Le Journal

Le 13e Prix européen de mise en scène d'opéra

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Le concours est organisé tous les deux ans par l'association Camerata Nuova, basée à Wiesbaden, en coopération avec Opera Europa, l'association professionnelle des compagnies et festivals d'opéra en Europe, qui compte plus de 230 membres issus de 42 pays. Il s'agit actuellement du seul concours pour jeunes metteurs en scène d'opéra dans le monde germanophone.

Le metteur en scène italien Lorenzo Ponte, 31 ans, et son équipe composée d'Alice Benazzi, scénographe, et de Giulia Rossena, costumière, ont reçu le Premier Prix, pour une production de leur concept pour l'opéra Deux veuves de Bedřich Smetana.

Le concept gagnant sera présenté au festival Litomyšl de Smetana : une version courte de l'opéra avec un orchestre et un ensemble réduits.

Le Festival Smetana ne produisant pas ses propres opéras, c'est la Birmingham Opera Company qui se chargera de cette tâche et recevra 25 000 euros pour couvrir les frais de production.
Outre les représentations au Festival Smetana Litomyšl, cette production sera également jouée par l'Opéra National de Lviv en Ukraine. Le Festival international de mai de Wiesbaden souhaite également inviter cette production en 2025.
La décision du jury d'attribuer le premier prix à Lorenzo Ponte, 31 ans, a été unanime.
Dans son concept, Ponte a exploré la question du moment où une personne cesse de vivre. Il a déplacé l'histoire dans une maison de retraite, où les personnages, malgré leur âge, luttent pour leurs droits, leur amour et leur humanité.

Le jury était composé de Barbara Minghetti (présidente), directrice artistique du Teatro Sociale di Como et directrice artistique du Festival de Parme ; Karen Stone, directrice d'Opera Europa ; Richard Willacy, directeur de la Birmingham Opera Company ; Aleš Březina, directeur artistique du Festival Smetana Litomyšl ; Vasely Vovkun, directeur artistique de l'Opéra national de Lviv. S'y joignait Armin Kretschmar, président de Camerata Nuova.

Le Salzburg Young Conductors Award pour Hankyeol Yoon

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Hankyeol Yoon a remporté le Young Conductors Award du Festival de Salzbourg, doté de 15.000 euros, une initiative du Festival de Salzbourg en coopération avec l'Institut Eliette and Herbert von Karajan Institute.
323 candidats de 54 pays avaient posé leur candidature.
Pour la finale avec la Camerata Salzburg, les trois finalistes ont pu chpoisir eux-mêmes leur programme. Le jury était présidé par Manfred Honeck.

Hankyeol Yoon, né à Daegu en Corée du Sud, a étudié la direction d'orchestre, la composition et le piano à la Hochschule für Musik und Theater de Munich. Il a été le plus jeune lauréat du Neeme Järvi Prize du Gstaad Menuhin Festival en 2019 et a reçu des invitations de l'Orchestre de Chambre de Bâle et des Orchestres Symphoniques de Bâle et de Berne. Il a été finaliste du Concours international de direction Sir Georg Solti 2020 et du Prix allemand de direction 2021.
En 2022-23, il a fait ses débuts avec l'Orchestre Symphonique de Berne et l'Orchestre Philharmonique de Busan, et il a assisté Simon Rattle lors d'une tournée européenne de l'Orchestre Symphonique de la Radio bavaroise.
Il a dirigé l'Orchestre Symphonique de Munich, la Norddeutsche Philharmonie Rostock et le Korean National Symphony Orchestra.

De 2019 à 2021, il a été chef d'orchestre du Théâtre et Orchestre de Neubrandenburg / Neustrelitz. En tant qu'assistant, il a été engagé au Staatstheater Nürnberg, au Grand Théâtre de Genève et au Opernfestspiele Heidenheim.
Grâce à une bourse, il a travaillé aussi sous la direction de Daniel Harding et Thomas Adès.

