Compositeur et violoniste français, Raymond Gallois-Montbrun est né le à Saïgon (Viêtnam) et mort le à Paris.
Raymond Gallois-Montbrun fait ses études au Conservatoire de Paris où ses professeurs sont Gallon (théorie de la musique), Firmin Touche (violon) et Büsser (composition).
Ses camarades de classe sont Paul Bonneau, Henri Dutilleux et Jacqueline Robin.
En 1944, Gallois-Montbrun gagne le Prix de Rome avec la cantate Louise de la Miséricorde. À cause de la guerre, il ne reste pas longtemps en Italie et commence une carrière de violoniste.
Il donne beaucoup de concerts notamment avec les pianistes Geneviève Joy et Pierre Sancan. Après quelques années de tournées, il obtient en 1957, le poste de directeur du Conservatoire de Versailles et, cinq ans plus tard, du Conservatoire de Paris.
Il y reste jusqu'en 1983 et y fait plusieurs innovations, créant notamment le cycle de perfectionnement.
En 1980, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts (Fauteuil 3).
Il a aussi été directeur artistique puis président du comité directeur du Concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud.
Gambiste et compositeur français de la période baroque, Marin Marais est né le et mort le à Paris.
Il naît au sein d'une famille modeste : ses parents sont Vincent Marais, cordonnier, et Catherine Bellanger. Il est baptisé à Paris le , date possible mais non certaine de sa naissance (le est donné pour sa date de naissance par Évrard Titon du Tillet).
En 1667, Marin Marais devient enfant de chœur, c'est-à-dire enfant formé pour chanter dans le chœur (composé de choristes professionnels) attaché à l'église Saint-Germain-l’Auxerrois. Il y rencontre Michel-Richard de Lalande (également enfant de chœur) et Jean-François Lalouette (vicaire, donc chantre -c'est-à-dire choriste- remplaçant).
À 16 ans, il quitte le chœur de Saint-Germain-l’Auxerrois car sa voix a mué. Il veut retourner à la cour et souhaite se perfectionner auprès de « Monsieur de Sainte-Colombe » le père, sur la basse de viole, instrument dont il a appris à jouer lors de sa formation d’enfant de chœur. Sainte-Colombe, se sentant peut-être menacé par le grand talent du jeune musicien, lui dit au bout de six mois qu’il ne peut rien lui apprendre de plus. Titon du Tillet rapporte que Marin Marais se serait alors caché sous le cabinet de travail installé dans un mûrier du jardin de Sainte-Colombe pour tenter de percer les secrets de ce maître, mais aurait été découvert et chassé au bout de quelque temps par ce dernier.
Marais entre ensuite dans l'orchestre de l’Académie royale de musique (l'Opéra de Paris) dirigé par Lalouette - peut-être d’ailleurs grâce à l’influence de celui-ci. Le directeur (et créateur) de l’Académie royale de Musique était alors Lully, par ailleurs maître de la musique du Roi Louis XIV.
En 1676, Marin Marais épouse Catherine d'Amicourt avec laquelle il aurait ensuite eu (selon Titon du Tillet) dix-neuf enfants ; on a trouvé la trace de treize enfants en tout cas, le dernier ayant été Jérôme. La pièce Le tombeau pour Marais le Cadet a vraisemblablement été écrite pour lui.
Il obtient en 1679 une charge de « joueur de viole dans la musique de la Chambre » du Roi (les musiciens de la chambre étaient responsables de la musique profane à la cour). Il cumule ensuite cette charge avec une carrière de musicien à l’Opéra pendant quarante ans.
C’est en 1685 que Marin Marais commence à écrire des pièces pour viole ; un premier livre paraît en 1686. C’est cette même année qu’il entreprend d’écrire pour la scène l’Idylle dramatique qui rencontre un grand succès mais dont n’a été retrouvé que le livret.
Après la mort de Jean-Baptiste Lully, qui donne aux compositeurs une plus grande liberté pour faire jouer leurs œuvres, Marais écrit Alcide (livret de Jean Galbert de Campistron), en collaboration avec Louis Lully (fils aîné de Jean-Baptiste), qui est représenté en 1693 avec un grand succès.
