Le Journal

Décès de Georg Klütsch

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Le basson allemand Georg Klütsch, membre de l'ensemble à vent Sabine Meyer, est décédé ce week-end à l'âge de 72 ans.

Il a été basson solo de l'Orchestre Symphonique de Bamberg de 1978 à 1995 et professeur à l'Académie de musique Franz Liszt de Weimar.

Opera News tourne la page

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La Metropolitan Opera Guild a décidé, après de longs déficits, de mettre un terme à son magazine mensuel "Opera News" et de licencier 20 personnes.

Une partie du magazine survivra sous la forme d'un tiré à part dans le magazine "Opera" publié à Londres.

Gabriel Pierné, 160e anniversaire

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L'organiste, pianiste, compositeur et chef d'orchestre français Gabriel Pierné est né le  à Metz et mort le  à Ploujean.
Gabriel Pierné naît dans une famille de musiciens. Son père, Jean-Baptiste Pierné, est professeur de chant, sa mère est professeur de piano.

Le traité de Francfort de 1871 qui consacre la défaite française et donne Metz à l'Empire allemand amène la famille à opter pour la France et à s'installer à Paris.
Il entre au Conservatoire de Paris où il a pour maîtres Albert Lavignac, Antoine-François Marmontel, Émile Durand, César Franck et Jules Massenet et, en 1882, il obtient, en même temps que le prix d'orgue, le Grand prix de Rome avec la cantate Édith.
Au Conservatoire, il côtoie Claude Debussy avec lequel il restera toujours très lié.
À la mort de César Franck en 1890, il a vingt-sept ans. Il remplace son maître à la tribune de l’orgue de l'église Sainte-Clotilde pendant huit ans avant que Charles Tournemire ne prenne la relève en 1898.

La véritable carrière musicale de Pierné s'effectue à la direction d’orchestre. Il devient en 1903 adjoint d'Édouard Colonne à la tête des Concerts Colonne pour en assurer ensuite seul la direction de 1910 à 1934. Il obtient une grande célébrité comme chef d'orchestre et en profite pour imposer d'innombrables œuvres contemporaines : Claude Debussy, Maurice Ravel, Albert Roussel, Igor Stravinsky, etc. Il assure ainsi, notamment, la création de la Symphonie no 3 de Georges Enesco en 1921 ; il s'attire les foudres de son ami Camille Saint-Saëns lorsqu'il dirige la Seconde Suite de Darius Milhaud. Il a également dirigé la création d'Iberia de Debussy en 1910.
Parallèlement à sa carrière de chef d'orchestre, il est aussi l'auteur d'une œuvre musicale diversifiée.

En 1924, il est nommé membre de l’Académie des beaux-arts au fauteuil de Théodore Dubois. Nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1900, il est promu Officier en 1926, puis Commandeur en 1935.
Le Conservatoire à rayonnement régional de Metz est nommé « Gabriel Pierné » en l’honneur du compositeur lorrain.
Une plaque commémorative lui rend hommage 8 rue de Tournon (7e arrondissement de Paris), où il vécut de 1900 à 1937. Dans le 6e arrondissement, un square porte son nom.

Gabriel Pierné s'éteint en Bretagne, à Ploujean, le  ; il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise sous une haute stèle de pierre sculptée par Henri Bouchard, représentant les muses Euterpe et Thalie.

Gabriel Pierné aborde tous les genres avec succès : selon la légende, c’est à douze ans qu’il aurait composé sa célèbre Sérénade pour violon et piano opus 3 (en réalité, la partition daterait plutôt de 1879). Parmi ses envois de Rome, d’abord une Suite d’orchestre, opus 11, puis Les Elfes, légende dramatique en trois parties et une Ouverture symphonique, opus 10 (1885), toutes trois très appréciés par la critique, font de lui, à la fin des années 1880, l'un des nouveaux espoirs de la très influente école française.

