Le Journal

Un nouveau Hollandais à Bayreuth

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Le festival a annoncé que le baryton suédois John Lundgren s'est retiré du Hollandais Volant  pour des raisons personnelles. Il avait fait de même l'année dernière.

Il sera remplacé par l'excellent Michael Volle. Volle a été entendu pour la dernière fois dans le rôle de Hans Sachs dans Meistersinger.

Le Château de Barbe-Bleue op. 11 de Béla Bartók, 105 ans

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Pour ce qui est du système modal utilisé, le langage musical de Bartok est en partie né du système pentatonique (gammes à cinq notes), courant dans la Hongrie traditionnelle. En effet, son style est grandement imprégné par l'étude de la musique traditionnelle hongroise, un art alors oublié, que Bartok avait été collecter avec son ami le compositeur Zoltán Kodály, dans la Hongrie campagnarde et la Transylvanie, mais aussi en Roumanie et en Slovaquie.
Le style Béla Bartók se rattache par cette œuvre et par les suivantes, au courant européen d'« identité nationale », né au xixe siècle. En ce sens, il succède à la composition de style romantique (issue des légendes du monde germanique au début du xixe siècle).

Béla Balázs écrit le livret au printemps 1910, à partir du poème de Maurice Maeterlinck Ariane et Barbe-Bleue en partant du conte de Perrault modifié par les ballades séculaires de Transylvanie. Ce livret est proposé aussi par Béla Balázs à Zoltán Kodály, qui avait été à Paris en mai 1907 avec lui assister à la création d’Ariane et Barbe-Bleue musique de Paul Dukas.

Le Château de Barbe-Bleue est créé à l'Opéra de Budapest le  avec Olga Haselbeck (Judith) et Oszkár Kálmán (Barbe-Bleue), dans une mise en scène de Dezső Zádor et sous la direction d'Egisto Tango. La création française a lieu à la Radiodiffusion-télévision française le  sous la direction Ernest Ansermet et dans une adaptation en français de Michel Dimitri Calvocoressi ; la première scénique est donnée à l'Opéra-Comique en 1960, avec Xavier Depraz (Barbe-Bleue).

Introduit par un prologue parlé, Le Château de Barbe-Bleue est composé d'un seul acte, dont le déroulement est scandé par l'ouverture successive des sept portes du château. Il ne met en scène que deux chanteurs, Barbe-Bleue (baryton-basse) et Judith (soprano ou mezzo-soprano), ainsi qu'un narrateur dans le rôle du barde qui ouvre l'opéra par un prologue. Sa durée approximative est d'une heure.

Première édition du DLW Festival à Cologne

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Les 3 et 4 juin 2023, le premier DLW Festival aura lieu à Cologne. Dans le théâtre de l'Orangerie au Volksgarten, des artistes, des ensembles et des chanteurs tels que Sofia Jernberg, la pianiste Tamara Stefanovich, un quatuor mixte du Klangforum Wien et les hôtes de l'ensemble Dell-Lillinger-Westergaard se réuniront pour un programme contemporain également ouvert au débat et une lecture de Gregor Dotzauer, auteur de l'essai Schläft ein Lied in allen Dingen : Über Musik, Moment und Erinnerung (Il y a un chant dans tout : sur la musique, le moment et la mémoire).

La chanteuse Sofia Jernberg donnera un récital avec des chants éthiopiens, One Pitch - Birds for Distortion and Mouth Synthesizers de Jernberg elle-même, et Récitations 1-4 de George Aperghis. Elle sera rejointe par l'ensemble Dell-Lillinger-Westergaard pour une nouvelle composition. L'ensemble présentera ensuite sa pièce Beats II (2022-2023).
Après la discussion "Liberté et structure dans la nouvelle musique", la pianiste Tamara Stefanovich et l'ensemble Dell-Lillinger-Westergaard interpréteront la séquence Montbrison, Beograd I, Kuschkow, Hvidovre, Darmstadt.

