Le Journal

Toivo Kuul, 105 ans

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Toivo Kuula, compositeur et chef d'orchestre finlandais, est né à Vaasa (ou Alavus selon les sources) le le  à Viipuri, aujourd'hui Vyborg en Russie.

Il a travaillé à Paris avec Marcel Labey et à la Schola Cantorum. Maîtrisant parfaitement le contrepoint et possédant un sens harmonique profond, Kuula a été associé à l'école franckiste, notamment avec son Trio pour piano, violon et violoncelle. Cependant, il puise l'essentiel de son inspiration dans des légendes nationales, ou d'après le Kalevala, œuvres qui font preuve d'une nette influence impressionniste.

Kuula est aussi connu pour ses activités politiques et son appartenance au Mouvement fennomane. Pendant la Nuit de Walpurgis de 1918, connue en Finlande sous le nom de fête de Vappu, et qui a lieu traditionnellement dans la nuit du  au 1er mai, Kuula, qui se trouve à l'Hotel Seurahuone reçoit une balle tirée par un Jäger. Les circonstances de ce drame sont assez mal connues, toutefois on a déterminé que ce coup de feu faisait suite à une querelle survenue au sujet de la célébration de la victoire des "blancs" (valkoiset) dans la guerre civile finlandaise. Dix-huit jours plus tard, Kuula succombe à ses blessures à l'hôpital de Viipuri. Il est inhumé au Cimetière de Hietaniemi à Helsinki.

Kuula reste aujourd'hui connu pour sa production d'œuvres vocales (chœurs, mélodies), mais il est aussi auteur de musique de chambre, musique symphonique, dont une symphonie inachevée, ainsi que d'un Stabat Mater resté lui aussi inachevé.

Georg Böhm, 290 ans

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Compositeur, organiste et claveciniste allemand de la période baroque, Georg Böhm est né à Hohenkirchen (Duché de Saxe-Gotha) le  et mort à Lunebourg le .

Son père, organiste à Hohenkirchen, est son premier professeur. Il étudie à l'Université d'Iéna puis part en 1693 à Hambourg où il s'installe pendant quelques années. Cette ville est alors un centre musical important, point de rayonnement de la musique italienne en Allemagne du Nord grâce à son opéra et où exerce le célèbre organiste Johann Adam Reinken avec lequel il est en contact.
Il obtient plus tard le poste d'organiste de l'église Saint-Jean à Lunebourg, ville où la musique française est prisée et pratiquée. Il y demeure le restant de sa vie.

Böhm, à la croisée des traditions musicales de l'Allemagne du Nord et du Sud, pénétré des influences italienne et française, est un des acteurs de l'élaboration d'une tradition musicale spécifiquement allemande. Il exerce une influence importante sur Jean-Sébastien Bach qui est, vers 1700, choriste à l'église Saint-Michel de Lunebourg. Jean-Sébastien Bach lui conservera toujours son respect, son estime et son amitié.

Sion accueillera la Schubertiade en 2025

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Après Fribourg,  c’est la capitale valaisanne qui retentira de 1000 notes en 2025 à l’enseigne de la 22e Schubertiade d'Espace 2.
La manifestation se déroulera les 6 et 7 septembre 2025. C’est la deuxième fois que la capitale valaisanne recevra l’événement musical romand.

Pour Alexandre Barrelet, chef d’antenne de RTS-Espace 2 et président du comité d’organisation, le Valais et sa capitale cumulent les atout s: une culture musicale solide et ancrée dans la tradition, une forte dynamique de projets culturels et d’innovation. Sans oublier un patrimoine bâti, historique ou récent, qui permettra une véritable expérience culturelle au fil du parcours de la Schubertiade et mobilisera tout le centre-ville.

En 2025, Sion devrait être doté d’un pôle musical au nord et d’une salle de concert dans le quartier Cour de Gare.

En Valais, la Schubertiade a été accueillie pour la première fois à Sion en 1990 puis à Martigny en 2003 et à Monthey en 2013.