Le Young Conductors Award a été décerné cette année pour la onzième fois. Le prix est doté de 15.000 euros et est décerné tous les deux ans. En outre, le prix comprend la direction d'un concert du festival avec l'ORF Radio-Symphonieorchester Wien. Ce concert sera enregistré et sortira en CD dans l'édition Salzburger Festspieldokumente. Les lauréats des années précédentes étaient Joel Sandelson (2021), Gabor Kali (2018), Kerem Hasan (2017), Aziz Shokhakimov (2016), Lorenzo Viotti (2015), Maxime Pascal (2014), Ben Gernon (2013), Mirga Grazinyte-Tyla (2012), Ainars Rubikis (2011) et David Afkham (2010).

Deux oeuvres contemporaines en création en Norvège

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L'une est signée par la compositrice roumaine Mihnea Brumariu, et l'autre par le Norvégien Stig Nordhagen. On les découvrira sur les scènes norvégiennes, dans le cadre d'un des plus grands projets culturels interdisciplinaires : "RoWay-NorMania" organisé par l'association Florescu-Fernandez & Friends, en partenariat avec Eikeset 4 med Strenger.
Die Position der Unkarheit Op.191 No.3 de Mihnea Brumariu et Image trio pour clarinette, violon et violoncelle de Stig Nordhagen Brumariu (65 ans) sont spécialement composés pour le projet. Et chez Mihnea Brumariu, on détrouve dans sa structure thème qui évoque le théâtre Nô (Japon).

 

L'occasion...

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Une maladie soudaine du pianiste Ben Grosvenor a amené le lauréat de Leeds, Alim Besembaiev, à participer au BBC Prom hier soir.

Il a donné le 2e Concerto de Rachmaninov.

Alfredo Catalani, 120 ans

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Né le 19 juin 1854 à Lucques, et décédé le 7 août 1893 à Milan,  Alfredo Catalani est le compositeur italien de l'opéra populaire La Wally (1892) et de plusieurs autres œuvres qui lui ont valu une place parmi les talents créatifs les plus importants ayant émergé dans l'opéra italien au cours de la seconde moitié du XIXe siècle.
L'ouverture de Catalani aux influences internationales, en particulier celles du compositeur allemand Richard Wagner, a marqué une transition importante vers les œuvres de la fin du siècle de Giacomo Puccini.

Fils, neveu et petit-fils de musiciens professionnels, Catalani a fait ses premiers apprentissages avec son père, Eugenio, avant d'étudier avec Fortunato Magi, un oncle de Puccini, au Conservatoire de musique de Lucques, en Italie, où Eugenio avait donné des cours de solfège et de piano pendant de nombreuses années.
Catalani étudie la composition avec Franƈois Bazin au Conservatoire de Paris en 1873. La même année, il complète sa formation musicale en étudiant avec Antonio Bazzini au Conservatoire de Milan.

À Milan, le succès de La falce (1875 ; "La faux"), opéra en un acte présenté dans le petit théâtre du conservatoire, lui vaut une commande de l'éditeur Giovannina Lucca pour un nouvel opéra. Le livret de La falce est l'œuvre d'un ami de Catalani, le compositeur et librettiste Arrigo Boito. Grâce à ses liens avec Boito, Catalani a été attiré par le mouvement de la scapigliatura ("bohème"), qui cherchait à supplanter les traditions classiques et morales dans les arts par un pessimisme réaliste dérivé plus du romantisme allemand que de tout représentant de la tradition italienne. Le résultat fut la création en 1880 d'Elda (1876, rév. 1877), un traitement dramatique d'une variante de la légende allemande de la Lorelei, qui se déroule dans la région de la Baltique. En 1889, Catalani acheva une version entièrement révisée d'Elda, désormais dans un cadre rhénan, qui fut jouée en 1890 sous le titre de Loreley. Entre Elda et Loreley sont nés deux opéras, l'infructueux Dejanice (1883), sur un sujet grec ancien, et Edmea (1886), histoire tragique d'une orpheline dans un triangle amoureux. Après un succès modéré lors de sa création à Milan, Edmea est joué à l'étranger, à Nice, Moscou et Varsovie. À son retour en Italie, l'opéra fut dirigé à Turin par le jeune Arturo Toscanini. Cet engagement a conduit à une relation personnelle et professionnelle solide entre Toscanini et Catalani.

