Le Journal

Hanns-Martin Schneidt, 5 ans

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Chef d'orchestre, claveciniste, organiste et universitaire, l' Allemand Hanns-Martin Schneidt (6 décembre 1930 - 28 mai 2018) a enseigné à Berlin, Hambourg, Munich et Tokyo, a été Generalmusikdirektor à Wuppertal, directeur artistique du Münchener Bach-Chor et de l'Orchestre Philharmonique de Kanagawa, et il a fondé des ensembles Bach à Berlin et Tokyo.

Né à Kitzingen, Schneidt grandit à Leipzig dans la famille d'un pasteur. Il devient membre du Thomanerchor en 1940 sous la direction du Thomaskantor Günther Ramin à l'âge de 10 ans. Il étudie à la Musikhochschule München de 1949 à 1952. Parallèlement à ses études, il commence à travailler comme musicien d'église à l'Erlöserkirche de Munich. En 1954, il reçoit le prix Richard-Strauss de Munich.

En 1955, il est nommé directeur de la Kirchenmusikschule de Berlin, à l'âge de 25 ans. En 1961, il fonde le Bach-Chor et le Bach-Collegium à la Kaiser-Wilhelm-Gedächtniskirche pour des représentations régulières de cantates de Bach, qu'il dirigera jusqu'en 1963. Il est professeur à la Musikhochschule de Hambourg de 1971 à 1978. De 1963 à 1985, il est également Generalmusikdirektor du Sinfonieorchester Wuppertal, y compris l'opéra. En 1984, il succède à Karl Richter à la direction artistique du Münchener Bach-Chor. En 1985, il est nommé professeur de direction d'orchestre et de musique d'église à la Musikhochschule München. Il quitte le Münchener Bach-Chor en 2001, à l'âge de 70 ans, mais continue à diriger les groupes Bach qu'il a fondés à Tokyo. À partir de 2001, il est professeur à l'Université nationale des Beaux-Arts et de la musique de Tokyo, et directeur artistique de l'Orchestre Philharmonique de Kanagawa, basé à Yokohama, de 2007 à 2009.

Schneidt a travaillé avec plusieurs orchestres symphoniques allemands : le Berliner Philharmoniker, le Münchner Philharmoniker, le Rundfunk-Sinfonieorchester Berlin, et aussi avec le Chor und Orchester des Bayerischen Rundfunks.

Il est décédé près de Munich le 28 mai 2018.

Hanns-Martin Schneidt a reçu le Prix Eduard von der Heydt de Wuppertal en reconnaissance de l'organisation de la vie musicale de la ville pendant de nombreuses années, dans un large répertoire.
Il a reçu aussi l'Ordre du Mérite bavarois en 2001.

Le centenaire de György Ligeti

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Issu d'une famille juive de langue et culture hongroises, il a été formé au conservatoire de Cluj en Transylvanie. Le jeune Ligeti doit interrompre ses études en 1943 à la suite des mesures antisémites prises successivement par le régent Horthy (dont l’armée a réoccupé la majeure partie de l’ex-territoire de Transylvanie peuplé de Hongrois mais dévolu à la Roumanie par le traité de Trianon) et le régime des Croix fléchées. Toute sa famille, sauf sa mère, disparaît en déportation.

Après la Seconde Guerre mondiale, il part étudier la musique et la composition à l’Académie Franz Liszt à Budapest, avant de se réfugier à Vienne après l'échec de la révolte anti-communiste de 1956. Après l'écoute du Gesang der Jünglinge de Karlheinz Stockhausen, il contacte ce dernier qui accepte de l'intégrer à son studio de Cologne où il rencontre Pierre Boulez, Luciano Berio et Mauricio Kagel, avec qui il travailla.

Il s’installe à Vienne en 1959, où il obtient la nationalité autrichienne en 1967. Par la suite, il enseigne à Darmstadt ainsi qu’à l'École royale supérieure de musique de Stockholm ; il devient titulaire d'une chaire de composition au Conservatoire de Hambourg en 1973.

