Le Journal

"Lohengrin" et Kirill Serebrennikov arrivent à l'Opéra de Paris

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Une nouvelle production de Lohengrin arrive à l'Opéra Bastille à Paris, sous la signature du controversé dissident russe Kirill Serebrennikov.

Avec Piotr Beczala, Nina Stemme, Johanni van Oostrum, Kwangchul Youn et Wolfanf Koch sous la baguette d'Alexander Soddy.

Concours de Quatuor à cordes à Genève

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Le Concours de Quatuor à cordes débute cette semaine .
Lors de cette première épreuve, les 14 quatuors sélectionnés pour participer au 77e Concours de Genève devaient produire un récital classique / moderne de 50 minutes.
Au terme de ce premier tour, six quatuors seront sélectionnés pour poursuivre à la demi-finale.

"Le Radeau de la Méduse" à l'Opéra Comique dans le hangar de l'aéroport de Tempelhof

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Nous évoquions récemment le rôle qu'allait jouer l'aéroport de Tempelhof pour l'Opéra Comique.
Pour débuter sa saison d'exil, l'Opéra comique de Berlin a sorti le grand jeu : samedi, la première représentation de l'oratorio "Le Radeau de la Méduse" de Hans Werner Henzey  a eu lieu.
Un orchestre géant, un chœur géant, une piscine géante comme surface de jeu dans un espace qui doit être spécialement aménagé avec des tribunes et un éclairage et qui accueille également dans le style avec une entrée éclairée en magenta.

Annulation de saison

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Le Kitchener-Waterloo Symphony a annulé sa saison, 48 heures avant le début de celle-ci.
Aucune annonce officielle n'a encore été faite, mais son site web a été fermé.

Mauricio Kagel, 15 ans

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L'Argentin Mauricio Kagel (né le  à Buenos Aires et mort le  à Cologne où il était installé depuis 1957, est compositeur, chef d'orchestre et metteur en scène. Il s'est principalement attaché au théâtre instrumental en renouvelant le matériau sonore (électroacoustique, sons divers). Mais il a également exploré les ressources dramatiques du langage musical contemporain dans des pièces radiophoniques, des films, des œuvres électroacoustiques, des formes anciennes.

Mauricio Kagel suit des études de musique, d'histoire de la littérature et de philosophie, à l'Université de Buenos Aires et devient conseiller artistique de l'Agrupacion Nueva Musica à l'âge de 18 ans. Il commence à composer ses premières pièces instrumentales et électroacoustiques.
De 1955 à 1957, il est directeur des réalisations culturelles à l'Université et des études à l'Opéra de chambre, et chef d'orchestre au Teatro Colón.
En 1957, il s'installe à Cologne où il crée deux ans plus tard le Kölner Ensemble für Neue Musik, et entre 1969 et 1975, dirige les Cours de musique nouvelle à Cologne.
À partir de 1974, il occupe la chaire de théâtre musical, ouverte pour lui à la Hochschule für Musik.

L'œuvre de Kagel est étendue et variée. Mauricio Kagel aborda, dès 1959, la problématique de la composition musicale et du théâtre. Au début des années 1960, le compositeur a mis l'accent sur le théâtre instrumental, dont Sur Scène (1959) est la première manifestation et va faire de lui une autorité dans le paysage de la création musicale européenne.
Par la suite, ses pièces instrumentales et scéniques se multiplient entrecoupées de symphonies de conception « ouverte », Hétérophonie et Diaphonies I, II et III.
Dans les années 1970, il dirige son travail vers la grande tradition démontée (Bach, Beethoven, Brahms), à laquelle il intègre des formes de musique de variété.

En 1970, Ludwig van vient souligner, par le retentissement de sa version cinématographique, l'invention de Kagel dans les genres de la scène, du concert, du cinéma et de la radio.
L'année suivante, Staatstheater (« Théâtre national ») précède de peu un retour à l'orchestre symphonique avec les Variationen ohne Fuge (« Variations sans fugue »). Pièces instrumentales et pièces théâtrales continuent de s'imbriquer dans cette exploration des sons inouïs et des gestes « producteurs » de musique : de Charakterstück (« Pièce de caractère ») pour quatuor de cithares et Exotica pour instruments extra-européens (1972) aux deux opéras Die Erschöpfung der Welt (« L'épuisement du monde », 1980) et Aus Deutschland (1981).

À partir des années 1980, Kagel brise de plus en plus les conventions et les habitudes auditives, avec notamment : Rrrrrrr…, ensemble de 41 pièces (1980-1982) et le Troisième quatuor à cordes (1986-1987).

Mauricio Kagel est l'auteur de compositions pour orchestre, voix, piano et orchestre de chambre, de nombreuses œuvres scéniques, de dix-sept films et onze pièces radiophoniques.

Il a reçu également le Prix Erasmus.

Theodor Fürchtegott Kirchner, 120 ans

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Fürchtegott Theodor Kirchner, né le  à Neukirchen/Erzgeb. et mort à Hambourg le , est un compositeur, chef d'orchestre, organiste et pianiste allemand de la période romantique, auteur de nombreuses œuvres pour piano, orgue, et musique de chambre.

