Le Journal

Ralph Vaughan Williams, 65 ans

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Le compositeur britannique Ralph Vaughan Williams est né le  à Down Ampney et mort le  à Londres.
Il s’est exprimé aussi bien dans la symphonie que dans la musique de chambre, l’opéra, la musique chorale et la musique de film.

Très influencé par la musique folklorique, il publie en 1906 le célèbre The English Hymnal qui regroupe, outre des compositions personnelles, un grand nombre d’arrangements de ces chansons traditionnelles dont il fait des airs à part entière.

Ralph Vaughan Williams est né dans un village situé dans le Comté du Gloucestershire où son père, le Révérend Arthur Vaughan Williams (Vaughan n’étant pas un deuxième prénom, mais la seconde partie d’un nom de famille composé détaché, Vaughan Williams), officie comme vicaire. À la suite de la mort de son père en 1875, il est élevé par sa mère, Margaret Susan (1843-1937), l’arrière-petite-fille de l’industriel Josiah Wedgwood, dans la maison familiale de la dynastie Wedgwood. Il est également le petit-neveu de Charles Darwin. Bien qu’ayant grandi parmi la classe moyenne supérieure cultivée, Ralph Vaughan Williams a milité toute sa vie en faveur d’un idéal démocratique et égalitaire, à l'encontre de la société établie.

Alors qu’il poursuit ses études, il apprend le piano "dont je n’ai jamais su jouer, et le violon qui était mon instrument salvateur". Après Charterhouse School, il fréquente le Royal College of Music où enseigne Charles Villiers Stanford. Il poursuit des études d’histoire et de musique au Trinity College à Cambridge où il se lie d’amitié notamment avec les futurs philosophes G. E. Moore et Bertrand Russell ; il finit par revenir au Royal College of Music où il étudie sous la houlette d’Hubert Parry, dont il devient un proche, de Walter Parratt qui lui enseigne ainsi qu'à Leopold Stokowski. Ce dernier, devenu chef d’orchestre, joue six des symphonies de son ancien camarade pour le public américain. Il conduit notamment l'Orchestre Philharmonique de New York en 1949 pour le premier enregistrement de sa Symphonie no 6, et dirige en 1958 la première représentation de sa 9e Symphonie sur le sol des États-Unis, à Carnegie Hall.

Parmi ses nombreuses amitiés nées durant ses années au Royal College of Music, celle avec son camarade de classe Gustav Holst a été la plus décisive pour son œuvre de compositeur ; s'étant rencontrés en 1895, les deux jeunes hommes ne tardent pas à confier à la critique l’un de l’autre leurs compositions de jeunesse. C’est ainsi que Vaughan Williams donne peu à peu forme à ses premières œuvres dont la première publiée, la chanson Linden Lea, ne l'est que dans les années trente. Durant ces premières années, il travaille à la fois à ses propres compositions, au développement de sa technique orchestrale et à la publication d'œuvres musicales variées, en particulier des œuvres d’Henry Purcell, ainsi qu'à l'English Hymnal pour la composition duquel il voyage dans de nombreux pays dont il recueille les chants populaires.

Il se marie en 1897 et, cette même année, visite l'Allemagne où il suit l'enseignement de Max Bruch avant que de passer son doctorat en musique à Cambridge en 1901.
Pendant un séjour en France en 1909, il rencontre Maurice Ravel, ce qui contribue fortement à faire gagner en maturité son style orchestral.
En parallèle, Vaughan Williams découvre la musique traditionnelle anglaise, condamnée à disparaître rapidement en raison du déclin de la tradition orale au profit de la conservation écrite. Cette rencontre n’a cessé d’influencer son œuvre musicale dans laquelle il a incorporé des éléments de ces mélodies et de ces airs du folklore dont la beauté, ainsi que le mystère qui entoure l’anonymat de ces traditions nées et perpétuées dans la multitude du commun des gens, le fascinent toujours. Ses efforts pour faire reconnaître cet héritage ont largement contribué à la ré-appréciation de la culture musicale folklorique anglaise, notamment en tant que président de l'English Folk Dance and Song Society qui, en hommage, a donné son nom depuis à sa bibliothèque.