Membre de l'Académie roumaine, il est membre du jury du « Prix de Composition Tōru Takemitsu » en 1998.
En 2003, il reçoit le Prix Kossuth.

L’œuvre de Ligeti est des plus diverses, puisqu’elle va de la pièce pour piano seul à l’opéra, en passant par la musique de chambre, l’orchestre, la musique électronique et des formations plus anecdotiques (Poème symphonique pour 100 métronomes), sans oublier l’orgue et le clavecin qui apparaissent assez peu dans la musique contemporaine.

Le réalisateur Stanley Kubrick utilisa plusieurs fois la musique de György Ligeti dans ses films, en particulier AtmosphèresRequiem, et Lux Æterna dans 2001, l'Odyssée de l'espace (« le monolithe noir ») et Musica ricercata dans Eyes Wide Shut (le thème au piano, « comme un coup de poignard dans le cœur de Staline », d’après Ligeti4). Kubrick a également utilisé Lontano de Ligeti dans Shining.

 

Décès du chef Wolf-Dieter Hauschild

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Le chef d'orchestre et ancien directeur musical de Stuttgart Wolf-Dieter Hauschild est décédé le 18 mai à Leipzig à l'âge de 85 ans.

Hauschild, originaire de Greiz (Thuringe) s'était également fait un nom en tant que chef de chœur, directeur artistique, compositeur et professeur d'université.
En 1979, il est devenu chef d'orchestre principal de l'Orchestre symphonique de la radio et du Chœur de la radio de Leipzig.

Plus tard, Hauschild a quitté la RDA pour l'Ouest. À Stuttgart, il a été nommé directeur général de la musique.

En 1991, il devient chef d'orchestre principal de l'Orchestre Philharmonique d'Essen et Directeur Musical Général de la ville d'Essen.
De 2001 à 2004, il a été chef principal de l'Orchestre Philharmonique de Halle. Parallèlement à son engagement à Halle, il a été directeur musical du Volkstheater Rostock et chef d'orchestre principal de la Norddeutsche Philharmonie d'août 2002 à 2004.

Le Stradivarius "Rivaz, Baron Gutmann"

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La violoniste norvégienne Eldbjørg Hemsingjouera désormais un violon de l'age d'or de Stradivarius grâce à la générosité de la fondation norvégienne Dextra Musica.
Le "Rivaz, Baron Gutmann" a été fabriqué entre 1700 et 1725 .

La Fondation Dextra Musica est une filiale de la Fondation norvégienne de la Banque d’épargne DNB et, depuis 2006, elle achète des instruments de valeur pour les prêter à des musiciens norvégiens. La violoniste Janine Jansen en a obtenu le prêt du violon en 2016.
Kenneth Gordon, un prodige américain du milieu du siècle qui a joué aux côtés de Fritz Kreisler à seulement 12 ans, l'a joué aussi Plus tard, il a donné 46 ans de service dévoué à l’Orchestre philharmonique de New York.

Née à Valdres, Eldbjørg Hemsing a étudié au Barratt Due Institute of Music d’Oslo et avec le professeur Boris Kuschnir à Vienne. Elle a fait des débuts majeurs avec le Philharmonia Orchestra de Londres et au Royal Concertgebouw Orchestra.
Chambriste, elle est membre du Trio Hemsing-Müller-Schott-Stadtfeld aux côtés du violoncelliste Daniel Müller-Schott et du pianiste Martin Stadtfeld.

 

Boris Brovtsyn et Pavel Vernikov à la Yehudi Menuhin School

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L’école Yehudi Menuhin a nommé les violonistes Boris Brovtsyn et Pavel Vernikov respectivement professeur de violon et professeur invité.

La Yehudi Menuhin School, l’école de musique spécialisée en Angleterre, a été fondée en 1963 par le violoniste et chef d’orchestre Yehudi Menuhin.
Boris Brovtsyn  et Pavel Vernikov rejoindront le violoniste et pédagogue Robin Wilson.

