Le Journal

Michael Gotthard Fischer, 250 ans

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Michael Gotthard Fischer (* 3 juin 1773 à Alach ; † 12 janvier 1829 à Erfurt) est un organiste et compositeur allemand.

Michael Gotthard Fischer était un élève de Johann Christian Kittel, et donc un "petit-élève" de Johann Sebastian Bach.
Fischer succéda à Kittel comme organiste à l'église Prediger d'Erfurt et travailla également comme organiste à l'église Barfüßerkirche.
A partir de 1816, Fischer enseigna la basse continue et l'orgue à l'école normale d'Erfurt. August Gottfried Ritter, Ludwig Ernst Gebhardi et Eduard Grell ont fait partie de ses élèves. En raison de sa goutte, il fut contraint de démissionner de son poste d'organiste en 1820.

Fischer a créé de nombreuses compositions vocales et instrumentales pour instruments solistes, petits et grands ensembles, mais ce sont surtout ses compositions pour orgue qui sont devenues célèbres :

- 12 pièces pour orgue (op. 4, Erfurt 1802) (dédiées à Kittel)
- Evangelisches Choral-Melodienbuch vierstimmig ausgesetzt mit Vor- und Zwischen-Spielen (Livre de mélodies chorales évangéliques à quatre voix suspendues avec préludes et interludes), Gotha 1820/1821.
- "Classische Orgelcompositionen zum Studium und zum Gebrauche beim öffentlichen Gottesdienste (Compositions classiques pour orgue destinées à l'étude et à l'usage du culte public). Neue correcte Gesammtausgabe" (9 cahiers), édition complète des œuvres pour orgue, Musikalienhandlung von Körner, Erfurt, après 1840 (Choralmelodienbuch in dieser Ausgabe redigirt von M. A. G. Ritter)

Adriano Banchieri, 455 ans

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Adriano Banchieri est un compositeur, théoricien de la musique et organiste italien, né à Bologne le , et mort dans cette même ville en 1634. Il y fonde l'Accademia dei Floridi..

Moine olivétain (à 19 ans, en entrant dans l'ordre, il modifia son prénom de baptême, Tomaso, en Adriano) lié à Monteverdi, Frescobaldi et Vecchi, il fréquentait aussi beaucoup d'autres musiciens de son époque. Il a pu aussi nous faire parvenir plusieurs renseignements intéressants sur eux dans Conclusioni del suono dell'organo.
Il était particulièrement brillant et a été le premier à chiffrer la basse continue sur les partitions (1595), à utiliser les nuances forte ou piano (1613), et aussi à utiliser la barre de mesure dans son acception moderne.
Il a laissé derrière lui une masse impressionnante de travail : 13 compositions dramatiques, musique vocale sacrée, messes et motets. Musique profane (madrigaux et canzonette). Musique instrumentale (Canzoni alla francese a 4 voci per sonar), musique pour orgue, 14 ouvrages théoriques.

Il est l'auteur, sous le pseudonyme de Camillo Scaliggeri della Fratta, de comédies, de farces, et, notamment, de Novella di Cacasenno, figliuolo del semplice Bertoldino, troisième récit complétant les deux premiers écrits par Giulio Cesare Croce, du recueil publié en 1620, Bertoldo, Bertoldino e Cacasenno.

Jonas Kaufmann à la direction artistique de festival d'Erl

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Le festival d'Erl (Tyrol) aura un nouveau directeur : le ténor Jonas Kaufmann prendra la direction artistique à partir de septembre 2024, comme l'a annoncé le président du festival Hans Peter Haselsteiner vendredi devant la presse à Vienne. Il succède à Bernd Loebe, qui dirige le festival d'opéra et de concert depuis 2019.

Au total, onze femmes et 32 hommes ont posé leur candidature pour ce poste. Selon Haselsteiner, Kaufmann a convaincu la commission de sélection par son concept et son enthousiasme pour la nouvelle tâche, ainsi que par sa personnalité et son expérience de la scène. C'est pourquoi le chanteur a été proposé comme "primus et unicus". Le contrat de Kaufmann avec le festival fondé en 1998 s'étend sur six ans, jusqu'en 2030.

Il se réjouit et espère pouvoir mener le Tiroler Festspiele Erl vers des sommets artistiques en combinant la tradition d'Erl et de nouvelles priorités. Le Tyrol lui tient à cœur depuis son enfance, son grand-père ayant passé les 25 dernières années de sa vie dans le Land.

