Le Journal

Juan Diego Florez veut dédier un disque à la zarzuela

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Le ténor péruvien Juan Diego Flórez a donné hier soir le concert d'ouverture du festival d'été de l'Escorial, qui s'est déroulé à guichets fermés.

Deux ans après son dernier passage à Madrid, Juan Diego Flórez est revenu pour donner un récital au Festival d'été de l'Escorial, accompagné au piano par Vincenzo Scalera, avec un programme centré sur Verdi et la zarzuela.
L'événement, qui a fait salle comble au Teatro Auditorio de El Escorial, a été précédé d'une interview dans laquelle il a parlé, entre autres, de la zarzuela :  J'ai toujours aimé la zarzuela et je pense un jour faire un disque de zarzuela. [...] Ce serait bien de pouvoir rassembler toutes celles que j'ai chantées au cours de ma carrière et de les enregistrer. Et voici celles que je préfèrea expliqué le ténor en se référant au programme qui comprenait des airs comme Al mismito rey del moro de La alegría del batallón et Te quiero, morena, de El trust de los tenorios, tous deux de José Serrano ; No puede ser, de La tabernera del puerto de Pablo Sorozábal et Bella enamorada de El último romántico, de Reveriano Soutullo et Juan Vert.

Un chef sovieto-israélien à Francfort

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Daniel Stratievsky, 37 ans, devvient directeur musical de l'Opéra de Chambre de Francfort.

Daniel Stratievsky (°1986) est un chef d'orchestre israélien d'origine russe établi en Allemagne. Travaillant en free-lance, il a été le chef régulier du Kammeroper Frankfurt, une compagnie d'opéra de chambre.

Stratievsky est né à Leningrad. Il a grandi en Israël où il a étudié le piano, la direction d'orchestre et la composition. Il a poursuivi ses études à l'Université de musique et des arts du spectacle de Munich où il a dirigé Bruno Weil, et il a obtenu un master en 2013.
Il devient chef d'orchestre de l'ESME-Orchester à Munich, puis second Kapellmeister au Landestheater Neustrelitz [de]. En tant qu'invité, il a dirigé les Münchner Symphoniker, les Bad Reichenhaller Philharmoniker, le Bundesjugendorchester, la Junge Münchner Philharmonie, le Georgisches Kammerorchester Ingolstadt, l'Israel Sinfonietta Beer Sheva et l'Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg.

Il a été directeur musical du Kammeroper Frankfurt, une compagnie d'opéra de chambre qui a produit La scala del seta de Rossini en 2023[2]. Le critique Guido Holze du Frankfurter Allgemeine Zeitung a décrit sa direction d'orchestre comme "souple, rebondissante et très sympathique pour les chanteurs, plutôt trop mince que trop épaisse"

Josef Holbrooke, 65 ans

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Joseph Charles Holbrooke (Croydon,  - Londres, ), compositeur britannique, chef d'orchestre et pianiste, est un des représentants du renouveau de la musique anglaise avant Britten, notamment de l'opéra. Regardé comme l'un des compositeurs britanniques les plus en vue avant guerre, il souffre d'une disgrâce quasi totale aussi brusque que déconcertante vers 1920.

Joseph Holbrooke est né d'abord Joseph Charles Holbrook à Croydon lors d'une tournée de son père, artiste de music-hall et de sa famille (deux sœurs ainées : Helen et Mary). Il changea ensuite son nom pour Joseph Holbrooke, et plus tard pour Josef Holbrooke, selon l'orthographe allemande, lorsqu'il y résidait. Sa mère, d'origine écossaise et chanteuse professionnelle, meurt en 1880, quand il a deux ans.

Joseph reçut sa première éducation musicale, au piano et au violon, de son père, compositeur de « quelques œuvres insignifiantes » et bon pianiste, mais doté d'un caractère rigide et sévère ; également prénommé Joseph, on confondit d'ailleurs les deux lorsque le fils commença à enseigner lui-même.

Holbrooke se produisit en tant que pianiste pour la première fois en 1890 au Collins Music Hall d'Islington (Londres), où son père travaillait depuis près de dix ans. L'enfant chante à l'église Saint-Anne de Soho où il impressionne par son do aigu émis avec aisance. Parallèlement, il joue avec son père au music-hall.

Le jeune Joseph est avide d'apprendre et collectionne les partitions des concertos de Beethoven ou les sonates de Clementi. Il apprécie à cette époque, le Stabat Mater (1841) de Rossini et le Jugement dernier (1812) de Spohr.

Ses talents se développent rapidement et il entre à la Royal Academy of Music en remportant la bourse Sterndale Bennett (1893). Ily  eut pour maître, au piano, Frederic Westlake et, pour la composition, le Lisztien et wagnérien Frederick Corder (1852-1932).