En tant qu’interprète, le répertoire de Boris Brovtsyn (lauréat du Concours Reine Elisabeth en 2001) comprend plus de cinquante concertos pour violon et des centaines d’œuvres de chambre, dont certaines ont été créées. Il est actuellement professeur à la Musik und Kunst Privatuniversität de Vienne Il a précédemment occupé un poste de professeur à la Guildhall School of Music and Drama de 2010 à 2016 en plus de donner des masterclasses à l’échelle internationale.

Après une masterclass en avril 2023, Pavel Vernikov visitera régulièrement l’école Yehudi Menuhin tout au long de l’année scolaire. Lauréat duConcours de violon ARD de Munich et du Grand Prix du Concours international de violon Vittorio Gui de Florence, il s’est depuis produit dans des lieux tels que le Concertgebouw, le Carnegie Hall, le Kennedy Center, le Wigmore Hall, entre autres. Fondateur du Concours de violon junior Tibor, il est directeur artistique du Festival de Sion depuis 2013.

Luciano Berio, 20 ans

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Le compositeur italien Luciano Berio, né le  à Oneglia (Ligurie) et mort le  à Rome, s'est distingué par ses travaux expérimentaux et son travail de pionnier dans la musique électroacoustique.

Son père, pianiste et compositeur de musiques d'accompagnement de films muets et son grand-père, organiste, lui apprirent le piano. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il est appelé aux armes, mais le premier jour il s'est blessé à la main en apprenant à manipuler une arme à feu. Il est donc obligé de passer beaucoup de temps à l'hôpital militaire avant de fuir pour éviter la conscription.
De 1946 à 1951, Luciano Berio étudia au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan chez Giulio Cesare Paribeni (contrepoint) et Giorgio Federico Ghedini (composition).
La première exécution publique d'une de ses œuvres, une suite pour piano, a eu lieu en 1947. C'est à cette époque qu'il découvre les compositeurs modernes de la seconde école de Vienne (Arnold Schönberg, Alban Berg et Anton Webern), mais aussi Bartók, Stravinsky, Paul Hindemith et Darius Milhaud.

À cause de sa blessure à la main, il ne peut plus continuer ses études de piano et gagne sa vie comme accompagnateur de classes de chant. Il fait ainsi la connaissance de la soprano américaine Cathy Berberian qu'il épouse en 1950.

En 1951, il se rendit aux États-Unis à Tanglewood pour étudier chez Luigi Dallapiccola qui poussa son intérêt vers les principes du sérialisme. Il participa aux Ferienkurse für Neue Musik à Darmstadt où il fit la connaissance de Pierre Boulez, Karlheinz Stockhausen, György Ligeti et Mauricio Kagel. Il commença à s’intéresser à la musique électronique et fonda en 1954 à Milan le Studio di Fonologia musicale avec Bruno Maderna et Luigi Nono. Il y invita de nombreux compositeurs comme Henri Pousseur et John Cage. Entre autres, il devint éditeur d’une revue consacrée à la musique expérimentale, les Incontri Musicali.

En 1960, il retourna à Tanglewood comme compositeur en résidence et, à l'invitation de Darius Milhaud en 1962, il devint professeur au Mills College à Oakland (Californie).
À partir de 1965, il enseigna à l'Université Harvard et à la Juilliard School of Music où il fonda le Juilliard Ensemble qui se consacre à la musique contemporaine (New York, 1967).

En 1966, il gagne le « Prix Italia » pour son œuvre Laborintus II. En 1968 sera présentée au public son œuvre la plus marquante, la Sinfonia.
eEn 1972, il retourna en Italie pour s'installer à Rome. De 1974 à 1980, il est directeur du département d’électro-acoustique de l’IRCAM. À Florence, il fonde, en 1987, Tempo Reale, un centre de même orientation que l'IRCAM.
De 1994 à 2000, il est compositeur en résidence à Harvard. Il y composa jusqu’à la fin de sa vie.
Il fut membre du jury du prix de composition Tōru Takemitsu en 1999.