S’il ne cesse de s’intéresser à la musique traditionnelle dont il côtoie les grands noms, tel le révérend George B. Chambers, sa carrière musicale s’enrichit à partir de 1905 de l’expérience de chef d’orchestre qu’il fait lors du tout jeune Leith Hill Musical Festival qu’il dirige jusqu’en 1953, date à laquelle il cède la main à William Cole.
Quatre ans plus tard, il compose la musique d’accompagnement pour la représentation des Guêpes d’Aristophane par les étudiants de Cambridge lors de la triennale Cambridge Greek Play.
En 1910, il connaît ses premiers succès auprès du grand public en conduisant les premières de la Fantaisie sur un thème de Tallis dans la Cathédrale de Gloucester, mais plus encore grâce à sa symphonie (chorale) no 1 dite A Sea Symphony.
En 1914, sa symphonie no 2 dite A London Symphony, conduite par Geoffrey Toye (qui par la suite l’aide à reconstruire la partition, perdue pendant la guerre), rencontre un succès encore plus marqué.

Vaughan Williams est âgé de quarante et un ans quand débute la Grande Guerre ; bien qu’il ait la possibilité d’échapper à tout service militaire ou de servir comme gradé, il choisit de s’enrôler comme simple soldat dans le Royal Army Medical Corps. Éreinté par son rôle de brancardier en France et à Salonique, il est finalement élevé au grade de sous-lieutenant dans la Royal Garrison Artillery (en) le . Une anecdote rapporte qu’à une occasion, bien que trop malade pour ne serait-ce que rester debout, il a continué à diriger sa batterie d’artillerie allongé à même le sol. Son exposition prolongée aux tirs nourris a probablement été à l’origine de sa progressive perte d’audition qui explique sa surdité tardive. Après l'Armistice de 1918, il est directeur de musique de la Première armée (First Army) britannique jusqu'à sa démobilisation en , ce qui l’aide beaucoup à reprendre contact avec le monde de la musique.

Au moment de sortir de la guerre, il adopte un temps un style musical aux accents mystiques dans sa symphonie no 3 dite « A Pastoral Symphony », symphonie qui doit notamment à son vécu d’ambulancier volontaire pendant la guerre ; il compose également Flos campi, une œuvre pour alto accompagné d’un petit orchestre et d’un chœur sans parole. À partir de 1924, il entame une nouvelle phase musicale, caractérisée avant tout par des accords dissonants et un rôle important de la polyrythmie. Les œuvres clef de cette période restent la toccata marziale, le ballet Old King Cole, le concerto pour piano, l'oratorio Sancta Civitas (son œuvre pour chœur préférée) et le ballet Job : A Masque for Dancing, qui n’est pas directement inspiré de la Bible mais d’Illustrations du Livre de Job de William Blake. Il compose également un Te Deum en sol pour la consécration de Cosmo Gordon Lang comme archevêque de Cantorbéry. Cette phase créative culmine avec sa symphonie no 4 en fa mineur, jouée pour la première fois en 1935 par l'orchestre symphonique de la BBC.

Cette symphonie marque une très nette rupture avec les compositions orchestrales et « pastorales » auxquelles son œuvre est souvent identifiée ; en effet, sa dimension dramatique soutenue par une tension permanente et de nombreuses dissonances ne cesse de surprendre ceux qui l’écoutent depuis sa toute première interprétation. Lui-même conscient de son originalité, Ralph Vaughan Williams en dit : « Je ne sais pas si je l’apprécie, mais elle est telle que je l’ai voulue ». Deux ans plus tard, le compositeur réalise un enregistrement mémorable de son œuvre avec le même orchestre pour HMV, resté son seul enregistrement à caractère commercial. À la même époque, il prodigue son enseignement en Amérique et en Angleterre tout en dirigeant le Bach Choir (en) ; il est également président de la City of Bath Bach Choir de 1946 à 1959. Il est décoré de l’ordre du Mérite en 1935 lors des cérémonies de l’anniversaire du roi, ayant décliné antérieurement le titre de chevalier.

Il conserve également une activité de direction d'orchestre et il dirige à de nombreuses reprises les Passions de Jean-Sébastien Bach. Il meurt en 1958, universellement reconnu. Ses funérailles ont lieu à l'abbaye de Westminster où ses cendres reposent près de celles d'Henry Purcell.

