Le Journal

Alicia de Larrocha 23 mai 1923 CORR

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La pianiste espagnole Alicia de Larrocha de la Calle est née le  à Barcelone où elle est morte le  à l'âge de 86 ans.

Sa mère et sa tante avaient été les élèves de Granados. Alicia commence l'étude du piano à l'âge de trois ans et prend ses premiers cours à quatre avec Franck Marshall à l'Académie Marshall. Elle étudie en parallèle la théorie musicale avec Riccardo Lamote de Grignon.
Le répertoire espagnol la fascine bien vite, mais son professeur l'oblige à passer d’abord par les « classiques » - Bach, Mozart, Chopin, Schumann, et Liszt.
Elle se produit pour la première fois en solo à six ans, et, à onze, elle joue le Concerto du « Couronnement » K 537 de Mozart avec l'Orchestre Symphonique de Madrid.
En 1940, elle commence à effectuer des tournées, d’abord dans son pays natal, puis en Amérique latine. Mais sa carrière ne commence vraiment qu’en 1947, date à laquelle elle entame une tournée internationale, qui la mène en Europe, notamment en Angleterre (débuts londoniens en 1953), puis aux États-Unis et en Afrique du Sud: en 1955, elle joue avec l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles.
Dès lors, elle assied vite sa notoriété dans le milieu musical international, et fréquente assidûment les studios d’enregistrements, et avec succès, puisqu’elle obtient durant sa carrière onze Grammies récompensant ses meilleurs disques.

Sa carrière est émaillée de rencontres artistiques de la plus haute importance, notamment avec Francis Poulenc, dont elle joue le Concerto pour deux pianos en duo avec le compositeur. Sa longue amitié avec le compositeur Federico Mompou, qui lui dédie plusieurs pièces, est aussi très significative.

Alicia de Larrocha était de petite taille, de même que l'étaient ses mains. Malgré cette particularité, elle vient à bout des pièces les plus difficiles techniquement, grâce à une assise très haute au piano, et à des exercices spécifiques qui lui ont permis d’adapter son jeu à sa morphologie. Rares sont en effet les pianistes de haut niveau qui, comme Alicia de Larrocha, ne parviennent qu'avec difficulté à plaquer sur le clavier un accord de dixième (du do au mi de l'octave suivante). Ceci n'a pas empêché la pianiste de se spécialiser dans la musique espagnole qui contient des pièces ardues, à l'exemple de El Pelele de Granados qu'elle exécute avec brio. Elle a dû toutefois se résigner à ne plus jouer Rachmaninov qui exige des mains plus grandes que les siennes.

Le répertoire d’Alicia de Larrocha compte beaucoup de compositeurs espagnols, dont Albéniz, Granados, Mompou, et Soler. Cependant, elle a aussi enregistré d'autres compositeurs comme Bach, Haendel, Haydn, Khatchatourian, Mozart et Scarlatti.

Alicia de Larrocha a remporté de nombreux prix tout au long de sa carrière, dont la Médaille d'Or du mérite des Beaux-Arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports en 1982 et le Prix Prince des Asturies en 1994. En 1995, Alicia de Larrocha est la première artiste espagnole à obtenir le Prix de la Musique de l'UNESCO. La Fondation Jacinto Guerrero de Madrid lui a décerné son Prix en 1999.

Alicia de Larrocha est décédée le  dans un hôpital de Barcelone. Sa santé n'avait cessé de décliner depuis 2007, à la suite d'une fracture de la hanche.