L'actuel directeur artistique, qui est également directeur de l'opéra de Francfort, a été appelé à Erl pour succéder au fondateur du festival Gustav Kuhn. Le septuagénaire n'avait pas postulé à la prolongation de son contrat, qui courait en fait jusqu'en 2025. Il a récemment déclaré qu'il se retirerait dès l'été 2024.

Kaija Saariaho est décédée à l'âge de 70 ans

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La compositrice finlandaise Kaija Saariaho, l'une des plus importantes compositrices de notre époque, est décédée hier, à Paris, d'un cancer à l'âge de 70 ans.

Née au début des années 1950 à Helsinki, elle a été une pionnière dans l'exploration du timbre, ainsi que dans l'utilisation des outils multimédias et de l'électroacoustique. Les interprétations de ses œuvres étaient courantes.

Saariaho a remporté de nombreux prix et récompenses tout au long de sa carrière, comme le Polar Music Prize (considéré comme le prix Nobel de la musique), ainsi que le Grawemeyer, le Sonning, le Lion d'or de Venise et le BBVA Frontiers of Knowledge Award.

Xavier Muzik remporte le prix du projet des compositeurs noirs émergents

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Le San Francisco Symphony, en partenariat avec le San Francisco Conservatory of Music (SFCM) et le President's Advisory Council on Equity and Inclusion du SFCM, a annoncé que Xavier Muzik est le lauréat du troisième prix annuel Emerging Black Composers Project (EBCP). L'Orchestre symphonique de San Francisco, dirigé par le directeur musical Esa-Pekka Salonen, donnera la première mondiale de son œuvre au cours de la saison 2024-25.
Le Prix de l'Emerging Black Composers Project s'appellera désormais le Prix Michael Morgan. M. Morgan était directeur musical de l'Orchestre Symphonique d'Oakland et premier président et cofondateur de l'EBCP avant son décès en 2021.

Xavier Muzik est un compositeur basé à Los Angeles dont la musique est connue pour sa nature entraînante et son riche langage harmonique. Il aspire à élargir la portée de la musique de concert contemporaine à un plus grand nombre de personnes de couleur et de classes sociales et économiques différentes, dans le but de rendre le monde de la musique de concert contemporaine plus inclusif, ce qui, selon lui, est la clé de l'avenir du genre.

Martin Grubinger entame ses longs adieux

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Martin Grubinger a maintenant quarante ans.
On ne voulait pas croire ce qu'il affirmait depuis longtemps : qu'il mettrait fin à sa carrière sur les scènes publiques à 40 ans.
Il le fait vraiment. Le calendrier 2023 est ponctué de concerts d'adieu.
Le tout dernier concert aura lieu le 22 septembre à Salzbourg.

"L'Homme qui rit" à la salle Claude-Champagne de Montréal

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Y a-t-il de la place pour un autre organisme lyrique à Montréal ?
La création de l’opéra L’homme qui rit -adapté du roman de Victor Hugo- d’Airat Ichmouratov mercredi soir à la salle Claude-Champagne apporte sans équivoque une réponse positive.

On pourrait prendre Marc Boucher pour un rêveur. Le directeur du Nouvel Opéra Métropolitain, nouvelle division lyrique du Festival Classica, sis en Montérégie, a toutefois montré au cours des années qu’il était capable de remplir sa mission.

Présenter trois opéras inconnus -dont deux créations- en deux semaines relève évidemment de la gageure. Mais Boucher joue d’abord de prudence. Point de mise en scène, donc de costumes (sauf pour la brève opérette L’adorable Belboul de Massenet). De l’opéra en formule « minceur », mais pas une minceur rachitique, car on a quand même un grand orchestre sur scène, un chœur de 20 voix (dans les balcons latéraux) et un habillage visuel qui fait la juste part entre rien du tout (un simple opéra version concert) et de vrais décors.

Élément d’importance (on ne le souligne pas assez souvent), il s'agit d'un vrai livret, de vrais personnages en chair et en os, comme Victor Hugo en a le secret. Mais il fallait quand même que le poète et romancier Bertrand Laverdure condense le tout et lui donne un sens scénique, ce qui relève de l’exploit. Combien ont réussi la même chose avec de grands romans du même type ?

