Le Journal

Giovanni Battista Cirri, 215 ans

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Giovanni Battista Cirri, né le  à Forlì et mort le à 83 ans, dans la même ville, est un violoncelliste, un organiste et un compositeur italien du xviiie siècle.

Admis aux ordres sacrés en 1739, Giovanni Battista Cirri décide de poursuivre sa carrière
musicale à laquelle l'a introduit son frère
Ignazio (1711-1787), suivant aussi les conseils à Bologne de Giovanni Battista Martini.

Organiste de la Cathédrale de Forlì de 1759 au début des années 1760, il compose 12 sonates pour orgue.

Peu après il se rend à Paris, où sont publiées ses premières œuvres dont une Symphonie exécutée au Concert Spirituel le .

Il s'établit à Londres en 1764, comme musicien de chambre auprès du Duc de York et du Duc de Gloucester. Il participe au premier concert public à Londres du jeune Wolfgang Amadeus Mozart, âgé alors de 18 ans, et aux concerts de Johann Christian Bach et de Karl Friedrich Abel, très populaires alors.

Dans les années 1780, il retourne à Forlì, pour assister son frère malade, dans sa charge de maître de chapelle de la cathédrale.
Il voyage encore, cependant : en 1782, il joue comme premier violoncelle du Théâtre des Fiorentini à Naples.
En 1787, il succède à son frère comme maître de chapelle de la cathédrale de Forli.

Dans ses œuvres, il apparaît comme prédécesseur de Luigi Boccherini, favorisant le violoncelle solo; cependant on le classe encore dans les compositeurs baroques.

L'Orquestra del Gran Teatre del Liceu fait ses débuts à l'Opéra de Paris

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L'Orquestra del Gran Teatre del Liceu fait ses débuts ce samedi  à l'Opéra de Paris (Bastille),avec Le Château de Barbe Bleue de Bela Bartók.
Ils compteront sur la direction musicale de leur chef titulaire, Josep Pons, dans une version de concert avec la soprano Iréne Theorin dans le rôle de Judith et le baryton Bryn Terfel dans celui de Barbazul.

Pons et l'orchestre proposeront également ce titre lors de la prochaine saison du Liceu, à Barcelone, dès le mois d'avril de l'année prochaine.

L'Orchestre Symphonique de Vienne s'est choisi un chef

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L'Orchestre Symphonique de Vienne, en difficulté, a choisi Petr Popelka, chef d'orchestre principal des orchestres radiophoniques de Prague et d'Oslo, comme son prochain directeur musical. Il remplace Andres Orozco-Estrada, qui s'est retiré il y a 14 mois.

Petr Popelka (Prague, 1986) est un chef d'orchestre et compositeur tchèque. Depuis la saison 2020-21, il est chef principal de l'Orchestre de la radio norvégienne d'Oslo (Kringkastingsorkestret des NRK) et premier chef invité de l'Orchestre Philharmonique Janáček d'Ostrava. Depuis la saison 2022-23, il est en outre chef principal et directeur artistique de l'Orchestre de la radio de Prague.

Petr Popelka a reçu une formation musicale de contrebassiste au Conservatoire de Prague ainsi qu'auprès de Božo Paradžik à la Haute école de musique de Fribourg. À l'âge de 19 ans, il est devenu membre de l'Orchestre Symphonique de la radio de Prague et, en 2009, académicien de l'Orchestre Symphonique de la radio bavaroise.
De 2010 à 2020, il a joué comme contrebassiste solo adjoint à la Sächsische Staatskapelle de Dresde.

Depuis 2016, Popelka se consacre de plus en plus à la direction d'orchestre et a reçu des encouragements de Vladimir Kiradjiev, Péter Eötvös, Alan Gilbert, Jaap van Zweden et Johannes Schlaefli.

Au cours de la saison 2019-20, il a été Conductor Fellow de l'Orchestre Philharmonique de l'Elbe de la NDR. Jusqu'à présent, il a été invité à diriger l'Orchestre Symphonique national danois, l'Orchestre Philharmonique de Bergen, l'Orchestre Philharmonique Janáček d'Ostrava et divers autres orchestres tchèques. Il a dirigé des opéras, notamment au Den Norske Opera d'Oslo, au Semperoper de Dresde avec Der goldene Drache de Peter Eötvös, au Théâtre National de Prague et à l'Opéra ?ational de Hongrie.