Pour sauver Tosca

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Appel à l'Orquesta Bética pour garantir les représentations de Tosca !
Dans une décision exceptionnelle, face à l'issue incertaine des négociations qui ont conduit le Real Orquesta Sinfónica de Sevilla (ROSS) à une grève à la résolution incertaine, le Teatro de la Maestranza de Sevilla a décidé de garantir la viabilité de ses représentations de Tosca, en juin, en recourant à une autre formation, l'Orquesta Bética de Cámara Sevilla, qui fête cette année son centenaire, bien qu'il s'agisse encore d'une formation ayant très peu de liens avec la fosse d'orchestre sévillane.

Birgit Nilsson, 105 ans

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La soprano drramatique suédoise Birgit Nilsson (de son vrai nom Birgit Märta Svensson) est née le  à Västra Karup et morte le  à Bjärlöv (Suède).

Elle commence ses études de chant avec C. Blennon, puis les poursuit à l'École royale supérieure de musique de Stockholm et débute dans cette ville en 1946 dans le rôle d'Agathe du Freischütz de Weber sous le pseudonyme de Birgit Nilsson, en hommage à la célèbre cantatrice suédoise Christine Nilsson. Pendant plusieurs années, elle s'en tient au répertoire de soprano lyrique, avant d'aborder les grands rôles de soprano dramatique.

L'exceptionnelle puissance de sa voix, la sonorité acérée de son émission vocale, la puissance du registre aigu, sa technique impeccable et la vigueur de son tempérament en ont fait une interprète d'une polyvalence et d'une longévité exceptionnelles. Birgit Nilsson a interprété les rôles les plus longs ou les plus difficiles du répertoire, jusque vers la fin des années 1970 : Elektra, Brünnhilde, Salomé, Isolde, Léonore, Turandot, Tosca, Aïda ; mais c'est surtout avec le répertoire wagnérien qu'elle construisit sa carrière. Senta (Le Vaisseau fantôme), Elsa (Lohengrin), Vénus et Elisabeth (Tannhäuser), Sieglinde (La Walkyrie), les trois Brünnhilde (L'Anneau du Nibelung), Isolde (Tristan et Isolde, rôle qu'elle interpréta plus de deux cents fois, à partir de 1957, et dans lequel on la situe dans la lignée de Kirsten Flagstad Il ne manque guère que Kundry (Parsifal) à son palmarès (rôle qu'elle n'aimait pas, mais qu'elle a partiellement enregistré pour le studio).

Longtemps attachée à l'Opéra royal de Stockholm où elle aborde un répertoire de plus en plus large de rôles de Verdi et Wagner, elle est Elettra de l'Idoménée de Mozart au Festival de Glyndebourne en 1951. Durant la saison 1954-1955, elle aborde à Stockholm Brünnhilde du Crépuscule des dieux et Salomé de l'œuvre éponyme de Richard Strauss. Elle chante trois Brünnhilde à Munich ce qui marque le début de sa grande carrière internationale. En 1954, elle est Elsa de Lohengrin au Festival de Bayreuth.
De 1957 à 1970 elle sera Sieglinde, Isolde, et Brünnhilde à Covent Garden en 1957. En 1958, elle triomphe à la Scala de Milan dans Turandot. Elle chante Isolde au Metropolitan Opera en 1959. En France, en 1955, les Brünnhilde dans La Walkyrie et Siegfried à Toulouse, Isolde à l'Opéra de Paris en 1966, Turandot en 1968, Elektra en 1974, Isolde à Orange en 1973 et 1975.
Elle abordera aussi d'autres rôles tels que Lady Macbeth, Amélia et Léonore (Fidelio), et en 1975 la teinturière de la Femme sans ombre de Richard Strauss.

Sa voix, d'emblée claire et solide, se développa jusqu'à atteindre dans les années 1960 une puissance et une résistance phénoménales en même temps qu'une égalité parfaite sur toute son étendue, à quoi il faut ajouter « le bronze de son timbre, le côté acéré de son émission ». On admire aussi son art du phrasé, « la clarté de ses attaques, l'ampleur de sa voix [...], son aigu facile, éblouissant, ses pianissimos, ses demi-teintes. » Elle fut la chanteuse wagnérienne la plus reconnue de son époque, mémorable dans le rôle d'Isolde qu'elle avait approfondi avec Wieland Wagner (petit-fils du Maître), et Brünnhilde, qu'elle interpréta pour le premier enregistrement intégral en studio de la Tétralogie entre 1958 et 1965 ; mais ses incarnations de Turandot et Elektra ont également marqué l'histoire du chant lyrique.

