La 44e édition du Festival de musique contemporaine "Nuovi Spazi Musicali" se tiendra du 10 au 24 octobre à Ascoli Piceno, un événement organisé par la compositrice Ada Gentile qui proposera six rendez-vous en entrée libre à l'Auditorium Neroni.
La programmation de 2023 présente cinq "opéras de poche", élément caractéristique de ce festival, créés par les compositeurs Sonia Bo et Michele Sganga -concert d'ouverture-, Giuseppe Merletti et Andrea Parissi -concert dédié à un public plus jeune- et Domenico Turi et Ada Gentile -concert de clôture. Ce concert de clôture est un hommage à Sandro Cappelletto, musicologue, animateur radio et auteur de nombreux livrets d'opéra, dont ceux de Turi et Gentile.
En revanche, un événement original sera organisé avec deux jeunes percussionnistes Luca Ventura et Ludovico Venturini, qui interpréteront en première italienne des œuvres de compositeurs de différents pays ainsi qu'une création du jeune compositeur romain Emanuele Ricci.
Nouvelles auditions pour le « Studio opéra » à l'Opéra Royal de Wallonie-Liège
L’Opéra Royal de Wallonie-Liège entretient depuis de nombreuses années une évidente collaboration avec l’IMEP, en donnant la possibilité à leurs étudiants, chanteurs ou instrumentistes, de participer à plusieurs productions.
En immersion dans le processus de répétitions, au contact des chefs d’orchestre et des membres de l’Orchestre ou du Chœur, les étudiants peuvent ainsi se familiariser avec leur futur métier et ses spécificités en intégrant parfaitement la devise de l’IMEP « La pratique au cœur de l’apprentissage ».
Les deux institutions ont souhaité intensifier leur collaboration déjà fructueuse par la mise en place d’un Partenariat de professionnalisation dans le domaine de l'art lyrique.
Correspondant à la volonté de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège de développer son investissement dans la formation et l’accompagnement des jeunes artistes, ce projet ambitieux s’inscrit dans la continuité de l’ouverture par l’IMEP d’une nouvelle Classe de Perfectionnement en Art lyrique confiée à la soprano Patrizia Ciofi dès l’année académique 2023-24.
À côté de l’enseignement organisé par l’IMEP, l’Opéra Royal de Wallonie-Liège proposera aux étudiants inscrits dans cette section et sélectionnés sur base de leurs qualités artistiques une mise en pratique directe de leurs apprentissages dans plusieurs productions, au cours des périodes de répétitions et des représentations.
En collaboration étroite avec Patrizia Ciofi, les étudiantes et étudiants seront intégrés aux spectacles, prenant ainsi pleinement part à la dynamique de l’Opéra. En particulier, ils auront l’opportunité d’interpréter de petits rôles dans des opéras et des spectacles à destination du jeune public, mais également de se consacrer à l’étude approfondie de rôles au plus près de la création.
Dans l’immédiat, plusieurs rôles des productions pour le jeune public, Figaro, le Barbier du Bois joli (janvier 2024) et Patiente, mon cœur (mai 2024), pourront déjà leur être confiés. Cette démarche s’intensifiera dans les saisons à venir.
L’Opéra Royal de Wallonie-Liège sera également associé au jury des épreuves d’admission, lesquelles seront organisées sur la scène de l’Opéra le 25 septembre prochain de 10:00 à 12:00.
https://www.imep.be/fr/formulaire-dinscription
Le 525e anniversaire des Petits Chanteurs de Vienne
À la fin de l'année 2023, le chœur de garçons veut "faire le plein" : le 9 décembre, un "grand concert de l'Avent" sera organisé pour la première fois à la Stadthalle de Vienne, au cours duquel se produiront également les Filles de la Chorale de Vienne, le Chorus Primus et le Chorus Juventus, le chœur mixte d'enfants et de jeunes, accompagnés par un big band.
Deux légendes de genres musicaux très différents sont annoncées comme guest stars : Wolfgang Ambros et René Kollo. La soirée sera animée par l'acteur Fritz Karl, lui-même ancien petit chanteur. Le public est également invité à chanter.
Il est possible que ce concert soit à l'origine d'une nouvelle tradition "car de tels concerts sont essentiels pour assurer l'institution des Petits Chanteurs, les jeunes filles du chœur, notre campus et notre offre de formation - une tradition vivante".
