Le compositeur et chef d'orchestre américain Jerome Moross est né à New York le , et décédé d'un accident cardio-vasculaire à Miami le .
Après sa formation, il s'illustre dans quatre secteurs :
Au cinéma, il est d'abord arrangeur et orchestrateur, dans les années 1940, de nombreuses partitions écrites par des confrères (ainsi, Honni soit qui mal y pense (1947) ou Jeanne d'Arc (1948), avant de composer lui-même les musiques de seize films entre 1948 et 1969, dont plusieurs westerns. Sa musique de film la plus connue est sans doute celle pour Les Grands Espaces (1958), d'une grande ampleur symphonique.
Pour la télévision, il compose plusieurs thèmes de séries, entre 1960 et 1967, notamment Gunsmoke (1961) et La Grande Caravane (1963-1964).
Pour le théâtre, à Broadway, il écrit en 1935, conjointement avec Hanns Eisler et Alex North, la partition d'une "pièce avec musique" de Bertolt Brecht, Mother, interprétée entre autres par Lee J. Cobb. Puis il compose seul les musiques de comédies musicales, Ballet Ballads (comprenant trois pièces d'un acte) en 1948, et The Golden Apple en 1954, toujours pour Broadway.
Enfin, il est l'auteur de plusieurs œuvres "classiques", dont des musiques de ballets (Paul Bunyan, an American Saga (1935), Frankie and Johnny (1938), une symphonie (1942), créée l'année suivante par Thomas Beecham, un opéra (Sorry, wrong Number en 1977), un Quintette avec piano en 1964, un Concerto pour flûte et orchestre à cordes (ou pour flûte et quatuor à cordes) en 1978, ou encore une Biguine pour orchestre en 1934 (liste non exhaustive)
Le compositeur autrichien Hans Rott est né le 1er août 1858 à Vienne et mort dans cette même ville le .
Il est souvent comparé à Anton Bruckner et Gustav Mahler. Il y a un regain d'intérêt pour ses œuvres et le nom de Hans Rott ressurgit peu à peu de l'oubli.
Hans Rott est issu de l'union entre Karl-Matthias Rott et la chanteuse et comédienne Maria-Rosalia Lutz. Au cours de sa scolarité, Hans Rott révèle des dispositions musicales qui le conduisent à s'inscrire au Conservatoire de Vienne de 1874 à 1877. Il y étudie l'harmonie avec Hermann Graedener, le piano avec Leopold Landskron et l'orgue avec le compositeur Anton Bruckner qui l'estime beaucoup. Pendant ses études musicales au Conservatoire de Vienne, il se lia d'amitié avec Hugo Wolf et Gustav Mahler, avec qui il partagea une chambre. Outre l'influence de Bruckner, Rott découvre l'œuvre de Richard Wagner au Festival de Bayreuth de 1876.
Au conservatoire, Hans Rott compose intensément avant de composer une Symphonie en mi majeur (1878-80) qui impressionne par sa maîtrise orchestrale et ses qualités mélodiques autant que par ses citations wagnériennes à peine dissimulées. Bien qu’encouragé par Bruckner, Rott échoue à la faire jouer par Hans Richter, puis la soumet au jugement de Johannes Brahms, Eduard Hanslick et Karl Goldmark afin de pouvoir bénéficier d’une bourse d’État. Nouvel échec, car Brahms voit dans la symphonie autant de belles choses que d’éléments banals ou dépourvus de sens .
Dès lors la santé mentale de Rott se détériore rapidement, et le drame se produit dans un train qui mène le jeune compositeur à Mulhouse où l’attend une place de chef de chœur. Indisposé par un voyageur qui allume son cigare, Rott le menace de son revolver puis affirme que Brahms a rempli le train de dynamite ! Aussitôt interné à l’hôpital psychiatrique de Vienne, il décède de la tuberculose (ou d'un cancer des poumons ; son acte de décès mentionne : Lungenkrank, maladie des poumons) quatre ans plus tard, après plusieurs tentatives de suicide et sans avoir plus écrit une seule note de musique.
Pendant près de cent ans, le nom et l’œuvre de Rott tombèrent dans l’oubli, avant la (re)découverte de la Symphonie en mi majeur dans les archives de la Bibliothèque nationale autrichienne à la fin des années 1980 par le musicologue Paul Banks.