Mais il faut rechercher le meilleur de Pierné dans sa musique de chambre. On s’intéressera d’abord à sa Sonate pour violon et piano composée en 1900 en Bretagne et surtout à son Quintette pour piano et cordes composé durant la première guerre mondiale, entre août et . Pour le piano, on lui doit un recueil de Quinze pièces composé à Rome et publié dès 1883, un recueil de six pièces Album pour mes petits amis, opus 14 (1887), Trois pièces formant une suite de concerts, opus 40 (1903), un trio pour violon, violoncelle et piano en do mineur, opus 45 (1920-1921), un Scherzo-Caprice en ré majeur pour piano et orchestre, opus 25 (1890).

Il compose une Pièce en sol mineur pour piano et hautbois (1883); une Canzonetta pour clarinette et piano, opus 19 (1888); un Solo de concert pour basson et piano (1898) ; une Fantaisie impromptu ; une Berceuse ; un Impromptu-caprice pour harpe, opus 9 ; une Sonate, opus 36. Sa Sonata da Camera pour flûte, violoncelle et piano montre, probablement le mieux, l'originalité de ses constructions rythmiques et de l'emploi des timbres.

Il écrit aussi de nombreuses mélodies, notamment Le Petit RentierLes Petits Lapins (Jean Aicard, 1891), Les Trois Petits Oiseaux (Jean Richepin), ou Les Trois Poèmes de Klingsor. On retiendra enfin la Sonate pour violoncelle et piano de 1919 dont le caractère franckiste est si évident qu’on pourrait la croire écrite par Franck lui-même par certains endroits.

On lui doit aussi de belles pages pour orchestre avec ou sans soliste : Paysages franciscains ; Fantaisie basque pour violon et orchestre, dédiée à Jacques Thibaud, qui est représentée aux concerts Colonne en  ; la musique de scène Ramuntcho, d'après le drame de Pierre Loti (Théâtre de l'Odéon, ) ; le Divertissement sur un thème pastoral qu'il dédie en 1934 à « ses amis collaborateurs, les artistes des Concerts Colonne ».

Ses oratorios et le théâtre tiennent la part la plus importante de sa production. Le  est joué aux Concerts de l'Opéra un épisode lyrique sur un livret d'Eugène Morand intitulé La Nuit de Noël 1870. En 1897, L'An Mil, poème symphonique avec chœurs; La Croisade des Enfants sur un livret de Marcel Schwob (1902) reçoit le Prix de la Ville de Paris en 1903 et Les Enfants de Bethléem, poème de Gabriel Nigond, oratorio qui est exécuté à Amsterdam le  ; Saint-François d'Assise, oratorio donné en première audition au Châtelet le .

Pour le théâtre, il écrit Le Chemin de l'amour (un acte), Don Luis (opéra en trois actes), Vendée.

Il compose aussi de nombreux opéras-comiques : La Fille de Tabarin (comédie lyrique en trois actes, 1901), On ne badine pas avec l’amour (comédie lyrique en trois actes, 1910), Fragonard (comédie musicale en trois actes et quatre tableaux, livret d'André Rivoire et Romain Coolus représenté au théâtre de la Porte-Saint-Martin en  et dirigé par Maurice Lehmann), Salomé et des musiques de scène (Ramuntcho). Il laissa aussi quelques œuvres concertantes dans un célèbre et splendide Konzertstück pour harpe et orchestre (1903). Ses quelques œuvres pour orgue (Choral, Fugue, Trois pièces) et pour piano (Variations) sont d’une grande qualité d’écriture qui fait regretter que l’on ne les entende pas plus souvent en concert.

Les partitions chorégraphiques sont également importantes : Le Collier de saphirs (1891) ; Bouton d'Or (1895) ; Cydalise et le Chèvre-pied (1923), Impressions de music-hallImages, sont restés au répertoire de l'Opéra.

Giration écrit pour un enregistrement phonographique est donné sans orchestre au théâtre des Champs-Élysées en 1934 par Serge Lifar, Mlle Kergrist et Dynalyx aux Concerts Colonne sous la direction de Paul Paray.