Klangforum Wien interprétera la Sequenza V de Luciano Berio, Loops II de Philippe Hurel, Thema mit 840 Variationen d'Enno Poppe et The Bells of Vineta de Bent Sørensen, en alternance avec des lectures de Gregor Dotzauer.
Le programme se poursuit avec l'Ensemble Dell-Lillinger-Westergaard et sa composition Grammar III, suivie du débat "Composition vs. Improvisation" avec Michael Struck-Schloen, Christian Lillinger, Gunde Jäch-Micko et Gerald Preinfalk.
La conclusion du festival est entre les mains du Klangforum Wien qui, avec l'Ensemble Dell-Lillinger-Westergaard, interprétera umeš li ti da laješ ? (sais-tu aboyer ?) de Milica Djordjević, Soliloquy IV : Fais ton jeu ! de Thomas Wally, Axiom I de Dell-Lillinger-Westergaard et Kintsugi de Georges Aperghis, cette dernière pièce étant une première mondiale.

Le public sera invité à participer à des moments conviviaux dans le jardin du théâtre.

Le Prix de Composition Théodore Gouvy pour Pasquale Punzo

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Le Prix de composition Théodore Gouvy de l'Eurodistrict SaarMoselle 2023 est décerné au compositeur italien Pasquale Punzo pour son œuvre pour orchestre Teleri.
La commission de sélection, composée de trois membres, a particulièrement apprécié la clarté de la forme et dans la sonorité de l'orchestre, qui a été amené à sonner comme de lui-même et de l'intérieur ; une clarté et une simplicité qui, ce faisant, ne dérive jamais vers le trivial, mais convainc par une utilisation très personnelle des moyens.

Né en 1987 à Naples, Pasquale Punzo a étudié le piano au conservatoire San Pietro a Majella où il a obtenu son diplôme avec mention, puis son master en piano. Parallèlement, il a étudié la composition avec Giancarlo Turaccio, puis avec Azio Corghi et Mauro Bonifacio à l'Académie philharmonique de Bologne et à l'Académie nationale de Santa Cecilia avec Ivan Fedele (composition) et Michelangelo Lupone (musique électronique).

Ses œuvres ont été jouées au niveau national et international, en collaboration avec des ensembles et des interprètes tels que l'ensemble Divertimento, l'ensemble FontanaMix, l'ensemble AchRome, les solistes de l'orchestre à cordes Arrigoni, l'orchestre à cordes KLK, l'ensemble Kandinsky et le quatuor Felix.
En 2019, il a remporté le Premier Prix du Concours de Composition A. Schnittke de Lvyv (Ukraine) et, en janvier 2021, il a été récompensé au Concours de composition FSK de Vienne. Toujours en 2021, il a reçu un prix au Concours New Generation 2021 et la bourse de l'Ensemble Dissonanzen. Actuellement, il enseigne l'harmonie et l'analyse au Conservatoire national de musique G. Martucci de Salerne.

En hommage au compositeur franco-allemand Théodore Gouvy qui vécut au XIXe siècle dans la région frontalière de la Sarre et de la Lorraine, mais qui connut également le succès à Paris et à Leipzig, l'Eurodistrict SaarMoselle a décerné pour la sixième fois le Prix de Composition qui porte son nom.
Ce prix comprend une commande d'une œuvre orchestrale dotée de 5.000 euros et dont la première sera donnée par la Deutsche Radio Philharmonie.

Frédéric Chaslin dirige sa 200e représentation à l'Opéra National de Vienne

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Ce soir, le chef français Frédéric Chaslin dirigera à nouveau l'Opéra d'État de Vienne (Wiener Staatsoper)n : sa 200e représentation à l'Opéra d'État de Vienne. Il dirigera Don Pasquale de Donizetti, dans une production d'Irina Brook.

Compositeur et pianiste, né à Paris, il a fait ses débuts à l'Opéra d'État de Vienne en 1997 avec I puritani, revenant pour des représentations de certains des titres les plus importants du répertoire italien et français : Andrea Chénier, Carmen, Don Pasquale, Ernani, Faust, Guillaume Tell, Il barbiere di Siviglia, L'elisir d'amore, L'italiana in Algeri, La bohème, La Juive, Les contes d'Hoffmann, Lucia di Lammermoor, Macbeth, Manon, Mefistofele, Roberto Devereux, Stiffelio, Tosca, Turandot, Un ballo in maschera et Werther.
Il y a également dirigé le gala du 150e anniversaire de l'opéra, un concert célébrant les 40 ans de scène du ténor Neil Shicoff, et l'Opernball avec Pavol Bresnik et Valentina Naforniţă. Frédéric Chaslin s'est également produit à l'Opéra de Vienne en tant que pianiste dans le Concerto pour piano n° 5, op. 73 de Beethoven.