Petr Popelka est également actif en tant que compositeur et a été compositeur en résidence au PODIUM festival Mödling en 2015, où il a dirigé la création de son œuvre de commande Labyrinthe des Herzens. Ses Scènes pour quatuor avec piano ont été créées dans la Salle de verre du Musikverein de Vienne.

En 2017, il a reçu le Prix Neeme Järvi.

 

L'été de Timisoara, capitale culturelle

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L'été 2023 annonce une programmation culturelle effervescente à la palette diverse et complexe, des incursions sonores à l'art conceptuel, des ateliers et installations, des concerts, des ateliers de danse, des visites guidées des expositions Rencontres d'Art, des Récits Sonores, de la sculpture, des moments musicaux extraordinaires et des collaborations orchestrales. sous la marque Romanian Chamber Orchestra, un festival des arts de la scène, des lancements de livres, des festivals de musique baroque, du jazz contemporain à travers le Festival JazzX et de l'électro à travers le Flight Festival - District23 et le Gala des prix UNITER 2023.

Deux créations à Berlin

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L'Orchestre Philharmonique de Berlin a proposé jeudi deux créations :  Ishjärta de la Suédoise Lisa Streich et Pretty de l'Américaine Julia Wolfe.Les compositrices ont été interviewées par l'altiste.

Deux œuvres qui, malgré d'énormes différences, ont trois points communs. Il y a d'abord ces panoramas sonores en onomatopées qui créent immédiatement des images dans l'esprit et rappellent la musique de film. Il y a cette sensualité accueillante qui facilite grandement l'accès au public. Et il y a les titres Eisherz et Pretty, qui ne sont pas vraiment nécessaires. Car chacun associe de toute façon quelque chose de différent à ces musiques. Eisherz de Lisa Streich est fragile et sphérique, avec beaucoup de pianissimo . C'est une musique chuchotante, murmurante, à laquelle on tend involontairement l'oreille. Et dans certains moments inquiétants, on pense peut-être même à des décalages de surfaces sonores microtonales à la György Ligeti.

Julia Wolfe fournit le pendant extraverti : son Pretty est une composition rugueuse et vivante. Il est impressionnant de voir comment elle parvient à créer de la tension avec des moyens relativement simples : des patterns rythmiques qui se répètent en boucle pendant plusieurs minutes, accompagnés de glissandi au ralenti solennels et mystérieux des trombones vers le haut et vers le bas. Cette musique ressemble à une mer puissante avec une forte houle, des écumes sublimes et des brise-lames menaçants. Et c'est en même temps un mélange efficace de styles : la musique irlandaise au violon rencontre la musique minimale de Philip Glass et John Adams, le rock 'n' roll rencontre des sons de science-fiction qui pourraient provenir d'un film de Christopher Nolan.

Création mondiale du premier opéra de Bernard Foccroulle

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La Monnaie vient d’annoncer l’ouverture des réservations pour la création mondiale en septembre du premier opéra de Bernard Foccroulle, Cassandra, dans la maison que le compositeur dirigea jadis.
L’oeuvre sera dirigée par Kazushi Ono et mise en scène par Marie-Eve Signeyrole.

Voir l’avenir, mais ne pas être entendue quand elle essaie de partager ce savoir -tel est le destin de Cassandra, la fille de Priam, roi de Troie.
Dans son premier opéra, le compositeur Bernard Foccroulle pose la question de savoir qui sont les Cassandre d’aujourd’hui : quels sont celles et ceux qui prédisent les catastrophes inéluctables de notre époque sans être entendus ? Sandra, une jeune activiste s’y bat pour la protection du climat et peine, à l’instar du personnage du mythe, à se faire entendre.

Le livret, écrit en anglais par Matthew Jocelyn, fait dialoguer figures mythologiques et personnages contemporains, il fait entrer sur la scène de l’opéra la question du climat dans toute son urgence. Et ce n’est pas un hasard si cela se passe à la Monnaie où, depuis plusieurs années, est mis en place un processus de création artistique qui repose sur les principes du « Green Opera ».

