Le Journal

Leoš Janáček, 95 ans

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Le compositeur tchèque Leoš Janáček est né le  à Hukvaldy et mort le  à Ostrava.
C'est l'un des plus grands compositeurs tchèques modernes avec Bohuslav Martinů et Jan Václav Hugo Voříšek, en incluant bien sûr les représentants de l'école tchèque du xixe siècle, Bedřich Smetana et Antonín Dvořák.

Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans l'Abbaye Saint-Thomas de Brno, où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux Conservatoires de Leipzig, où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke. En 1873, il prend la direction du chœur Svatopluk pour lequel il compose ses premières œuvres.

Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.

En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'enseignement de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigera jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno.
Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 17 ans. La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique, ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du xxe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák.
Sa réputation reste jusque-là cantonnée à sa province, mais la création en 1916 d'une version remaniée de Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marty soulignant sa froideur et sa dureté1.

Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique.
La littérature russe constitue aussi une profonde source d'inspiration : son poème symphonique Taras Bulba s'inspire de la nouvelle de Nicolas Gogol, et son opéra De la Maison des Morts est inspiré de l'ouvrage de Dostoïevski. Quant à son premier quatuor à cordes (1923), il porte le sous-titre de Sonate à Kreutzer en référence à la nouvelle homonyme de Tolstoï, elle-même écrite en référence à la 9e Sonate de Beethoven.

Il meurt le  des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de La Petite Renarde rusée sera joué à ses funérailles.

Ce n'est qu'à 61 ans, à l'occasion de la reprise à Prague de l'opéra Jenufa que Janáček atteint une reconnaissance internationale. Sa musique est singulière, portée par une écriture étrange et reconnaissable entre mille. Sa complexité rythmique et son orchestration éclatée ont pu passer pour de la gaucherie. Le chef Charles Mackerras est à l'origine de la redécouverte du compositeur dans les années 1950 en revenant à la verdeur et la causticité des partitions originales et en propageant ses opéras dans la langue du compositeur.

Leoš Janáček laisse environ 150 œuvres musicales.

Jacopo Peri, 390 ans

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Jacopo Peri est un compositeur et chanteur italien, né à Rome le  et mort à Florence le . Il est surnommé il Zazzerino en raison de son abondante chevelure blond-roux.

En 1588, Jacopo Peri entre au service du Grand-Duc de Toscane, Ferdinand Ier de Médicis, pour les noces duquel il compose certains intermedi de La Pellegrina. À la mort de son protecteur, il se met au service de son fils et héritier Ferdinand II de Médicis.
En 1598, il compose, en collaboration avec Jacopo Corsi, sur un livret d'Ottavio Rinuccini une œuvre intitulée La Dafne, mais dont il ne reste que quelques fragments.

Le , est donné à Florence, à la Cour des Medicis, Euridice, le premier opéra qui nous soit parvenu1, sur une musique de Jacopo Peri et un livret de Rinuccini.

Il s'agit d'une pastorale dramatique, entièrement chantée, dans un style nouveau, le stile rappresentativo ou style monodique. L'œuvre est chantée par Peri, lui-même et Vittoria Archilei. Il utilise certaines parties de l'Euridice de Giulio Caccini composée à la même époque et sur le même livret.

Peri s'oppose à Caccini ; le premier est tenant du style récitatif, alors que le second incorpore de fréquents ornements dans ses compositions.

Jacopo Peri laisse un catalogue de 50 œuvres dont les opéras
- La Pellegrina, pièce de théâtre lyrique (1589)
- Dafne (1597)
- Euridice (1600)
- Tetide (1608)
- Adone (1611)
- La liberazione de Tirreno e d'Arnea (1617)
- La Sposalizio di Medoro e Angelica (1619)
- La Flora (1628)
Les trois derniers en collaboration avec Marco da Gagliano.

Le prix d'encouragement Lotto du Rheingau Musik Festival au pianiste canadien Tony Yun

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Le pianiste canadien Tony Yun reçoit cette année le Prix d'encouragement Lotto du Rheingau Musik Festival doté de 15.000 euros  : Né en 2001 à Toronto, Tony Yun est un autre jeune pianiste canadien sur la voie de la réussite. Son jeu impressionne par une combinaison de brillance technique, d'élan de jeunesse et de naturel rafraîchissant. En plus de son rayonnement sympathique, de son agréable modestie et de sa virtuosité fascinante, ce jeune musicien de haut niveau joue surtout directement dans le cœur du public grâce à ses interprétations sensibles, presque poétiques. [...] De plus, l'artiste s'engage activement, dès son plus jeune âge, en faveur de l'éducation musicale. [...] Sa capacité à transmettre sa passion de manière compréhensible et accessible fait en outre de lui un autre ambassadeur important et précieux de la musique classique.

