiste de la plus ancienne église paroissiale de Munich, Alter Peter. À la Hochschule für Musik und Theater Munich, elle est chargée de cours de basse continue.

 

Elias Grandy à l'Orchestre Symphonique de Sapporo

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L'Orchestre Symphonique de Sapporo a choisi Elias Grandy comme chef principal à partir de 2025.

Né de parents germano-japonais, EliasGrandy  a étudié le violoncelle et la direction d'orchestre à Munich, Bâle et Berlin. Il a travaillé comme violoncelliste dans des orchestres tels que l'Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise et le Komische Oper Berlin.
Il a commencé sa carrière de chef d'orchestre en tant que chef résident au Staatstheater Darmstadt et il a remporté peu après le prestigieux Concours international de direction d'orchestre Sir Georg Solti.
En 2015, il a été nommé directeur musical à Heidelberg, poste qu'il a occupé jusqu'en 2023.

Prolongation à Houston

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Le directeur musical du Houston Symphony, le chef slovaque Juraj Valčuha (47 ans) a prolongé son contrat jusqu'en 2026, à la veille de sa deuxième saison.

 

Daniel Gottlieb Steibelt, 200 ans

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Son instruction musicale, commencée avec son père, un facteur de pianos, est perfectionnée, grâce au Prince héritier de Prusse, Friedrich Wilhelm, auprès de Johann Philipp Kirnberger, un des grands pédagogues berlinois.
Pour des erreurs de jeunesse, dont on ne connaît pas la teneur, Steibelt est placé comme soldat par son père. Point fait pour l'état militaire, il déserte et doit fuir la Prusse en 1784.

Commencent alors des années de voyage.
Dès 1787, ses trois sonates pour piano avec accompagnement de violon op. 1 sont publiées à Paris, chez Boyer.
En 1788, il publie à Munich trois sonates pour clavecin avec accompagnement de violon. En 1789, il parcourt la Saxe, se produit à Dresde, poursuit son périple vers Hanovre, et atteint Mannheim.
Au début de 1790, il s'installe à Paris : il y acquiert une grande célébrité en tant que pianiste virtuose, notamment grâce à une sonate intitulée La Coquette, qu'il compose pour la Reine Marie-Antoinette. Il connaît également le succès avec son opéra Roméo et Juliette, créé au Théâtre Feydeau au début de l'An II, en octobre 1793 (et donc pas le 10 septembre comme il est généralement écrit, de façon erronée).

En 1796, il quitte Paris pour Londres, où il épouse une excellente exécutante au tambourin. Il est possible, mais non prouvé, que ce départ soit lié à sa kleptomanie et à son peu de scrupules en affaires (il vendit comme neuves des partitions déjà publiées et à peine modifiées). À Londres, il attire l'attention du public par ses talents de pianiste. En 1798, il compose son Concerto pour piano no 3 en mi bémol qui contient le fameux Rondo pastoral, avec une scène d'orage, composition qui lui assure une grande renommée.
L'année suivante, il entame une tournée en Allemagne et, après s'être produit favorablement à Hambourg, Berlin (après que son père eut réussi à le faire radier de la liste des déserteurs), Dresde et Prague, il arrive fin mars 1800 à Vienne, où il est confronté à Beethoven dans une joute musicale au piano., Selon le témoignage postérieur et sujet à caution de Ferdinand Ries (il n'était pas présent lors de l'événement), il y aurait perdu la face, Beethoven ayant improvisé de manière magistrale sur un thème de Steibelt après avoir posé une partition de ce dernier à l'envers sur le pupitre.
Après cette aventure malheureuse, il aurait juré de ne jamais retourner à Vienne tant que Beethoven y résiderait. Cette anecdote, mal documentée à l'époque des faits, a beaucoup contribué, de façon très injuste, à jeter le discrédit sur Steibelt et sa musique.

En août, Steibelt est de retour à Paris, où il doit reconquérir les faveurs du public et se refaire un nom. Ayant apporté la partition de l'oratorio La Création de Joseph Haydn, il demande au Vicomte de Ségur de lui en versifier le livret en français, auquel il adapte la musique. Steibelt assure la partie de clavier lors de la première exécution parisienne de l'oratorio, le à l’Opéra, le soir où Bonaparte Premier Consul échappe de peu à la « machine infernale » royaliste en se rendant à ce concert.
Steibelt venait de publier sa Grande Sonate pour piano dédiée à Madame Bonaparte.