Festival international de guitare de Madrid 2023

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L'édition 2023 du Festival international de guitare de Madrid se déroulera en juin dans différents lieux de la capitale espagnole avec, cette année, des artistes tels que David Russell, José María Gallardo del Rey et Iliana Matos.
Laura Verdugo del Rey ouvrira la série à l'Ateneo de Madrid. Les 8 et 9 juin, Silvia Nogales et Thibaut García mettront leur art au service du festival.
L'un des temps forts de la série sera la présence du grand guitariste David Russell dans la salle de chambre de l'Auditorio Nacional de Madrid. Ausiàs Parejo, Sanja Plohl, Judicael Perroy et José María Gallardo del Rey complètent le panel de cette édition qui offrira également l'opportunité d'assister à des conférences de Pedro Jesús et du compositeur Tomás Marco.

Le festival d'opéra de Bucarest

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La 2e édition du festival d'opéra de Bucarest revient en juin sur la scène de l'Opéra national de Bucarest : un déploiement de forces qui comprendra 9 spectacles d'opéra, d'opérette, de ballet et de musique programmés en 9 soirées consécutives, mettant en avant 9 orchestres, chœurs mixtes, compagnies de ballet, des dizaines de solistes et les meilleurs chefs d'orchestre de la scène musicale actuelle, au total près de 1 500 musiciens, danseurs, personnel artistique et technique présents sur scène, dans la fosse et dans les coulisses.

De Mozart, Massenet et Bizet à Debussy et Bartók, de Paul Abraham et Franz Lehar à Cole Porter, plus de deux siècles d'histoire des arts de la scène attendent le public avec le répertoire musical des plus grandes maisons d'opéra roumaines :  l'Opéra national roumain de Iasi, l'Opéra national roumain de Timisoara, l'Opéra hongrois de Cluj-Napoca, le Théâtre national d'opéra et de ballet Oleg Danovski de Constanta, le Théâtre national d'opérette et de musique Ion Dacian et l'Opéra de Brasov, qui seront rejoints cette année par l'Opéra d'État de Budapest et le Théâtre national d'opéra et de ballet de Belgrade.

L'ouverture du festival seraa  bien sûr assurée par l'Opéra national de Bucarest.

Barenboim en forme

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Au cours de la saison 1997-98, l'académie d'orchestre de la Staatskapelle de Berlin a été fondée à l'initiative de Daniel Barenboim.

Pour les 25 ans de celle-ci, un concert anniversaire a été organisé au cours duquel les membres actuels et anciens de l'Académie ont interprété, sous la direction de Daniel Barenboim, l'Idylle de Siegfried de Wagner ainsi que la Symphonie Jupiter de Mozart. Avant que les musiciens ne puissent commencer, Daniel Barenboim a prononcé une brève allocution soulignant la nécessité des académies d'orchestre.

Le chef peut à nouveau diriger debout : il a lui-même expliqué au public qu'il avait été malade pendant un an, mais qu'il était maintenant rétabli, ce qui a suscité des applaudissements joyeux de la part du public.

Le centenaire à Vérone

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Le Verona Arena Opera Festival a dévoilé le programme de sa 100e édition, un programme sans précédent comprenant un florilège des titres d'opéra les plus aimés et les plus joués dans l'amphithéâtre : 2 nouvelles productions (Aïda et Rigoletto), 6 productions historiques (Il barbiere di Siviglia, Tosca, Nabucco, Carmen, Madama Butterfly et La traviata). Trois galas aussi: Juan Diego Flórez pour ses débuts à Verona, Plácido Domingo et Jonas Kaufmann. L'orchestre et le chœur du Teatro alla Scala de Milan, dirigés par Riccardo Chailly, devraient également se produire pour la première fois sur la scène de l'Arena di Verona.

Parmi les nombreux interprètes, citons Anna Netrebko, Yusif Eyvazov, Anita Rachvelishvili, Vasilisa Berzhanskaya, Roman Burdenko, Ludovic Tézier, Francesco Meli, Vittorio Grigolo, Juan Diego Flórez, Lisette Oropesa, Aleksandra Kurzak, Luca Salsi, Roberto Alagna, Amartuvshin Enkhbat, Nadine Sierra, Piotr Beczała, Sonya Yoncheva, Plácido Domingo, Gregory Kunde, Jonas Kaufmann, Maria José Siri, Asmik Grigorian, Luca Micheletti.