Le prix d'encouragement du Rheingau Musik Festival est décerné depuis 2009. Il a pour but de soutenir les jeunes talents dans leur ascension vers les sommets. Les précédents lauréats étaient entre autres Sebastian Manz (clarinette), Vestard Shimkus et Christopher Park (tous deux pianistes), Pablo Fernandéz et Sheku Kanneh-Mason (tous deux violoncellistes) et, l'année dernière, le chef d'orchestre finlandais Tarmo Pelkokoski.

Le premier opéra de Bernard Foccroulle en ouverture de saison à La Monnaie

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Pour inaugurer la saison 2023-24, La Monnaie présente une œuvre engagée, sur un thème
sociétal qui nous concerne tous : Cassandra, le premier opéra du compositeur belge Bernard Foccroulle qui met en parallèle la figure mythologique de Cassandre et le personnage de Sandra, une jeune activiste se battant pour la protection de l’environnement.
Le chef Kazushi Ono et la metteuse en scène Marie-Eve Signeyrole donneront vie à ce
projet aussi ambitieux qu’actuel.

Commande de la Monnaie à son ancien directeur, Cassandra est un opéra sur l’inaction collective, face à une catastrophe pourtant annoncée. Le passé et le présent s’y font les miroirs l’un de l’autre, confrontant l’espoir du changement au désespoir provoqué par l’inertie de la société, malgré la mise en garde de la jeunesse.

Après avoir composé plusieurs œuvres vocales -dont Am Rande der Nacht et Zauberland,
Bernard Foccroulle s’est mis en quête d’un sujet pour son premier opéra. Il a choisi pour
librettiste Matthew Jocelyn, qu’il a invité à plusieurs reprises en qualité de metteur en scène à Bruxelles, lorsqu’il était à la tête de La Monnaie.
Dans le livret, écrit en anglais, des personnages d’aujourd’hui dialoguent avec des voix
venues de la mythologie antique qui nous mettent en garde contre l’effondrement de la
civilisation.
Le personnage de Cassandre, tel qu’il existe dans l’Iliade d’Homère et l’Orestie d’Eschyle,
est la fille du roi de Troie, Priam, et de son épouse Hécube. La beauté de Cassandre attire
l’attention du dieu Apollon qui, pour la séduire, lui accorde le don de prédire l’avenir. Mais
quand la jeune fille se refuse à lui, il la punit : elle continuera à voir l’avenir, mais personne
ne croira ses prophéties. Ainsi, quand elle annonce la destruction inévitable de Troie aux
mains des envahisseurs grecs, ses avertissements ne sont pas pris au sérieux et elle assiste,
impuissante, à la réalisation de sa prédiction.
La notion de catastrophe climatique imminente est au cœur du travail de Sandra, la
protagoniste de l’opéra. Doctorante en climatologie, elle étudie la préoccupante fonte des
calottes glaciaires. Quand elle prend conscience que ses recherches scientifiques n’ont pas
un pouvoir de persuasion suffisant, elle décide de partager ses connaissances d’une façon
surprenante : transformée en comédienne de stand-up, elle invite son public à réfléchir à la crise climatique et à la nécessité de changer les mentalités. Mais pouvons-nous rire de la fin du monde, tel que le fait « Sandra the climate fool » ? Est-elle la Cassandre d’aujourd’hui ? Les jeunes activistes peuvent-ils se reconnaître en elle ?

Le pianiste néerlandais Folke Nauta est décédé à l'âge de 50 ans

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Lauréat de nombreux concours, il était reconnu comme un musicien talentueux. Il s'est beaucoup concentré sur un répertoire inconnu. Ces dernières années, il a été contraint de jouer des pièces pour piano à la main gauche.

Nauta était déjà un talent de piano prometteur à un jeune âge. À 12 ans, il a été admis à la pré-éducation pour les élèves exceptionnellement doués au Conservatoire de Zwolle. Il poursuit ses études au Conservatoire Sweelinck d'Amsterdam, où il obtient un 10 et une distinction avec Jan Wijn.

Il a participé à divers concours et a régulièrement remporté des prix. En 1992, par exemple, il a remporté le 2e Prix du Concours international de piano Queen Sonja à Oslo. Et deux ans plus tard, il est arrivé premier au Concours international de piano de Scheveningen, où il a également remporté le Dutch Press Award.
Dans les années qui ont suivi, plusieurs autres prix ont suivi, dont le Prix d'Art Philip Morris et le Prix Elisabeth Everts.

