Le Journal

Los Angeles nomme un nouveau chef assistant et les Dudamel Fellows

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L’Orchestre Philharmonique de Los Angeles a récemment nommé son ancien Dudamel Fellow Rodolfo Barráez en tant que nouveau chef assistant pour la saison 2023-24.
En outre, il a également nommé les quatre jeunes chefs d’orchestre qui seront les boursiers Dudamel de cette saison. Il s’agit d’Anna Handler, Ross Jamie Collins, Carlos Ágreda et Michelle Di Russo.

Anna Handler s’est récemment produite au Festival de Salzbourg en tant que directrice du camp Káťa Kabanová, et Ross Jamie Collins détient la bourse Salonen au Colburn Conservatory of Music dans le cadre de sa classe inaugurale de boursiers.

Carlos Ágreda a récemment fait ses débuts avec la Filarmónica Joven de Colombia au Rheingau Musik Festival en Allemagne, tandis que Michelle Di Russo a récemment fait ses débuts avec l’Orchestre Symphonique de Portland et l’Orchestre Symphonique du Vermont. Elle est également cheffe associée de l’Orchestre Symphonique de Caroline du Nord.

Rodolfo Barráez a fait ses débuts avec l’Orchestre Philharmonique de Los Angeles lors de la saison 2022-23, au cours de laquelle il a dirigé la Suite Firebird de Stravinsky. Il est lauréat du Concours international de direction d’orchestre de Hong Kong 2023, et 2e Prix du Concours international de direction d’orchestre Siemens-Hallé 2020.

Reliques de Beethoven à l'Université de Vienne

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Jeudi, l'Université de médecine de Vienne a reçu en donation ce qui est probablement le seul os crânien conservé au monde de Ludwig van Beethoven (1770-1827).
Les deux fragments de la taille d'une paume et les dix fragments de la taille d'un petit pois ont été prélevés en 1863 lors d'un transfert de la dépouille du compositeur et se trouvaient en dernier lieu aux États-Unis. Les derniers doutes quant à l'authenticité des reliques devraient être levés d'ici la fin de l'année.

Dans le jargon médical, les restes osseux sont appelés "fragments Seligmann". Ce nom a été donné au médecin, historien de la médecine et anthropologue viennois Franz Romeo Seligmann (1808-1892), qui était présent lors de l'exhumation en 1863 et qui s'est emparé de morceaux de crâne à des fins d'étude. Après tout, Beethoven avait souhaité dès son plus jeune âge, alors que son état physique se dégradait déjà et que sa surdité se profilait, que des recherches soient menées après sa mort pour savoir de quoi il était réellement atteint, a expliqué le recteur de MedUni Markus Müller lors d'un entretien avec la presse.

Depuis près de 200 ans, la postérité se demande de quoi est mort Ludwig van Beethoven (1770-1827) : d'une syphilis ? D'une cirrhose du foie ? De la maladie gastro-intestinale chronique qui lui donnait de "terribles coliques" ?
Une étude de 2007 semblait avoir résolu l'énigme : il aurait succombé à un empoisonnement au plomb. Plus tard, celle-ci a été réfutée. Et il est devenu clair que l'alcool était en jeu.

Les morceaux d'os -les deux plus gros proviennent respectivement de la région occipitale et de la région frontale droite- sont restés pendant des décennies en possession de la famille, qui a ensuite dû fuir Vienne pour échapper à la terreur nazie.
C'est Paul Kaufmann (États-Unis) qui les a conservés en dernier lieu : il avait repris les restes osseux en 1990 de la succession de sa mère en France, une petite-nièce de Seligmann. Ils se seraient trouvés dans un coffre de banque . C'est l'héritier qui a remis officiellement les objets précieux à l'Université dans le cadre de la rencontre avec les médias. Ils font désormais partie de la collection d'histoire de la médecine du Josephinum.