Il est décédé à Rome 27 mai 2003, à l’âge de 77 ans, des suites d’une opération de la colonne vertébrale.

William Kentridge aux Teatros del Canal

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William Kentridge présente Sybil, un opéra de chambre et un documentaire, aux Teatros del Canal
C'est la dernière œuvre de l'artiste sud-africain William Kentridge, qui a conçu et dirigé l'opéra de chambre Waiting for the Sibyl et la bande-son en direct The Moment Has Gone.

Sur une musique composée et conçue par Nhlanhla Mahlangu et Kyle Shepherd, l'artiste incorpore dans Waiting for the Sibyl des éléments caractéristiques de sa pratique artistique -projection, performance en direct, musique enregistrée, danse, mouvement et ombres projetées par les interprètes sur une toile de fond peinte à la main- pour raconter l'histoire de la prophétesse Sibylle. L'œuvre est une méditation profonde et visuellement stupéfiante sur ce que signifie être en vie dans notre moment historique actuel.

Le film The Moment Has Gone est interprété en direct au piano par Kyle Shepherd et par un chœur d'hommes sud-africain dirigé par Nhlanhla Mahlangu. Le film présente City Deep, le dernier film d'animation de la série "Drawings for Projection de Kentridge", un voyage critique à travers l'histoire de l'Afrique du Sud entre l'apartheid et aujourd'hui.
En outre, The Moment has Gone présente l'artiste qui a créé cette œuvre.

Un Stradivarius en vente chez Tarisio

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Tarisio vend aux enchères un Stradivarius Antonio de 1708 qui a appartenu à la Grande Catherine.

Son itinéraire  ultérieure est moins clair :  il est passé par les collections du violoniste Henri Belville, du magnat français du café Prosper Maurel, du violoniste Leo Guetta, de sa fille Peggy Guetta Finzi, du radiologue pionnier de Philadelphie Jacob Gershon-Cohen, de l'expert en poissons tropicaux Herbert Axelrod et de l'entrepreneur industriel Giorgio Feige, dont les héritiers l'ont mis en vente.

Herbert Axelrod, expert en poissons tropicaux, a été emprisonné en 2005 pour fraude fiscale aux États-Unis. Il avait fait don de quatre Strads au Smithsonian et de 30 autres instruments à l'orchestre symphonique du New Jersey, dont certains de qualité douteuse.

Un nouveau festival Mahler en 2025

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Le Concertgebouw d'Amsterdam a dévoilé son intention d'organiser une nouvelle édition de son festival Mahler en 2025, du 9 au 18 mai. L'initiative, déjà lancée en 2020 puis suspendue en raison de la propagation de la pandémie de coronavirus, reviendrait ainsi sur le devant de la scène.

Le programme, dont l'intégralité n'a pas encore été annoncée, s'ouvrira avec Klaus Mäkelä dirigeant la Symphonie n° 1 avec l'Orchestre du Concertgebouw, et se terminera avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin et Kirill Petrenko dirigeant la Dixième Symphonie. Le NHK Tokyo Symphony Orchestra, avec Fabio Luisi dirigeant la Symphonie n° 4, a également été dévoilé.

Le chef d'orchestre Willem Mengelberg a organisé le premier festival Mahler en 1920 pour commémorer son 25e anniversaire en tant que chef d'orchestre. Le festival prévu pour 2025 commémorerait donc le 105e anniversaire de cette première initiative. Un autre festival Mahler a eu lieu en 1995 et a été couronné de succès.

Hans Georg Nägeli, 250 ans

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Hans Georg Nägeli, né le 26 mai 1773 à Wetzikon (canton de Zurich) et décédé le 26 décembre 1836 à Zurich est un pédagogue musical, éditeur et compositeur suisse.