Il a joué avec d'importants orchestres néerlandais, en récital, et en musique de chambre. Avec le violoncelliste Jeroen den Herder et la violoniste Janine Jansen, il a formé pendant de nombreuses années le Rembrandt Trio. Il s'est toujours intéressé au répertoire "inconnu". Il a ainsi réalisé un bel enregistrement des concertos pour piano du compositeur néerlandais Julius Röntgen avec l'Orkest van het Oosten sous la direction de Jurjen Hempel.

En raison d'adhérences au poignet, il a perdu le contrôle de sa main droite. Afin de continuer à jouer, il se concentre sur le répertoire pour piano composé pour la main gauche. Cela a suscité l'intérêt pour Paul Wittgenstein, le pianiste qui a perdu son bras droit pendant la Première Guerre mondiale.

Avec le Prisma String Trio et le clarinettiste Lars Wouters van de Oudenweijer, il a enregistré un répertoire pour gaucher rarement entendu. Un point culminant est le Quintette de Franz Schmidt, un contemporain de Gustav Mahler.

 

Anna Netrebko et Maria Callas

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Ecartée de grandes scènes occidentales, la soprano russe Anna Netrebko s'est vue offrir une bouée de sauvetage pour le centenaire de Maria Callas par le Grand Thatre Shanghai.

Elle y marquera le 100e anniversaire de Maria Callas par un triple récital mettant à l'honneur les œuvres de compositeurs russes.

Jean-Pierre Ponnelle, 35 ans

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Jean-Pierre Ponnelle, metteur en scène, décorateur et costumier d’opéra français, est né le  à Paris et mort le  à Munich.
Son père Pierre Ponnelle était journaliste et marchand de vin. Sa mère Mia, chanteuse d’opérette.

Après la Seconde Guerre mondiale, Jean-Pierre Ponnelle fait des études au Lycée français de Baden-Baden. C’est là qu’il a ses premiers contacts avec la musique contemporaine. Après son baccalauréat en 1948, il étudie la Littérature, la philosophie et l’histoire de l’Art à Strasbourg et en Sorbonne puis, plus tard, la mise en scène à Berlin.

En 1952, le compositeur Hans Werner Henze le sollicite pour la réalisation des décors de son premier opéra Boulevard Solitude à Hanovre. En 1956 ce sera au tour du Roi Cerf, à Berlin en 19562.
En 1957, Jean-Pierre Ponnelle épouse l’actrice Margit Saad du Baden-Badener Theater.

En 1962 il signe sa première mise en scène, celle de Tristan und Isolde, à Düsseldorf et acquiert la réputation de "privilégier la beauté visuelle"3. Il assure l'aspect théâtral comme les décors et les costumes.
Après avoir travaillé en France avec Jean Cocteau et Fernand Léger, il collabore avec Herbert von Karajan au Festival de Salzbourg. Il mettra en scène de nombreux opéras et films d’opéra, Madame ButterflyLe Barbier de SévilleCarmina BuranaCosì fan tutteLes Noces de Figaro, etc.
Ses productions, montées dans les plus grandes maisons d’opéra du monde, font date et sont citées en exemple jusque dans le Larousse.

Consacré aux États-Unis et en Allemagne notamment, il collabore avec les plus grands artistes internationaux de son temps : Plácido Domingo, Luciano Pavarotti, Kiri Te Kanawa, Herbert von Karajan, Nikolaus Harnoncourt, Patrice Chéreau, Daniel Barenboim, Alain Lombard, etc.

Son fils, Pierre-Dominique Ponnelle, est chef d'orchestre.
Décédé le  à Munich, Jean-Pierre Ponnelle est inhumé au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Rainer Boesch aurait 90 ans

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Compositeur, pianiste, improvisateur, chercheur et pédagogue, Rainer Boesch est né à Männedorf en 1938.

Il étudie à Zurich puis il obtient son diplôme de piano à Genève avec Louis Hiltbrand, puis de virtuosité à Neuchâtel avec Harry Datyner.
En 1966-1968 : stage au GRM et études de composition auprès d'Olivier Messiaen au CNSM de Paris (1er prix, 1er nommé, avec Désagrégation, pour clarinettes, cuivres, voix et bande magnétique, la première oeuvre qui utilise la musique électroacoustique lors d'un concours de ce conservatoire).
1968-1972 :  directeur du Conservatoire de Lausanne.
Fondateur du Studio ESPACES à Genève -intégré depuis1977 au Conservatoire populaire de Musique- et co-fondateur du Centre Suisse de Musique Informatique; il développe aussi deqs collaborations avec l'Ircam.
Invité par le Media-Lab (MIT, Boston), CCRMA (Stanford) pour la recherche musicale et par la «Bach-Academie» (Sendai, Japon) pour des Masterclass (Lieder classique et romantique).
Il enseigne l'improvisation dès 1976 à l'Institut Jaques-Dalcroze et dès 1994 au Conservatoire National Supérieur de Paris.
2001-2005 : professeur de composition et de la musique électroacoustique à l’Haute Ecole de Musique de Genève avec Eric Gaudibert.
Il laisse de nombreuses oeuvres pour instruments et/ou électronique jouées en Europe, USA, Japon et Suisse.
Rainer Boesch est décédé le 31 janvier 2014 à l’âge de 75 ans.