On peut diviser sa carrière en quatre périodes : de ses débuts jusqu'à la fin des années 1950, la voix se cherche ; de 1960 à 1970, c'est l'apogée de sa voix au tranchant à nul autre pareil ; le style est un modèle de noblesse ; de 1970 à 1974, la voix, toujours admirable, est au service d'une interprétation encore plus fouillée des personnages ; et à partir de 1975, la voix commence à décliner, même si la musicalité demeure.
Dans le monde du chant wagnérien, Birgit Nilsson est à la jonction entre la génération des grandes chanteuses des années 1930-1940 comme Kirsten Flagstad, Martha Mödl, et celle des années 1970-1990, comme Gwyneth Jones ou Hildegard Behrens : elle hérite de l'aura mythique des premières et annonce la féminité juvénile des secondes. C'est ainsi que le metteur en scène et directeur Wieland Wagner, maître d'œuvre du « Nouveau Bayreuth » (à partir de la réouverture de 1951), déclara un jour :  J'ai trois Isolde différentes : Martha Mödl, l'Isolde frappée par le destin, Astrid Varnay, l'Isolde vengeresse, et Birgit Nilsson, l'Isolde amoureuse.

Elle fait ses adieux à la scène en 1982, pour se consacrer à l'enseignement, mais se produit encore en concert.
Après sa mort, à partir de 2014, le billet de 500 couronnes suédoises portera son portrait7.

 

Giovanni Picchi, 380 ans

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Giovanni Picchi (Venise, en 1571 ou 1572 - ) est un compositeur, organiste et luthiste italien de la période baroque, actif entre 1600 et 1625.

On sait peu de choses de sa vie : seule est assurée sa période d'activité entre 1600 et 1625. Sa date de naissance est déduite de son acte de décès précisant qu'il a 71 ans. Il est présenté jouant du luth sur la page de garde de la Nobiltà di Dame (Venise, 1600) de Fabritio Caroso, ce qui nous renseigne sur l'estime dont on le créditait à son époque comme maître de ballet et l'importance comme maître de luth.
Il est ensuite connu comme organiste de la Basilique Santa Maria Gloriosa dei Frari (Casa Granda) à partir de 1615 et jusqu'en 1625.
Le , il est nommé organiste de l'école de San Rocco, cumulant les deux charges (les bâtiments sont côte à côte).
En 1624 Picchi échoue à la candidature au poste de second organiste de San Marco, contre Giovanni Pietro Berti qui obtient la charge.

Il publie les huit œuvres pour clavier incluses dans les Intavolatura di balli d'arpicordo *(chez l'éditeur Vincenti, Venise 1618, rééd. 1621) ainsi qu'un recueil séparé Canzoni da sonar (Venise 1625), composé de 16 canzonas et de trois sonates pour diverses combinaisons de vents et cordes.

Les Intavolatura di balli d'arpicordo sont l’un des plus importants recueils italiens de danses pour le clavier du début du xviie siècle. L'écriture, très personnelle témoigne de l’émergence d’une littérature destinée au clavecin.

L'œuvre de Picchi est d'ailleurs caractérisée par sa bizarrerie. Il prend soin d'ajouter dans sa préface :

« J’avise ceux qui pourraient, dans de nombreux endroits, découvrir quelques-unes de mes musiques discordantes et comportant des fausses notes : malgré tout, si on les joue telles qu’elles sont écrites et non différemment, on entendra des mélodies suavissimes... »

Malgré tout, quoique destinée aux cordes pincées, dans cette littérature, quelques pièces peuvent se jouer à l'orgue. C'est le cas de l'une des pièces virtuose les plus connues, une Toccata copiée dans le Fitzwilliam Virginal Book, qui alterne tenues, tremblements, arpèges, traits, fusées...

*L'arpicordo est une sorte d'épinette-harpe, appelée ainsi à cause de sa sonorité évoquant la harpe.

Qu'est-ce qui incite les gens à aller au théâtre ou à un concert et qu'est-ce qui les en empêche ?

