L'Institut Frédéric Chopin de Varsovie annonce le Concours international Chopin " Le vrai Chopin " à Varsovie en octobre prochain.
Dans toutes les épreuves, y compris les finales avec orchestre, les candidats devront jouer sur des instruments d'époque, comme ceux sur lesquels Frédéric Chopin créait ses œuvres. Les instruments historiques proveniennent des collections de l'Institut Chopin tandis que les nouveaux instruments sont du facteur Paul McNulty.
Le Concours précise : L'interprétation de la musique de Chopin sur des pianos d'époque poursuit la tradition lancée par la grande musicienne polonaise Wanda Landowska, qui est devenue célèbre dans le monde entier en interprétant la musique baroque sur les instruments pour lesquels elle avait été écrite et qui l'a ramenée en concert sur clavecin. Aujourd'hui, grâce à la disponibilité de pianos de l'époque romantique bien restaurés et de nouvelles copies de haute qualité d'instruments de l'époque de Chopin, cette tradition s'étend encore davantage. Cela permet d'interpréter la musique de Chopin avec toute la beauté qu'elle avait lorsque Chopin a joué ses œuvres pour la première fois. "
Le concours a été organisé pour la première fois en septembre 2018.
Le jury sera composé de Paolo Giacometti, Yves Henry, Tobias Koch, Václav Lu
Ruxandra Donose, Ramón Vargas et Leontina Văduva formeront 22 jeunes du monde entier qui participeront bientôt à l'International Salbek Opera Masterclass, la première masterclass de ce type en Roumanie, qui se déroulera sur le domaine du Château de Salbek, à Petriș, Comté d'Arad.
La première édition de l' "International Salbek Opera Masterclass" est une masterclass à participation internationale où 22 étudiants auront l'opportunité d'étudier les techniques de chant et d'interprétation dans ce lieu privilégié, une première étape dans les tentatives de restauration de l'ancienne splendeur du Château de Salbek, l'un des plus beaux châteaux de l'ouest de la Roumanie. Les cours auront lieu dans plusieurs localités rurales autour du domaine de Salbek, à Petriș, Roșia-Nouă et Ilteu.
Si l'on élisait l'opéra allemand le plus original, le Kulturstall Britz arriverait sans aucun doute à l'une des premières places. L'étable à vaches du domaine, sur le terrain duquel se trouve également le noble Château de Britz, a été transformée il y a 20 ans en une scène à l'acoustique excellente, avec 270 places assises.
Volkmar Brussewitz, à l'époque directeur de l'école de musique locale, avait eu l'idée et le maire de l'arrondissement Heinz Buschkowsky l'avait alors soutenu activement.
Le projet a réussi. Il impressionne par la diversité de l'ensemble architectural au milieu d'un calme arcadien et par les institutions culturelles avec lesquelles il entretient une étroite relation.
Pour le 20e anniversaire de l'opéra d'été Britz, le choix s'est porté sur la pièce en un acte Pigmalione, écrite par Peter von Winter en 1787 et qu'il n'a probablement jamais vue sur scène. Peter von Winter, baptisé le à Mannheim et décédé à Munich le ) est un compositeur bavarois d'opéra qui a suivi Mozart et précédé Weber, agissant comme un pont entre les deux dans le développement de l'opéra allemand.
Enfant prodige du violon, il a joué dans l'orchestre de la Cour de Mannheim dès l'âge de dix ans1. Il a étudié avec Antonio Salieri à Vienne. S'installant à Munich en 1778, il est devenu directeur du théâtre de la Cour où il a commencé à écrire des œuvres de théâtre, d'abord des ballets et des mélodrames. Il est devenu vice-Maître de Chapelle à Munich en 1787 et Maître de Chapelle en 1798. un titre qu'il a gardé le reste de sa vie.