Originaire de la région de Chemnitz, il reçoit très tôt une formation d'organiste. Alors qu'il est adolescent, son père lui fait rencontrer Robert Schumann, Félix Mendelssohn et le Thomaskantor Christian Weinling.
Auprès de Mendelssohn, il devient premier élève du Conservatoire que celui-ci a créé à Leipzig et, pourvu d'une bourse d'études royale, y poursuit sa formation d'organiste à l'église Saint-Nicolas de Leipzig.

Ludomir Różycki, 140 ans

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Le compositeur polonais Ludomir Różycki est né à Varsovie le  et mort à Katowice le .

Aux côtés de Mieczysław Karłowicz, Karol Szymanowski, Apolinary Szeluto et Grzegorz Fitelberg, il est membre du mouvement appelé Jeune Pologne, qui vise à promouvoir la culture musicale dans leur pays natal. Selon le compositeur et compatriote Alexandre Tansman, c'est sans doute le musicien polonais dont la musique se rapproche le plus de l'école française, surtout de l'impressionnisme français. C'est surtout dans le domaine du poème symphonique (Boleslas le HardiAnhelliLe Roi KofetuaMona Lisa Gioconda, Piéta - Sur les décombres de Varsovie) que Różycki a laissé de véritables chefs-d'œuvre.

Ludomir Różycki est le fils du compositeur et pianiste Aleksander Różycki, professeur à l'Institut de musique de Varsovie, où il étudie le piano auprès d'Aleksander Michałowski, théorie et harmonie avec Gustaw Roguski et Michał Biernacki et la composition auprès de Zygmunt Noskowski également professeur de Szymanowski2 et du chef d'orchestre Grzegorz Fitelberg. Il achève ses études avec brio (1904) puis il fréquente l'Académie de musique de Berlin et étudie avec Engelbert Humperdinck jusqu'en 1907.

C'est en 1905 qu'il fonde avec Grzegorz Fitelberg, Szymanowski et Szeluto, le groupe informel « Jeune Pologne en musique » (Młoda Polska w muzyce), visant tout d'abord et pratiquement à l'édition des partitions (Spółka Nakładowa Młodych Kompozytorów Polskich) par l'appui financier du Prince Zdzisław Lubomirski. Le concert inaugural, le , fit sonner Bolesław le hardi de Różycki. Autour de 1912, Szymanowski, le « vrai représentant » du groupe2 signe un contrat chez Universal Edition et Różycki, chez l'éditeur danois Hansen, ce qui mettra fin à l'aventure.

Il commence sa carrière comme pianiste à Lwów (aujourd'hui en Ukraine) en 1907, puis l'année suivante en tant que chef d'orchestre à l'Opéra de la ville. C'est durant cette période qu'il commence à composer. Jusqu'en 1912, il enseigne le piano des classes avancées au Conservatoire de Galice de Lwów.
Entre 1912 et 1918, il séjourne à Paris, puis s'installe à Varsovie en 1919. En 1920, il est chef d'orchestre au théâtre Wielki, puis se consacre entièrement à la composition, sa musique connaissant un grand succès dans la nouvelle Pologne indépendante.

Il est l'un des membres fondateurs de l'union des compositeurs polonais (1926) et son premier président. Puis brièvement professeur à l'Académie de musique en 1930 et 1931, alors que Szymanowski en est le recteur. En 1930, il reçoit un prix de l'État polonais pour son opéra Eros i Psyche et une Médaille d'or à l'exposition de Paris en 1937 pour son ballet Apollo i dziewczyna.

En 1945, il s'installe à Katowice et enseigne la composition à l'école de musique se consacrant également à la reconstruction de ses œuvres en manuscrits, détruites dans les incendies pendant l'Insurrection de Varsovie en 1944.

L'esthétique de Różycki est ancrée dans la dernière période romantique et sa musique poursuit le xixe siècle, particulièrement dans ses mélodies où il subit l’influence de Richard Strauss et Hugo Wolf. Ses opéras, construits dans la tradition du vérisme de Puccini, avec des incorporations d'éléments du style symphonique romantique et de l’impressionnisme plutôt que de manière innovante.

Parmi ses œuvres -dont un grand nombre s'inspire de la culture et de l'histoire polonaise- les plus importantes sont les poèmes symphoniques Stańczyk (1903) et Anhelli (1909) ; son ballet Pan Twardowski est le premier ballet polonais à être joué à l'étranger, notamment à Copenhague, Prague, Brno, Zagreb, Belgrade et Vienne et plus de 800 fois à Varsovie. Le ballet Apollo i dziewczyna [Apollon et la jeune fille] eut sa création mondiale le  à Paris, lors de l'Exposition Universelle et fut récompensé d'une Médaille d'or par le gouvernement français.

Parmi ses huit opéras, il faut citer Eros i Psyche (1914–1916) sur un livret de Jerzy Żuławski créé à Wrocław en 1917 et monté plus tard à Mannheim, Brême, Poznan, Stuttgart et Varsovie ; Beatrix Cenci (1916–1926) et Pan Twardowski (1921).