Après la signature de la paix d'Amiens, Steibelt retourne à Londres (printemps 1802), d'où il revient à Paris à l'été 1805. Le , Napoléon et Joséphine assistent à la création de son "intermède musical" La Fête de Mars, destiné à célébrer le retour de l'Empereur après la campagne conclue victorieusement à Austerlitz. Il fut le professeur de Georgette Ducrest, dame de compagnie de l'Impératrice, Joséphine de Beauharnais, qui raconte dans ses mémoires sur l'Impératrice un concert donné à son domicile : "on ne peut comparer son talent à aucun autre : son jeu changeait de style aussi promptement que ses idées et cette mobilité lui imprimait un caractère impossible à saisir....en une minute, il faisait passer ses auditeurs de l'attendrissement à l'étonnement qu'excite la plus rapide exécution...".
En octobre 1808, alors que les répétitions de son opéra La Princesse de Babylone viennent de commencer, il quitte Paris pour aller tenter sa chance à la Cour de Russie où il arrive au printemps 1809, après avoir donné en route des concerts à Francfort, Leipzig et Dresde. À Saint-Pétersbourg l'Empereur de Russie Alexandre Ier le nomme son maître de chapelle en 1810 où il succède à Boïeldieu.
Après que l'armée napoléonienne est forcée de battre en retraite à l'automne 1812, Steibelt compose La destruction de Moscou, œuvre pour piano dans laquelle il fait entrer les Français à Moscou sur l'air de Malbrough-s'en-va-t-en-guerre (Beethoven utilisera ce même thème en 1813 pour caractériser les Français dans La Bataille de Vitoria) et les fait se plaindre de leur défaite au son de la Marseillaise en mode mineur.

C'est à Saint-Pétersbourg que Steibelt vit jusqu'à sa mort2.
À l'occasion du 250e anniversaire de sa naissance, Daniel Steibelt a été au centre du colloque-concert organisé à la bibliothèque Marmottan de Boulogne-Billancourt qui a fait progresser la connaissance du compositeur et pianiste, et qui a permis de faire justice de nombreuses contre-vérités répétées depuis trop longtemps à son sujet.

Outre ses compositions pour la scène, Steibelt a écrit un grand nombre d'œuvres pour le piano-forte. Son jeu, très brillant, n'atteignait peut-être pas le niveau exceptionnel de ses contemporains Joseph Woelfl, Johann Baptist Cramer et Muzio Clementi ; cependant, il possédait un réel talent et sa réputation n'était pas surfaite. Hanon dans son livre Le Pianiste virtuose assure que Steibelt faisait frissonner son public lorsqu'il exécutait le trémolo au piano.

 

Caroline Charrière, 5 ans

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Instrumentiste, flûtiste, cheffe d'orchestre et compositrice suisse, Caroline Charrière est née le  à Fribourg et décédée le dans la même ville.

Après avoir suivi un enseignement d'instrumentiste (flûtiste à Lausanne avec Pierre Wavre) puis de cheffe d'orchestre, elle enseigne la flûte traversière au Conservatoire de musique de Fribourg et fonde un ensemble vocal féminin, le Chœur de Jade en 1991.
Elle suit également des cours de composition avec Jean Balissat et dirige des chœurs.

Elle reçoit des commandes de composition à partir de 1993 et décide en 2000 de se consacrer pour l'essentiel à cette activité de compositrice. Sa pièce Le livre de Job reçoit notamment un bon accueil en 2001.

La ville de Fribourg lui attribue en mars 2017 la résidence d’artistes de l’Atelier Jean Tinguely de la Cité des Arts à Paris. Sa pièce pour quintette à vent Awakening remporte le deuxième prix d’un concours international de composition.

Tenebrae factae sunt, sa dernière œuvre, est jouée lors du Festival de musiques sacrées à Fribourg en juillet 2018. Elle a à son répertoire plus de 150 œuvres.

Une fondation portant son nom est fondée en juin 2019 au Conservatoire de musique de Fribourg. Ses archives personnelles et musicales sont déposées à la Bibliothèque cantonale et universitaire de Fribourg.

Caroline Charrière est la nièce du peintre Gérard Charrière.

Vladimir Horowitz, 120 ans

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Le 1er octobre 1903 est né à Kiev l'un des plus grands pianistes du 20e siècle : Vladimir Horowitz.
Son père était ingénieur électricien, sa mère pianiste de formation et c'est d'elle qu'il reçut ses premières leçons. Il termine sa formation au conservatoire de sa ville natale avec de nombreuses distinctions et prix en 1920 et donne ensuite des concerts pendant plusieurs années dans toutes les régions de l'Union soviétique de l'époque.