Sur plus de trente opéras écrits par Winter entre 1778 et 1820, très peu ont été des insuccès. Son œuvre la plus populaire, Das unterbrochene Opferfest, a été produite en 1796 à Vienne où, en 1797-1798, il compose Die Pyramiden von Babylone et Das Labyrinth oder Der Kampf mit den Elementen, tous les deux écrits pour lui par Emanuel Schikaneder, comme une suite de La Flûte enchantée de Mozart. Il est retourné à Munich en 1798. Cinq ans plus tard, il s'est rendu à Londres où il a produit La Grotta di Calipso en 1803, Il ratto di Proserpine en 1804 (tous les deux sur des livrets de Lorenzo da Ponte), et Zaira en 1805, avec un grand succès.
Maometto (1817) est sans doute son opéra le plus célèbre, dont il existe un excellent enregistrement. Son dernier opéra, Der Sänger und der Schneider, a été produit en 1820 à Munich, ville où il est mort. En 1814, la Cour lui décerne un titre de noblesse pour ses longues années de service.
Outre ses œuvres dramatiques, il a composé des concertos pour vent et orchestre et de la musique sacrée (dont 26 messes), 4 symphonies, un concerto pour violon, un concerto pour flûte.
La compositrice américaine Gloria Coates est décédée samedi à l'âge de 89 ans.
Née dans le Wisconsin et diplômée de l'Université de Louisiane et de l'Université Columbia, elle s'est installée en Allemagne à la fin des années 1960, où elle a étudié avec Alexander Tcherepnin, Otto Luening et Jack Beenson.
Dans son vaste catalogue, ses œuvres symphoniques sont particulièrement remarquables, avec notamment 17 symphonies.
Ses oeuvres ont été enregistrées par des labels tels que CPO et Naxos, avec des artistes et avec le Quatuor Kreutzer, l'Orchestre Philharmonique de Stuttgart, l'Orchestre de chambre de Munich et l'Orchestre de la radio bavaroise.
Le Comte Ory est l'avant-dernier opéra composé par Gioachino Rossini sur un livret en français d'Eugène Scribe et de Delestre-Poirson.
Il fut créé à l'Opéra Le Peletier à Paris, le .
C'est une large reprise de son précédent opéra Le Voyage à Reims.
Sur un ton léger et tonique, Rossini entraîne les spectateurs sur la piste des frasques médiévales du terrible Comte, au fil des deux actes de cet opéra qui lie sans cesse la farce au lyrique. Proposé au départ en un seul acte par les deux librettistes, sur la base d'une histoire médiévale de chevaliers séducteurs de nonnes, retranscrite par Pierre-Antoine de La Place, Rossini réclame et obtient un second acte.
Le compositeur tchèque Johann Baptist Vanhal est né le 12 mai 1739 à
Nové Nechanice (Bohême) et décédé le 20 août 1813 à Vienne.
Johann Baptist Vaňhal était de son vivant un professeur et un musicien très demandé, dont les compositions étaient également très appréciées par des grands comme Haydn, Mozart et Beethoven. Même si son nom et ses œuvres ne jouent plus guère de rôle dans le répertoire de concert actuel, il a tout de même été l'un des tout premiers compositeurs à vivre en indépendant, sans emploi, du produit de ses œuvres et de son activité d'enseignement.
Vaňhal est né dans une famille de paysans. Dès son enfance, il apprit le violon et l'orgue auprès des musiciens du village et put bientôt gagner de l'argent en tant qu'organiste du village. À 21 ans, il était déjà un musicien respectable lorsque la Comtesse Schaffgotsch l'emmena à Vienne pour poursuivre sa formation. Il suivit les cours de Carl Ditters von Dittersdorf et put rapidement s'établir dans les cercles aristocratiques comme professeur de chant, de violon et de piano et faire jouer ses symphonies.
En 1969, le Baron Riesch lui permet de faire un voyage d'études en Italie, au cours duquel il rencontre également Christoph Willibald Gluck et Florian Gassmann et écrit ses premières compositions d'opéra.
Après de brefs séjours en Croatie et en Hongrie, Vaňhal s'installe définitivement à Vienne en 1780. À partir de là, il se consacra à la composition d'œuvres pour piano, de musique de chambre et de musique sacrée, touchant ainsi un public plus large issu de la classe moyenne.