Tout au long de sa vie, la carrière de chef d'orchestre de Gabriel Pierné éclipsera quelque peu ses talents de compositeur auprès de ses contemporains. René Dumesnil d'écrire : « Tous ceux qui se tourneront vers les partitions de Gabriel Pierné sont sûrs d'y trouver grand profit en même temps que grand plaisir. »

Gabriel Pierné est le père du peintre figuratif Jean Pierné (1891-1974). Ce dernier fut l'élève de Luc-Olivier Merson, grand ami de la famille Pierné depuis l'arrivée de cette dernière à Paris au début des années 1870.

Week-end musical du Bauhaus à Berlin

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Trois jours de concerts, de conférences, de visites et d'un concert-atelier qui mettront en lumière la manière dont la musique a influencé l'atmosphère du Bauhaus et est devenue un élément normal de la vie quotidienne des étudiants et du personnel du Bauhaus.
Sous la direction artistique du musicologue Kai Hinrich Müller et des musiciens Michal Friedländer et Karl-Heinz Steffens, le programme présente des œuvres intrinsèquement liées au Bauhaus.

En 1923, le Bauhaus de Weimar a ouvert ses portes au public pour la première fois avec une grande exposition -et la musique a joué un rôle prédominant.
Les compositeurs Igor Stravinsky, Paul Hindemith et Ferrucio Busoni étaient tous invités à Weimar et ont présenté leurs œuvres pendant les cinq jours de la semaine du Bauhaus qui a marqué le coup d'envoi de l'exposition.
En commémoration de son 100e anniversaire, le week-end de la musique du Bauhaus présente les œuvres musicales présentées en 1923.
Le programme débute le vendredi 22 septembre par un concert d'atelier dans l'archive temporaire du Bauhaus. Les anciens élèves de la Barenboim-Said Akademie de Berlin présenteront le Pierrot lunaire d'Arnold Schönberg.
Après l'ouverture, le programme se poursuit le samedi 23 et le dimanche 24 septembre à la Berlin Meistersaal avec un large éventail de performances musicales d'artistes internationaux. La version allemande de L'histoire du soldat d'Igor Stravinsky, avec Itay Tiran (orateur), en fait partie.
Des conférences sur le Bauhaus et la musique contextualiseront les représentations et complèteront le programme.

Depuis 2021, le Bauhaus-Archiv / Museum für Gestaltung et le PD Dr Kai Hinrich Müller étudient la vie musicale sur les sites historiques du Bauhaus à Weimar, Dessau et Berlin. Lors du week-end musical du Bauhaus de cette année, l'équipe interdisciplinaire présentera les premiers résultats de son vaste projet de recherche et donnera un aperçu du lien largement méconnu entre la musique et la célèbre école d'art et de design. Le week-end musical du Bauhaus 2023 est rendu possible grâce à un financement spécial accordé par le département de la culture et de la cohésion sociale du Sénat de Berlin. Il marque le début d'une série d'événements triennaux sur le thème du Bauhaus et de la musique.

Hommage à Alicia de Larrocha compositrice

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Dans la Sala Pereda du Palacio de Festivales de Santander, la soprano Marimar Fernández Doval, la pianiste Ana Gobantes et le flûtiste Pablo Ventosa interpréteront Pecados de juventud. Piano 1 (1930-1941) composé d'œuvres d'enfance d'Alicia de Larrocha.
Pendant ses jeunes années, Alicia de Larrocha s'est intéressée à d'autres aspects de la musique, en dehors de son activité de concertiste. C'est pourquoi le catalogue des œuvres composées pendant cette courte période comprend près de cinquante titres.

Alors qu'elle n'a que sept ans, la pianiste compose quelques petites pièces tout à fait estimables malgré sa précocité. C'est à partir de l'adolescence que sa production est la plus prolifique. La jeune élève apprend du maestro Domènec Mas i Serracant, et de Marshall lui-même, un style d'écriture qui lui permet de recréer le langage de ses compositeurs préférés.