L'anniversaire est encore célébré par le livre "Ein Chor erobert die Welt" paru aux éditions Böhlau, un coffret de 21 CD avec des enregistrements réalisés au cours de 116 années (Decca) ainsi qu'un enregistrement en direct du concert de fête du 14 mai dans la salle dorée du Musikverein, qui sortira en novembre chez Deutsche Grammophon.
La compositrice Anna Clyne rejoint un orchestre britannique
La compositrice anglaise basée à New York (43 ans) a été nommée compositrice associée au BBC Philharmonic pour les trois prochaines années.
La compositrice signe sa première œuvre à 11 ans. Elle étudie la musique à l'Université d'Édimbourg, dont elle obtient un Bachelor of Music avec mention. Elle se dirige ensuite à la Manhattan School of Music et décroche son Master of arts auprès de Marina Adamia, Marjan Mozetich et Julia Wolfe.
Anna Clyne dirige entre 2008 et 2010 le programme « Making Score » du New York Youth Symphony, spécialement conçu pour les jeunes compositeurs. En octobre 2009, Clyne et Mason Bates sont tous deux nommés en résidence avec le Chicago Symphony Orchestra (CSO), poste occupé par la compositrice cinq saisons.
En 2013, Clyne compose l'ouverture Masquerade, commande de BBC Radio 3 pour ouvrir Last Night of the Proms, où le BBC Symphony Orchestra était sous la direction de Marin Alsop.
Après avoir terminé son mandat avec le CSO en 2014, Anna Clyne opte pour l'Orchestre National d'Île-de-France de 2014 à 2016. En parallèle elle est également en résidence au Baltimore Symphony Orchestra sur la saison 2015-2016. Puis entre 2017 et 2019, elle compose aux côtés de l'Orchestre Symphonique de Berkeley.
Nommée compositrice associée du Scottish Chamber Orchestra de 2019 à 20223, Anna Clyne est pour la saison 2022-2023 en résidence avec le Philharmonia Orchestra et l'Orchestre de Trondheim.
Pour la saison suivante, elle travaillera avec l'Orchestre Philharmonique d'Helsinki.
Anna Clyne travaille à la fois la musique acoustique et la musique électroacoustique.
Le chef d'orchestre espagnol Rafael Frühbeck de Burgos est né le à Burgos et mort le à Pampelune.
Né de parents allemands, Rafael Frühbeck de Burgos étudie le violon, le piano et la composition au Conservatoire de Bilbao puis à celui de Madrid tout en dirigeant des opérettes. Il travaille ensuite la direction d'orchestre à la Hochschule für Musik de Munich d'où il sort diplômé et remporte le prix Richard Strauss.
Son premier poste est à la tête de l'Orchestre symphonique de Bilbao (1958-1962) avant qu'il ne soit nommé directeur musical de l'Orchestre National d'Espagne (1962-1978).
Sa carrière internationale le mène ensuite à la tête de l'Orchestre Symphonique de Montréal, de l'Orchestre Symphonique de Vienne, de l'Orchestre Symphonique de la radio de Berlin.
Entre 1992 et 1997, il est directeur général de la musique au Deutsche Oper de Berlin. Il est également l'invité régulier des plus grands orchestres européens (dont le London Symphony Orchestra avec lequel il enregistre les 3e, 5e, 7e et 8e Symphonies de Beethoven) et américains (en particulier, l'Orchestre de Philadelphie avec lequel il fit ses débuts américains).
De 2001 à 2007, il a été chef principal de l'Orchestre Symphonique National de la RAI (Turin) et directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Dresde.
A partir de 2012, il dirige l'Orchestre Symphonique National du Danemark.
En 2008, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports3.
Il a créé de nombreuses œuvres de compositeurs contemporains : Alberto Ginastera, Joaquín Rodrigo, Joan Guinjoan, Cristóbal Halffter, Luis de Pablo.
Anton Heiller, né à Vienne, le décédé le , est un organiste, claveciniste, compositeur, professeur et chef d'orchestre autrichien.
Après un apprentissage initial de la musique liturgique avec Wilhelm Mück -organiste à la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne- Heiller combina son travail de répétiteur et de directeur de chorale à l’Opéra populaire de Vienne (Wiener Volksoper) avec l’étude du piano, de l’orgue et du clavecin sous Bruno Seidlhofer, ainsi que la théorie musicale et la composition sous Friedrich Reidinger au Conservatoire de musique de Vienne.
Il fit son service militaire, surtout comme aide médical.
Diplômé du conservatoire en 1945, il y devint la même année professeur d’orgue puis professeur agrégé en 1957.