Décès inattendu de Paul Desenne

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Paul Desenne, sans doute le plus grand compositeur vénézuélien, membre fondateur en 1977 de l'Orchestre des jeunes Simon Bolivar et, pendant de nombreuses années, son compositeur attitré, vient de décéder à l'âge de 63 ans.

Fils d'un médecin français et d'une astrologue américaine, il avait obtenu un prix de violoncelle au Conservatoire de Paris. Il y a quelques années encore, Gustavo Dudamel interprétait plusieurs de ses œuvres sur la scène internationale.

Au cours de la dernière décennie, face à la montée de la violence, il a quitté son chalet de montagne près de Caracas et s'est installé à Boston, subsistant grâce à toutes les activités musicales qu'il pouvait trouver. Son œuvre comprend cinq symphonies et un concerto pour violon.

La pianiste Gabriela Montero écrit : Mon cher et brillant Paul Desenne. Mon ami depuis plus de 30 ans. Mon partenaire en musique et en expériences. Combien nous avons ri et nous nous sommes disputés. Combien nous pleurons la perte du Venezuela.[...] Combien d'heures j'ai passé à composer et toi à mes côtés, m'aidant avec ton ordinateur portable et tes connaissances de Logic et de Sibelius, une technologie que je n'apprendrai jamais ; [...] Nous avons tellement ri que nos sessions étaient chaotiques, passionnément folles, et toi seul comprenais mon processus. Notre langage allait au-delà des mots.

L' Italiana in Algeri, 210 ans

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Description de l'image 1930-Italiana-in-Algeri.jpg.

L'italiana in Algeri (L'Italienne à Alger), opéra bouffe (dramma giocoso) en deux actes de Gioachino Rossini sur un livret de Angelo Anelli, est le premier opéra-bouffe que Rossini écrit peu après sa première œuvre développée, Tancredi.

Cet opéra, écrit en 1813 pour le Teatro San Benedetto à Venise et créé le , est considéré comme la première comédie « développée » de Rossini, puisque ses opéras précédents (à l'exception de Tancredi et peut-être Demetrio e Polibio) sont très courts et souvent ne contiennent qu'un seul acte, tels que La scala di setaIl signor BruschinoL'equivoco stravaganteLa cambiale di matrimonioLa pietra del paragone et L'occasione fa il ladro.

La partition requiert des chanteurs une très grande habileté et volubilité. Par exemple, dans le duo de Mustafa et Lindoro, Se inclinassi a prender moglie et la hauteur des notes que chante Elvira, tels dans l'introduction et le finale du premier acte. L'œuvre contient également de beaux airs, tels celui d'Isabella, Cruda sorte ! Amor tiranno !, et celui de Lindoro, Languir per una bella. La mélodie de l’ouverture est également assez connue.

Richard Wagner, 210 ans

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En bref :

Il compose lui-même la musique et le livret de ses opéras, dont Tristan und Isolde, considéré comme le point de départ des principales avancées que connaîtra la musique au xxe siècle, et L'Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue (L'Or du Rhin) et trois journées (La WalkyrieSiegfried et Le Crépuscule des dieux), dont la conception bouscule délibérément les habitudes de l'époque pour aller, selon les propres termes de Wagner, vers un « art total », une œuvre d'art totale, un spectacle complet qui mêle danse, théâtre, poésie et arts plastiques, dans une mélodie continue utilisant des leitmotivs.

Sa vie bohème et fantasque lui fait endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du Roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel travaillé par l'antisémitisme de son époque qui sera utilisé, après sa mort et dans un contexte entièrement différent, par les nazis ; son comportement et ses œuvres laissent peu de gens indifférents. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, il suscite des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains.
Ses conceptions artistiques avant-gardistes ont eu une influence déterminante dans l'évolution de la musique dès le milieu de sa vie. Richard Wagner est considéré comme l'un des plus grands compositeurs d'opéras du xixe siècle et occupe une place importante dans l'histoire musicale occidentale.