Mandolina venezolana, une première

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Ce samedi 2 septembre, le Cercle royal des Mandolinistes de Malmedy organise une première Journée de la Mandoline sur le thème « Mandolina venezolana ».

Organisée dans le cadre du 100e anniversaire de l’orchestre, fondé en 1922, cette journée est le premier évènement de ce type en Belgique. Qu’ils soient débutants ou expérimentés, enfants ou adultes, les mandolinistes et les amateurs de cet instrument sont invités à Malmedy pour soit découvrir l’instrument soit le pratiquer. Les guitaristes, essentiels dans les orchestres de mandolines, sont également les bienvenus pour participer à cette Journée de la Mandoline à Malmedy.

Au programme de cette première Journée, figureront une initiation à la mandoline, une découverte de la classe de mandoline de l’Académie de Malmedy avec le professeur Thomas Plancade et un travail d’orchestre autour de la Suite Venezolana de Zambrano avec Marc Legros et le CRMM. Suivent  une master class autour de pièces vénézuéliennes avec Ricardo Sandoval ainsi qu’un concert en l’Eglise des Capucins avec le Cercle des Mandolinistes de Malmedy et le Cuarteto del Sur.

Cette Journée de la Mandoline permettra de découvrir cet instrument, né en Orient et entré dans nos traditions musicales par l’Italie. Il est souvent mal connu du grand public et pourtant la mandoline se retrouve dans bon nombre de musiques aux styles les plus différents : chansons, musiques classique, jazz, country, bluegrass, rock… Il s’adapte parfaitement à toutes les ambiances musicales. Cette journée le démontrera notamment lors d’une initiation et d’une découverte avec Thomas Plancade, ouvertes à tous. Les enfants sont particulièrement invités en matinée. Les guitaristes, essentiels dans les orchestres de mandoline, ne sont pas oubliés et seront concernés tant par la master class que le travail en orchestre. commente la présidente du CRMM, Véronique Wintgens.

La Journée de la Mandoline se tiendra le samedi 2 septembre dès 10 heures. Elle prendra place sur le site de l’Académie de Malmedy qui collabore à l’évènement et en l’Eglise des Capucins.

Initiation et découverte sont gratuites ainsi que le concert prévu à 18 heures. Seule la master class est payante (10 euros pour s’y inscrire).

Toutes les informations pratiques et complètes se trouvent sur le site du Cercle royal des Mandolinistes de Malmedy : www.mandoline.be

Refiner's fire : the Academy of Ancient Music and the historical performance revolution

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Fondée en 1973 par le claveciniste Christopher Hogwood et le producteur de disques Peter Wadland, l'Academy of Ancient Music (AAM) est rapidement devenue l'une des références mondiales en matière d'interprétation historique sur instruments d'époque. Grâce à ses concerts et, surtout, à sa remarquable activité discographique, l'AAM compte parmi les principaux protagonistes d'un mouvement qui a radicalement changé notre façon de voir et d'entendre la musique baroque.

Cinquante ans après sa création, le livre "Refiner's fire : the Academy of Ancient Music and the historical performance revolution" (Le feu du raffineur : l'Académie de musique ancienne et la révolution historique de l'interprétation) offre le premier récit complet de l'histoire de cet ensemble britannique pionnier. Son auteur, Richard Bratby, écrivain, critique et communicateur, collabore régulièrement à The Spectator, Gramophone, The Critic et BBC Music Magazine, entre autres publications.

Écrire l'histoire d'un orchestre aussi atypique, explique Richard Bratby, a posé des défis qui allaient au-delà des difficultés purement pratiques liées à la consultation des archives pendant la pandémie.
À l'heure où l'Académie célèbre son cinquantième anniversaire, le livre est basé sur des entretiens avec un large éventail de personnes qui ont joué un rôle dans la fondation et l'évolution de l'AAM, notamment Emma Kirkby, Roger Norrington et le regretté James Bowman. La première histoire complète d'un orchestre britannique sur instruments d'époque.