Pour cette création mondiale, La Monnaie a lancé le chœur amateur “Cassandra”, du nom de ce premier opéra de Bernard Foccroulle (ancien Directeur de la maison).

Arrigo Boïto, 105 ans

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Arrigo (ou Enrico) Boito, né le  à Padoue (Lombardie-Vénétie dans l'empire d'Autriche) et mort le  à Milan, est  compositeur, romancier et poète, connu surtout pour ses livrets d'opéra et pour son drame lyrique, Mefistofele.

Arrigo Boito qui, sur le modèle de Stendhal (Henri Beyle), transforme son prénom d'Enrico en Arrigo, est issu d'une famille intellectuelle de Padoue passionnée d'art et de culture. Son père est miniaturiste. Sa mère, née Comtesse Josefa Radolinska, est d'origine polonaise. Il évolue dans le cercle de la scapigliatura milanaise, mouvement littéraire et artistique très éclectique, né en Lombardie à la fin du xixe siècle, qui rejette tout dogme esthétique. Il étudie le violon, le piano et la composition au Conservatoire de Milan entre 1855 et 1860. En 1860, alors que l'Italie vit les heures cruciales de son unification, il compose avec son ami Franco Faccio une cantate patriotique Il quattro Giugno ainsi qu'un drame musical Le Sorelle d'Italia et s'engage sous la bannière de Garibaldi.
En récompense, les deux jeunes auteurs compositeurs obtiennent du Roi Victor-Emmanuel II une bourse pour voyager durant deux ans à l'étranger. Boito choisit de séjourner à Paris. Il y découvre la nouvelle musique française, notamment Berlioz et Meyerbeer, et il est présenté à Rossini.
C'est aussi l'époque où Wagner triomphe dans les milieux littéraires parisiens.
À noter que Boito est parfaitement francophone.

De retour à Milan, Boito s'attelle à son premier opéra, Mefistofele, dont il écrit à la fois la musique et le livret qui suit de façon très fidèle le texte du Faust de Goethe. Créée à la Scala de Milan sous sa direction orchestrale le , cette œuvre rompt avec la tradition italienne du bel canto. Familier des œuvres de Shakespeare -qu'il traduit en italien- et du théâtre élizabéthain, il se passionne aussi pour les philosophes allemands, particulièrement Nietzsche et Schopenhauer. Pour Boito, qui se voit autant comme écrivain que comme musicien, la musique doit épouser fidèlement le livret et non les demandes des interprètes : l'œuvre littéraire doit être au centre du théâtre lyrique. La première est un échec et l'opéra aussitôt retiré de l'affiche. Boito remanie l'œuvre qu'on rejoue à Bologne en 1875, cette fois avec succès, puis à Hambourg, à Londres (en italien) et à Boston (en anglais) en 1880, à Bruxelles (en français) en 1883 et enfin à Paris en 1919.

Ses amis compositeurs lui commandent des livrets. Il a écrit, sous l'anagramme de Tobia GorrioLa Gioconda pour Ponchielli d'après Victor Hugo, Amleto (Hamlet) pour Franco Faccio. Il publie aussi des recueils de poèmes : Il Re Orso (1864), Il libro dei versi (Turin, 1877), écrit des nouvelles, Le Fou noir et Le Poing fermé notamment, et traduit les livrets d'opéras de Wagner (RienziTristan und Isolde). En 1875, l'éditeur milanais Ricordi le met en rapport avec Giuseppe Verdi, pour qui il va remanier le livret de Simon Boccanegra (1881), puis composer les livrets de ses deux derniers opéras Otello et Falstaff d'après Shakespeare.

Nommé inspecteur général des conservatoires de musique italiens, il est fait sénateur par le roi d'Italie et Docteur Honoris causa des Universités anglaises de Cambridge et Oxford. Partout régulièrement à l'affiche, le Mefistofele fait désormais partie du répertoire lyrique de nombreuses maisons d'opéra. Le Prologue était l'œuvre que Toscanini mettait le plus volontiers à son programme.