La période entourant le dernier opéra de Catalani, La Wally (1892), fut marquée par des tensions, dues principalement à la mauvaise santé croissante du compositeur, à ses soucis financiers et à la déception de voir son éditeur et partisan Lucca absorbé par une maison d'édition (Ricordi) qui défendait d'autres compositeurs. Malgré ces circonstances défavorables, La Wally est néanmoins devenue son œuvre la plus acclamée, tant en Italie qu'à l'étranger. L'opéra est basé sur l'histoire d'amour, de jalousie et de réconciliation de Wilhelmine von Hillern, qui se déroule dans les montagnes du Tyrol, en Autriche, et s'appuie sur un livret exceptionnel de Luigi Illica. Le style de l'œuvre démontre l'assimilation complète de l'influence de Wagner en évitant les pièces autonomes, en incluant des touches harmoniques audacieuses et en accordant un rôle important à l'orchestre pour assurer à la fois la continuité et la coloration atmosphérique.
Toutes ces caractéristiques ont ensuite été intégrées au langage musical de Puccini et de ses contemporains.
Bien qu'elle ne soit jamais entrée dans le répertoire permanent, La Wally a connu des résurgences occasionnelles depuis la fin du XXe siècle, tant sur scène qu'en concert. Elle a également connu une postérité vigoureuse, quoique partielle, grâce à l'énorme popularité de son air pour soprano "Ebben, ne andrò lontano" ("Ah, eh bien, je m'en irai loin"), qui, outre sa présence fréquente dans les récitals vocaux et les enregistrements, a figuré sur la bande sonore d'un certain nombre de films populaires, dont "Diva" (1981) et "Philadelphia" (1993).

David Popper, 110 ans

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David Popper, né à Prague le  et mort à Baden bei Wien le , est un violoncelliste et compositeur originaire de Bohême, sujet austro-hongrois qui fit carrière dans l'Empire autrichien.

Fils d'un chantre de synagogue, David Popper commence son apprentissage très jeune avant d'entrer au Conservatoire de Prague. Il étudie ensuite avec le violoncelliste allemand Julius Goltermann. Ses dons attirent vite l'attention et il fait sa première tournée en 1863 en Allemagne où il rencontre Hans von Bülow, en Suisse, aux Pays-Bas et en Angleterre. Il acquiert une solide renommée pour sa superbe sonorité et sa technique transcendante.

Il fait ses débuts à Vienne, en 1867, en tant que violoncelle solo du Wiener Hofoper, mais démissionne afin de se consacrer à sa carrière de soliste acclamé. Il compose son premier concerto pour violoncelle en 1871. En 1891, il termine son Requiem, écrit à Londres, qui est généralement considéré comme sa composition la plus célèbre. Il devient professeur au Conservatoire de Budapest en 1896. Ses études (publiées en 1901-05) sont encore utilisées de nos jours par les violoncellistes.

Saburo Moroi, 120 ans

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Le compositeur japonais Saburō Moroi est ne àTokyo  .

Il grandit dans une famille d'industriels. Son père, Moroi Tsunehei, est le fondateur de la Chichibu Cement Company Limited, plus tard dirigée par son frère Kan'ichi Moroi.

Moroi étudie à l'Université impériale de Tokyo où il prend des cours de piano auprès de Willy Bardas et Leonid Kochanski. Avec des amis, Moroi Saburō fonde en 1930 le groupe « Surya », dédié à l'exécution des travaux de jeunes compositeurs contemporains. Le groupe est rejoint par de jeunes écrivains comme Tetsutarō Kawakami, Hideo Kobayashi, Chūya Nakahara, Tatsuji Miyoshi, Hidemi Kon, Shōhei Ōoka et Kenzō Nakajima.

Il vit en Allemagne de 1932 à 1934 pour étudier la composition à l'Ecole Supérieure de musique de Berlin auprès de Leo Schrattenholz, Max Trapp et Walter Gmeindl.
Il a par la suite affirmé que sa vie créatrice a véritablement commencé à partir de son séjour à Berlin. De retour au Japon en 1934, il construit une carrière couronnée de succès dans les années suivantes.