Il se produit parallèlement comme violiste avec d’autres musiciens de la cour, auprès de Louis XIV mais aussi auprès de son entourage (Duc de Bourgogne, Madame de Montespan, Madame de Maintenon, etc.). Dans une lettre de 1696, c'est dans ces termes que l’Abbé Coulanges rend compte à Madame de Sévigné d'une de ces séances de musique :
« Les jeunes gens, pour s’amuser dansèrent aux chansons, ce qui est présentement fort en usage à la Cour. Joua qui voulut, et qui voulut aussi prêta l’oreille au joli concert de Vizé (le luthiste Robert de Visée), Marais, (René) Descoteaux et Philibert (Rébillé). Après cela on attrapa minuit et le mariage fut célébré dans la chapelle de l’hôtel de Créquy. »
Un livre publié en 1692, Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole, montre le répertoire utilisé par Marais pour ces concerts à la cour.
En 1701, Marais est appelé à diriger une très grande cérémonie pour la guérison du Dauphin, réunissant deux cent cinquante musiciens et chanteurs, au cours de laquelle seront interprétés, entre autres, deux de ses motets : Domine salvum fac regem (« Dieu sauve le roi ») et un autre dont on ne connaît pas le titre.
Après cette importante prestation, il devient chef d’orchestre permanent à l’Opéra vers 1704. Il écrit encore Alcyone, tragédie en musique (représentée en 1706) qui rencontrera aussi un grand succès.
Il connaît ensuite une période moins faste avec l’échec de Sémélé qui est son dernier ouvrage lyrique. Par ailleurs de nouveaux et brillants violistes viennent contester sa suprématie de violiste et de compositeur : Louis de Caix d'Hervelois et surtout Antoine Forqueray.
En 1708, Marais demande et obtient que son fils aîné, Vincent, reprenne sa charge de violiste auprès du roi. Il continue cependant à jouer à la Cour jusqu’à la mort de Louis XIV, après laquelle ses activités se restreignent. Il poursuit également l’enseignement et la pratique de son instrument et vit dans une certaine aisance.
Un an après sa fille aînée le , il meurt le . Il est inhumé dans l'ancienne église Saint-Hippolyte de Paris, détruite en 1807.
Il écrivit près de six cents pièces pour viole, réparties en cinq livres, chacun comprenant, entre autres, une quarantaine de suites, avec parfois des pièces de caractère comme le Tombeau pour Monsieur de Sainte-Colombe, le Tombeau pour Monsieur de Lully, Le Tableau de l’Opération de la Taille, etc.
Pièces à une et à deux violes, Premier livre (1686)
Basses continues des pièces à une et deux violes avec une augmentation de plusieurs pièces particulières en partition (1689)
Deuxième livre de pièces de viole (Marin Marais) (1701)
Pièces de viole, Troisième livre (1711)
Pièces à une et à trois violes, Quatrième livre (1717)
Pièces de viole, Cinquième livre (1725)
Il est l’un des premiers, en France, à avoir écrit des pièces en trio :
Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole avec la basse continue (1692) ;
La Gamme et autres morceaux de symphonie pour le violon, la viole et le clavecin (1723) dont la 3e pièce est la célèbre Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris.
Tragédies en musique
Alcide (1693) (en collaboration avec Louis Lully).
L'astéroïde de la ceinture principale (12363) Marinmarais, découvert le 9 octobre 1993, a été baptisé en l'honneur du compositeur.
Le , lors du premier festival Marin Marais, créé à l'occasion du 350e anniversaire de sa naissance, une plaque commémorative est dévoilée dans l'église Saint-Médard de Paris, où Marin Marais aurait été baptisé le , date supposée être celle du jour de sa naissance.
Le , le conservatoire intercommunal de musique des Sables-d'Olonne inaugure ses nouveaux locaux et prend le nom de Conservatoire de musique Marin-Marais.
D'autres souvenirs
1987 : La Leçon de musique, essai de Pascal Quignard, éditions Gallimard.
1991 : Tous les matins du monde, roman de Pascal Quignard, éditions Gallimard.
1991 : Tous les matins du monde, film d’Alain Corneau, d’après le roman de Pascal Quignard. Le rôle de Marin Marais jeune est joué par Guillaume Depardieu ; celui du musicien âgé est interprété par Gérard Depardieu, tandis que Jean-Pierre Marielle incarne Monsieur de Sainte-Colombe.
Robert Neumann, directeur artistique du Printemps du piano de Cannstatt
Le pianiste allemand Robert Neumann (22 ans), lauréat du Discovery Award de l'ICMA (International Classical Music Awards) en 2017, a été nommé directeur artistique adjoint de Cultur in Cannstatt et directeur du festival Cannstatter Klavierfrühling.