 

 

La Mozartwoche Salzburg s'élargira en 2024

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Depuis cinq ans, la Mozartwoche Salzburg, dirigée par Rolando Villazón, a proposé exclusivement des œuvres du divin Wolgang.
L'année prochaine, on entendra également de la musique de Haydn, Beethoven... et Mozart.
Le contemporain de Mozart, Antonio Salieri, et la relation entre les deux hommes seront au cœur du festival 2024.

L’Orchestre Philharmonique Royal de Liège a nommé Aline Sam-Giao à la direction générale

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Au terme d’une procédure de quatre mois et après l’audition de quatre candidats par un jury paritaire validé par le Ministère de la Culture de la Fédération Wallonie-Bruxelles, le Conseil d’administration de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège, présidé par Jean Pierre Hupkens, a nommé Aline Sam-Giao à la direction générale de l’OPRL à partir du 1er septembre prochain. Française, actuelle directrice générale de L’AO -L’Auditorium-Orchestre National de Lyon, elle s’est distinguée par son expérience et sa compréhension du projet et de l’identité de l’OPRL.

Aline Sam-Giao succède à Daniel Weissmann, qui prend sa retraite. Elle s’engage pour un contrat à durée indéterminée, souhaite s’installer à Liège et s’intégrer pleinement dans la vie de la ville et de la Fédération Wallonie-Bruxelles :  l’OPRL tient une place de premier plan en Belgique et sa situation au cœur de l’Europe est un atout indéniable pour son avenir. J’ai été séduite par la qualité de l’orchestre et le fait qu’il bénéficie de sa propre salle, ce qui permet un rapport plus étroit avec le public et encourage les innovations pour répondre aux attentes du public comme des musiciens.

 

Aline Sam-Giao a choisi de s’orienter vers le milieu de la musique après ses études à l’Institut d’études politiques de Paris et à l’Université du Sussex en Grande-Bretagne, motivée par sa pratique amateur en orchestre.

Son parcours professionnel l’a menée à la Fondation Royaumont (Centre culturel de rencontre centré sur musique, danse et poésie) et à l’ensemble baroque Le Poème Harmonique en région parisienne, puis en Auvergne-Rhône-Alpes au Festival Berlioz et comme administratrice générale de l'Orchestre des Pays de Savoie pendant 8 ans. Depuis 2017, elle assume la direction générale de L’AO (Auditorium-Orchestre national de Lyon), salle de 2100 places, lieu de résidence de cette formation symphonique de 104 musiciens.

Depuis toujours intéressée par les enjeux de politique culturelle, elle s’implique dans les réseaux professionnels, au sein desquels elle assume actuellement, en France, la Présidence des Forces musicales (syndicat d’employeur des opéras et des orchestres). Elle est par ailleurs membre du conseil d’administration du CNSMDL (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Lyon) et de GRAME (centre de création musicale de Lyon). Depuis 2020, elle siège au conseil professionnel du Centre national de la musique. Engagée sur les questions d’égalité entre les femmes et les hommes, elle a été membre en 2021 du jury de présélection du concours international de cheffes d’orchestre La Maestra. Elle est Chevalier des Arts et des Lettres depuis 2015.

Christoph Gedschold à Copenhague

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Le Philharmonique de Copenhague a un nouveau chef d'orchestre : Christoph Gedschold, chef d'orchestre de l'Opéra de Leipzig depuis la saison 2015-16.

Pour rappel :
En 2002, il est devenu chef d'orchestre et répétiteur au théâtre de Lucerne et il a travaillé pour Claudio Abbado, Mariss Jansons et Pierre Boulez, entre autres, au Festival de Lucerne.
En 2005, il a assisté Ulf Schirmer au Festival de Bregenz et a rejoint le Staatstheater Nürnberg.
En 2009, il a été nommé premier chef d'orchestre au Staatstheater Karlsruhe. Il y a dirigé les premières de La Passagère de Weinberg, La Passion grecque de Martinu et des œuvres du répertoire comme Le Chevalier à la rose, Les Maîtres Chanteurs, Lohengrin et Peter Grimes.
Sans compter les nombreuses invitations.