Il fallait également quelqu’un pour mettre ces mots en musique. Prolifique compositeur montréalais, Airat Ichmouratov n’est pas le dernier venu. Son quatrième disque chez Chandos, enregistré avec l’Orchestre symphonique de Londres, sort dans deux semaines.

L’Abobo saison 2 grappille 11 lieux et offre la gratuité sur les trains régionaux

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Lancé il y a un an, le magic pass culturel valaisan étend sa toile, intégrant 46 lieux deBrigue à Monthey. Les trains régionaux seront gratuits et une option «cinémas» disponible.

 Le président et «papa» de l’Abobo a salué la mue du peuple valaisan devenu «peuple migrateur». Car l’un des buts liminaires de ce sésame proposé à 365 francs en prévente (juin) était de faire circuler les publics.
Opération réussie selon Edmund Sterren, de la Poste à Viège, invité à s’exprimer à l’occasion de l’annonce de la saison 2. On avait pris le parti de garder un socle d’abonnés tout en nous ouvrant aux détenteurs de l’Abobo. Ils ont répondu présents avec 40 à 50 personnes par spectacle.
Même constat du côté des Halles à Sierre. J’ai vu de nouveaux visages ravis de découvrir notre théâtre. L’Abobo suscite un vrai décloisonnement, s’enthousiasme le directeur Julien Jacquérioz.

Les feux sont donc au vert pour Jean-Pierre Pralong, directeur de la société coopérative et de l’Association Culture Valais. Aucun partenaire ne s’est désisté durant cette première année, c’est plutôt bon signe. Au contraire, d’autres sont montés dans le train, pour un total de 46 lieux culturels accessibles pendant un an, de Brigue à Monthey.

Grande nouveauté cette année: l’ajout d’une extension «cinémas» pour 99 francs supplémentaires, donnant accès à huit salles obscures valaisannes.

L’autre grande annonce du jour est celle d’un partenariat avec RegionAlps qui assure un libre-parcours aux détenteurs de l’Abobo dès 18 heures les soirs de spectacle : On est un peu la colonne vertébrale du Valais. Intégrer le pass était une évidence, a relevé Lucie Blasco, responsable communication.
De quoi fluidifier encore les mouvements de personnes entre institutions, espèrent les porteurs de cet abonnement pour l’heure exclusivement valaisan. D’autres cantons nous ont approchés. On voit que l’Abobo suscite la curiosité, sourit Jean-Pierre Pralong.

Quant à l’extension aux grands festivals, la réflexion est en cours mais les démarches sont épineuses. Pas évident effectivement de faire coexister des mastodontes comme le Verbier Festival avec des manifestations plus intimistes.

 

Georg Heckel va rejoindre l'Oldenburgisches Staatstheater.

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Ce natif d'Aix-la-Chapelle y sera le nouveau Directeur Général à partir de l'été 2024, Le conseil d'administration l'a choisi Heckel parmi plus de 30 candidats.

Heckel est un successeur très approprié pour Christian Firmbach, qui a été nommé intendant du Badisches Staatstheater Karlsruhe pour la saison 2024/25. Il est important que le Théâtre national d'Oldenbourg continue à avoir un rayonnement artistique dans toutes les disciplines, a déclaré le ministre. Heckel peut le garantir parce qu'il allie une longue expérience de direction à un profil marqué d'expert du théâtre musical.

Heckel a étudié le chant aux conservatoires de Fribourg et de Cologne et a ensuite travaillé comme chanteur sur scène. En même temps, il a étudié la gestion culturelle. Il est devenu directeur d'exploitation et d'opéra au Staatstheater Darmstadt et directeur adjoint au Theater Augsburg. Il aussi été directeur d'exploitation du théâtre de Fribourg.
Depuis 2018, il dirige le Landestheater Detmold où il met également en scène des pièces de théâtre et des opéras.

La musique aux funérailles de Menahem Pressler

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Les funérailles se déroulaient hier lors d'un service à la synagogue de West London.

Ilya Friedberg a joué un rondo de Mozart, K511.
Mathias Goerne a chanté Hier in meines Vaters Statte de Bach avec Daniel Hope (violon), Antonio Meneses (violoncelle) et Friedberg (piano).
Hope et Meneses, survivants du Beaux Arts Trio, ont joué un mouvement du trio en si bémol opus 11 de Beethoven, avec Friedberg (piano).
Mathias Goerne a chanté Morgen de Richard Strauss.