En 1925, il quitte l'URSS et donne ses premiers concerts en Allemagne, qu'il doit organiser lui-même, car il est encore totalement inconnu dans ce pays et dans d'autres métropoles européennes. Mais le succès arrive rapidement et, en 1928, il fait ses débuts aux États-Unis sous la direction de Sir Thoma Beecham.
C'est également cette année-là qu'il enregistre son premier disque.

Après un séjour de plusieurs années à Paris, il s'installe définitivement aux États-Unis en 1939. Son intense activité de concertiste est régulièrement interrompue par des phases de retraite, comme à partir de 1953, où il se retire de la vie de concert pendant 12 ans.
A partir de 1965, il se produit à nouveau en public, mais ceux qui souhaitent le voir en concert doivent se rendre à New York au cours des 15 années suivantes.

A partir de 1980, il est à nouveau prêt à se produire à Paris, Londres ou Milan, acclamé frénétiquement par le public. En 1986, il se rend même dans son ancienne patrie et donne des concerts dans ce qui était alors Leningrad et à Moscou.
Le public mélomane du Japon a l'occasion de voir le célèbre pianiste en tournée, quelques années avant sa mort.

Vladimir Horowitz est décédé le 5 novembre 1989 à New York. Son héritage artistique est disponible sur de nombreux supports sonores et DVD et fait partie des enregistrements de référence pour les amateurs de piano.

John Blow, 315 ans

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John Blow, organiste et compositeur anglais de musique baroque, est né en février 1649 et mort le  à Londres.
Il devient dès le milieu de la vingtaine l'un des musiciens les plus en vue d'Angleterre et par la suite le maître d'Henry Purcell.

John Blow est le second enfant d'Henry et Katherine Blow. La date et le lieu de sa naissance ne sont pas certains bien qu'il déclare être né à Newark-on-Trent et qu'il est baptisé le . Il étudie certainement à la Magnus Song School de Newark et entre dès 1660, à l'âge de onze ans, dans le chœur de la Chapel Royal, dirigée alors par Henry Cooke. Il montre très tôt des talents de composition et écrit, pendant qu'il est encore jeune choriste, trois anthems qui entrent dans le répertoire de la chorale.
Malgré sa mue, il continue de chanter de manière informelle sous la protection d'Henry Cooke pendant plusieurs années et apprend en parallèle l'orgue, certainement avec Christopher Gibbons, un des organistes de la chapelle.

Il est nommé organiste de l'Abbaye de Westminster à partir de 1668.
De cette période ressort principalement son premier anthem d'envergure, Oh Lord, I have sinned, composé pour les funérailles de George Monck, Duc d'Albemarle, en 1670.
John Blow prend peu à peu plus d'importance au sein des musiciens de la ville et est nommé maître du Chœur des enfants de la Chapel Royal. Il épouse en septembre 1674 la fille d'Edward Braddock, Elizabeth, maître des choristes de l'Abbaye de Westminster, avec qui il a cinq enfants, et devient la même année gentleman.

Il est par la suite nommé organiste à la Chapel Royal par Jacques II, qu'il partage avec son élève Henry Purcell à partir de 1682. Parmi ses autres élèves, on compte notamment William Croft et Jeremiah Clarke.
L
e compositeur devient par ailleurs très ami avec Henry Purcell. D'ailleurs, l'âge venant, il lui cède sa place de titulaire de l'orgue de Westminster en 1679 mais la reprend finalement après sa mort prématurée en 1695. Le compositeur écrit en son hommage Ode on the Death of Mr. Henry Purcell, créée en 1696.
Cumulant plusieurs fonctions, John Blow devient également compositeur, aumônier et maître de chapelle de la Cathédrale Saint-Paul de Londres jusqu'en 1703.

La plus grande partie de son œuvre consiste en musique vocale sacrée, avec notamment les Choice Songs and Airs qu'il fait publier entre 1679 et 1684.
Il compose durant sa vie plus de cent anthems, pièces vocales profanes. Il est également l'auteur d'environ cent pièces pour clavecin, instrument qu'il explore abondamment, avec l'orgue.
Également compositeur de circonstance, il écrit notamment une pièce pour le couronnement de Jacques II en 1685 et celui de Guillaume III et Marie II en 1689.
Il compose aussi notamment pour Arabella Hunt, proche de la Reine Marie et de la Princesse Ann.

Son œuvre la plus connue reste le masque ou opéra, Venus and Adonis de 1683, créé à la Cour du Roi Charles II à Londres. Cet opéra de chambre primitif à la manière italienne, le seul ouvrage lyrique pour la scène du compositeur, est généralement considéré comme le tout premier opéra anglais. Par ailleurs, il sert selon toute probabilité de modèle à Henry Purcell pour son chef-d'œuvre, Dido and Aeneas.