Un autre professeur a produit nombre d'élèves célèbres : Stanford. On lui doit rien moins que d'avoir été le maître de Vaughan Williams, John Ireland, Gustav Holst et Frank Bridge.

L'ambition de Joseph est de devenir chef d'orchestre, mais l'idée est peu prise en sérieux par ses professeurs. Et comme ses premières compositions montrent une affinité pour les harmonies peu conventionnelles, il est vite placé en disgrâce avec le très conservateur Alexander Mackenzie... Relégué en fin de concert, il substitue à une œuvre de Schumann trois de ses propres compositions. Le lendemain il est réprimandé par le Principal pour produire une "musique morbide, aux harmonies horribles, au manque de mélodie et un style inacceptable".

Il se produit pour la première fois en concert au St James's Hall. En tant que compositeur, il donne à entendre -entre autres- un trio en sol majeur pour piano et cordes (1895) resté manuscrit etil  interprète aussi un quatuor avec piano en sol mineur (opus 21), un sextuor pour piano et cordes en forme de danses (opus 20a), ainsi que des pièces pour piano reprises pour former l'opus 18.

Holbrooke obtient ses prix, piano et composition, après seulement trois ans, et quitte l'institution. Il a dix-neuf ans et il est temps pour lui de voler de ses propres ailes. Il obtient d'abord un modeste poste pour jouer quelques solos et accompagner des chansons comiques pour une tournée dans le pays. Le parcours s'arrête abruptement au bout de six semaines, et Joseph retourne pour quelque temps auprès de son père muni de son maigre salaire.

Le poème orchestral intitulé The Raven (Le Corbeau) inspiré du poème d'Edgar Allan Poe, est créé le , par Augustus Manns le chef ordinaire du Crystal Palace. C'est un triomphe pour un jeune compositeur qui s'essaie au grand orchestre et le début d'une longue série d'opus inspirés par l'écrivain américain. L'œuvre marque le lancement de sa carrière.

En 1901, Holbrooke remporte le Lesley Alexander Prize avec un Sextuor Israfel, pour piano et flûte, hautbois, clarinette, cor, basson et piano, opus 33a inspiré d'un texte de E.A. Poe. Il s'agit en fait d'un arrangement d'une œuvre composée du temps de ses études avec Frederik Corder originellement composée sous la forme d'un quintette pour flûte, clarinette, cor, basson et piano. Pour le sextuor, il ajoute la partie de hautbois. Il en existe également un arrangement pour cordes et piano.

L'argent du Prix est immédiatement investi dans deux concerts de musique de chambre au Steinway Hall. Le programme est consacré au Trio en sol mineur, opus 21 (retravaillé en quatuor plus tard), le Quintette In Memoriam, opus 46 (transformé en sextuor), le Quintette Dances opus 20a (métamorphosé en sextuor) et quelques ouvrages de moindre importance. Holbrooke interprète Islamey de Balakirev et la sombre Première Sonate de Scriabine. Compositeur, Holbrooke était un excellent pianiste puisqu'il jouait le premier concerto de Tchaikovski.

Holbrooke travaille à la même époque à deux projets : The Skeleton in Armour, d'après un texte de Longfellow (1841). La pièce fut créée à New Brighton en 1902 sous la direction de Bantock, rebaptisée The Viking, conformément au sujet. Le second travail sont les variations sur un vieil air anglais, chanson de nourrice, Three Blind Mice opus 37a.

À l'occasion de la création des Viking, le critique Ernest Newman devint l'un des grands admirateurs du compositeur et défendit aussi les Variations qui furent créées à Londres au Concert promenade. Quant à Bantock, il en devint l'ami et l'invitant à Birmingham, lui ouvrit grande les portes de sa bibliothèque.
Ce séjour lui permit de se familiariser avec les œuvres de Richard Strauss, notamment l'humoristique Don Quixote (1897).

Il épouse Dorothy Hadfield de Rotherham (connue sous le diminutif de Dot) en 1903. De cette union naissent quatre enfants : Mildred (1905), Anton (1908), Barbara (1910) et Gwydion (1912-2005). Ce dernier a changé son nom en Gwydion Brooke et est un bassoniste renommé dont la carrière s'étala de 1932 à 1979 (brutalement arrêtée, à la suite d'un cambriolage).

Pour la saison des concerts symphoniques de 1905 de Leeds, Holbrooke compose le poème orchestral Ulalume d'après un texte de E.A. Poe. Dirigée par Henry Wood, l'œuvre laissa perplexe beaucoup de critiques qui eurent du mal à apprécier l'inspiration poétique et les harmonies étranges et nébuleuses, écrivant des stupidités et des choses injustes à son propos.
À la suite de cette œuvre, Holbrooke eut des doutes sur la capacité de l'orchestre à susciter l'émotion chez l'auditeur, surtout pour ceux ne connaissant pas le poème inspirant la musique. Son poème orchestral suivant ajoutera un chœur. Il s'agit de Byron, pour chœur et orchestre, opus 39. Inspiré d'un poème de Keats, la création eut lieu au Leeds Festival le . Les beautés du chœur à quatre voix à l'origine de la réussite.