Heikki Klemetti, 70 ans

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Heikki Valentin Klemetti (14 février 1876 Kuortane - 26 août 1953 Helsinki) était un compositeur, arrangeur, critique musical et chef de chœur finlandais.
Klemetti fut l'un des plus importants pionniers et développeurs de la musique chorale finlandaise.

Klemetti a d'abord fréquenté l'école primaire pendant quelques années dans la maison de Rasinperä à Kuortanee, avant de poursuivre ses études au lycée de Vaasa. Heikki vit avec sa tante à Vaasa et est admis au lycée en 1894. Il obtient une maîtrise en philosophie en 1899 et étudie également à l'Ecole d'orchestre d'Helsinki, à l'Académie de musique de Berlin et au Conservatoire de Stern. Il a reçu le titre de professeur en 1923 et l'Université d'Helsinki lui a décerné un doctorat honorifique en philosophie en 1936 et un doctorat honorifique en théologie en 1946.

Klemetti a dirigé de nombreux chœurs et il a fondé le chœur Suomen Laulu en 1900. Il fait ses débuts le 1er décembre 1898 lors d'un concert des Student Union Singers. Sous la direction de Klemetti, le chœur interprète pour la première fois la chanson Sydämeni laul (Le chant de mon cœur), considérée comme la plus grande réussite poétique d'Aleksis Kivi, composée par Jean Sibelius, et très bien accueillie par la critique. Le public a demandé qu'elle soit jouée trois fois, ce qui témoigne de son succès.
Les compositions les plus célèbres de Klemetti sont le chant choral masculin O dear Finland qui date du XVIIe siècle, et l'hymne 532 Another blessed day now gives its light (Un autre jour béni donne maintenant sa lumière).

Klemetti a également composé la version finlandaise la plus chantée de la marche de Pori. À la mémoire des braves de Vilppula qu'il a composée en s'inspirant de la guerre civile de 1918, a acquis une réputation de culte auprès de la Garde de l'Ostrobothnie du Sud et du mouvement Lapuan.

Klemetti était également connu pour ses critiques musicales acerbes. L'histoire de la musique était un autre thème de son œuvre littéraire. La plume de Klemetti est empreinte d'un nationalisme non dissimulé.

Le musée Klemetti a été créé en 1958 dans sa résidence d'été à Kuortanee : un chalet en bois, Hopiala, construit à l'origine par Klemet lui-même et légué à Sulasoli. L'Oriveden College organise une série de cours d'été intitulée "Klemetti Opera".

Klemetti a épousé Armi Elina Hämäläinen en 1908. Son père (1885-1979) était le compositeur et organiste Lauri Hämäläinen.
Heikki et Armi Klemetti sont enterrés au cimetière de Hietaniemi à Helsinki. La pierre tombale, érigée par Sulasoli en 1954, porte un portrait en relief de Klemetti sculpté par Yrjö Liipola et trois couplets de la chanson Oi kallis Suomenmaa.

Ida Rose Esther Gotkovsky célèbre son 90e anniversaire

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La compositrice et pianiste française Ida Rose Esther Gotkovsky est née le  à Calais.
Elle a vécu dans une famille de musiciens, son père Jacques Gotkovsky était violoniste et membre du Quatuor Loewenguth.

Ses études au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris (classe de Nadia Boulanger) lui ont valu plusieurs prix : Prix Lili Boulanger, Prix Blumenthal, Premier prix du référendum Pasdeloup, Prix international de Divonne-les-Bains, Grand prix musical de la ville de Paris, Deux prix de l'Institut de France, Golden Rose (États-Unis), Prix de la SACEM.

Ses œuvres sont souvent des commandes d'État et de pays étrangers.