L'organisation est basée à Bad Cannstatt, un arrondissement de Stuttgart.
La première édition du Cannstatter Klavierfrühling aura lieu à partir du 14 avril 2024 et présentera les pianistes Anton Gerzenberg, Alberto Ferro, Vadym Kholodenko, Maria Eydman et Robert Neumann.
Martha Argerich annule toute la tournée d'été du West-Eastern Divan Orchestra
Après Lucerne, Martha Argerich annule toute la tournée d'été avec le West-Eastern Divan Orchestra et Daniel Barenboim.
Elle sera remplacée par Igor Levit.
La BBC a finalisé la vente de ses studios de Maida Vale
La BBC a indiqué dans un communiqué avoir vendu les studios -qu'elle avait acquis en 1933- aux producteurs britanniques Tim Bevan et Eric Fellner ainsi qu'au compositeur Hanz Zimmer et à son partenaire de toujours dans les affaires, Steven Kofsky.
Nous sommes si heureux de sécuriser une vente qui permettra de poursuivre l'avenir brillant et dynamique de la création musicale dans ce bâtiment emblématique, a indiqué dans un communiqué Lorna Clarke, responsable de la musique à la BBC.
Tim Bevan et Eric Fellner, cités dans le communiqué, se disent déterminés à perpétuer l'héritage de la BBC à Maida Vale.
Situés dans le quartier éponyme de l'ouest de Londres, les studios Maida Vale, ont vu défiler les grands noms de la musique au fil des décennies.
Ce lundi, la Cathédrale de Cuenca accueillera un concert du prestigieux ensemble belge Graindelavoix. Intitulé "La libération du gothique", le programme rassemble des œuvres de Machaut, Dufay, Binchois, Ockeghem et Josquin comme un miroir des voyages des compositeurs et des œuvres musicales sacrées à travers l'Europe gothique à l'ère de la mondialisation.
L'art gothique, explique Björn Schmelzer, directeur de Graindelavoix, a toujours été un art international, un art de voyageurs et d'artistes errants. Le gothique semble reconnaissable partout, même s'il présente des particularités locales. Le gothique a peut-être été le premier art à s'émanciper d'une logique territoriale, d'un système féodal, en créant une nouvelle société d'indépendance urbaine et de réseaux artistiques et commerciaux. Cependant, l'idée de libération vers le gothique pourrait également être comprise comme une libération du gothique vers un autre style, en particulier si nous imaginons le style polyphonique qui s'est développé au début du XVe siècle à partir de l'Ars Nova médiévale. La première pièce de notre programme, le Sanctus de la Messe de Notre-Dame de Machaut, est toujours ancrée dans la tradition gothique de l'Ars Nova du XIVe siècle et liée aux rituels de l'une des plus importantes cathédrales gothiques d'Europe, celle de Reims. Avec les œuvres suivantes, nous entamons notre pèlerinage loin du gothique du XIVe siècle et vers un nouveau style qui s'est développé dans toute l'Europe. Notre programme n'est pas seulement une sorte de pèlerinage à la découverte de quelques-uns des vestiges les plus incroyables de ce répertoire polyphonique, mais aussi une carte ou un atlas du style franco-flamand.
Graindelavoix est une référence dans l'interprétation de la polyphonie vocale ancienne, qu'il présente sous un jour très différent des autres ensembles de musique ancienne.
Dans leur interprétation, ils ne cherchent pas à s'inscrire dans leur contexte historique ou culturel. Ces répertoires ne devraient pas nous ramener dans l'espace sécurisé de l'histoire, mais plutôt nous projeter hors de la chronologie du temps et de l'histoire, car ils rompent vraiment avec l'ordre des choses... Ce qui nous lie à cette musique, c'est quelque chose qui n'a pas de place historique ou qui n'est pas soumis à des conditions historiques, explique Björn Schmelzer.
Les principaux répertoires interprétés par Graindelavoix vont de la polyphonie écrite ancienne, comme l'organa de Notre-Dame et l'Ars Subtilior, à la polyphonie franco-flamande du XVe siècle et aux répertoires plus tardifs du XVIIe siècle, comme les Tenebrae Responsoria de Gesualdo, dont l'enregistrement par Graindelavoix est considéré par beaucoup comme un enregistrement de référence.
La concert s'inscrit dans le cadre de "Mirabilia", la semaine médiévale de la Cathédrale de Cuenca, qui propose des concerts, des cours, des activités familiales, des expositions et des visites guidées de la Cathédrale et de ses trésors musicaux.
