L'Ulster Orchestra de Belfast a annoncé le départ de son chef d'orchestre Daniele Rustioni à la fin de la saison 2023-24. L'Italien de 40 ans a déclaré : C'était un rêve pour moi et je suis reconnaissant à l'Orchestre de l'Ulster pour les efforts qu'il a déployés afin que ce rêve devienne réalité.
Directeur musical de l'Opéra National de Lyon depuis septembre 2017, il est également premier chef invité de l'Opéra d'État de Bavière.
Daniele Rustioni est également chef émérite de l'Orchestra della Toscana dont il a été le directeur musical entre 2014 et 2020.
Șerban Lupu, l'un des violonistes roumains les plus réputés au niveau international, connu comme promoteur de la musique de George Enescu aux États-Unis, est décédé à l'âge de 71 ans. Il a mené une riche carrière aux États-Unis en tant que soliste et professeur de violon à l'Université de l'Illinois, puis il a passé les dernières années de sa vie en Roumanie, donnant des masterclasses et des concerts au public de son pays.
Șerban Lupu est né à Brasov en 1952. Il a commencé sa carrière en Roumanie, puis s'est installé au Royaume-Uni pour étudier à la Guildhall School of Music avec d'éminents professeurs de violon, dont Yehudi Menuhin.
Il a reçu de nombreux prix lors de concours prestigieux, notamment le Vienna International, Jacques Thibaud à Paris, Carl Flesch à Londres et la Royal Society of Arts. Il se rend ensuite aux États-Unis pour étudier à l'Université de l'Indiana et devient professeur de violon à l'Université de l'Illinois.
Parallèlement, il a été Associate Concertmaster du San Francisco Opera et s'est produit en soliste au Kennedy Center, au Gstaad Festival, au Aldeburgh Festival, au Royal Festival Hall, au Queen Elisabeth Hall, au Wigmore Hall, au St. John's Smith Square et au Carnegie Hall. Il s'est également produit avec l'orchestre de la BBC.
Il restera dans l'histoire comme l'artiste roumain qui a promu George Enescu aux États-Unis. Outre les concerts de violon d'Enescu qu'il a donnés et enseignés à ses élèves, Șerban Lupu a organisé la première américaine de l'Œdipe de George Enescu à l'Université de l'Illinois en 2005. Parallèlement, il est devenu directeur artistique de la George Enescu Society aux États-Unis.
Șerban Lupu a également enregistré 6 volumes d'œuvres inconnues d'Enescu, découvertes éditées et arrangées par lui-même.
En 2011, Șerban Lupu a reçu le titre de Professeur Emérite à l'Université de l'Illinois. En Roumanie, il a reçu le titre de Commandeur de l'Ordre national "Meritul Cultural" pour son activité musicale et culturelle au niveau international.
Franz Welser-Möst doit renoncer aux concerts qu'il devait donner avec la Philharmonie de Vienne les 20 et 21 août. Il se remet bien de ses problèmes orthopédiques, mais ses consultants lui ont recommandé de s'abstenir de diriger pendant encore trois semaines pour éviter qu'ils ne se reproduisent.
Daniel Harding a accepté de diriger l'Orchestre Philharmonique de Vienne dans le même programme.
Les deux concerts font partie des séries de concerts "Vienna Philharmonic" et "Time with Ligeti".
Le Festival international George Enescu développe une nouvelle série de concerts
Cette année, le Festival International George Enescu inaugure la Série de concerts pour les familles et les enfants : quatre concerts thématiques, qui auront lieu dans un espace inclus pour la première fois dans le Festival. Avec des programmes spécialement conçus pour stimuler l'intérêt des enfants pour la musique et les instruments classiques, les concerts pour enfants et parents sont des expériences uniques, conçues, comme partout où elles sont initiées et se dévekoppent, pour faire découvrir les œuvres de grands compositeurs au grand public
Nous avons introduit l'idée d'une histoire à travers la musique, chaque concert a une histoire, car la façon dont les parents communiquent le plus souvent avec les enfants se fait à travers une histoire, et la musique est une histoire qui doit être découverte. Chaque concert se concentre sur un groupe d'instruments de l'orchestre. Ainsi, ceux qui se rendront aux quatre concerts découvriront une tétralogie complète, a déclaré Maestro Cristian Măcelaru,
Violoniste, pédagogue et chef d'orchestre française, Florence Malgoire est née le à Dugny.