  • Dasvidania (1956) pour accordéon
  • Scherzo pour orchestre (1956)
  • Symphonie pour cordes et percussions (1958)
  • Concerto pour trompette (1960)
  • Le Rêve de Makar (1964), opéra en huit tableaux
  • Concerto pour saxophone (1966)
  • Rien ne va plus (1968), ballet
  • Caractères (1970) pour violon et piano
  • Concerto pour orchestre symphonique (1970)
  • Le Cirque (1972), ballet
  • Second concert pour trompette (1974)
  • Poème du feu (1978) pour orchestre d’harmonie
  • Concerto pour grand orchestre et saxophone (1980)
  • Symphonie de printemps (1988) pour orchestre d’harmonie
  • Le Songe d’une nuit d’hiver (1989), opéra
  • Couleurs en musique (1992) pour orchestre d’harmonie
  • Or et lumière (1993) pour orchestre d’harmonie
  • Mélodie pour flûte traversière et piano
  • Hommage à Jean de La Fontaine : Chantefables, pour chœurs d'enfants, chœurs mixtes et orchestre, d'Ida Gotgovsky (1997)

Conrad Michael Schneider, 350 ans

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Conrad Michael Schneider (26 août 1673 à Ansbac -23 novembre 1752 à Ulm) est un compositeur, organiste et directeur de musique sacrée allemand.

Schneider était le fils de l'organiste Abdias Schneider d'Ansbach. En 1695, il est attesté qu'il était étudiant à l'Université de Leipzig.
En août 1699, il prit un poste d'organiste à la Cathédrale d'Ulm où il assistait l'organiste principal Sebastian Anton Scherer.
Après la mort de Scherer en 1712, Schneider reprit son poste.

A Augsbourg, Schneider publia chez Tobias Conrad Lotter cinq exercices pour piano dont les premiers furent gravés sur cuivre par Jacob Andreas Fridrich. Ils se composent d'ouvertures, de gavottes, d'airs, de chaconnes, de menuets, de trios, de concertos et de gigues. Une musique de passion de Schneider, aujourd'hui perdue, a été jouée à Ulm en juin 1725.

Le cinquantenauire de Dina Ugorskaja

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Ce 26 août 2023, la pianiste russe Dina Ugorskaja aurait fêté son 50e anniversaire. Mais elle n'a malheureusement pas eu cette chance. Elle est décédée d'un cancer le 17 septembre 2019, à l'âge de 46 ans seulement.

Elle est née en 1973 à Leningrad dans une famille de musiciens. Sa mère Maja Elik était musicologue, son père Anatol était lui-même pianiste et il a donné ses premières leçons de piano à sa fille. Son grand talent s'est manifesté très tôt, elle a fait ses débuts publics à l'âge de sept ans à la Philharmonie de Leningrad.

Elle a étudié le piano et la composition à l'école de musique spéciale rattachée au Conservatoire de Leningrad et elle a également suivi des cours de chant axés sur la musique ancienne.
Elle a donné son premier concert avec orchestre (Concerto pour piano n° 4 de Beethoven) à l'âge de 14 ans et, à 15 ans, elle a également connu le succès en tant que compositrice avec un quatuor à cordes qui a été joué à la Philharmonie de Leningrad.

En 1990, la famille Ugorski s'installe à Berlin-Est. Dina y a d'abord étudié à la Hochschule für Musik Hanns Eisler, puis elle a rejoint la Hochschule für Musik Detmold. Elle y a passé son examen de concert et a ensuite obtenu un poste d'enseignante de 2002 à 2007.
En 2016, elle a été nommée professeur de piano à l'Université de musique et des arts du spectacle de Vienne.

Pianiste, elle s'est produite en Allemagne, notamment au Gewandhaus de Leipzig, au Festival de Schwetzingen et aux Journées musicales d'été de Hitzacker, mais aussi dans la moitié de l'Europe. Elle a donné des concerts en France, en Autriche et en Ukraine et s'est également produite dans son pays natal, la Russie.
La particularité de sa carrière a été de donner des concerts avec son père Anatol, avec lequel elle a également enregistré plusieurs CD (Bach, Mozart, Chostakovitch).
Le dernier enregistrement de Dina Ugorskaja était consacré à des œuvres pour piano de Schubert.

Dina Ugorskaja est décédée le 17 septembre 2019 à Munich, à l'âge de 46 ans, des suites d'une longue et grave maladie.