Ludomir Różycki est également auteur de nombreuses œuvres pour piano (préludes, impromptus, danses polonaises, etc.), deux concertos pour piano et des mélodies.

58e Concours de jeunes chefs de Besançon

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Ce festival de Besançon accueille cette année le 58e Concours de jeunes chefs d’orchestre.
Le jury international, présidé par le chef japonais Yutaka Sado, départagera les 20 artistes sélectionnés au printemps parmi près de 300 candidats.
Après des épreuves symphoniques, concerto, opéra, la finale du Concours clôturera  cette édition les 22 et 23 septembre avec, au programme , l’ouverture de Cosi fan Tutte de Mozart, une création mondiale d’Alexandros Markeas, et Don Juan de Richard Strauss.

Fondé en 1951 sous l’égide du Festival de musique de Besançon Franche-Comté, le Concours international de jeunes chefs d’orchestre s’est rapidement imposé comme la plus prestigieuse manifestation de sa catégorie.
Annuel jusqu’en 1992, il a depuis adopté un rythme biennal.

Bon anniversaire Manfred Honeck

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Manfred Honeck, le directeur artistique des Concerts internationaux de Wolfegg, fête aujourd'hui son 65e anniversaire. Le directeur musical de l'Orchestre symphonique de Pittsburgh est l'un des plus grands chefs d'orchestre au monde et s'engage depuis 29 ans pour les Concerts internationaux de Wolfegg dans le cadre idyllique de l'Allgäu.

Il a décrit un jour les Concerts internationaux de Wolfegg et sa façon de s'y présenter en ces termes : Ici, à Wolfegg, nous ne sommes pas dans une métropole où l'on se déplace en voiture entre l'hôtel et le lieu de représentation. Ici, on se déplace à pied et on se retrouve après le concert dans une auberge pour passer un moment convivial. C'est ce qui fait l'attrait particulier des concerts de Wolfegg pour moi. Au cours de l'année, je voyage beaucoup dans le monde et je me produis généralement dans de grandes villes. C'est pourquoi j'apprécie beaucoup le monde idyllique et à taille humaine de Wolfegger. C'est ici que je termine ma saison et que l'été commence pour moi. De plus, j'y retrouve dans un cadre familial des personnes qui sont devenues mes amies au fil des ans. Ces journées sont toujours très importantes pour moi.

Ceux qui ont déjà eu l'occasion d'entendre le chef d'orchestre Manfred Honeck connaissent l'intensité particulière de ses concerts, notamment de ses concerts dans les églises. Sa signature reconnaissable entre toutes, notamment pour Wolfegg, est d'amener des œuvres importantes de l'histoire de la musique avec des interprètes exceptionnels et des jeunes artistes prometteurs dans des lieux particuliers, où l'on peut profiter avec tous ses sens.

Manfred Honeck a toujours à cœur non seulement d'encourager les jeunes musiciens, mais aussi d'enthousiasmer le jeune public pour les représentations classiques. A Wolfegg, par exemple, il invite chaque année, en collaboration avec le cercle d'amis, des enfants de maternelle et d'école à assister aux répétitions de l'orchestre et, heureusement, leur nombre augmente chaque année. Le maestro est certain que si un enfant peut s'asseoir parmi les musiciens pendant les répétitions et peut-être même manier la baguette du chef d'orchestre, cela fera une impression durable.

Premier orchestre lyrique de jeunes en France

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L’Opéra National de Paris et son Académie créent le premier orchestre lyrique de jeunes en France. En partenariat avec onze conservatoires parisiens et de Seine-Saint-Denis, ADO (Apprentissage De l’Orchestre) a pour ambition d’encourager les élèves de 12 à 18 ans à développer leur pratique musicale et découvrir le répertoire de l’opéra et du ballet.
Ces 150 élèves bénéficieront toute l'année scolaire d'ateliers et stages, et auront l'opportunité de se produire en concert sur la grande scène de l'Opéra Bastille.

En complément de la pratique collective dispensée dans les conservatoires, ADO permet aux jeunes musiciens de découvrir le répertoire lyrique grâce à des séances de travail hebdomadaires dans les conservatoires, des répétitions à l’Opéra de Paris ainsi que des ateliers collectifs de chant et de danse un samedi par mois. Les élèves se retrouveront aussi pour des stages intensifs de 3 jours pendant les vacances scolaires à l’Opéra Bastille afin de préparer le programme du concert du 16 juin 2024 sur la grande scène de l'Opéra Bastille. Les répétitions d'orchestre et le concert seront placés sous la direction de Victor Jacob, chef d’orchestre principal des orchestres ADO.

ADO comprend également un parcours de découverte de l’Opéra de Paris, permettant aux jeunes de visiter les deux théâtres, d'assister à des spectacles et de rencontrer des professionnels.

Le soutien pionnier de Rolex, d’Aline Foriel-Destezet, et de Flavia et Barden Gale a rendu possible la mise en place du programme ADO.
La Fondation Terrévent et le Cercle de l’Académie ont également apporté un généreux concours.