Bayreuth 2024
Une nouvelle production de Tristan et Isolde ouvrira la programmation 2024 du Festival de Bayreuth, sous le direction de Semyon Bychkov
Une nouvelle production de Tristan et Isolde ouvrira la programmation 2024 du Festival de Bayreuth, sous le direction de Semyon Bychkov
Impossible de concevoir un festival Bach digne de ce nom sans un orgue à la hauteur. Lequel n'existait pas dans les Combrailles (Auvergne) lors de la création de ce rendez-vous insolite et unique en France, rural et itinérant, adoubé par la Neue Bachgesellschaft de Leipzig.
L'orgue Bach de Pontaumur, copie du Wender (1703) dont le tout jeune Johann Sebastian fut titulaire à Arnstadt, inauguré en 2004, avait besoin d'un relevage, mené à bien pour cette 24e édition.
Les travaux ont porté sur la cohérence structurelle et technique de l'instrument, partie confiée au facteur Denis Marconnet, cependant que l'harmonisation revenait à Jean-Marie Tricoteaux.
Plus typé et racé que jamais, l'orgue y a indéniablement gagné en équilibre, homogénéité et présence altière, notamment quant à l'intégration des plans de mixtures.
La trompette, désormais pleinement soliste, rayonne de souplesse de timbre et d'attaques, le posaune de pédale renonçant à dominer pour mieux soutenir et colorer dans l'harmonie.
La demi-finale du Concours International de piano Clara Haskil s’est tenue en public et en streaming live les 29 et 30 août 2023.
Au programme,’une des cinq Sonates pour piano et violoncelle de Beethoven et un programme libre d’une ou plusieurs œuvres pour piano solo d’une durée maximale de 30 minutes.
La Russe Elizaveta Ukrainskaia, l’Allemand Gabriel Yeo Jun-Ho, le Canadien Henry From, le Français Arthur Hinnewinkel, la Malaisienne Magdalene Ho et le Coréen du Sud Seunghui Kim étaient accompagné.e.s par le violoncelliste français, soliste et pédagogue Marc Coppey.
Les candidat.e.s qualifié.e.s pour la finale sont :
Elizaveta Ukrainskaia, Russie
Arthur Hinnewinkel, France
Magdalene Ho, Malaisie
L'Opéra de quat'sous est une pièce de théâtre de Bertolt Brecht avec une musique de Kurt Weill. La première représentation a eu lieu le 31 août 1928 au Theater am Schiffbauerdamm à Berlin.
La "pièce avec musique en un prélude et huit tableaux" est devenue la représentation théâtrale allemande la plus réussie jusqu'en 1933, certains numéros musicaux comme "La Moralité de Mackie Messer" sont devenus des succès mondiaux.
L'intrigue tourne autour de la lutte concurrentielle et existentielle entre deux "hommes d'affaires", le chef de la mafia de la mendicité londonienne (Peachum), qui fait chanter les mendiants et les équipe de manière à susciter la pitié des passants, et un criminel (Macheath), qui entretient de bonnes relations avec le chef de la police (Brown) de Londres.
La pièce se déroule dans le quartier de Soho, dominé par des personnages louches. La référence au couronnement laisse supposer que l'opéra doit se dérouler à l'époque victorienne et qu'il s'agit finalement du couronnement de Victoria en 1837. Néanmoins, l'action ne peut pas être fixée précisément dans le temps, car les éléments des transports modernes et de l'industrialisation sous cette forme sont plutôt des éléments historiques ultérieurs. Par cette contextualisation peu claire, Brecht crée une distance à la fois par rapport aux conditions de 1928 et par rapport à l'époque de création du Beggar's Opera de Gay.
Le violoncelliste et compositeur danois Asger Lund Christiansen est né en 1927 et décédé le 31 août 1998.
Il a été formé à l'Académie royale danoise de musique, dont il est sorti diplômé en 1946. Avec Bløndal Erling Bengtsson, il est le violoncelliste danois le plus reconnu de sa génération.
De 1957 à 1995, il a joué avec des musiciens tels que Tutter Givskov, Mogens Ludolph et Mogens Bruun au sein du Quatuor à cordes de Copenhague.
Comme soliste, professeur et organisateur, il a exercé une influence majeure.
De 1965 à 1987, il a été enseignant puis professeur à l'Académie royale de musique du Danemark.
Asger Lund Christiansen a composé un grand nombre d'oeuvres : de la musique de chambre, de la musique instrumentale et des œuvres orchestrales dans un style essentiellement néoclassique. L'une de ses sonates pour flûte a été créée par Jean-Pierre Rampal.
Son fils est le flûtiste et compositeur Toke Lund Christiansen.
La Britannique d'origine japonaise Yuriko Lily Miyazaki jouera aujourd'hui son deuxième tour contre la Suissesse Belinda Bencic à l'US Open.
Lily Miyazaki , 27 ans, est également diplômée en mathématiques et pianiste de concert.
Elle est actuellement classée 198e au classement WTA.
Antonio Chen Guang, Ron Maxim Huang, Arsenii Mun, Anthony Ratinov, Zitong Wang, Ryota Yamazaki sont les six finalistes de la 64e édition du Concours international de piano F. Busoni. Ils accèdent à la troisième étape du Concours.
Outre les répétitions de musique de chambre, au cours desquelles les six finalistes interpréteront des quintettes pour piano et cordes avec le New York Isidore String Quartet, les pianistes donneront cette année, pour la première fois, un court récital, dernière occasion d'entendre les musiciens en solo avant la dernière grande épreuve symphonique.