Né le 14 août 1948 à Saint-Pétersbourg, le violoncelliste russe commence à étudier la composition et le violoncelle dès l'âge de six ans au conservatoire de sa ville natale.
Il remporte son premier Prix National en 1970 à Moscou et en 1974, obtient le 1er Prix du 5e Concours international Tchaïkovski.
Dès lors, sa carrière de soliste et de musicien de chambre ne cesse de prendre de l'ampleur. Pendant de nombreuses années, il est régulièrement invité avec Gidon Kremer au festival de musique de chambre de Lockenhaus.
En 1977, il émigre à l'Ouest avec sa famille et accepte un poste de professeur à la Hochschule für Musik und Tanz de Cologne.
En 1982, Pergamenschikow fait ses débuts avec succès aux États-Unis.
En 1987, il enseigne à l'Académie de musique de Bâle, et à partir de 1998, il occupe une chaire à la Hochschule für Musik "Hanns Eisler" de Berlin.
Le 30 avril 2004, Boris Pergamenschikow est décédé à Berlin.
Leone Sinigaglia (Turin, 14 août 1868 - Turin, 16 mai 1944) était un compositeur italien d'origine juive, victime de l'Holocauste.
Deuxième fils d'Abramo Alberto Sinigaglia et d'Emilia Romanelli, il grandit dans une famille juive de la haute bourgeoisie turinoise à la fin du XIXe siècle, faisant la connaissance des personnalités les plus représentatives de la pensée, des arts et des sciences qui vivaient alors dans la ville, comme Galileo Ferraris, Cesare Lombroso et Leonardo Bistolfi.
Passionné de littérature et d'alpinisme depuis son plus jeune âge, le jeune Sinigaglia alterne les séjours en ville et les vacances à Cavoretto, juste à l'extérieur de la ville, un lieu qui sera très important pour son inspiration. Ses premiers efforts de composition durant ces années turinoises incluent la Romanza op. 3 pour cor et quatuor à cordes (1888).
Après ses études musicales de violon, de piano et de composition avec, entre autres, Giovanni Bolzoni et Federico Buffaletti, il commence à voyager pour étudier. Après avoir séjourné dans diverses villes européennes, il réside à Vienne à partir de 1894, où il rencontre et se lie d'amitié avec Johannes Brahms, et prend goût, auprès du compositeur allemand, à la musique dite absolue, en étudiant auprès d'Eusebius Mandyczewski.
Ces années voient la naissance de nombreux lieder et du Concerto pour violon et orchestre op. 20.
À partir de 1900, il étudie à Prague l'instrumentation avec Antonín Dvořák (c'est peut-être son amitié avec le Quatuor de Bohême formé à Vienne qui l'a conduit au compositeur) : de Dvořák, il a appris la capacité d'intégrer l'attention portée aux chants folkloriques dans les structures académiques.
À partir de son retour à Turin en 1901 et pendant une dizaine d'années, Sinigaglia transcrit une énorme quantité de chants populaires archaïques, environ 500, issus de la tradition orale et recueillis pour la plupart de la voix vivante des paysans de la colline du Cavoretto. Il en arrangea certains dans une version pour voix et piano très influencée par le langage de l'opéra de chambre de la région allemande à la fin du XIXe siècle : c'est ainsi que naquirent les Vecchie canzoni popolari del Piemonte (initialement publiées à Leipzig par Breitkopf & Härtel en 1914 au nombre de douze, en deux fascicules, puis augmentées d'un troisième et d'un quatrième fascicules en 1921 et d'un cinquième et d'un sixième fascicules en 1927), pour un total de 36 chants. À côté de ce recueil, pour lequel le nom de Sinigaglia reste encore aujourd'hui dans les mémoires, d'autres de ses compositions de la même époque portent la marque d'un amour profond pour l'âme musicale de sa région, comme par exemple dans Rapsodia piemontese (1900), les deux Danze piemontesi op. 31 (1905) et la Suite pour orchestre "Piemonte" (1909), ces dernières œuvres étant étroitement associées au nom d'Arturo Toscanini qui les a souvent interprétées.
D'autres pages, sans connotation ethnique, ont émergé de ces années heureuses : l'ouverture de Baruffe Chiozzotte (1907), ainsi que les œuvres piémontaises, ont été interprétées par des chefs d'orchestre de la trempe de Wilhelm Furtwängler, Arturo Toscanini et John Barbirolli.