Un second opéra, Nerone, auquel il travaille depuis 1870, demeure inachevé à sa mort en 1918. L'orchestration en est complétée par Antonio Smareglia et Vincenzo Tommasini sous la supervision de Toscanini, qui le crée à la Scala le .

Son frère, Camillo Boito (1836-1914) s'est distingué comme architecte spécialisé comme Viollet-le-Duc dans la restauration du patrimoine et comme écrivain, auteur de nouvelles, dont l'une, Senso, fit l'objet d'une adaptation cinématographique signée de Luchino Visconti.

Le Conservatoire de Parme porte son nom.

Ferdinand Kufferath, 205 ans

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Hubert-Ferdinand Kufferath ( 10 juin 1818 à Mülheim an der Ruhr - 23 avril 1896 à Sint-Joost-ten-Node ),  compositeur , professeur de musique , chef
d'orchestre et pianiste germano - belge, était le plus jeune fils de douze enfants de Carl (Karl) Kufferath, un horloger, et de Katharina van der Horst. Son frère aîné Johann Hermann Kufferath était compositeur, chef d'orchestre et violoniste et son frère aîné Louis Kufferath était compositeur, professeur de musique, chef d'orchestre et pianiste. Mais d'autres frères étaient également actifs dans le domaine de la musique, comme Carl Theodor Kufferath (1801-1865), professeur de musique,, Hermann Kufferath (1802-1866), violoncelliste, Heinrich Kufferath (1807-1882) professeur de musique, et Friedrich Wilhelm Theodor Kufferath (1816 -1885) professeur de musique. Son fils, le compositeur, journaliste musical (Guide Musical) et ancien directeur du Théâtre Royal de la Monnaie, Maurice Kufferath (1852-1919) était également actif dans le domaine de la musique.

Dès son plus jeune âge, Hubert Ferdinand reçoit des cours de piano, d'orgue et de violon de ses frères aînés Johann Hermann et Ludwig (Louis), et il apprend également à jouer de la flûte. En 1834, il part rejoindre la famille de son frère aîné Johann Hermann à Utrecht et y étudie le violon jusqu'en 1837.  Il va alors à Cologne où il étudie avec F. Hartmann. Il ansuite étudié comme son frère Ludwig (Louis) avec Friedrich Schneider à Dessau Lors d'un concert au "Niederrheinisches Musikfest" à Düsseldorf , Felix Mendelssohn Bartholdy fut tellement séduit par le jeu de piano d'Hubert Ferdinand qu'il lui demanda de venir à Leipzig.  ALeipzig, il a étudié le violon avec Ferdinand David, le piano et la composition avec Felix Mendelssohn Bartholdy et Moritz Hauptmann . En 1841, il retourna à Cologne et devint chef d'orchestre du chœur d'hommes pendant six mois. Il a suivi plus de deux ans de tournées de concerts. Au cours de la saison 1840-41, il se produit deux fois comme soliste au piano et comme compositeur dans les concerts du Gewandhaus de Leipzig, où Robert Schumann l'a "découvert". Schumann appréciait ses compositions ainsi que son interprétation en solo dans les revues de concerts de la Neue Zeitschrift für Musik. De plus, il s'est exprimé très positivement à son sujet dans des lettres. Hubert Ferdinand Kufferath et le couple Robert et Clara Schumann ne se sont jamais perdus de vue après cela, ce qui ressort des lettres et des entrées de journal qui ont survécu. 

En 1844, il s'établit comme professeur de composition et de piano à Bruxelles. A Bruxelles aussi, il était chef d'orchestre d'une association de chant masculin. Il travaille également comme pianiste interprète, notamment dans des sessions de musique de chambre où il fait de la musique avec des partenaires prestigieux tels que Hubert Léonard et Adrien François Servais . Anton Rubinstein et Franz Liszt étaient également invités à ces concerts. Lors d'un concert, tous deux sont apparus en tant que pianistes, interprétant l'arrangement de Liszt pour piano à quatre mains de la Symphonie n° 9 de Beethoven. Reconnu pour la qualité de son éducation ainsi que pour son talent d'instrumentiste, il devient le foyer de nombreuses célébrités du monde musical telles que Clara Schumann , Charles Wilfrid de Bériot et Henryk Wieniawski.  Au Conservatoire Royal de Bruxelles, Kufferath a accompli ses études de musique avec François-Joseph Fétis. En 1872, il devient professeur de composition au Conservatoire royal de Bruxelles. 