Issue, comme on sait, d’une famille de musiciens, Florence Malgoire commence sa carrière sous la houlette de son père Jean-Claude Malgoire au sein de La Grande Écurie et la Chambre du Roy et de son professeur Sigiswald Kuijken avec La Petite Bande.
Elle occupe depuis 1987, les postes de violon solo dans des ensembles baroques tels La Chapelle royale de Philippe Herreweghe, La Grande Écurie et La Chambre du roy, Les Talens Lyriques de Christophe Rousset, Les Arts florissants de William Christie.
Elle fonde « Les Dominos » en 2003, ensemble à géométrie variable spécialisé dans les musiques des xviie et xviiie siècles, qui s'est produit à Naples, Beaune, Genève, Lille, etc. Pour approfondir le travail en sonate notamment, Florence Malgoire cofonde « Les Nièces de Rameau », ensemble orienté vers le répertoire camériste1.
Parallèlement à sa carrière de soliste, Florence Malgoire s’intéresse à la direction musicale : après la radio suisse romande pour laquelle est invitée à diriger les motets de Jean-Philippe Rameau au festival Agapé, elle dirige Jean-Féry Rebel, Georg Friedrich Haendel et Bach, mais aussi Mozart (Requiem) ou Heinrich Biber.
Spécialiste européenne du violon ancien, Florence Malgoire a été invitée pour des master classes à Sablé-sur-Sarthe, Tokyo, la Fondation Royaumont, la Juilliard School, à Rio de Janeiro, à l'Université McGill à Montréal.
Depuis 2000, elle enseignait le violon ancien et la musique de chambre au Conservatoire supérieur de Genève, Haute École de musique.
David Philip Hefti en résidence au Zermatt Music Festival
Le chef d'orchestre et compositeur David Philip Hefti est le compositeur en résidence du Zermatt Music Festival de cette année. Il y présentera notamment son nouvel octuor Des Zaubers Spuren, une commande du Festival pour le Scharoun Ensemble -de l'Orchestre Philharmonique de Berlin- qui a fondé le Festival en 2005 et construit celui-ci autour d'une académie d'orchestre et de musique de chambre.
Déjà pendant mes études de musique, j'ai souvent joué l'octuor de Schubert en tant que clarinettiste. Depuis, je le retrouve régulièrement, même si je ne travaille plus que comme compositeur et chef d'orchestre. J'ai donc été ravi de pouvoir composer une nouvelle œuvre en ma qualité de compositeur en résidence du Zermatt Music Festival de cette année, à l'occasion du 40e anniversaire du Scharoun Ensemble Berlin. Le fait d'inspirer mon nouvel octuor "Des Zaubers Spuren" du chef-d'œuvre de Schubert et de le composer pour l'un des meilleurs ensembles m'a inspiré, voire donné des ailes. Je me réjouis de travailler et de créer mon octuor au pied du Cervin avec ces musiciennes et musiciens de grand talent, déclare David Philip Hefti.
En tant que compositeur en résidence, Hefti se produira dans différents formats de concert. Outre l'étude et la direction de concerts avec le Scharoun Ensemble et le Zermatt Festival Orchestra ainsi que d'autres concerts avec des œuvres de Hefti, le travail avec les académiciens en fait également partie. Les jeunes musiciens de la Zermatt Music Academy joueront lors de deux soirées de concert Gallicinium, musique de la quatrième veille pour quintette à vent et Monumentum pour sextuor à cordes.
Le 27 septembre 2023 aura également lieu la première allemande de l'œuvre commandée Des Zaubers Spuren pour les 40 ans du Scharoun Ensemble, à l'occasion du concert d'anniversaire à la Philharmonie de Berlin.
Création de L' Upupa und der Triumph der SohnesliebeHans de Werner Henze, 20 ans
L' Upupa et le triomphe de l'amour filial, commande du Festival de Salzbourg, est un opéra de Hans Werner Henze sur un livret allemand du compositeur, inspiré de légendes arabes et persanes. Il s'agit du 15e et dernier opéra de Henze, et du premier pour lequel il a écrit son propre livret.
L'opéra a été créé au Festival de Salzbourg le 12 août 2003 en coproduction avec le Deutsche Oper Berlin et le Teatro Real de Madrid, dans une mise en scène de Dieter Dorn et une scénographie de Jürgen Rose. Lors de la première, le chef d'orchestre initialement prévu était Christian Thielemann et le chanteur initialement prévu pour le rôle du "démon" était Ian Bostridge, mais à leur place, Markus Stenz a dirigé et John Mark Ainsley a chanté le "démon".