En ce qui concerne la musique de chambre, les deux sonates, respectivement pour violoncelle et piano op. 41 et pour violon et piano op. 44, restent liées à l'univers de la sonate et de la musique de chambre d'Europe centrale du XIXe siècle.
Sa productivité décline progressivement au cours des décennies suivantes, tandis que l'Europe musicale est secouée par des vents de grands changements. Son existence devait connaître une fin tragique pendant la Seconde Guerre mondiale : ses origines juives lui valurent d'être persécuté par la police fasciste, puis par la police nazie qui occupa Turin en 1944 ; lors de son arrestation, une syncope provoqua sa mort.
Leopold Hofmann, né à Vienne le et mort dans la même ville le , est un compositeur autrichien du classicisme viennois.
Enfant, il servit comme choriste. Plus tard, il étudia le contrepoint et le clavecin avec Georg Christoph Wagenseil et le violon. Il exerça toute sa vie dans sa ville natale comme musicien et comme professeur.
Après avoir été musicus à St Michael (1758), il devient en 1764 chef de chœur à l'église Saint-Pierre de Vienne puis, en 1766, maître de chapelle. Il est plus tard remplacé à ce poste par Giuseppe Bonno.
En 1769, il devint professeur de la famille royale (probablement sur recommandation de Wagenseil). Sa réputation franchit les frontières car Sieber, à Paris, publie six de ses symphonies dès 1760.
Après la disparition de Florian Leopold Gassmann, il occupe le poste de maître de chœur à la Cathédrale Saint-Étienne de Vienne de 1774 jusqu'à sa mort. Pendant la décennie 1780, il se retire virtuellement de la société, composant fort peu.
Le Mozart fut placé à ses côtés comme adjoint bénévole (peut-être pour obtenir le poste). Après la mort de ce dernier, Johann Georg Albrechtsberger lui succéda à ce poste et, après la mort de Leopold Hofmann en 1793, il devint lui-même maître de chœur à la cathédrale et le resta jusqu'en 1809.
Ses contemporains voyaient en lui un compositeur considérable et le mettaient sur le même plan que Joseph Haydn, Gluck et d’autres compositeurs qu’on apprécie encore aujourd’hui. Depuis, on le range plutôt parmi ceux que l’on qualifie de « petits-maîtres ».
Il a composé de nombreuses œuvres vocales comprenant des messes, motets, litanies, vêpres. Il écrivit de nombreuses symphonies et de la musique de chambre (dont certaines pièces furent faussement attribuées à Haydn) ainsi que des sonates pour clavecin et des variations.
Son œuvre la plus connue est l'un de ses concertos pour flûte en ré majeur qui a été par méprise attribué à Joseph Haydn. Parmi ses quelque quatre-vingt concertos, il nous a laissé entre autres treize concertos pour flûte, des concertos pour hautbois (au moins quatre authentiques) et violon (huit et un double avec violoncelle et une quantité de concertinos) ainsi que huit concertos pour violoncelle. Il a composé aussi plusieurs symphonies.
C'est lui qui inaugura l'emploi de l'introduction lente du premier mouvement, dont se servit plus tard J. Haydn.
Le catalogue des œuvres de Hoffman est précédé du nom du musicologue, Bradley, suivi d'une lettre et d'un chiffre. Par exemple Sinfonia en ut (Badley C8).
Les manuscrits, très souvent en unica (exemplaire unique), sont conservés majoritairement à Vienne, aux archives Gessellschaft des Musikfreudne, mais aussi à Ratisbonne (Thurn/Taxis Hofbibliothek), à la bibliothèque Estense de Modène, à la Cathédrale de Pècs et, hors d'Autriche, à Prague, Dresde et Berlin.
Née à Stockholm le 18 octobre 1934, la soprano suédoise étudie à l'école d'opéra de cette ville avant de faire ses débuts à l'Opéra royal de Suède en 1963.
Elle a chanté à l'Opéra Royal dans le rôle de Chrysothémis en 1966, puis elle y est revenue pour Isolde, Brünnhilde et Chrysothémis entre 1973 et 1975.
Brünnhilde est le rôle de ses débuts au Festival de Bayreuth en 1968 et au Metropolitan Opera en 1975 ; avec Isolde, c'est l'un de ses rôles les plus marquants.
En 1969, elle chante Cassandre dans Les Troyens de Berlioz, sous la direction de Colin Davis.
Berit Lindholm est décédée le 12 août 2023, à l'âge de 88 ans.