La carrière de Heiller après la Seconde Guerre mondiale est une suite ininterrompue de concerts, conférences, enregistrements, de participation à des concours de musique comme juge, et d’honneurs reçus.
En 1952 il fit une tournée des États-Unis et de l’Europe avec le 1er Prix du Concours international d’orgue de Haarlem en poche. Ses récitals d’orgue à Harvard sur les orgues Fisk nouvellement installées à la Memorial Church ont été particulièrement appréciés. L'enregistrement de ces concerts est disponible en coffret de quatre CD.
Quelques années avant le lancement du premier de ces disques, il avait déjà publié sous étiquette Vanguard une étonnante série d’enregistrements de plusieurs pièces importantes du répertoire pour orgue de Bach interprété sur un majestueux orgue Marcussen en Suède.
On lui offrit la direction de l’orchestre de l’Opéra de Vienne qu’il refusa afin de parfaire son jeu au clavier. Il reviendra plus tard à la direction d’orchestre.
Heiller enregistra une grande part de son répertoire s’étendant de Gabrieli, Buxtehude et Bach à Reger et son ami Hindemith ; le répertoire romantique pour orgue l’intéressait moins que le Baroque et la musique du xxe siècle. Dans tout ce qu’il aborda, il démontra une technique irréprochable, un sens du rythme indéniable et un talent rare pour clarifier et maintenir l'élan rythmique des plus complexes passages polyphoniques, ce qui laissait au mélomane l’impression d’une grande facilité d’exécution.
Depuis l’adolescence, Heiller composa des pièces d’un style hermétique, souvent dodécaphoniques, avec des clins d’œil à Hindemith et Frank Martin, mais elles n’atteignirent jamais la notoriété de ses prestations. Elles sont toutefois nombreuses et incluent bon nombre de pièces pour les instruments dont il jouait, y compris un concerto pour orgue (1963), et ce qui semble être le seul concerto jamais écrit pour orgue et clavecin (1972).
Sa mort prématurée à l’âge de 55 ans (d’un malaise cardiaque probablement provoqué par un étouffement au cours d’un repas) priva l’Europe d’un des musiciens les plus polyvalents et d'un des meilleurs interprètes de l’œuvre de Bach pour orgue.
Les gouvernements successifs de l’Autriche lui ont décerné tous les prix en leur pouvoir, incluant
le Prix de la culture de Vienne (1963),
la Croix d’honneur pour les Arts et la Science de Vienne (1968),
le Grand Prix national (1969) honorant un artiste pour son travail exceptionnel.
Jeno Huber (à l'âge de 21 ans, il changea son nom de famille en Hubay, plus hongrois) est né le 15 septembre 1858 à Pest (aujourd'hui Budapest).
Il étudie d'abord le violon avec son père, Karoly Huber (1828-1885), chef d'orchestre du Théâtre National et professeur de violon au Conservatoire national.
À partir de l'automne 1873, Huber a poursuivi ses études à Berlin, avec le plus éminent professeur de violon de l'époque, Joseph Joachim. Au printemps 1876, il termine ses études et retourne en Hongrie. Il s'y lie d'amitié avec Franz Liszt et donne de nombreuses représentations de la 12e Rhapsodie et de la Sonate à Kreutzer de Beethoven.
En mai 1878, Hubay se rendit à Paris sur les conseils de Liszt et devint rapidement l'un des invités préférés des salons musicaux de la ville.
Au cours des années suivantes, il effectue avec succès des tournées de concerts en France, en Angleterre, en Belgique, aux Pays-Bas et en Hongrie.
Peu après son arrivée à Paris, il fait la connaissance d'Henri Vieuxtemps qui voit dans le jeune Hongrois la continuation de son propre art. Vieuxtemps propose à Hubay de devenir professeur de violon au Conservatoire de Bruxelles, poste qu'il a lui-même occupé, ainsi que plus récemment Wieniawski.
Le 8 février 1882, le Roi des Belges nomme Hubay à l'un des postes musicaux les plus importants d'Europe.
Hubay y passe quatre ans et demi et revient à l'été 1886 en Hongrie, à la demande du Ministre de l'Éducation, pour prendre la direction de l'école de violon de l'Académie de musique de Budapest. Il s'installe à Budapest et troque sa vie de virtuose itinérant contre celle de compositeur et de personnalité de premier plan dans la vie musicale hongroise.
De 1919 à 1934, il est directeur de l'Académie de musique de Budapest.