Des études doivent être menées dans les prochains mois. En effet, certains scientifiques américains doutent que les restes du crâne proviennent réellement de Beethoven. Le médecin légiste Christian Reiter, de l'Université de médecine de Vienne, ne voit pas d'un bon œil ces objections. Il a publié l'année dernière un travail scientifique sur ce "matériau tout à fait précieux". "Rien ne s'oppose à ce que les os soient authentiques", a-t-il répété.
Et il avance deux indices solides. D'une part, les fragments conservés correspondent exactement, en ce qui concerne la forme et les sillons de scie, au moulage en plâtre du crâne qui a également été réalisé en 1863 et qui se trouve dans la tour des fous du Musée d'histoire naturelle de Vienne. D'autre part, au début des années 2000, des analyses de biologie moléculaire ont révélé une concentration élevée de plomb dans les boucles de cheveux. Celle-ci se retrouve également dans les os, le problème étant que les résultats des pièces crâniennes n'ont jamais été publiés. Si nécessaire, la mesure sera répétée à Vienne.

Mais d'ici là, une autre étude permettra peut-être de clarifier définitivement la situation. En effet, il y a quelques jours seulement, des échantillons d'ADN ont été prélevés sur les "fragments Seligmann" à l'Institut Max-Planck d'anthropologie évolutionnaire de Leipzig. Ils doivent être comparés avec le matériel ADN prélevé dans les boucles de cheveux de Beethoven. :à la fin de l'année, l'énigme de savoir pourquoi Beethoven est devenu sourd et de quoi il est finalement mort pourrait alors être résolue.

L'intelligence artificielle pour retrouver 4 000 chants grégoriens

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Un projet de la Commission européenne, dirigé par l'université de Jaén, permettra d'élargir le répertoire de la musique religieuse grâce au catalogage des œuvres des manuscrits conservés à l'Abbaye française de Solesmes.

Il y a plus de mille ans, les moines des différentes abbayes et monastères d'Europe récitaient leurs prières tout au long de la journée en chantant : matines, laudes, première, troisième, sixième, neuvième, vêpres et complies, aidés par des manuscrits contenant des neumas (signes musicaux), les mots et la manière de les entonner, de façon solennelle et déclamatoire.
Cela s'est passé au Moyen Âge, si souvent peint en noir par les guerres, la peste et la famine, mais aussi en lumière, grâce aux cathédrales et aux codex.

Bayreuth, un problème technique...

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Si Bayreuth n'a pas fait salle comble cette année pour toutes les représentations, le problème n'est que technique, selon Katharina Wagner, directrice artistique du Festival Wagner (Süddeutsche Zeitung).
Katharina Wagner rejette la responsabilité sur la directrice commerciale du festival : le problème des billets est dû à 80 % à des causes internes [...] D'habitude la vente commence début janvier, mais cette année elle n'a commencé que le 7 mai.
Autre problème, les 4200 billets pourr les associations seraient principalement pour le Ring des NIbelungen, ce qui nécessite une mise de fonds non négligeable et un effort d'organisation considérable pour les spectateurs potentiellement intéressés, compte tenu également de l'offre hôtelière limitée dans la ville franconienne.

Selon la directrice artistique, le problème serait déjà résolu.

François Schubert, 145 ans

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Le violoniste et compositeur François Schubert allemand (né Franz Anton Schubert le Jeune) est né le 22 juillet 1808 à Dresde et y décédé le 12 avril 1878.
À ne pas confondre donc avec Franz Schubert !

Voir notre rubrique du 4 avril dernier.

Eugène Walckiers, 230 ans

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Le compositeur et flûtiste français Eugène Walckiers est né le 22 juillet 1793 à Avesnes-sur-Helpe et décédé le 1er septembre 1866 à Paris.

Il serait le fils d'Antoine Walckiers, maire d'Avesnes-sur-Helpe en 1800, orphelin à 10 ans2 et aîné de cinq enfants. Il est engagé en 1813 comme clarinettiste dans la jeune garde impériale de Napoléon et assiste avec son frère, Antoine, aux dernières campagnes de l'Empereur ainsi qu'à la défaite de la bataille de Waterloo. Napoléon prépara la bataille de Waterloo à Avesnes-sur-Helpe, ville de garnison, en juin 1815. Il reprend l'uniforme en février 1816 comme sous-chef de musique à Soissons mais se prépare au professorat et à la composition dès son licenciement de l'armée en 1815.