Nägeli, le plus jeune des quatre fils du pasteur et musicien Hans Jakob Nägeli, a grandi à Wetzikon et a chanté dans la société de chant de Wetzikon, une source d'inspiration importante pour ses activités futures. Son grand-père Johann Caspar Nägeli, pasteur éclairé, était déjà un pionnier de l'éducation populaire. Il entretenait une relation étroite avec son frère Hans Konrad Nägeli.
Nägeli était considéré comme un enfant prodige car il pouvait déjà jouer des sonates difficiles au piano à l'âge de huit ans. A 17 ans, il est parti à Zurich pour ouvrir un magasin de musique. Il y trouva le soutien du fabricant de laine Johann Conrad Nüscheler et du pianiste hessois Johann David Brünings qui était son professeur de piano et de composition et qui le conseilla sur les questions de création d'entreprise.
Les parents de Nägeli lui donnèrent le capital de départ pour son entreprise et il s'installa dans la maison de l'Augustinergasse 24 d'où il dirigea également son entreprise. Une bibliothèque de prêt de partitions de musique, dont les abonnés étaient des cercles de lecture privés et des sociétés musicales, servit de base pour le lancement de celle-ci.
Nägeli avait un œil sur l'ensemble du marché européen de la musique afin de pouvoir intégrer immédiatement les nouvelles parutions dans son assortiment. A l'expiration du délai de prêt, les abonnés pouvaient lui acheter les partitions, ce qui lui ouvrait le deuxième secteur d'activité, plus important, du commerce de la musique. Cette dernière activité devint sa principale source de revenus pendant 26 ans, et il avait des contacts avec tous les acteurs importants de la vie musicale de son époque. Son commerce de musique ne s'est pas non plus orienté vers les frontières linguistiques. En 1794, il fit la publicité suivante pour son catalogue dans le Journal du luxe et des modes de Weimar :
On y trouve non seulement toutes les éditions allemandes, mais aussi toutes les éditions françaises et beaucoup d'éditions italiennes, anglaises et hollandaises, dont certaines sont encore inconnues en Allemagne.

Toutefois, l'activité commerciale internationale de Nägeli dépendait également des circonstances politiques en Europe, par exemple à la suite de la Révolution française..

Nägeli créa principalement de la musique vocale et fut dans son pays l'un des précurseurs du chant choral. Son Freut euch des Lebens (Réjouissez-vous de la vie) est devenu une œuvre populaire. Aux Pays-Bas, il est chanté sous le nom de "Sinterklaaslied" ("Oh, kom er eens kijken"). Avec Georg Geßner, gendre et biographe du piétiste Johann Caspar Lavater, il a créé le chant Lobt froh den Herrn ihr jugendlichen Chöre.
Outre plusieurs ouvrages pédagogiques influents, il a rédigé de nombreux recueils de chants pour voix solo et chœur. Dans le cadre de son activité d'éditeur, il convient de mentionner qu'il a publié pour la première fois en 1801 le Clavier bien tempéré de Jean-Sébastien Bach. Après que Nägeli en eut envoyé un exemplaire à Ludwig van Beethoven, celui-ci lui composa trois sonates (op. 31, 1-3). Cependant, la collaboration prit fin peu de temps après, après qu'il eut inséré des mesures de sa propre main, mais aussi après qu'il les eut supprimées.

En 1805, il fonde avec l'Institut zurichois de chant, une école de chœur populaire qui deviendra en 1810 la première association de chant masculin au monde. En 1808, il fonde avec Jost Bernhard Häfliger la Société suisse de musique. De nombreuses tournées de conférences dans le sud de l'Allemagne en 1823-24 conduisent à la création des premières associations de chant allemandes. Nägeli fait partie des premiers exposants de la Société générale de musique de Zurich, fondée en 1812. En 1833, l'Université de Bonn lui décerne le titre de Docteur Honoris causa.

En 1848, Johann Jakob Oechslin a été chargé par les sociétés de chant suisses de créer un monument en l'honneur de Nägeli. Le buste en marbre, plus grand que nature, fut placé sur la Hohen Promenade à Zurich et porte la date de 1847.

Dans sa ville natale de Wetzikon, plusieurs endroits rappellent également le souvenir du "père chanteur", notamment avec la rue Hans-Georg-Nägeli au Guldisloo.