À propos de Rott, Mahler aurait déclaré :
Ce que la musique a perdu avec lui est incommensurable : son génie s'envole tellement haut, déjà dans sa première symphonie, qu'il a écrite lorsqu'il était un jeune homme de vingt ans et qui fait de lui - le mot n'est pas trop fort - le fondateur de la symphonie nouvelle, comme je la comprends. Mais ce qu'il voulait n'est pas encore atteint véritablement. C'est comme si quelqu'un lançait quelque chose de toutes ses forces mais, parce qu’il est encore maladroit, n’atteint pas vraiment son but. Mais je sais où il voulait arriver. Oui, il est si proche de ce qui m’est le plus personnel que lui et moi apparaissons comme deux fruits du même arbre, issus du même sol, nourris du même air. J’aurais pu retirer énormément de lui et peut-être aurions-nous, ensemble, d’une certaine manière exploité à fond le contenu de ces temps nouveaux qui étaient en train d’éclore pour la musique.
Hans Rott s'inscrit dans la lignée des grands symphonistes germaniques tels que Bruckner, Brahms et Schumann. Mais sa principale source d'inspiration se trouve dans l'œuvre de Wagner. En effet, nous pouvons retrouver dans le langage du jeune compositeur autrichien (Notamment dans son Ouverture pour Jules César et même dans sa Symphonie) de fortes réminiscences wagnériennes. Rott fait ainsi partie d'une génération, avec Wolf et Mahler, que l'on pourrait qualifier d'avant-garde viennoise, dont les préceptes sont hérités de la Nouvelle École allemande de Liszt, Wagner et Bruckner. Cette génération jette ainsi un pont entre le romantisme et le modernisme.
Malheureusement, Hans Rott ne put avoir une influence directe sur l'évolution du langage musical. Mais ses œuvres peuvent être considérées comme le chaînon manquant entre les symphonies de Bruckner et celles de Mahler, notamment dans sa remarquable Première Symphonie, où l'on remarque que son langage évolue d'un lyrisme wagnérien à un modernisme mahlérien tout en passant par des chorals brucknériens. Mais le langage de Rott annonce par moments les œuvres de Max Reger, en atteste son Prélude pastoral. Ainsi, malgré sa courte existence, Hans Rott peut être considéré comme un compositeur d'assez grande importance dans le courant progressiste germanique à l'instar d'un Wolf ou d'un Mahler.
Après la redécouverte des œuvres de Hans Rott, une polémique naquit au sein de nombreux cercles d'experts du fait des ressemblances troublantes avec les premières œuvres de Gustav Mahler. Ainsi, ce dernier fut accusé de plagiat notamment à cause des similitudes du Scherzo de la "Titan" avec celui de la Première Symphonie de Rott ou encore de l'apparition de plusieurs thèmes de son condisciple dans ses Symphonies n°1 et 2. Mais cette polémique est atténuée par le fait que plusieurs experts se sont souvenus du Klagende Lied, qui fut antérieur à la Symphonie de Hans Rott et qui comporte beaucoup plus d'éléments mahlériens que cette dernière. Cependant, Mahler considérait Rott comme "le père de la Symphonie nouvelle", il n'est donc pas exclu qu'il se soit inspiré du travail de son ancien camarade.
La soprano Anna Pirozzi, qui dirigeait la deuxième distribution d'Aïda aux Arènes de Vérone, a été applaudie jusqu'à son hôtel, portant ses bouquets à travers la ville...
Vladimir Jurowski, directeur musical de l'Opéra d'État de Bavière et de l'Orchestre Symphonique de la radio de Berlin, a ouvertement condamné la guerre contre l'Ukraine.
Son frère cadet, Dmitry, est directeur musical de deux opéras russes, à Novossibirsk et à Krasnoïarsk.
Un membre canadien des premiers violons de l'Orchestre Symphonique de Houston, Boson Mo, a été nommé violon solo de l'Orchestre Pymphonique de Phoenix. Il entrera en fonction le mois prochain.
Boson Mo figurait parmi les "30 musiciens classiques de moins de 30 ans" de CBC Canada, aux côtés de Ji So Choi, dont il a pleuré la mort tragique la semaine dernière.