Maurice André aurait 90 ans

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Le trompettiste français classique Maurice André est né le  à Alès et mort le  à Bayonne.

Il a été professeur de trompette au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris où il a introduit l'enseignement de la trompette piccolo notamment pour le répertoire baroque. Inspirateur de nombreuses innovations de l'instrument, sa grande maîtrise technique et son profond sens artistique ont contribué pendant cinquante ans à populariser la trompette dans le monde entier.

Maurice André a joué et enregistré les grands concertos du répertoire avec les plus illustres chefs d'orchestre de son époque.

Maurice André est issu d'une famille de mineurs. En 1944, il commence par apprendre le solfège durant deux années avant même de pouvoir toucher à son premier cornet, cadeau de prix, pour un père d'origine modeste. Il descend à la mine de quatorze à dix-huit ans, tout en commençant à étudier la trompette, avec comme premier professeur son père, Marcel-Jean André, grand amoureux de musique classique. Son frère Raymond est également trompettiste et ils feront quelques concerts et enregistrements ensemble notamment le Concerto pour deux trompettes de Vivaldi.

Ensuite, c'est Léon Barthélémy, secrétaire-comptable aux abattoirs d'Alès et ancien élève de trompette de Merri Franquin, qui dirigera le jeune Maurice André dans ses premières études musicales.

Au Conservatoire de Paris, où il entre en 1951 après s'être engagé comme trompettiste dans le 8e régiment de transmissions, il est l’élève de Raymond Sabarich et obtient un Premier Prix d'honneur de cornet en 1952 et un Premier Prix de trompette l'année suivante (le ). Il entre dans l'Orchestre de la Société des concerts du Conservatoire aux côtés de Louis Menardi. Rapidement, il s’impose comme la figure marquante d’une génération de trompettistes français : il est trompette solo aux concerts de l'Orchestre Lamoureux (1953-1960), à l'Orchestre Philharmonique de l'ORTF (1953-63) et à l'Opéra-Comique (1962-67).

À l'automne 1953, il enregistre chez Erato son premier disque avec l'Orchestre Jean-François Paillard où figurent des compositeurs italiens.
Il joue également au cirque Medrano, au théâtre Mogador et réalise en même temps quelques enregistrements studio avec, notamment, Henri Salvador et Charles Trenet (trompette bouchée dans la chanson Nationale 7 en 1955).

En 1955, il obtient le Premier Prix du Concours international d'exécution musicale de Genève. Il joue en soliste et sa carrière prend un essor international après le Premier Prix qu’il remporte au Concours international de musique de l'ARD à Munich en 1963. On l'avait d'abord sollicité pour faire partie du jury mais il a préféré participer en tant que candidat, n'ayant jamais tenté ce concours auparavant (il raconte lui-même que le lauréat étant mieux rémunéré qu'un membre du jury, le choix était vite fait). Après le succès à ces deux concours, il sera invité par les plus grands chefs d'orchestre en tant que soliste.

Il enchaîne concerts après concerts et illumine l'auditoire dans l'interprétation redoutable du 2e Concerto brandebourgeois de Bach qu'il passe avec aisance et légèreté. Ce pièce deviendra son « signe de reconnaissance » avec la badinerie de la Suite en si mineur. De 1967 à 1978, il est professeur au Conservatoire de Paris, succédant à son maître Raymond Sabarich, Il y introduit la petite trompette (piccolo) pour le répertoire baroque. Il y forme plus de cent trompettistes, parmi lesquels Bernard Soustrot, Guy Touvron, Éric Aubier, Thierry Caens.