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C'est ce qu'étudie l'Union des Théâtres Allemands dans le cadre d'un projet pilote à l'échelle nationale. Nous nous réjouissons (...) d'en apprendre davantage sur notre public et sur les personnes qui ne viennent pas encore chez nous, a déclaré la directrice générale

Neuf théâtres au total participent à l'enquête qui débute le 23 mai : de Francfort-sur-le-Main, Fribourg, Görlitz-Zittau, Hambourg, Munich, Oldenbourg, Schwedt, Weimar et Wuppertal. Les partenaires du projet, placé sous la devise "New Alliance", sont des conseillers d'entreprise britanniques qui réalisent des enquêtes auprès des visiteurs pour les scènes participantes. Ils réaliseront également une étude de marché à l'échelle nationale. Les résultats du projet devraient être présentés au printemps 2024.

L'Union des scènes allemandes, dont le siège est à Cologne, a été fondée en 1846 à Oldenbourg. Elle compte au total 465 membres dont 210 théâtres et 31 orchestres symphoniques indépendants.
L'association thématise toutes les questions artistiques, organisationnelles et de politique culturelle qui concernent les théâtres et les orchestres. En tant qu'association d'employeurs, le Bühnenverein conclut des conventions collectives avec différents syndicats pour le personnel artistique des théâtres et des orchestres.

Un chef de choeur britannique à Paris

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L'Orchestre de Paris a nommé Richard Wilberforce chef de chœur pour les trois prochaines années.
Ancien contre-ténor, Richard Wilberforce est actuellement directeur musical du Cambridge University Symphony Chorus and English Voices.

Il a travaillé avec Klaus Mäkelä, sur Le Soleil des eaux de Pierre Boulez. Il a également été directeur de chœur pour Emmanuelle Haïm au Concert d'Astrée.

La "Création" de Haydn en roumain

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La Fondation Jubilate a annoncé la présentation de l'oratorio "La Création" de Haydn, chanté pour la première fois dans son intégralité en roumain, représentant une expérience unique et innovante pour le grand public.

Le projet "Oratorium" est un projet culturel de grande envergure qui propose au grand public une série complexe d'événements culturels. Au sein du projet, artistes visuels, musiciens et conférenciers de marque rivalisent pour offrir des expériences culturelles uniques et innovantes au grand public. L'Oratorium est un événement multidisciplinaire qui mélange harmonieusement la musique classique avec des éléments visuels et intellectuels, offrant ainsi une expérience unique et innovante des idées trouvées dans la Création de Haydn, qui à son tour a eu un impact culturel majeur dans le monde entier, déclare Kenneth Tucker, directeur du projet Oratorium.

La Fondation Jubilate, organisatrice de l'événement, est une institution dédiée à la promotion de l'art et de la culture en Roumanie. L'un des objectifs de la fondation est d'offrir au grand public un large éventail d'événements culturels de qualité alliant tradition et innovation et offrant une expérience inoubliable à tous les passionnés d'art et de culture. Le projet Oratorium vise à intégrer les chefs-d'œuvre vocaux-symphoniques de l'héritage de la foi chrétienne dans l'expérience des Roumains. C'est pourquoi le projet met un accent particulier, non seulement sur la valeur de la musique dans ces œuvres, mais aussi sur la puissance de leur texte littéraire.

La Philharmonie de Paris veut ouvrir ses concerts au public sourd

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Des «packs» vibrants de la taille de petits coussins, que l’on pourra placer dans le dos ou sur la poitrine, et qui restitueront, en temps réel et avec une infinité de variations, le degré de finesse de la musique classique… Du frottement des archets au dessin mélodique d’une ligne de piano. De la complexité orchestrale de la 6 Symphonie de Tchaïkovski à l’émotion d’une voix.

 Voilà à quoi ressemble le dispositif que la Philharmonie de Paris déploiera, dès la saison     prochaine, dans ses salles de concert, afin de permettre au public sourd ou                       malentendant de «vivre la musique de l’intérieur», résume Olivier Mantei.
Le directeur général, qui veut faire de l’accessibilité au plus grand nombre l’un des marqueurs forts de l’établissement 
«sans rien lâcher de l’exigence artistique», s’est associé à la société SoundX pour garantir «le meilleur rendu vibratoire possible».