Un jury spécial composé de jeunes étudiants en piano de la région a également décerné le prix du jury junior à Ryota Yamazaki. En revanche, le jury senior, composé de passionnés de musique classique et de piano de la région, a décerné son prix à Arsenii Mun. Deux prix qui se concrétiseront par un concert lors de la prochaine édition du Busoni Festival.
Au cours des différentes épreuves du concours, qui se terminera par la finale avec orchestre, les six candidats ont été sélectionnés parmi les 35 concurrents admis à participer à cette édition du concours de piano.
Présidé par l'Argentine Ingrid Fliter, le jury technique est composé d'Imogen Cooper, Nicolas Namoradze, Aleksandar Madžar, Chen Jiang, Iain Burnside, François-Frédéric Guy, Fulvia de Colle et Clemens Trautmann.
Le percussionniste autrichien Martin Grubinger (40 ans) a reçu le Prix de la fête de la musique de Brême. Grubinger a reçu cette distinction à l'occasion d'un concert dans la grande salle du Konzerthaus "Die Glocke" de Brême avec le duo de pianistes Ferhan & Ferzan Önder et les percussionnistes Alexander Georgiev et Jürgen Leitner.
Né en 1983 à Salzbourg, Martin Grubinger a reçu ses premières leçons de son père, le batteur et professeur au Mozarteum Martin Grubinger senior, et il a étudié au Conservatoire Bruckner de Linz et au Mozarteum de Salzbourg. Dès son adolescence, il a remporté une série de prix lors de concours internationaux tels que le Concours mondial de marimba à Okaya ou le Concours Eurovision des jeunes musiciens en Norvège.
Au cours de la saison 2007-08, il a été sélectionné sur proposition du Konzerthaus de Vienne pour le prestigieux cycle de concerts "Rising Stars", qui l'a conduit en tant que soliste dans les salles de concert les plus célèbres du monde, dont la Philharmonie de Cologne, le Palais des Beaux Arts de Bruxelles, le Concertgebouw d'Amsterdam, le Megaron d'Athènes et le Carnegie Hall de New York.
Depuis, il s'est imposé comme l'un des meilleurs multipercussionnistes au monde, se produisant dans les grandes salles de concert et les festivals importants avec des orchestres renommés ou son Percussive Planet Ensemble.
Les compositeurs Bruno Hartl, Friedrich Cerha, HK Gruber, entre autres, lui ont dédié des œuvres. En tant que soliste, il a créé plusieurs pièces, notamment des compositions d'Anders Koppel, Rolf Wallin et Avner Dormans.
Depuis 2010, Grubinger présente un magazine musical sur la chaîne publique Bayerischer Rundfunk et, depuis 2018, il enseigne en tant que professeur de percussion classique/multipercussion à l'Université Mozarteum de Salzbourg.
En 2007, Grubinger a reçu le Leonard Bernstein Award du festival de musique du Schleswig-Holstein, et en 2010, il a été récompensé par le prix Würth des Jeunesses Musicales d'Allemagne.
Depuis 2023, il est membre d'honneur de la Wiener Konzerthausgesellschaft.
Le prix non doté du Bremer Musikfest est décerné chaque année depuis 1998 à des solistes, des ensembles, des orchestres et des chefs d'orchestre qui, par leur travail artistique, ont posé des jalons originaux dans le monde musical international.
Les lauréats des années précédentes étaient entre autres Nikolaus Harnoncourt, Sir Roger Norrington, Marc Minkowski, Hélène Grimaud, Janine Jansen, Rolando Villazón, Jérémie Rhorer, Teodor Currentzis, Philippe Herreweghe et, dernièrement, Philippe Jaroussky.
Cette année, Alessandro Melani vole la vedette au musicien éponyme du festival et s'empare du concert d'ouverture avec son oratorio Santa Rosa da Viterbo, dont la première a eu lieu à Florence en 1693. Il sera interprété à Viterbe, à Santa Maria Nuova (qui, selon une tradition imaginaire, a été fondée en 380 par les descendants d'Hercule !) par les instruments originaux de l'ensemble Mare Nostrum sous la direction d'Andrea De Carlo, qui est également le directeur artistique du festival. Ce concert sera l'occasion d'enregistrer en première mondiale l'oratorio du compositeur toscan, l'un des protagonistes de la musique à Rome dans la seconde moitié du XVIIe siècle, dont on se souvient également pour l'Empio punito, le premier opéra inspiré du personnage de Don Giovanni.
Plus de vingt concerts suivront.
Ça y est : la première femme chef d'orchestre de l'histoire de Berlin fera ses débuts jeudi au Konzerthaus. Joana Mallwitz sera très remarquée dans la ville et bien au-delà, lorsqu'elle dirigera les trois premières symphonies de Kurt Weill, Sergei Prokofiev et Gustav Mahler au pupitre de l'Orchestre du Konzerthaus pour le début de la saison.
Elle a été présentée comme une cheffe accessible, qui ne craint pas le travail de médiation. Elle a déjà annoncé des "concerts d'expédition" dans une atmosphère décontractée et des "sessions de nuit" avec des invités qui ne doivent pas nécessairement être issus du monde de la musique, dans le Konzerthaus.
Elle veut se présenter elle-même devant le public lors des concerts d'abonnement et faire les introductions. Pour cela, elle se met rapidement au piano. Elle avait déjà fait les introductions lors de ses passages à Erfurt et Nuremberg. C'est d'autant plus remarquable que de nombreux autres chefs d'orchestre sont considérés comme inaccessibles avant les concerts.