Le centenaire de Wolfgang Sawallisch

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Le monde de la musique célèbre aujourd'hui le 100e anniversaire du chef d'orchestre Wolfgang Sawallisch.
Il est né le 26 août 1923 à Munich. Immédiatement après avoir terminé sa scolarité avec le baccalauréat, il a été appelé sous les drapeaux en 1942 et a été fait prisonnier de guerre en Angleterre.
Après sa libération à la fin de la Seconde Guerre mondiale, Sawallisch étudia au Conservatoire de musique de Munich avec Hans Sachsse (piano) et Joseph Haas (composition) et passa son examen d'État après seulement un semestre en 1946.
En 1947, il obtient son premier poste de répétiteur au théâtre d'Augsbourg. Très vite, on lui confie également la direction d'orchestre et il est nommé premier chef d'orchestre.

Avec son ami d'école Gerhard Seitz, futur premier violon de l'Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise, Sawallisch forma un duo de musique de chambre qui remporta le 1er Prix du Concours international de musique de Genève en 1949.
Sawallisch avait déjà travaillé sa technique de direction d'orchestre en suivant des cours auprès de Hans Rosbaud.

En 1951, il perfectionna encore sa technique auprès d'Igor Markevitch lors du Festival de Salzbourg et devint par la suite son assistant de 1952 à 1953.
En 1953, il fait des débuts spectaculaires à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, ce qui attire l'attention des Allemands sur le jeune chef d'orchestre.
Il s'installe ensuite à Aix-la-Chapelle où il occupe le poste de directeur musical de 1953 à 1958, puis occupe la même fonction à Wiesbaden de 1958 à 1960 et à Cologne de 1960 à 1963.
A Cologne, Sawallisch enseigna également à la Musikhochschule.

Dès 1957, Sawallisch avait reçu sa première invitation sur la Colline verte à Bayreuth où il avait pu diriger Tristan et Isolde. Jusqu'en 1962, il fut régulièrement engagé comme chef d'orchestre lors du festival. Mais outre l'opéra, Sawallisch cultiva également le répertoire symphonique dans une double fonction de chef principal de l'Orchestre Symphonique de Vienne de 1960 à 1970 et, en même temps, de directeur musical de l'Orchestre Philharmonique de Hambourg de 1961 à 1972.
De plus, Sawallisch exerça également une fonction de conseiller musical de l'Opéra allemand de Berlin à partir de 1963.
Les années 70 ont vu Wolfgang Sawallisch changer à nouveau de poste. En 1970, il prend le poste de directeur musical de l'Orchestre de la Suisse Romande à Genève qu'il occupe jusqu'en 1980, et répond à l'appel de Munich, sa ville natale, où il occupe le poste de directeur musical de 1971 à 1993 et celui de directeur de l'Opéra d'État de Bavière de 1982 à 1993.
Des tensions sont apparues lorsqu'August Everding est devenu directeur de l'Opéra d'État de Bavière en 1977. Les deux caractères étaient trop prononcés et trop différents pour qu'une collaboration à l'amiable soit possible. Mais malgré toutes les différences, une rupture totale a pu être évitée.
Depuis 1964, une longue collaboration artistique s'était développée en parallèle avec l'orchestre NHK de Tokyo, au cours de laquelle Sawallisch a dirigé en 40 ans plus de 300 représentations de concert à Tokyo et dans ses environs, ainsi que dans 45 autres villes de tout le Japon. En 1994, l'orchestre de la NHK lui a décerné le titre d'"Honorary Conductor Laureate" pour ses mérites.
En 1993, Wolfgang Sawallisch a couronné la fin de sa carrière couronnée de succès par un dernier départ pour les États-Unis où il a pris la direction de l'Orchestre de Philadelphie pendant dix ans. Selon ses propres mots, ce furent les années "avec les plus grandes et les plus belles tâches personnelles".

Sawallisch avait également toujours cultivé la musique de chambre et l'accompagnement de lieder au piano et il était également un partenaire de piano très demandé dans ce domaine. Elisabeth Schwarzkopf, Margaret Price, Dietrich Fischer-Dieskau, Hermann Prey -pour ne citer que quelques noms célèbres- se confiaient volontiers à lui pour leurs récitals.