Walckiers commence des études musicales avec un maître nommé Heinrich Wilhelm Marchand, élève de Léopold Mozart de 1781 à 1784. Après son service militaire, il se rend régulièrement à Paris dès 1816 afin de prendre des leçons de flûte avec Jean-Louis Tulou, sans rentrer au conservatoire. Il séjourne également au Havre dès septembre 1816 avant de prendre, sur conseil de François-Adrien Boieldieu, des cours d'harmonie et de composition avec Antoine Reicha, et s'installe définitivement vers 1830 dans la capitale. Reicha, qui l'estime, le recommande à l'éditeur Schlesinger pour des travaux d'arrangements pour une ou deux flûtes des airs d'opéra en vogue à l'époque. Ces réalisations obtinrent un réel succès et Walckiers écrit ensuite, en collaboration avec Friedrich Kalkbrenner, des duos et des fantaisies concertantes pour flûte et piano. Se liant également d'amitié avec George Onslow, il compose ensuite, dans la veine de son camarade, plusieurs œuvres de musique de chambre dans le genre du quatuor ou du quintette.

Au total, on compte plus d'une centaine de numéros d'opus d'œuvres musicales, ou arrangements pour la flûte de Walckiers ; certaines en collaboration (avec Kalkbrenner et Thalberg). Il laisse également une méthode, op. 30, publiée vers 1829 en deux volumes et longtemps restée une référence.

Il laissa un journal où tous les évènements de sa vie sont relatés, et qui contient des renseignements sur des faits musicaux auxquels il a été mêlé.

Le budget de la musique en Castilla y León réduit de plus de 75 %

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Le ministère de la Culture de Castilla y León, aux mains du parti d'extrême droite VOX, avec le réalisateur Gonzalo Santonja à la tête et en alliance avec le PP, a présenté sa répartition budgétaire, dans laquelle la réduction drastique subie par le poste dédié à la musique est invraisemblable : des 370 000 € précédents, il passe à 90 000 €, c'est-à-dire une réduction de plus de 75 %.
Cependant, le conseiller Santonja, connu pour son amour des toreros, utilisera 990 000 € (640 000 € + 350 000 € pour les "actions taurines"). Parallèlement, un prix institutionnel et annuel de 18 000 € au monde de la tauromachie a été annoncé.

Trente-trois millions de fonds européens pour la culture ont été gelés et utilisés pour  "promouvoir le patrimoine minier", subventionner des projets pour protéger la "symbologie franquiste" et les 70 000 € destinés à la littérature et au livre ont été supprimés, ainsi que le financement du Festival international de littérature espagnole, estimé à un peu plus de 300 000 €.
De plus, le budget pour la "promotion de la langue espagnole" est doublé -Gonzalo Santonja avait été expulsé de son poste de directeur de l'Institut de la langue castillane et léonaise, fondé par la Junta de Castilla y León, après avoir découvert qu'il avait reçu une prime.

Alexander Soddy remplace Gustavo Dudamel

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Depuis la démission deGustavo Dudamel, on ne savait pas qui dirigerait la nouvelle production de Lohengrin à l’Opéra national de Paris cet automne.
Ce sera le chef britannique Alexander Soddy qui y a dirigé Peter Grimes.

Alexander Soddy est né à Oxford et a suivi une formation de choriste au Magdalen College de sa ville natale avant de commencer ses études de direction d'orchestre et de chant à la Royal Academy of Music de Londres. En même temps, il était l'élève de piano du pianiste et expert en musique de chambre Michael Dussek. Par la suite, il a étudié la musicologie et l'analyse musicale à Cambridge grâce à une bourse chorale du Selwyn College.
Après avoir obtenu son diplôme en 2004, il est engagé comme répétiteur et chef d'orchestre au National Opera Studio de Londres, où il est soutenu par les Friends of Covent Garden et le Scottish Opera.