Boson Mo a reçu le Prix Joseph-Rouleau au Concours international de violon de Montréal en 2010, s'est classé parmi les 25 meilleurs candidats au Concours international Tchaïkovski en 2015 et il a remporté le Prix de la Fondation Sylva Geber du Canada.
Boson est deux fois lauréat du prêt de la Banque d'instruments de musique du Conseil des Arts du Canada et a également été candidat à des concours internationaux de violon de premier plan tels que le Queen Elisabeth, l'Indianapolis et le Singapour.
M. Boson a été présenté en tant que jeune artiste en résidence dans le cadre de l'émission "Performance Today" de l'American Public Media et a été diffusé à l'échelle nationale aux États-Unis ainsi qu'à l'échelle internationale sur les ondes de Radio New Zealand et de CBC Radio-Canada. Il s'est produit en tant que soliste avec l'Auckland Philharmonia (Nouvelle-Zélande), l'Orchestre Symphonique de Longueuil (Canada) et l'Orchestre Symphonique de Houston.
Il s'est également produit au Banff Centre for the Arts, à l'Aspen Music Festival and School, au Festival de Lanaudière (Québec), au Rockport Chamber Music Festival, à Début Atlantic, aux Jeunesses Musicales du Canada, au Festival de musique de chambre de Montréal, à la Vancouver Chamber Music Society, à Müzewest of Vancouver, au Festival Pontiac Enchanté, au Kalmia Gardens Music Festival, à la résidence d'hiver de Music@Menlo, au Grand Teton Music Festival et au Festival Emilia-Romangna en Italie.
Boson Mo est actuellement membre de l'Orchestre Symphonique de Houston et il a récemment occupé les fonctions de premier violon adjoint par intérim de l'Orchestre Symphonique de Vancouver, de second violon principal invité de l'Orchestre du Minnesota et de premier violon invité de l'Orchestre Symphonique de Phoenix et de l'Orchestre Symphonique d'Indianapolis. Il a effectué une tournée en Europe avec l'Orchestre Symphonique de Pittsburgh en 2022 et s'est également produit avec l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles.
Boson est un ancien élève du programme international de Music@Menlo, de l'Aspen Music Festival and School, du Perlman Music Program, des masterclasses et de la résidence de musique de chambre du Banff Centre, des International Holland Music Sessions (Pays-Bas), du Kneisel Hall Chamber Music Festival, du Morningside Music Bridge, du Toronto Summer Music Festival et du Casalmaggiore International Music Festival (Italie).
Diplômé du Cleveland Institute of Music et de la Shepherd School of Music de l'Université Rice, il joue actuellement un violon de Joseph Curtin, lauréat de la MacArthur Genius Grant.
Le Prix Henri Pousseur 2023 a été attribué à Nicolas Roulive.
Nicolas Roulive est né en 1989 à Namur. Il a commencé la musique en jouant du piano dès l’âge de 11 ans et il a obtenu un baccalauréat en piano dans son pays.
Compositeur autodidacte de l’époque, il se rend à Paris pour commencer des études de composition, et il étudie donc de 2010 à 2014 avec Eric Tanguy et, de 2014 à 2016, avec le Edith Canat de Chizy. £
Il a obtenu son DEM (Diplôme d’Etudes Musicales) en Composition au CRR de Paris en juin 2016, et un DEM en Piano au CRD de Montreuil sous la direction du prof. Gwendal Giguelay.
Nicolas a étudié la composition de 2016 à 2022 à la Haute Ecole de Musique de Genève en Suisse avec Michael Jarrell, Luis Nàon, Eric Daubresse et Gilbert Nouno. Il a obtenu un baccalauréat (2019) et une maîtrise (2022) au sein de cette institution.
Il a également participé aux masterclasses de Chaya Czernowin, Clara Iannotta, Dmitri Kourliandski et Santiago Dièz-Fischer.
Il travaille dans les domaines de la musique acoustique et électronique, et a récemment commencé à inclure la vidéo en direct dans ses projets.
Son intérêt pour la musique va vers le bizarre, le drôle, le grincement de dents, l’utilisation de sons de la vieille école et le prétendu humour superficiel. Il crée également des appareils électroniques pour ses projets.