Au cours des 30 années suivantes, plus de 270 de ses œuvres ont été imprimées par des éditeurs viennois. Cela lui permit de gagner modestement sa vie et d'être indépendant des mécènes et des commanditaires nobles.
Avec 73 symphonies, plus de 100 quatuors et ses autres œuvres, Johann Baptist Vaňhal a laissé une œuvre de plus de 1300 compositions au total.
Le festival d'opéra de Macerata qui se tient chaque été dans le Sferisterio, en plein air, célébrera son 60e anniversaire l'été prochain et se plongera dans les célébrations du centenaire de la mort de Giacomo Puccini avec Turandot, Madama Butterfly et La Fanciulla del West.
La contralto allemande Gisela Litz a souvent chanté au Festival de Bayreuth. Il existe un enregistrement de son rôle dans Der Ring des Nibelungen dirigé par Clemens Krauss en 1953, où elle interprète l'une des Demoiselles du Rhin.
Elle a chanté le rôle de la veuve Bigbeck dans l'enregistrement de l'opéra de Brecht/Weill Rise and Fall of the City of Mahagonny par l'orchestre et le chœur du Norddeutscher Rundfunk.
Elle a chanté aussi à Édimbourg, Munich, Rome, Lisbonne, Bruxelles et Buenos Aires dans les années 1950.
En 1969, elle a été nommée professeur à la Musikhochschule de Hambourg.
Le baryton romain, fils du critique musical Mario Rinaldi, et frère du chef d'orchestre Maurizio, avait fait ses débuts à Spoleto. Dans le rôle-titre de Simon Boccanegra, il a chanté à la Fenice de Venise, à l'Opéra de Rome, au Regio de Turin, jusqu'à ce qu'il arrive à la Scala de Milan dans le rôle d'Ottone du Couronnement de Poppée en 1966.
Ses débuts à la Scala lui ont ouvert les portes des grands théâtres internationaux tels que le Covent Garden de Londres, l'Opéra de Paris, le Metropolitan de New York, la Monnaie de Bruxelles, le Staatsoper de Vienne et le Festival de Glyndebourne, pour ne citer que les plus importants. Il y a chanté Mozart, Cimarosa, Rossini, Bellini, Donizetti, Verdi, Puccini sous la baguette de Claudio Abbado, Daniel Barenboim, Carlo Maria Giulini, Antonio Pappano, Georges Pretre et Wolfgang Sawallish et sous la direction de metteurs en scène de la trempe de Franco Zeffirelli, Luca Ronconi, Jean Pierre Ponnelle, Michel Hampe et bien d'autres.
Il reste plusieurs enregistrements de lui, notamment un enregistrement mémorable du Matrimonio segreto de Cimarosa sous la direction de Barenboim pour le label Deutsche Grammophon. En plus de son activité de chanteur, Rinaldi a également été professeur, organisant l'atelier/masterclass au "Cantiere dell'Opera di Montepulciano" et dirigeant des masterclass à Düsseldorf.
La pianiste Frederike Möller (40 ans) deviendra à la mi-octobre la nouvelle intendante du Festival international d'orgue de Düsseldorf, succèdant à Herbert Ludwig (88 ans) qui avait créé le festival il y a 19 ans.
Frederike Möller a étudié le piano, la gestion artistique, la musicologie et la philosophie à Munich, Cologne, Düsseldorf et Varsovie et elle a passé sa thèse de doctorat sur les fous dans la littérature d'opéra.
Frederike Möller a donné des concerts et des conférences en Italie, en Autriche, en Belgique, en Russie, en Pologne, au Koweït, au Kirghizstan, en Corée et au Japon. Les points forts de son travail en tant qu'artiste, scientifique et directrice de festival sont - outre le couple Schumann et ses contemporains - la musique contemporaine et l'art de la performance. Dans ce domaine, elle met l'accent sur des projets de concerts dans l'espace public qui font office de médiateurs culturels.
Möller est depuis 2018 directrice du festival international d'orgue de Düsseldorf, a depuis la même année sa propre série de concerts interdisciplinaires -le Düsseldorfer ToyPiano Festival- et conseille les institutions culturelles et les entreprises sur les thèmes "art et musique".