Maurice André jouera avec les plus grands chefs comme Jean-François Paillard (selon ses propres dires, le chef dont il épousait le plus totalement les options artistiques), Karl Richter, Herbert von Karajan, Karl Münchinger, Riccardo Muti, Jesús López Cobos, Michel Plasson, Charles Mackerras, Karl Böhm, Léonard Bernstein. Toujours avec simplicité et modestie.

En 1980, l'émission de Jacques Chancel -Le Grand Échiquier- lui ouvre ses portes et un très large et jeune public découvre son expression musicale. Le succès de cette émission poussera à renouveler l'expérience, huit années plus tard. Dans les mêmes années, il est largement popularisé par sa participation à l'émission Dimanche Martin animée par Jacques Martin ce qui permet de promouvoir l'album Le Meilleur de moi-même en 1988.

Son activité discographique est impressionnante : il grave plus de 255 enregistrements dont près de 50 réalisés avec l'Orchestre de Chambre Jean-François Paillard.

Malgré une carrière remplie de succès, Maurice André n'a jamais oublié ses origines modestes auxquelles il fait référence à chaque concert ou émission de télévision. Il a notamment enregistré de nombreux airs populaires avec la même exigence que pour les grands concertos classiques.
Fidèle en amitié il rend souvent visite en région Nord Pas de Calais à son grand ami Germain Santer, PDG des établissements Sainthimat, mécène et sponsor du Tour de France. Dans les années 2000, il lui arrive même de prendre place modestement aux côtés des musiciens de l'harmonie de Caudry (Nord) dirigée par le clarinettiste jazzman André Dufour.

Maurice André vécut de nombreuses années à Presles-en-Brie où l'école publique porte son nom en son hommage. Il s'est ensuite retiré à Urrugne, au Pays basque, où il s'adonnait à la sculpture sur bois entre deux morceaux de trompette. Il a continué à donner des cours de maître à de jeunes trompettistes prometteurs, tel Rubén Simeó.

En 2003, le magazine Brass Bulletin, spécialisé dans les cuivres, réalise un sondage international auprès de musiciens pour définir un Top 12 des meilleurs joueurs de cuivres du xxe siècle. Maurice André sort en tête de ce classement (avec 848 votes), devant Louis Armstrong (649 votes)4.

Le dimanche , en présence de son épouse et de ses enfants, au cours de la messe d'action de grâce célébrée dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste d'Alès, il reçoit un message du pape Benoît XVI ainsi que la bénédiction apostolique du Saint Père.

Après une carrière intense menée jusqu'au début des années 1990, avec parfois près de 250 dates programmées dans une même année, Maurice André donne son dernier concert le , à la cathédrale Saint-Nazaire de Béziers, à l'âge de 75 ans.

Il meurt le  à 78 ans, à l'hôpital de Bayonne. Le jour de ses obsèques à Alès, de nombreux trompettistes du monde entier, anciens élèves ou non, étaient présents, ainsi que le chef d'orchestre Michel Plasson.

Anders Eliasson, 10 ans

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Le compositeur suédois Anders Erik Birger Eliasson est né 3 avril 1947 et décédé le 20 mai 2013.

Il est né à Borlänge. Ses premières expériences musicales sont nées de l'intérieur : il s'agissait de mes propres chants et d'airs familiers que j'entendais à la radio. Pas de musique classique. En faisant marcher ses petits soldats de haut en bas, il imaginait des sons, qu'il n'a appris que plus tard à décrire comme un orchestre.
À 9 ans, il commence la trompette, monte un petit orchestre de jazz (deux clarinettes, trombone, section rythmique, guitare, trompette), et à 10 ans, il écrit des arrangements. Un bassiste de jazz, "un musicien incroyable", lui apprend les accords.
À 14 ans, il se rend chez un organiste, Uno Sandén, pour apprendre l'harmonie et le contrepoint.