Créé la même année, Queen Mab opus 45, est inspiré de quelques dialogues entre Roméo et Mercucio du Roméo et Juliette de Shakespeare. Cette brillante partition connaîtra un succès important : Nikisch la donne à Berlin en 1913, Pierné à Paris en 1917 et Max von Schillings à Vienne en 1922, malgré les grandes difficultés accumulées dans les parties de bois et de cuivres.

L'année 1906, semble très favorable au compositeur. Le Birmingham Music Festival lui commande une œuvre chorale de grande envergure. Il s'agit de la cantate The Bells, opus 50, inspirée d'un texte de E.A. Poe. L'œuvre éponyme de Rachmaninoff est composée dix ans plus tard, en 1913. Les dimensions de l'orchestre et des chœurs (300 à 500 chanteurs) sont comparables aux Gurre-Lieder (1911) de A. Schönberg. La composition en est terminée au début de septembre 1903 et elle est créée au Festival de 1906 sous la direction de Hans Richter en même temps que The Apostles de Elgar. Holbrooke dédie d'ailleurs son œuvre à son ami Sir Edward Elgar. Le festival présente également la première partie d'une œuvre monumentale de son ami Bantock, Omar Khayyam.

Son premier Concerto pour piano (opus 52), intitulé The Song of Gwyn ap Nudd sur un poème inspiré de la mythologie galloise de T. E. Ellis (qui figure sur la partition) est commencé en 1906, puis complété, pour la partie de piano, le  ; celle d'orchestre est achevée le . L'œuvre qui se présente sous la forme d'un poème orchestral (le sixième), est en trois parties comme le poème. Se succèdent : l'invocation à la nuit et le défi, éveil des spectres, le combat et enfin la déroute des troupes de la nuit au lever du jour. La création a lieu à Londres au Queen's Hall le , par le London Symphony Orchestra sous la direction de T. Beecham qui défendit souvent les œuvres du musicien et le compositeur au piano. L'œuvre est reprise au même endroit, le  par Harold Bauer au piano et Holbrooke à la baguette. La partition est révisée de nombreuses fois et de manière majeure en 1920. Frederic Lamond a beaucoup joué ce concerto et l'œuvre fait même l'objet d'un enregistrement en 78 tours.

En 1907, un certain nombre d'œuvres du musicien sont données en Belgique dans le cadre d'un cycle dévolu aux compositeurs britanniques.
Le  est créé par Henry Wood sa première Symphonie Homage to Edgar Allan Poe opus 48.
L'œuvre composée en 1907 est conçue pour chœur d'hommes (150 à 200) et orchestre et porte l'opus 51. Elle est créée la même année au Queen's Hall à Londres l'orchestre étant dirigé par le jeune chef Thomas Beecham au premier concert et par le compositeur au suivant. Un certain nombre de problèmes marquèrent la préparation des concerts et la première. La partition en effet réclamait un sarrussophone, instrument peu connu en Angleterre et un bon interprète pour le jouer... Cette situation motiva un voyage à Paris que Holbrooke fit, accompagné de Beecham. Ils trouvèrent la personne nécessaire en Monsieur Doloville, fin artiste et professeur. Malheureusement, revenu à Londres, on découvrit que l'instrument était incapable de jouer les notes les plus graves exigées par le texte et ces notes furent oubliées à l'exécution. En outre, la symphonie était accompagnée d'une projection de diapositives qui présentait le poème. L'idée n'était pas de Holbrooke, mais de Trench. Lors de la première, les plaques furent projetées par la lanterne magique avec un décalage par rapport avec la musique ce qui fit sourire le chef et bon nombre d'auditeurs. Le problème fut résolu pour le concert suivant. Malgré tout, Holbrooke jugea qu'il était impossible de solliciter deux sens aussi opposés que l'oreille et l'œil en même temps dans une œuvre chorale.

C'est lors de la création de la symphonie que Holbrooke fait la connaissance du richissime Lord Howard de Walden (1880–1946) qui devient son mécène. Howard de Walden est aussi écrivain : son nom de plume est T.E Ellis, et il donne le texte de mélodies et surtout de l'opéra trilogie The Cauldron of Annwn (« Le Chaudron d'Annwn »). Ils élaborent la trilogie ensemble, entre le début des années 1910, jusqu'à la création du troisième volet, en 1929.

La première partie, The Children of Don, est créé au London Opera House par Arthur Nikisch en 1912. Dylan, le second volet est donné en  par Beecham ; et repris par le Volksoper de Vienne en , sous la direction de Weingartner, puis encore à Salzbourg par Kaiser. Enfin, Bronwen le troisième opéra est créé par la Carl Rosa Opera Company, en  à Huddersfield.