Kufferath a composé de la musique instrumentale et vocale, des œuvres pour orchestre, chœur, chansons, musique de chambre et beaucoup pour piano. Sa Symphonie op. 15 a été créée lors d'une représentation des Concerts des Conservatoires sous la direction de François-Joseph Fétis. Il est l'auteur de l'École pratique du choral, largement utilisée par les étudiants en musique en Belgique et en France

Kufferath s'est marié le 8 juin 1844 avec Maria Christina Dumont (1819–1905) de Cologne. Ensemble, ils eurent cinq enfants, nommés Hubert Ferdinand Maurice (1852-1919), Edouard (1853-1909), médecin et gynécologue bien connu, Ferdinand, Henri et une fille Antonia.  Antonia et Maurice ont éminemment réussi à poursuivre la tradition des Kufferath. Antonia Kufferath (1857-1939) était une soprano, Elle a étudié avec Julius Stockhausen à Berlin et avec Pauline Viardot à Paris et elle s'est distinguée en concert et dans l'oratorio; elle épousa Edward Speyer le 2 juin 1885 . Maurice Kufferath (1852–1919) a d'abord étudié le droit , puis s'est fait connaître comme musicologue, violoncelliste, chef d'orchestre, publiciste et éditeur de musique, mais aussi comme directeur de la Koninklijke Muntschouwburg.

Heinrich von Herzogenberg, 180 ans

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Description de cette image, également commentée ci-après
Heinrich von Herzogenberg, compositeur autrichien descendant d'une famille aristocratique française, est né à Graz le  et mort à Wiesbaden le .

Issu d'une famille aristocratique française qui a émigré en Autriche pendant la Révolution française et qui a germanisé son nom original « Picot de Peccaduc », Heinrich von Herzogenberg a d'abord fréquenté une école de jésuites dans la ville de Feldkirch, puis il est allé à Munich, Dresde et Graz.

Venu à Vienne, il a commencé des études de droit, de philosophie et de sciences politiques à l'Université de Vienne. Bientôt il s'est tourné vers la musique et a étudié la composition au Conservatoire de Vienne dans la classe de Felix Otto Dessoff jusqu'en 1864. Il a commencé par être un admirateur de la musique de Wagner, mais l'étude de J. S. Bach a amené chez lui un profond attachement à la tradition classique et il est devenu un ardent admirateur de Brahms. En 1866, il a épousé Elisabeth von Stockhausen, qui a été une élève de Brahms pour le piano ; les lettres de Brahms échangées avec les Herzogenberg occupent une grande partie de sa correspondance.

Heinrich von Herzogenberg a vécu à Graz jusqu'en 1872, avant de s'installer à Leipzig, où il a été un des fondateurs, avec Philipp Spitta et Alfred Volkland, de la Bach-Verein, en 1874, société qui se proposait de faire revivre les cantates de Bach. Herzogenberg en a été le directeur artistique pendant dix ans. À cette époque, Ethel Smyth a été une de ses élèves en composition.

À partir de 1885, il a occupé le poste de professeur de composition à la Hochschule für Musik de Berlin. À ce titre, il a conseillé au jeune Ralph Vaughan Williams d'étudier avec Max Bruch.

Heinrich von Herzogenberg est décédé subitement à Wiesbaden, âgé de 57 ans ; dans ses dernières années, il s'est déplacé dans un fauteuil roulant en raison d'une nécrose des articulations.

Christina Hörnell nommée à Malmö

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La nouvelle directrice générale et artistique de l’opéra de Malmö, en Suède, est Christina Hörnell. Elle succède au directeur général par intérim Bengt Hall et prendra ses fonctions au 1er octobre jusqu’à fin septembre 2027.

Christina Hörnell a travaillé pendant dix-neuf ans comme chef de chœur à l’Opéra Royal de Stockholm et est actuellement directrice de la Musique à l’Université de Linköping.