En octobre 2005, Soddy devient répétiteur à l'Opéra d'État de Hambourg et, peu de temps après, premier assistant musical de la directrice musicale générale Simone Young.
De 2010 à 2012, il a été engagé comme Kapellmeister à l'Opéra d'État de Hambourg.
Depuis la saison 2008-09, il y fait ses débuts avec la Flûte enchantée et y dirige entre autres La bohème, Rigoletto, Don Giovanni, La traviata, Lucia di Lammermoor, Faust et Carmen.
Suiven l'Opéra d'État bavarois de Munich (Die Zauberflöte, La bohème), à ​​l'Opéra d'État de Berlin (Die Zauberflöte, Der Freischütz) et à l'Opéra royal de Suède (La bohème, Madama Butterfly).
De 2013 à 2016, chef au Stadttheater Klagenfurt, il dirige entre autres les nouvelles productions de Der Rosenkavalier et Macbeth. Dans la nouvelle production du Ring des Nibelungen au Festival de Bayreuth de 2013 à 2015, il prend la direction des études musicales aux côtés de Kirill Petrenko. Au cours de la saison 2014-15, Soddy a fait ses débuts à l'Opéra de Francfort et à l'Opéra de Cologne.
Au cours de la saison 2017-2018, il fait ses débuts dans des maisons telles que le Metropolitan Opera avec La bohème, au Semperoper Dresden avec le Freischütz, à l'Opéra d'État de Vienne avec Il barbiere di Siviglia ainsi qu'à l'English National Opera avec Le Songe d'une nuit d'été.

Depuis le début de la saison 2016-17, Soddy est directeur musical général du Nationaltheater Mannheim et il a dirigé les premières d'Aida, Genoveva, Fidelio et Don Giovanni ainsi que de nombreuses reprises, dont Hansel et Gretel, Madama Butterfly, Elektra, Der Rosenkavalier, Tannhäuser, Lohengrin et Parsifal.
Sous sa direction, un cycle de Bruckner à grande échelle sera exécuté.
Il défend également des œuvres rarement entendues en Allemagne comme le War Requiem de Benjamin Britten et la création de commandes symphoniques.
Au cours de la saison 2018-2019, Soddy a dirigé les nouvelles productions de Die Meistersinger von Nürnberg (mise en scène par Nigel Lowery) et Pelléas et Mélisande (mise en scène par Barrie Kosky) au Nationaltheater Mannheim.
Il a également dirigé au Bayerische Staatsoper et au Staatsoper Unter den Linden ; en plus des concerts de l'Académie à Mannheim, des engagements de concerts l'ont conduit en Allemagne et aux États-Unis.

Au cours de la saison 2023-2024, il dirigera Otello, Elektra, Hänsel et Gretel, Carmen et Animal Farm au Staatsoper de Vienne, Lohengrin au Staatsoper Unter den Linden de Berlin et Così fan tutte au Royal Opera House de Londres.

L'Orchestre du Royal Opera House de Londres prêt à la grève

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Les membres de l'Orchestre du Royal Opera House de Londres ont voté massivement en faveur d'une éventuelle grève lors d'un scrutin qui s'est terminé le 17 juillet.
Le syndicat affirme que si les salaires et les conditions des autres orchestres sont revenus aux niveaux d'avant Covid, la réduction de salaire de 10% pour les musiciens du ROH -pour aider à maintenir l'entreprise à flot alors que les représentations en direct ont été interrompues pour des raisons de santé publique- reste en vigueur.
Les musiciens demandent à retrouver leur salaire à ce qu'il était avant la pandémie.

 

(d'après Pizzicato)

Nagano poursuit l’aventure du Ring

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Après une impressionnante avant-première de Rheingold en version historiquement informée au Concertgebouw d’Amsterdam en 2021, Kent Nagano a remis le couvert au Festival de Dresde. Il y dirigeait à nouveau le Concerto Köln, sorti de sa zone de confort et cette fois enrichi de musiciens du Dresdner Festspieleorchester. La même équipe s’embarque pour une mini-tournée qui les conduira à Cologne, Ravello et au Festival de Lucerne.

Une équipe scientifique menée par Jan Vogler et Karl Hinrich Müller, sous la conduite de Nagano, s’est penchée sur les questions organologiques et linguistiques qui ont entouré la création du Ring. Les hautbois et les fameux tubas wagnériens ont été reconstruits et le diapason retenu sera fixé à 435 Hz.

Aucune représentation scénique ne semble se profiler à l’horizon, mais des dates sont déjà fixées en 2024 pour Die Walküre à Prague, Amsterdam, Cologne et, bien sûr, au Festival de Dresde.

(d'après Forum Opera)