Le résultat final de cette facette compositionnelle de l'œuvre d'Alicia de Larrocha est une collection de quatre volumes : deux avec des œuvres pour piano, un avec voix et piano, et un autre avec de la musique de chambre.
Grâce à la précieuse collaboration de ses disciples, les pianistes Marta Zabaleta (pour la révision des œuvres pour piano et musique de chambre) et Mac MacClure (pour celles pour voix et piano), ainsi qu'à l'intérêt de sa fille Alicia Torra de Larrocha, il a été possible de rassembler le matériel nécessaire à ces publications.

L'hommage à Alicia de Larrocha sera complété par la projection du documentaire "Les mains d'Alicia" réalisé par Verónica Font et Yolanda Olmos, qui retrace "la splendide carrière de l'une des pianistes les plus exceptionnelles de tous les temps".

Yuja Wang et David Hockney

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Fin septembre, Yuja Wang investira le Lightroom de Londres pour six concerts intimistes au cours desquels elle interprétera des pièces inspirées des œuvres de l'artiste visuel David Hockney.

Dès que j'ai entendu parler du Lightroom, j'ai été immédiatement attirée par la possibilité de fusionner des images avec de la musique en direct et de créer des expériences immersives. Je me réjouis de travailler sur ce projet avec des projections du grand David Hockney, dont je suis fan depuis de nombreuses années. Le public pourra découvrir son art et son interprétation au piano comme jamais auparavant, a déclaré le pianiste.

Cette activité s'inscrit dans le cadre de l'exposition d'œuvres de David Hockney que le Lightroom accueille depuis février dernier et qui a déjà été visitée par plus de 230 000 personnes.

Concours de direction d'orchestre Zoltán Kodály à Debrecen

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Trente candidats affronteront le jury du Concours de direction d'orchestre Zoltán Kodály à partir du 21 août à Debrecen (Hongrie) devant un jury présidé par Jorma Panula et composé de Janos Acs, Peter Broadbent, Remy Franck, Zsolt Hamar, Oksana Madarash, Dániel Somogyi-Tóth.
Parmi les candidats, une femme et de 29 hommes venus d'Australie, d'Autriche, de Chine, de République tchèque, d'Allemagne, de Hongrie, d'Israël, du Japon, de Lettonie, de Pologne, de Russie, d'Afrique du Sud, de Taïwan, du Royaume-Uni et des États-Unis.

Les finalistes devront diriger l'œuvre pour chœur Psalmus Hungaricus de Zoltán Kodály, une composition magnifique mais trop rarement entendue qui témoigne de l'imagination mélodique de Zoltán Kodály, de l'amour pour son pays et qui évoque, à travers le texte biblique, l'adversité à laquelle il a souvent dû faire face dans son travail.

Raymond Gallois-Montbrun, 105 ans

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Compositeur et violoniste français, Raymond Gallois-Montbrun est né le à Saïgon (Viêtnam) et mort le  à Paris.

Raymond Gallois-Montbrun fait ses études au Conservatoire de Paris où ses professeurs sont Gallon (théorie de la musique), Firmin Touche (violon) et Büsser (composition).
Ses camarades de classe sont Paul Bonneau, Henri Dutilleux et Jacqueline Robin.
En 1944, Gallois-Montbrun gagne le Prix de Rome avec la cantate Louise de la Miséricorde. À cause de la guerre, il ne reste pas longtemps en Italie et commence une carrière de violoniste.
Il donne beaucoup de concerts notamment avec les pianistes Geneviève Joy et Pierre Sancan. Après quelques années de tournées, il obtient en 1957, le poste de directeur du Conservatoire de Versailles et, cinq ans plus tard, du Conservatoire de Paris.
Il y reste jusqu'en 1983 et y fait plusieurs innovations, créant notamment le cycle de perfectionnement.
En 1980, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts (Fauteuil 3).
Il a aussi été directeur artistique puis président du comité directeur du Concours international Marguerite-Long-Jacques-Thibaud.

Marin Marais, 295 ans

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Gambiste et compositeur français de la période baroque, Marin Marais est né le  et mort le  à Paris.