Bien que les dimensions de la trilogie rendent ces opéras difficiles à monter, il est injustifié que Joseph Holbrocke reste ainsi dans l'ombre depuis des décennies.

Howard de Walden est très généreux avec le musicien : il soutient la création de ses œuvres et l'édition de ses partitions. De Walden déclarait que Holbrooke était "le meilleur musicien britannique depuis Purcell". Il aide aussi Holbrooke dans son dévouement aux jeunes compositeurs britanniques par de nombreux concerts : entre 1900 et 1923 il donne 135 concerts de musique anglaise à la British Music Society.
En outre, Holbrooke eut la chance de partir en voyages avec son mécène. En Méditerranée, en Amérique du Sud et en Afrique...

En 1915, il entreprend un voyage aux États-Unis pour suivre les traces de E.A Poe. Hélas, pendant le voyage à Chicago, il se fait renverser par une voiture et, la jambe cassée, garde le lit à l'hôpital, renonçant à son pèlerinage littéraire.

Holbrooke avait reçu un certain nombre de surnoms. Le plus couramment utilisé était Wagner cockney, c'est-à-dire un équivalent londonien de parigo. Mais aussi Moussorgsky anglaisRichard Strauss anglais ou Berlioz anglais.

En 1917, est créé à Leeds son Concerto pour violon opus 59, dit The Grasshopper. Il porte pour sous titre The Lyrical. Le soliste est John Dunn et Holbrooke dirige l'orchestre. L'œuvre, commencée dès 1909, est révisée pour Leeds en 1916 et révisé encore en 1928.

Le livre de George Lowe paru en 1920, le considérait comme l'une des figures majeures de l'école anglaise : "Nous avons trois génies en Angleterre de nos jours, Elgar, Holbrooke et Bantock".

Holbrooke était un ardent défenseur de la musique anglaise qu'il interprétait en tant que soliste ou en musique de chambre, mais il la défend aussi par ses articles de journaliste. Son style est impulsif et galvanisé, son langage comparable à « des coups de marteau ». Il s'exprime sur les grands maîtres classiques et les compositeurs de son temps (Strauss, H. Wolf), avec beaucoup de sympathie pour la création de son pays. Ses jugements n'ont pas toujours cet aspect raisonné attendu mais sans être jamais amer, s'il est parfois cynique ou sévère c'est sans perdre son humour.

En 1920 Holbrooke et le violoniste Vasco Ackeroyd donnent une série de récitals à la Jamaïque et il publie dans la foulée une série de vingt mélodies pour piano. Dans les Four futurist dances (opus 59c) il utilise librement les douze notes de la gamme à la façon de Schœnberg.

À partir de 1920, Holbrooke est atteint de surdité, ce mal allant en empirant. De plus, autres temps, autre mœurs, s'il a connu la popularité avant 14, il n'en reste pas moins que l'entre-deux-guerres voit son influence décliner, comme le style romantique.

La personnalité de Holbrooke est sans doute aussi responsable de cette désaffection. Il était impulsif, entièrement centré sur lui-même et sa musique. Holbrooke n'était pas un homme de compromis et il refusait parfois la création d'une œuvre s'il n'était prévu suffisamment de répétitions. Ce caractère tranchant lui valut des inimitiés nombreuses, mais aussi de solides amitiés dans le monde musical.

Thomas Beecham fut fort critique et considérait Holbrooke comme : un musicien naturellement doué, mais handicapé par des conceptions esthétiques défaillantes et un manque total de sens critique. Cependant, en considérant le nombre de remaniements, transformations et arrangements divers pour de nombreuses œuvres du musicien, on peut douter de la pertinence absolue de cette remarque.
Par exemple, il compose une œuvre de chambre importante pour clarinette en 1911. La genèse de cet opus est assez confuse, notamment la constitution des mouvements en raison des différentes occasions auxquelles Holbrooke revient sur la partition. Jusque vers 1914, il existe un quintette pour cor et cordes, Fate. Il est constitué de deux mouvements externe et de variations au centre. Après cette date, il est transformé en deux quintettes avec clarinette de chacun deux mouvements. À l'occasion de l'enregistrement Kell de 1939, Holbrooke se décide à remplacer le dernier mouvement du quintette n° 2 par un arrangement du finale d'un quatuor à vent. L'enregistrement qui en résulte est donc constitué du premier mouvement du n° 2, le premier mouvement du n° 1 et d'un autre mouvement. En 1956, lorsque Jack Brymer veut enregistrer l'œuvre pour la radio, le compositeur entrevoit une possibilité d'ajouter un nouveau mouvement lent : une adaptation d'une mélodie intitulée Homeland sur un texte de Gerald Cumberland. L'autre mouvement lent étant Eileen Shona devenu indépendant sous forme de l'opus 74.