Peu de temps après avoir terminé sa Symphonie no 3 en 1944, il est appelé par l'armée japonaise à servir dans la Guerre du Pacifique. À la suite de la reddition du pays il se consacre à l'enseignement et l'écriture de livres sur la théorie musicale, composant seulement huit œuvres dans les trois décennies suivantes, dont deux symphonies. Dans ses dernières œuvres, il se tourne vers le dodécaphonisme.

Moroi Saburō joue un rôle essentiel dans la réorganisation de l'enseignement de la musique au Japon. De 1965 à 1976, il est directeur de l'Orchestre municipal de Tokyo, puis chef du département de musique de l'Université de Kawasaki. Il a composé cinq symphonies et une sinfonietta, un concerto pour piano et un concerto pour violoncelle, de la musique de chambre et des lieder.

Parmi les élèves de Moroi se trouvent Ikuma Dan, Toshiharu Ichikawa, Yoshirō Irino, Kunio Toda, Minao Shibata, Sōkichi Ozaki, Akio Yashiro et Chūji Kinoshita.
Son fils Makoto Moroi est également compositeur.

Netrebko poursuit le Metropolitan Opera en justice

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Après l'arrêt de la collaboration en réaction à la guerre d'agression russe en Ukraine, la Anna Netrebko a porté plainte contre le Metropolitan Opera. Selon des médias américains concordants, la soprano à la double nationalité ( russe et autrichienne) a déposé vendredi une plainte à New York, où elle réclame des dommages et intérêts d'un montant minimum de 360.000 dollars américains (328.887,27 euros).

Le Met a rejeté les accusations, la plainte n'ayant "aucune valeur".
Précédemment, Netrebko avait déjà tenté, en partie avec succès, d'obtenir des indemnités d'absence de la part du Metropolitan Opera par le biais du syndicat américain des acteurs d'opéra.

La maison d'opéra avait annoncé en mars 2022, peu après l'invasion russe en Ukraine, qu'elle suspendait sa collaboration avec Netrebko. L'opéra avait demandé à Netrebko de retirer son soutien public au président russe Vladimir Poutine. Mais la Russe ne l'a pas fait. Netrebko se serait alors retirée des représentations prévues. Le directeur Peter Gelb a parlé d'une "perte artistique", mais n'a pas vu d'autre solution, selon ses propres dires.

Netrebko n'est pas seulement considérée comme un soutien de Poutine, mais aussi des séparatistes pro-russes dans l'est de l'Ukraine. Fin 2014, elle s'est produite avec le leader séparatiste Oleg Zarjow et s'est fait photographier avec le drapeau de la soi-disant "Nouvelle Russie". Elle ne s'est distanciée de l'attaque russe contre l'Ukraine qu'avec un certain retard et, selon les critiques, pas par conviction, mais surtout par souci de ses engagements. Pour l'Ukraine, elle reste une propagandiste du Kremlin, raison pour laquelle le président ukrainien Volodymyr Selenskyj lui a également infligé des sanctions sévères telles qu'une interdiction de voyager et un gel des avoirs.
En Autriche, elle continue à se produire et est saluée par les critiques, notamment pour ses représentations à l'Opéra National de Vienne.

Quand les mots et les notes affichent leurs affinités électives 

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La cuvée 2023 sera marqué par la présence de plusieurs auteurs, dont Alexandre Hmin et Marise Cornejo, venus évoquer ou lire une partie de leur production. Inauguration enluminée aussi par le concert de l’excellent ensemble I Gemelli du ténor chilien et romand d’adoption Emiliano Gonzalez Toro. Avec cette troupe, on entre dans le territoire musical de Claudio Monteverdi. Au programme, Il Combattimento di Tancredi e Clorinda, ouvrage qui fait cohabiter précisément partitions et récit, à travers la forte présence du narrateur.

Joaquín Achúcarro rend hommage à Alicia de Larrocha

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Cet été encore, Joaquín Achúcarro revient à son rendez-vous incontournable avec le festival de Torroella de Montgrí. L'un des événements les plus attendus de chaque édition, qui sera cette fois-ci dédiée à la mémoire d'Alicia de Larrocha, la compagne et amie de Joaquín, qui aurait eu 100 ans.