À l'âge de 16 ans, il se rend à Stockholm pour des études privées chez le merveilleux Valdemar Söderholm, qui m'a confronté une fois de plus à la vraie musique -une musique qu'il avait entendue pour la première fois à l'âge de 12 ans environ. Le premier véritable morceau de musique qu'Eliasson a entendu sur un disque de gramophone était la Symphonie n° 104 de Haydn.

Sous la direction de Söderholm, il étudie le contrepoint : s'ensuivent cinq années de travail intensif sur Palestrina, Orlando di Lasso et surtout Jean-Sébastien Bach, la forme d'énergie la plus élevée avec laquelle il est possible d'entrer en contact.

À partir de 1966, il est l'élève d'Ingvar Lidholm à l'Académie royale de musique de Suède et, jusqu'en 1973, membre du comité artistique de l'Electronic Music Foundation, à Stockholm. Ses premiers grands succès sont une œuvre chorale, Canto del vagabondo (1979), et sa 1ère Symphonie (1989) pour laquelle il reçoit le Nordic Council Music Prize pour son originalité, son authenticité et sa clarté musicale.

En 1991, il a été compositeur en résidence au festival de Laponie à Arjeplog et professeur invité à l'Académie Sibelius d'Helsinki au cours de l'année académique 1993-94. 37 œuvres d'Eliasson ont été interprétées lors du Festival international des compositeurs de Stockholm 1996.

À partir de 2000, Eliasson a créé un monodrame pour soprano et 27 instrumentistes (Karolinas sömn / Karolina's Sleep, créé en 2012), un grand nombre d'œuvres de musique de chambre ainsi que cinq concertos de grande envergure : un Concerto pour trombone et orchestre (écrit pour Christian Lindberg), un Concerto pour saxophone alto et orchestre à cordes (pour John-Edward Kelly, le dédicataire de la 3e Symphonie d'Eliasson), un Double Concerto pour violon, piano et orchestre (pour Roland Pöntinen et Ulf Wallin), un Double Concerto pour violon, alto et orchestre de chambre ainsi qu'un Concerto pour violon et orchestre (Solitary Journey, titre original en allemand, Einsame Fahrt).

Avec les compositeurs Kalevi Aho, qui était président du jury, et Magnus Lindberg, Eliasson a été juré du 2e Concours international de compositeurs Uuno Klami 2008-09.

De 2005 à sa mort, Anders Eliasson a été compositeur en résidence de l'Arcos Chamber Ensemble, basé à New York. Il est décédé à Stockholm à l'âge de 66 ans.

Eliasson s'est familiarisé avec l'esthétique classique et moderniste alors qu'il était encore étudiant. J'ai d'abord été heureux d'être autorisé à être un étudiant dans les règles de l'art. Mais lorsque j'ai comparé ce qui était alors à la mode à la période classique, cette dernière m'a semblé tellement meilleure ! Lorsqu'il a été accepté dans la classe de composition d'Ingvar Lidholm, il a été, dit-il, choqué, car lorsque je suis entré en contact avec des sommités telles que Karl [sic !] Karkoschka (en fait Erhard Karkoschka) ou Roman Haubenstock-Ramati - qui étaient des gens charmants - j'ai soudain perdu tout contact avec la musique que j'avais en moi. À cette époque, Stockholm était une forteresse moderniste : dodécaphonie, sérialisme, musique aléatoire, musique concrète - il y avait toutes les techniques, toutes les tendances et toutes les modes. György Ligeti, John Cage et Terry Riley ont tous enseigné à Stockholm. Ce n'était pas une grosse affaire de maîtriser tout cela - c'était seulement une question de techniques, pas de musique, rien de tout cela n'était authentique. [....] C'était une époque d'insupportable abnégation. Les rythmes métriques, les mélodies et même les intervalles particuliers étaient tabous dans la musique contemporaine. C'était une catastrophe pour la voix et l'oreille humaines - c'était le cas à l'époque et ça l'est toujours. Toute personne qui sortait du rang était immédiatement bannie. Il cite un exemple suédois, Allan Pettersson.