Son fils (Gwydion) disait qu'il composait sans cesse, comme si quelqu’un lui tenait la main... Holbrooke bénéficia d'une chance appréciable de voir publier presque toutes ses œuvres. Malgré le peu de représentation de ses œuvres, Holbrooke continue néanmoins à composer dans les années 1940.

En 1946, il perd coup sur coup son mécène Lord Howard de Walden et son ami de longue date, Granville Bantock.

À la fin de sa vie Holbrooke entreprend de rassembler ses œuvres en rachetant les droits dispersés chez divers éditeurs. Il fonde la Modern Music Library chargée de publier ses œuvres, aussi bien les partitions que les enregistrements audio. Après sa mort, son fils Gwydion transforme la maison d'édition en Blenheim Press (diffusé par Emerson Edition) qui a les mêmes buts. Cependant, la publication des manuscrits autographes rend l'interprétation parfois difficile et il faudrait des éditions de qualité. En outre, tous les opus ne sont pas disponibles, ce qui empêche l'intérêt des interprètes pour Holbrooke de se développer à la juste valeur des œuvres.

Holbrooke meurt au début d', trois semaines avant Vaughan Williams.

James Pierpont, 130 ans

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Auteur-compositeur, arrangeur et organiste,  James Lord Pierpont (25 avril 1822 - 5 août 1893), soldat des États confédérés et compositeur américain, est surtout connu pour avoir écrit et composé Jingle Bells en 1857, intitulé à l'origine The One Horse Open Sleigh (Le traîneau ouvert à un cheval).

Il est né à Boston, dans le Massachusetts, et est mort à Winter Haven, en Floride. Bien que Pierpont soit aujourd'hui méconnu, Jingle Bells est devenue synonyme de fête de Noël et est l'une des chansons les plus jouées et les plus reconnaissables au monde.

Son père, le Révérend John Pierpont (1785-1866), était pasteur de l'église unitarienne de Hollis Street à Boston, abolitionniste et poète.
[Robert Fulghum a confondu James avec son père dans son livre "It Was On Fire When I Lay Down On It" (1989), attribuant à tort la paternité de Jingle Bells au Révérend John Pierpont].
La mère de James était Mary Sheldon Lord (1787-1855), fille de Lynde Lord Jr (1762-1813) et de Mary Lyman. James était l'oncle du financier et banquier John Pierpont Morgan. John et Mary Pierpont ont eu six enfants.

En 1832, James est envoyé dans un pensionnat du New Hampshire. Il écrit une lettre à sa mère dans laquelle il raconte comment il s'est promené en traîneau dans la neige de décembre. En 1836, James s'enfuit en mer à bord d'un baleinier, le Shark, puis sert dans la marine américaine jusqu'à l'âge de 21 ans.

En 1845, il retourne dans le Nord-Est, visitant la Nouvelle-Angleterre et s'installant à New York où son père est pasteur d'une congrégation unitarienne à Troy, dans l'État de New York. En 1846, il épouse Millicent Cowee, fille de Farwell Cowee et d'Abigail Merriam, et s'installe à Troy, où ils ont deux enfants. Son père devient pasteur d'une congrégation unitarienne à Medford, dans le Massachusetts, en 1849.

En 1849 aussi, James Pierpont laisse sa femme et ses enfants à son père dans le Massachusetts pour ouvrir un commerce à San Francisco pendant la ruée vers l'or de Californie. Il travaille aussi comme photographe. Mais son entreprise est ravagée par un incendie.

En 1856, Millicent meurt et, après que son frère, le Révérend John Pierpont Jr. (1819-1879) ait accepté un poste dans la congrégation unitarienne de Savannah, en Géorgie, James le suit et devient organiste et directeur musical de l'église. Pour subvenir à ses besoins, il donne également des leçons d'orgue et de chant. L'orgue est actuellement en possession de l'université d'État de Floride.

Le 27 mars 1852, James Pierpont publie sa composition The Returned Californian, basée sur ses expériences à San Francisco, publiée à Boston par E. H. Wade. L'oeuvre a été chantée à l'origine par S. C. Howard, des Ordway's Aeolians, et a été écrite expressément pour les Ordway's Aeolians et arrangée par John Pond Ordway (1824-1880). La chanson raconte une version des expériences de Pierpont pendant la ruée vers l'or en Californie et l'échec de son entreprise à San Francisco. La Bibliothèque du Congrès des États-Unis possède une copie de la partition originale de la chanson.

En 1853, Pierpont avait publié de nouvelles compositions de minstrel à Boston, dont Kitty Crow, dédiée à W. W. McKim, et il publie également un arrangement intitulé The Universal Medley.