L'histoire
Un vieil homme envoie ses trois fils à la recherche de l’oiseau bariolé, une huppe (upupa), qui l’a ensorcelé. Al Kasim, le plus courageux, avec l’aide d’un gentil démon ailé, va aller d’aventure en aventure, conquérant au passage la princesse Badi’at, puis un mystérieux coffre que, sur le chemin du retour, il confie à ses frères. Ceux-ci le jettent dans un puits, où le rejoint Badi’at, et s’en retournent chez leur père, avec la huppe enchantée que le vieil homme laisse s’échapper et le coffre dont le contenu s’avère mystérieux. Al Kasim apparaît ; il dénoue le sortilège du coffre et bannit ses deux frères. Il ne va pourtant pas pouvoir s’unir à Badi’at car le démon ailé, qui les a libérés du puits, lui a demandé en récompense une des pommes enchantées de Manda ; il lui faut donc repartir.
Hans Werner Henze, l’un des plus grands compositeurs allemands d’aujourd’hui, s’est amusé à écrire un conte qui pourrait être celui de la 1002e nuit ou encore sa Flûte enchantée : même inspiration orientale, même voyage d’épreuve et d’initiation, même humanisme. Sa fable est tout imprégnée de mystères, de symboles et de sagesse, et il l’a revêtue d’une musique au charme singulier, entre simplicité des lignes et raffinement sonore. Simplicité et raffinement qui imprègnent, dans le même esprit, la mise en scène de Dieter Dorn.
Les critiques ont relevé des allusions stylistiques à la musique d'Alban Berg et d'Igor Stravinsky, ainsi qu'aux opéras Die Entführung aus dem Serail, La Flûte enchantée, Die Frau ohne Schatten, Tristan und Isolde et Parsifal.
Le compositeur tchèque Leoš Janáček est né le à Hukvaldy et mort le à Ostrava.
C'est l'un des plus grands compositeurs tchèques modernes avec Bohuslav Martinů et Jan Václav Hugo Voříšek, en incluant bien sûr les représentants de l'école tchèque du xixe siècle, Bedřich Smetana et Antonín Dvořák.
Son père Jiří, instituteur du village, l'envoie à onze ans dans l'Abbaye Saint-Thomas de Brno, où il étudie la musique sous la direction de Pavel Křížkovský. Il est remarqué grâce à ses prestations dans le chœur du monastère. Ses études le mènent alors pour deux ans à l'école d'orgue Skuherský à Prague, puis aux Conservatoires de Leipzig, où il reçoit notamment l'enseignement de Carl Reinecke. En 1873, il prend la direction du chœur Svatopluk pour lequel il compose ses premières œuvres.
Il rencontre en 1874 Antonín Dvořák à Prague. C'est le début d'une longue amitié. Antonín Dvořák critiquera à titre amical ses premières compositions et influencera durablement Leoš Janáček par sa manière de composer en épousant les intonations de la langue parlée.
En 1881, année de son mariage avec Zdenka Schulzová, il retourne à Brno pour se consacrer à l'enseignement de la musique. Il y fonde une école d'orgue qu'il dirigera jusqu'en 1920 ; cette école va d'ailleurs devenir plus tard le Conservatoire de Brno.
Il aura deux enfants : le premier meurt en bas âge en 1890, la seconde, Olga, à l'âge de 17 ans. La mort de cette dernière est contemporaine de l'achèvement de son opéra Jenůfa et lui inspire ses plus belles pages, marquant ainsi une rupture stylistique, ce qui permet de ranger le compositeur aux côtés des découvreurs de la musique du xxe siècle tels Kodaly, Bartók, Szymanowski ou Enesco, et même Stravinsky, bien loin des romantiques ou post-romantiques comme son ami Dvořák.
Sa réputation reste jusque-là cantonnée à sa province, mais la création en 1916 d'une version remaniée de Jenůfa lui ouvre les portes de la capitale et une certaine reconnaissance. Il tombe alors amoureux d'une femme mariée, Kamila Stösslová, amour platonique car Kamila, qui a 38 ans de moins que le compositeur, est totalement indifférente. Déçu et obsédé par sa passion, il fera un portrait à charge de Kamila dans L'Affaire Makropoulos sous les traits de l'héroïne Emilia Marty soulignant sa froideur et sa dureté1.
Comme beaucoup de musiciens d'Europe centrale, il va recueillir un certain nombre de musiques folkloriques de sa province (Moravie) pour s'en inspirer. Il se laisse influencer également par des sources slaves, notamment dans les thématiques de certains de ses opéras (dont Katya Kabanova) ou pour sa Messe glagolitique.