L'amour de jeunesse de Sawallisch, Mechthild Schmid, qu'il a épousée en 1952, était toujours à ses côtés. Pour lui, elle a renoncé à sa propre carrière de chanteuse et s'est occupée des affaires de son mari en tant que manager. Lorsqu'elle a succombé à un cancer en 1998, ce fut un coup dur pour Wolfgang Sawallisch.
Lui-même est décédé à l'âge de 89 ans, le 22 février 2013, à son domicile de Grassau, au bord du lac Chiemsee. Sa propriété, où Sawallisch avait lui-même créé dix ans avant sa mort une fondation avec sa propre académie de musique pour promouvoir l'éducation musicale, sert de siège à la fondation où sont organisés des concerts et des cours de maître.

L'héritage musical de Sawallisch est parfaitement documenté par des enregistrements sur disques et CD.
Son travail a été récompensé par de nombreux prix nationaux et internationaux.

Jukka-Pekka Saraste, nouveau chef d'orchestre de l'Orchestre Philharmonique d'Helsinki

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L'Orchestre Philharmonique d'Helsinki a nommé son compatriote Jukka-Pekka Saraste comme prochain chef d'orchestre. Le poste sera officialisé à partir de septembre 2023 et sera effectif pour les trois prochaines années pour l'instant.
En outre, Pekka Kuusisto assume le rôle de premier chef invité et Anna Clyne a été nommée compositrice en résidence pour la saison à venir.

 

Le pianiste espagnol Pedro Carboné est décédé à 63 ans

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Le pianiste saragosse Pedro Carboné, élève de Pilar Bayona, a poursuivi sa formation avec Leon Fleisher, Eugene Istomin et Maria Canals, interprétant un vaste répertoire où il a mis en valeur sa vision des compositeurs espagnols comme Esplá, Falla et Albéniz.
Il a aussi enregistré, entre autres, une intégrale des Études de Chopin.

Le Brexit des musiciens

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Trois ans après la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne, le pays ne renoue toujours pas avec la prospérité. L’industrie de la musique paraît particulièrement sensible aux conséquences du Brexit, comme le révèle un nouveau rapport de l’organisme professionnel Independent Society of Musicians (ISM).

Cette enquête a été réalisée auprès de 400 musiciens et autres professionnels de la musique vivant au Royaume-Uni. On y apprend que près del a moitié des sondés ont eu moins d’opportunités professionnelles en Europe depuis le Brexit (47,4%). Pire encore, plus d’un quart d’entre eux n’ont pas pu décrocher le moindre contrat sur le Vieux Continent.  L’offre de concerts européens s’est complètement tarie et on ne peut tout simplement pas gagner sa vie sur le minuscule marché britannique", a déclaré un répondant à l’ISM.

D’autres ont dû refuser certains contrats qui s’offraient à eux en raison des lourdes démarches administratives qu’ils doivent réaliser pour travailler dans l’Union européenne. Les frais liés à l’obtention d’un visa ou d’un permis de travail sont les dépenses administratives qui pénalisent le plus les artistes britanniques dans ce contexte post-Brexit. S’ensuivent les coûts relatifs aux carnets ATA - ces documents douaniers qui permettent l’exportation temporaire des marchandises (les instruments) en dehors du Royaume-Uni- et les frais de voyage.

Ces procédures administratives fastidieuses et coûteuses découragent certains musiciens et leur font perdre de l’argent. Quarante pour cent des répondants ont dû refuser du travail en Europe depuis le 1er janvier 2021.
Pour venir en aide aux professionnels de la musique, le gouvernement britannique est parvenu en août 2021 à un accord avec 20 pays de l’Union européenne. Il stipule que les musiciens n’auront plus besoin de présenter de visa ou de permis de travailpour "les tournées de courte durée" en France, en Italie, en Allemagne, en République tchèque, en Suède ou encore aux Pays-Bas. Un soulagement pour les artistes.

Debrecen, les finalistes

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La deuxième édition du Concours Musical International Kodály a annoncé hier soir les 5 candidats admis au tour final.
Lors de ce troisième épruve, ils devront répéter et diriger Psalmus Hungaricus de Zoltan Kodaly.
La Philharmonie Kodály fête son centenaire comme Psalmus Hungaricus, composé il y a 100 ans.

Les finalistes :

Alexander Sinan BINDER, Allemagne, 1990
Dániel ERDÉLYI, Hongrie, 1988
Mateusz GWIZDALLA, Australie/Pologne, 1993
Jiří HABART, République tchèque, 1992
Eric STAIGER, Allemagne, 1996