En 1854, Pierpont compose les chansons Geraldine et Ring the Bell, Fanny pour la troupe d'opéra Nightingale de George Kunkle. Il a également déposé la chanson To the Loved Ones at Home en 1854 et Poor Elsie, une ballade écrite et arrangée expressément pour les Campbell's Minstrels, rivaux des Christy's Minstrels. En 1855, il compose The Starlight Serenade, publié par Miller and Beacham à Baltimore. Pierpont compose également I Mourn For My Old Cottage Home.
En 1857, Pierpont connaît un nouveau succès avec une chanson écrite en collaboration avec le parolier Marshall S. Pike, The Little White Cottage ou Gentle Nettie Moore, publiée par Oliver Ditson and Company et protégée par le droit d'auteur le 16 septembre 1857. La mention de l'auteur de la chanson apparaît sous la forme suivante : "Poetry by Marshall S. Pike" : "Poésie de Marshall S. Pike, Esq., mélodie de G. S. P., chœur et accompagnement de piano de J. S. [sic] Pierpont.

Pierpont publie plusieurs ballades, des polkas, comme The Know Nothing Polka, publiée par E. H. Wade en 1854, et des minstrel songs.

En août 1857, James épouse Eliza Jane Purse, fille du maire de Savannah, Thomas Purse, qui donne bientôt naissance au premier de leurs enfants, Lillie. Les enfants du premier mariage de Pierpont restent dans le Massachusetts avec leur grand-père.

En août 1857, sa chanson The One Horse Open Sleigh, interprétée à l'origine lors d'un concert de l'école du dimanche à l'occasion de Thanksgiving à Savannah, en Géorgie. En 1859, elle a été rééditée sous le titre Jingle Bells, or The One Horse Open Sleigh (Jingle Bells ou le traîneau ouvert à un cheval). La chanson n'a pas été un succès comme Pierpont l'avait publiée à l'origine.

Après la guerre, James installe sa famille à Valdosta, en Géorgie où il enseigne la musique.
En 1869, Pierpont s'installe à Quitman, en Géorgie. Il y est organiste à l'église presbytérienne, donne des leçons privées de piano et enseigne à l'Académie de Quitman, où il prend sa retraite en tant que directeur du département musical.

En 1880, le fils de Pierpont, le Dr Juriah Pierpont renouvelle les droits d'auteur sur Jingle Bells, mais il n'en tirera jamais beaucoup d'argent. Il a dû déployer des efforts considérables pour que le nom de son père reste attaché à la chanson après l'expiration du droit d'auteur.

Pierpont passe ses derniers jours dans la maison de son fils à Winter Haven, en Floride, où il meurt le 5 août 1893.

Pietro Antonio Cesti, 400 ans

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Le compositeur d'opéra et maître de chapelle italien du xviie siècle Pietro Cesti, connu sous son prénom de religion Antonio Cesti, également appelé parfois Marc'Antonio Cesti, est né le  à Arezzo et mort le  à Florence.

Franciscain dans les premières années de sa vie, Antonio Cesti deviendra ensuite un chanteur classique.
En 1650, il fait scandale pour avoir chanté dans le Giasone de Cavalli.
En 1652, il devient maître de chapelle de la Chambre de l'Archiduc Ferdinand de Habsbourg, à Innsbruck.
En 1654, Antonio Cesti reprend son Cesare amante, et la transforme en La Cleopatra, pour l'inauguration de la Komödienhaus.

En 1655, à l'occasion du passage à Innsbruck de la Reine Christine de Suède, qui a abdiqué pour s'être convertie au catholicisme et se rend à Rome, l'Archiduc Ferdinand d'Autriche donne des festivités au cours desquelles est jouée l'Argia de Cesti.

En 1659, Antonio Cesti est relevé de ses vœux. Il continue alors sa carrière musicale en devenant chantre à la Chapelle Sixtine à Rome. En 1661, à l’occasion des noces de Marguerite-Louise d'Orléans et de Côme de Médicis à Florence, la Dori est représentée. En 1662, la Reine Christine de Suède rend une nouvelle fois visite à Innsbruck, et la Magnanimita d'Alessandro est représentée.

En 1666, il devient second chef de chapelle à la Cour de l’Empereur Léopold Ier. La même année, l'opéra Orontea est repris au Teatro SS Giovanni e Paolo.
En 1668, à l'occasion des fêtes du mariage de l'Empereur Léopold Ier avec l'Infante Marguerite d'Espagne, Il pomo d’oro est créé à Vienne. Le livret est de Sbarra, l’Empereur y compose quelques arias.

En 1669, Antonio Cesti meurt lors d'un voyage à Florence, alors qu'il était attaché à la Cour impériale de Vienne.

"Le Dimore del Quartetto" destiné à la nouvelle génération d'interprètes en Europe

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Le projet européen innovant Le Dimore del Quartetto prend vie avec le lancement de la plateforme en ligne MERITA -où se rencontrent Musique de chambre, hERItage culturel et TAlent- dont l'objectif principal est d'accroître la visibilité et la mobilité des quatuors à cordes professionnels européens émergents, représentant ainsi un important pas en avant pour l'industrie musicale européenne.