Il naît au sein d'une famille modeste : ses parents sont Vincent Marais, cordonnier, et Catherine Bellanger. Il est baptisé à Paris le , date possible mais non certaine de sa naissance (le  est donné pour sa date de naissance par Évrard Titon du Tillet).

En 1667, Marin Marais devient enfant de chœur, c'est-à-dire enfant formé pour chanter dans le chœur (composé de choristes professionnels) attaché à l'église Saint-Germain-l’Auxerrois. Il y rencontre Michel-Richard de Lalande (également enfant de chœur) et Jean-François Lalouette (vicaire, donc chantre -c'est-à-dire choriste- remplaçant).
À 16 ans, il quitte le chœur de Saint-Germain-l’Auxerrois car sa voix a mué. Il veut retourner à la cour et souhaite se perfectionner auprès de « Monsieur de Sainte-Colombe » le père, sur la basse de viole, instrument dont il a appris à jouer lors de sa formation d’enfant de chœur. Sainte-Colombe, se sentant peut-être menacé par le grand talent du jeune musicien, lui dit au bout de six mois qu’il ne peut rien lui apprendre de plus. Titon du Tillet rapporte que Marin Marais se serait alors caché sous le cabinet de travail installé dans un mûrier du jardin de Sainte-Colombe pour tenter de percer les secrets de ce maître, mais aurait été découvert et chassé au bout de quelque temps par ce dernier.

Marais entre ensuite dans l'orchestre de l’Académie royale de musique (l'Opéra de Paris) dirigé par Lalouette - peut-être d’ailleurs grâce à l’influence de celui-ci. Le directeur (et créateur) de l’Académie royale de Musique était alors Lully, par ailleurs maître de la musique du Roi Louis XIV.

En 1676, Marin Marais épouse Catherine d'Amicourt avec laquelle il aurait ensuite eu (selon Titon du Tillet) dix-neuf enfants ; on a trouvé la trace de treize enfants en tout cas, le dernier ayant été Jérôme. La pièce Le tombeau pour Marais le Cadet a vraisemblablement été écrite pour lui.
Il obtient en 1679 une charge de « joueur de viole dans la musique de la Chambre » du Roi (les musiciens de la chambre étaient responsables de la musique profane à la cour). Il cumule ensuite cette charge avec une carrière de musicien à l’Opéra pendant quarante ans.

C’est en 1685 que Marin Marais commence à écrire des pièces pour viole ; un premier livre paraît en 1686. C’est cette même année qu’il entreprend d’écrire pour la scène l’Idylle dramatique qui rencontre un grand succès mais dont n’a été retrouvé que le livret.

Après la mort de Jean-Baptiste Lully, qui donne aux compositeurs une plus grande liberté pour faire jouer leurs œuvres, Marais écrit Alcide (livret de Jean Galbert de Campistron), en collaboration avec Louis Lully (fils aîné de Jean-Baptiste), qui est représenté en 1693 avec un grand succès.

Il se produit parallèlement comme violiste avec d’autres musiciens de la cour, auprès de Louis XIV mais aussi auprès de son entourage (Duc de Bourgogne, Madame de Montespan, Madame de Maintenon, etc.). Dans une lettre de 1696, c'est dans ces termes que l’Abbé Coulanges rend compte à Madame de Sévigné d'une de ces séances de musique :

« Les jeunes gens, pour s’amuser dansèrent aux chansons, ce qui est présentement fort en usage à la Cour. Joua qui voulut, et qui voulut aussi prêta l’oreille au joli concert de Vizé (le luthiste Robert de Visée), Marais, (René) Descoteaux et Philibert (Rébillé). Après cela on attrapa minuit et le mariage fut célébré dans la chapelle de l’hôtel de Créquy. »

Un livre publié en 1692, Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole, montre le répertoire utilisé par Marais pour ces concerts à la cour.

En 1701, Marais est appelé à diriger une très grande cérémonie pour la guérison du Dauphin, réunissant deux cent cinquante musiciens et chanteurs, au cours de laquelle seront interprétés, entre autres, deux de ses motets : Domine salvum fac regem (« Dieu sauve le roi ») et un autre dont on ne connaît pas le titre.
Après cette importante prestation, il devient chef d’orchestre permanent à l’Opéra vers 1704. Il écrit encore Alcyone, tragédie en musique (représentée en 1706) qui rencontrera aussi un grand succès.