La littérature russe constitue aussi une profonde source d'inspiration : son poème symphonique Taras Bulba s'inspire de la nouvelle de Nicolas Gogol, et son opéra De la Maison des Morts est inspiré de l'ouvrage de Dostoïevski. Quant à son premier quatuor à cordes (1923), il porte le sous-titre de Sonate à Kreutzer en référence à la nouvelle homonyme de Tolstoï, elle-même écrite en référence à la 9e Sonate de Beethoven.
Il meurt le des suites d'une pneumonie contractée lors d'une promenade en forêt près de Hukvaldy. Selon sa volonté, le final de La Petite Renarde rusée sera joué à ses funérailles.
Ce n'est qu'à 61 ans, à l'occasion de la reprise à Prague de l'opéra Jenufa que Janáček atteint une reconnaissance internationale. Sa musique est singulière, portée par une écriture étrange et reconnaissable entre mille. Sa complexité rythmique et son orchestration éclatée ont pu passer pour de la gaucherie. Le chef Charles Mackerras est à l'origine de la redécouverte du compositeur dans les années 1950 en revenant à la verdeur et la causticité des partitions originales et en propageant ses opéras dans la langue du compositeur.
Jacopo Peri est un compositeur et chanteur italien, né à Rome le et mort à Florence le . Il est surnommé il Zazzerino en raison de son abondante chevelure blond-roux.
En 1588, Jacopo Peri entre au service du Grand-Duc de Toscane, Ferdinand Ier de Médicis, pour les noces duquel il compose certains intermedi de La Pellegrina. À la mort de son protecteur, il se met au service de son fils et héritier Ferdinand II de Médicis.
En 1598, il compose, en collaboration avec Jacopo Corsi, sur un livret d'Ottavio Rinuccini une œuvre intitulée La Dafne, mais dont il ne reste que quelques fragments.
Le , est donné à Florence, à la Cour des Medicis, Euridice, le premier opéra qui nous soit parvenu1, sur une musique de Jacopo Peri et un livret de Rinuccini.
Il s'agit d'une pastorale dramatique, entièrement chantée, dans un style nouveau, le stile rappresentativo ou style monodique. L'œuvre est chantée par Peri, lui-même et Vittoria Archilei. Il utilise certaines parties de l'Euridice de Giulio Caccini composée à la même époque et sur le même livret.
Peri s'oppose à Caccini ; le premier est tenant du style récitatif, alors que le second incorpore de fréquents ornements dans ses compositions.
Jacopo Peri laisse un catalogue de 50 œuvres dont les opéras - La Pellegrina, pièce de théâtre lyrique (1589) - Dafne (1597) - Euridice (1600) - Tetide (1608) - Adone (1611) - La liberazione de Tirreno e d'Arnea (1617) - La Sposalizio di Medoro e Angelica (1619) - La Flora (1628)
Les trois derniers en collaboration avec Marco da Gagliano.
Le prix d'encouragement Lotto du Rheingau Musik Festival au pianiste canadien Tony Yun
Le pianiste canadien Tony Yun reçoit cette année le Prix d'encouragement Lotto du Rheingau Musik Festival doté de 15.000 euros : Né en 2001 à Toronto, Tony Yun est un autre jeune pianiste canadien sur la voie de la réussite. Son jeu impressionne par une combinaison de brillance technique, d'élan de jeunesse et de naturel rafraîchissant. En plus de son rayonnement sympathique, de son agréable modestie et de sa virtuosité fascinante, ce jeune musicien de haut niveau joue surtout directement dans le cœur du public grâce à ses interprétations sensibles, presque poétiques. [...] De plus, l'artiste s'engage activement, dès son plus jeune âge, en faveur de l'éducation musicale. [...] Sa capacité à transmettre sa passion de manière compréhensible et accessible fait en outre de lui un autre ambassadeur important et précieux de la musique classique.
Le prix d'encouragement du Rheingau Musik Festival est décerné depuis 2009. Il a pour but de soutenir les jeunes talents dans leur ascension vers les sommets. Les précédents lauréats étaient entre autres Sebastian Manz (clarinette), Vestard Shimkus et Christopher Park (tous deux pianistes), Pablo Fernandéz et Sheku Kanneh-Mason (tous deux violoncellistes) et, l'année dernière, le chef d'orchestre finlandais Tarmo Pelkokoski.