Le projet, qui s'adresse aux quatuors à cordes professionnels, au public, aux institutions musicales et aux résidences historiques, répond aux nouveaux besoins de l'industrie musicale : il favorise l'accès et la participation aux activités culturelles, même en dehors des grandes villes, promeut le patrimoine culturel européen et renforce les liens entre la culture locale et internationale. La plateforme numérique est le centre névralgique à partir duquel se déploient toutes les activités du projet, devenant ainsi un espace de référence et une vitrine promotionnelle pour les artistes, la présentation de sites culturels et de résidences historiques, la cartographie des professionnels du secteur (directeurs artistiques, éditeurs, producteurs, managers, ingénieurs du son, etc.), la diffusion de matériel pédagogique et de contenus pour le public, la mise en réseau d'institutions culturelles à travers l'Europe.

Au total, 38 quatuors -152 artistes- ont été sélectionnés pour rejoindre MERITA. Les musiciens viennent de toute l'Europe (Danemark, Belgique, Espagne, Italie, Pays-Bas, France, Allemagne, Suisse, Autriche, Royaume-Uni, Pologne, Serbie, Finlande, Grèce).

Le projet couvre trois domaines, la formation, la production et la recherche. Sa mise en œuvre durera trois ans et mettra aussi l'accent sur l'éco-durabilité, l'équilibre entre les sexes, l'inclusion et la diversité.

Décès du compositeur Carl Davis

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Carl Davis CBE (28 octobre 1936 - 3 août 2023), chef d'orchestre et compositeur britannique né aux États-Unis, a écrit la musique de plus d'une centaine d'émissions télévisées (notamment "Pride and Prejudice", 1995, sur la BBC), créé de nouvelles partitions pour des concerts et des représentations cinématographiques de films muets anciens, et composé de nombreuses partitions de films, de ballets et de concerts qui ont été jouées dans le monde entier, notamment (en collaboration avec Paul McCartney) l'Oratorio de Liverpool en 1991. L'éditeur de Davis était Faber Music.

Carl Davis est né à Brooklyn, de parents juifs, Sara (née Perlmutter) et Isadore Davis[. Il étudie la composition avec Paul Nordoff et Hugo Kauder, puis avec Per Nørgard à Copenhague. Il suit les cours du Bard College, à New York.
Ses premiers travaux aux États-Unis lui permettent d'acquérir une expérience précieuse de la direction d'orchestre au sein d'organisations telles que le New York City Opera et la Robert Shaw Chorale.
En 1959, la revue Diversions, dont il est le coauteur, remporte un Prix off-Broadway et se rend ensuite au Festival d'Édimbourg en 1961. Conséquence de ce succès, Ned Sherrin lui demande de composer la musique de la version britannique originale de That Was the Week That Was. D'autres commandes pour la radio et la télévision ont suivi et la carrière de Davis au Royaume-Uni a été lancée.

Davis se fait rapidement remarquer en composant la musique de la série de pièces de théâtre d'anthologie de la BBC The Wednesday Play puis celle de Play for Today. Pour Pride and Prejudice (1995), succès populaire et acclamé par la critique, Davis s'inspire de la musique classique d'époque, en particulier du Septuor en mi bémol majeur, opus 20, de Beethoven et d'un thème qui rappelle fortement le final de son Concerto de l'Empereur.

Parmi ses autres musiques pour la télévision figurent The Naked Civil Servant (1975), Shades of Greene (1975), The Kiss of Death (1977), Langrishe, Go Down (1978), Prince Regent (1979), Private Schulz (1980),[12] Oppenheimer (1980), Winston Churchill : The Wilderness Years (1981), The Hound of the Baskervilles (1982), The Far Pavilions (1984), The Day the Universe Changed (1985), The Pickwick Papers (1985), Hotel du Lac (1986), Ashenden (1991), Anne Frank Remembered (1995), Seesaw (1998), Coming Home (1998), Upstairs Downstairs (2010) et Brexicuted (2018).

Davis a également travaillé pour le producteur de télévision Jeremy Isaacs en fournissant la musique originale des séries documentaires historiques The World at War (1973) pour Thames Television et Cold War (1998) pour la BBC. Il a dirigé le thème de la BBC pour sa couverture de la Coupe du monde de football 2006, adaptée de la chanson See the Conquering Hero Comes Haendel.