Il y crée l'une des meilleures écoles de violon au monde. Après le tournant du siècle, les premiers talents exceptionnels à émerger furent Stefi Geyer, Ferenc Vecsey et Jozsef Szigeti, suivis par Emil Telmanyi, Eddy Brown, Jelly Aranyi, Jeno Ormandy, Janos Koncz, Istvan Partos, Erna Rubinstein, Zoltan Szekely, Ede Zathureczky, Andre Gertler et Wanda Luzzato.
De même, une longue lignée de quatuors à cordes, tels que le Waldbauer-Kerpely, le Hauser-Son, le Lener, le Roth et le Vegh, a vu le jour dans le département de Hubay.
Karl Friedrich Wilhelm Fitzenhagen (15 septembre 1848 à Seesen-14 février 1890 à Moscou) est un violoncelliste et compositeur allemand qui a enseigné pendant une vingtaine d'années au Conservatoire de Moscou.
Fitzenhagen était le fils du directeur de la musique de la ville de Seesen et il a reçu très tôt des cours d'instruments, d'abord de piano à l'âge de cinq ans, puis de violoncelle à huit ans et de violon à onze ans.
A onze ans, il se produit pour la première fois en public en tant que violoncelliste.
En 1862, il devient l'élève de Theodor August Müller.
Le Duc de Brunswick le dispense du service militaire.
En 1867, des mécènes lui permettent d'étudier avec Friedrich Grützmacher à Dresde. Un an plus tard, il devint soliste de l'orchestre de la Cour de Dresde.
En 1870, il répondit à une offre de Nikolai Rubinstein comme professeur au tout nouveau Conservatoire de Moscou, bien que Franz Liszt ait tenté de l'engager comme violoncelliste solo à la chapelle grand-ducale de Weimar.
En Russie, Fitzenhagen s'est forgé une réputation d'éminent professeur, de soliste et de musicien de chambre. Il compta parmi ses élèves Joseph Adamowski et Anatoli Brandukov.
Il fut nommé premier violon de la Société impériale de musique russe et, en 1884, directeur de la Société de musique et d'orchestre de Moscou. Il fut l'ami de Tchaïkovski et participa à la création de plusieurs de ses œuvres de musique de chambre, dont le Trio avec piano op. 50.
En 1876, Tchaïkovski lui dédia ses Variations rococo op. 33. Avant la première de 1877, qu'il joua lui-même, Fitzenhagen apporta des modifications considérables, notamment dans l'ordre, et supprima complètement une variation. C'est sous cette forme modifiée, sanctionnée par Tchaïkovski après des protestations initiales, que les variations furent publiées en 1889 et jouées fréquemment jusqu'à nos jours.
Fitzenhagen a laissé plus de 60 compositions, dont 4 concertos pour violoncelle et orchestre et une suite pour violoncelle et orchestre, ainsi que de la musique de chambre (dont un quatuor à cordes, Perpetuum mobile op. 24 pour violoncelle et piano) et des airs.
Le 22e Prix International d'Opéra "Ottavio Ziino" -du nom du chef d'orchestre palermitain qui s'est produit sur les scènes des plus grands théâtres et qui s'est également consacré avec passion à la formation de nouveaux talents du chant en dirigeant le Teatro Lirico Sperimentale di Spoleto- s'est conclu au Teatro Ghione de Rome avec le concert des finalistes, qui se sont produits en première partie de soirée avec un accompagnement au piano et en deuxième partie avec l'Orchestra Sinfonica del Molise sous la direction de Michele Gennarelli.
Le jury, composé de directeurs de grands théâtres internationaux, a proclamé la mezzo-soprano américaine Shannon Keegan gagnante.
Les deuxième et troisième prix ont été attribués respectivement au baryton italien Matteo Mancini et au ténor autrichien Mateo Ivan Rašic.
Les quatrième et cinquième prix vont au baryton bosniaque Neven Crnic et au baryton arménien Gagik Vardaryan.
Shannon Keegan a également remporté le Prix de la critique et Mancini le Prix du public. Plusieurs prix spéciaux ont également été décernés, dont le prix "voix émergentes" à la basse ouzbèke Jasurbek Khaydarov et le prix "Jessica Pratt" à la soprano française Gina Gloria Tronel.
Lilia Pocitari, violoniste moldave basée à Berlin, a remporté le premier prix de 22 000 euros au Concours mondial Bartók 2023 de l'Académie Liszt à Budapest.
Le deuxième prix, d'une valeur de 14 000 euros, a été décerné à Tomotaka Seki, du Japon. Le troisième prix, d'une valeur de 8 000 euros, a été décerné à la violoniste germano-polonaise Maya Alexandra Kasprzak,