Ses collaborations notables incluent l’Ensemble Contrechamps, l’Ensemble Vortex, l’Ensemble NAMES, le Quartetto Maurice, l’Ensemble Proton, Ludovic Van Hellemont (Ondes Martenot), Hidetaka Nakagawa (basson) et Marie Mercier (clarinettes).
Ses œuvres ont été réalisées lors de festivals tels que ManiFeste 2019 de l’IRCAM, Bludenzer Tage Zeitgemässer Musik 2021, Klangspuren Schwaz 2022 et Crossroads 2018 & 2019.
En 2019, sa pièce Suicide Circus pour clarinette basse et violoncelle solo, ensemble et électronique a reçu le prix du "Paleo Festival Nyon".
En 2022, il a reçu une bourse culturelle de la Fondation Leenaards.
En 2023, Nicolas est nommé professeur de musique électroacoustique au Conservatoire Populaire de Musique, Danse et Théâtre (CPMDT) de Genève.
Nicolas est membre de Pikå (trio électronique) et de l’Ensemble PlayTime.
Naples consacre un nouveau musée au grand ténor italien Enrico Caruso, pour rendre hommage à son extraordinaire carrière.
Le musée Enrico Caruso, qui a ouvert ses portes au public la semaine dernière, est situé dans le palais royal de la ville de Naples. Il a été le plus grand ténor que le monde ait jamais connu, explique Laura Valente, conservatrice du musée, comme le rapporte Infobae.
Le centre possède une importante collection de documents écrits, d'enregistrements, de costumes, de peintures et de sculptures à l'effigie du grand ténor italien.
L'Orchestre de Chambre d'Europe en tournée en Espagne
Sous la baguette de Daniel Harding, le Chamber Orchestra of Europe (COE) entame ces prochains jours une tournée des plus prestigieux festivals d'été espagnols.
Les Symphonies n°4 de Jean Sibelius et de Ludwig van Beethoven constitueront l'essentiel du programme, qui sera complété par l'Ouverture de Coriolan et une sélection de la suite de Pelléas et Mélisande.
Pour son week-end de clôture, la manifestation offrait Le Noir de l’étoile de Gérard Grisey : spectaculaire dialogue face aux glaciers de La Meije, entre la musique des étoiles et celle des hommes.
Ce vendredi 28 juillet, quelque 400 spectateurs bravaient le froid de la nuit montante, à 2 100 mètres d’altitude, pour vivre une expérience hors du commun. Amateurs de musique contemporaine ou de musique tout court. Passionnés d’astronomie. De botanique. De philosophie. Ou simples adorateurs de la nature. Dont la philosophe Danielle Cohen-Levinas ou l’ethnomusicologue Simha Arom (collaborateur privilégié de Steve Reich ou György Ligeti).
Tous ont ce soir-là un rendez-vous secret. Un «rendez-vous… amoureux», comme le décrira si joliment l’astrophysicien Jean-Pierre Luminet en guise de préambule.
Six des musiciens des Percussions de Strasbourg entament, au son de leurs tambours de bois déferlant telles des supernovas sur la lente litanie des grosses caisses, l’envoûtante partition du Noir de l’étoile de Gérard Grisey.
Des médias locaux comme Neue Muzikzeitung ont confirmé d'importants changements dans la gestion et la direction artistique de l'Opéra de Chemnitz et de la Philharmonie Robert Schumann, dirigés depuis la saison 2017-18 par l'Espagnol Guillermo García Calvo en tant que directeur musical général [Generalmusikdirector], qui ne restera pas à la tête de l'institution la saison prochaine.
Du côté de la gestion, Jürgen Reitzler prendra la direction de l'Opéra de Chemnitz.
Pour l'instant, l'institution ne semble pas avoir trouvé de remplaçant pour Guillermo García Calvo. "Une importante question de personnel reste en suspens : les théâtres sont à la recherche d'un nouveau directeur général de la musique. Guillermo García Calvo part à la fin de la saison en cours", explique Tag 24. En revanche, en ce qui concerne la Philharmonie Robert Schumann, Elias Grandy a déjà été annoncé comme directeur musical résident pour la prochaine saison 2023-24.