À la fin des années 1970, Davis a été chargé par les documentaristes Kevin Brownlow et David Gill de créer la musique de l'émission Hollywood : "A Celebration of the American Silent Film" (1980) de Thames Television. Son association avec eux s'est poursuivie la même année avec le film muet épique "Napoléon" (1927) d'Abel Gance, qui a été restauré et pour lequel la musique de Davis a été utilisée lors de sa réédition cinématographique et de ses projections télévisées puis pour "Intolerance" : Love's Struggle Through The Ages (1916) de D. W. Griffith. À l'origine, ce film comportait une musique orchestrale, mais la nouvelle partition de Davis a été utilisée à la place en 1989. En mars 2012, Davis a dirigé l'Oakland East Bay Symphony, interprétant sa partition en direct lors d'une présentation de Napoléon dans la restauration complète de Brownlow au San Francisco Silent Film Festival à Oakland.

La série de documentaires sur Hollywood a été suivie par les documentaires "Unknown Chaplin" (1983), Buster Keaton : "A Hard Act to Follow" (1987) et Harold Lloyd : "The Third Genius" (1989). Dans les années 1980 et 1990, Davis écrit et dirige les partitions de nombreux films de la série Thames Silents et de projections télévisées.

En 1993, sa réputation a fait de lui le premier choix pour les nouvelles partitions de films muets. De nombreux DVD, dont Ben-Hur (1925), Le Fantôme de l'Opéra (1925), Safety Last (1923), The Godless Girl (1928) de DeMille, City Lights (1931, réorchestré par Davis sur la base de la partition originale écrite par Chaplin et José Padilla) et Greed (1924) d'Erich von Stroheim, utilisent la musique de Davis. Davis a également entièrement réécrit la partition de Flesh and the Devil (1927) de Clarence Brown.
À plusieurs reprises, il a dirigé ces partitions en direct dans le cinéma ou la salle de concert pendant que le film était projeté.

Lucerne sans Chailly

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Riccardo Chailly a dû subir une intervention chirurgicale et n'est pas en mesure de diriger les trois concerts du Lucerne Festival des 11, 12 et 16 août.
Paavo Järvi et Andrés Orozco-Estrada ont accepté de diriger ces concerts...

 

Kurt Eichhorn, 115 ans

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Le chef d'orchestre allemand Kurt Peter Eichhorn est né le 4 août 1908 et décédé le 29 juin 1994.

Eichhorn est né à Munich. Fils d'un peintre, il étudie la musique au Conservatoire de Würzburg avec Hermann Zilcher et passe par des maisons provinciales.
Il fait ses débuts de chef en 1932 en tant que chef d'orchestre et chef de chœur à Bielefeld. Il a également travaillé comme chef d'orchestre à Teplitz-Schönau et à Karlsbad. L'annexion des Sudètes par Hitler lui a permis de faire carrière à Teplice (1939) et à Karlovy Vary (1941-1943).
En 1941, il commence à diriger à l'Opéra d'État de Dresde, beaucoup plus important, et il dirige la Philharmonie de Dresde en 1944.

Les années d'après-guerre le ramènent à Munich, sa ville natale. À partir de 1945, il dirige l'Orchestre Philharmonique de Munich, l'Opéra populaire de Bavière et enseigne la direction d'orchestre à l'Académie de musique de Munich.
De 1956 à 1967, il est chef du théâtre national de la Gärtnerplatz à Munich puis, de 1967 à 1975, de la radio de Munich.
Il est nommé chef honoraire de l'orchestre Bruckner de Linz, avec lequel il entame un cycle d'enregistrements des symphonies d'Anton Bruckner, mais ce projet reste inachevé lorsqu'il meurt à Murnau.
Son souvenir est associé aux enregistrements des oeuvres de Carl Orff.
En 1991, l'Association Bruckner de Haute-Autriche lui a décerné la Plaque d'or.

Inger Karén, 115 ans

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L'alto germano-danoise Inger Karén von Zarembskij est née le 4 août 1908 à Berlin et décédée le 9 octobre 1972 à Dresde.

Elle était la fille du professeur de chant et compositeur danois Jens Federhof-Møller et de la soprano de concert Fanny Gerich.
Après avoir été formée par sa mère, elle a commencé sa carrière scénique en 1928 au Landestheater de Neustrelitz. Elle a ensuite travaillé à Cobourg, Darmstadt et Francfort-sur-le-Main (1934-1935).

A partir de 1935, elle est première contralto à l'Opéra National de Dresde. Elle y  chante sans interruption jusqu'en 1963, période durant laquelle elle travaille plus de 60 rôles.
En 1935, est nommée "Sächsische Kammersängerin" (chanteuse de chambre de Saxe).
En 1945, elle contribue à la reconstruction de la vie musicale saxonne.

Inger Karén repose au cimetière orthodoxe russe de Berlin-Tegel aux côtés de son mari.
À Dresde, la rue Inger Karén rappelle son souvenir.
Son fonds est conservé à la Sächsische Landesbibliothek - Staats- und Universitätsbibliothek de Dresde et comprend, entre autres, près de 600 lettres datant de la période 1946-1971, des félicitations et des photos (1930-1968), des programmes de concert et des critiques.