Il connaît ensuite une période moins faste avec l’échec de Sémélé qui est son dernier ouvrage lyrique. Par ailleurs de nouveaux et brillants violistes viennent contester sa suprématie de violiste et de compositeur : Louis de Caix d'Hervelois et surtout Antoine Forqueray.

En 1708, Marais demande et obtient que son fils aîné, Vincent, reprenne sa charge de violiste auprès du roi. Il continue cependant à jouer à la Cour jusqu’à la mort de Louis XIV, après laquelle ses activités se restreignent. Il poursuit également l’enseignement et la pratique de son instrument et vit dans une certaine aisance.

Un an après sa fille aînée le , il meurt le . Il est inhumé dans l'ancienne église Saint-Hippolyte de Paris, détruite en 1807.

Il écrivit près de six cents pièces pour viole, réparties en cinq livres, chacun comprenant, entre autres, une quarantaine de suites, avec parfois des pièces de caractère comme le Tombeau pour Monsieur de Sainte-Colombe, le Tombeau pour Monsieur de LullyLe Tableau de l’Opération de la Taille, etc.

  • Pièces à une et à deux violes, Premier livre (1686)
  • Basses continues des pièces à une et deux violes avec une augmentation de plusieurs pièces particulières en partition (1689)
  • Deuxième livre de pièces de viole (Marin Marais) (1701)
  • Pièces de viole, Troisième livre (1711)
  • Pièces à une et à trois violes, Quatrième livre (1717)
  • Pièces de viole, Cinquième livre (1725)

Il est l’un des premiers, en France, à avoir écrit des pièces en trio :

  • Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole avec la basse continue (1692) ;
  • La Gamme et autres morceaux de symphonie pour le violon, la viole et le clavecin (1723) dont la 3e pièce est la célèbre Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont de Paris.

Tragédies en musique

  • Alcide (1693) (en collaboration avec Louis Lully).
  • Ariane et Bacchus (1696)3
  • Alcyone (1706)
  • Sémélé (1709)

L'astéroïde de la ceinture principale (12363) Marinmarais, découvert le 9 octobre 1993, a été baptisé en l'honneur du compositeur.
Le , lors du premier festival Marin Marais, créé à l'occasion du 350e anniversaire de sa naissance, une plaque commémorative est dévoilée dans l'église Saint-Médard de Paris, où Marin Marais aurait été baptisé le , date supposée être celle du jour de sa naissance.
Le , le conservatoire intercommunal de musique des Sables-d'Olonne inaugure ses nouveaux locaux et prend le nom de Conservatoire de musique Marin-Marais.

D'autres souvenirs

  • 1987 : La Leçon de musique, essai de Pascal Quignard, éditions Gallimard.
  • 1991 : Tous les matins du monde, roman de Pascal Quignard, éditions Gallimard.
  • 1991 : Tous les matins du monde, film d’Alain Corneau, d’après le roman de Pascal Quignard. Le rôle de Marin Marais jeune est joué par Guillaume Depardieu ; celui du musicien âgé est interprété par Gérard Depardieu, tandis que Jean-Pierre Marielle incarne Monsieur de Sainte-Colombe.

Robert Neumann, directeur artistique du Printemps du piano de Cannstatt

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Le pianiste allemand Robert Neumann (22 ans), lauréat du Discovery Award de l'ICMA (International Classical Music Awards) en 2017, a été nommé directeur artistique adjoint de Cultur in Cannstatt et directeur du festival Cannstatter Klavierfrühling.
L'organisation est basée à Bad Cannstatt, un arrondissement de Stuttgart.

La première édition du Cannstatter Klavierfrühling aura lieu à partir du 14 avril 2024 et présentera les pianistes Anton Gerzenberg, Alberto Ferro, Vadym Kholodenko, Maria Eydman et Robert Neumann.