 

George Hamilton Green, 130 ans

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George Hamilton Green Jr. (23 mai 1893 - 11 septembre 1970) est un xylophoniste, compositeur et dessinateur né à Omaha, dans le Nebraska.
Il est né dans une famille de musiciens, son grand-père et son père étant tous deux compositeurs, arrangeurs et chefs d'orchestre à Omaha. Son père était le chef d'orchestre d'une fanfare militaire et, en grandissant dans sa maison, il a eu accès à de nombreux instruments de musique.
Dès l'âge de 4 ans, G.H. Green fait preuve d'un talent prodigieux en tant que pianiste ; il se met ensuite au xylophone et, à l'âge de 11 ans, il est présenté comme le "plus grand xylophoniste du monde" et joue devant des foules de 7 000 à 10 000 personnes.
En 1915, alors que G.H. Green a 22 ans, un article publié dans le United States Musician note ce qui suit : Il a commencé là où tous les autres joueurs de xylophone se sont arrêtés. Son toucher, son attaque, sa technique et ses pouvoirs d'interprétation dans l'exécution de ses solos sont très différents de ceux des autres interprètes. Dire que son travail est merveilleux ne serait pas l'exprimer pleinement.
George Hamilton Green a écrit plusieurs pièces pour xylophone ragtime solo avec accompagnement, ainsi qu'une méthode de xylophone qui continue d'être utilisée par les pédagogues de la percussion dans tout le pays.
Quelques-unes de ses compositions pour xylophone : Ragtime Robin, Cross Corners, Charleston Capers, Rainbow Ripples, Log Cabin Blues, The Whistler, Chromatic Fox Trot et Jovial Jasper pour piano et xylophone, en raison de son expérience des deux instruments.

Il est un artiste populaire de l'enregistrement à partir de 1916 avec la Edison Company et est employé, avec ses deux frères, Joe et Lew Green, comme l'équipe originale de musique sonore pour les trois premiers dessins animés de Walt Disney.
Pour Nathaniel Shilkret, Green n'était pas seulement un "merveilleux artiste du xylophone", mais aussi un inventeur. Shilkret a déclaré que Green avait conçu la vibraharp à sa demande.

Green était un important compositeur de ragtime et il a écrit de nombreuses pièces qui restent encore aujourd'hui des standards pour cet instrument.
Il s'est retiré de la scène à la fin des années 1940 pour poursuivre une carrière fructueuse dans le dessin animé.

Green mourra en 1970, quelques années seulement avant un regain de popularité de sa musique de xylophone ragtime, et avant son intronisation au Percussive Arts Society Hall of Fame en 1983. La renaissance de sa musique a été menée par les membres du NEXUS Percussion Ensemble à la fin des années 1970. Grâce à leurs efforts, la musique pour xylophone de G.H. Green a été préservée et reste un élément pertinent de la pédagogie et de l'interprétation des percussions contemporaines.

Concours Reine Elisabeth : vers les demi-finales

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La proclamation des 24 demi-finalistes a eu lieu hier soir, après la fin de la première épreuve.
La demi-finale se déroulera elle aussi au Studio 4 de Flagey, les mercredi 24 et jeudi 25 mai, séances à 15h et 20h.

Nous y retrouverons deux des quatre candidates belges : Linsey Coppens et Margaux de Valensart.

Les demi-finalistes sont :

Fleuranne Brockway, mezzo-soprano
Linsey Coppens, mezzo-soprano
Margaux de Valensart, soprano
Daniel Gwon, baritono
Floriane Hasler, mezzo-soprano
Junho Hwang, tenore
Daegyun Jeong, baritono
Inho Jeong, basso
Lubov Karetnikova, soprano
Sungho Kim, tenore
Taehan Kim, baritono
Junoh Lee, basso
Marie Lombard, soprano
Alexandra Lowe, soprano
Juliette Mey, mezzo-soprano
Julia Muzychenko-Greenhalgh, soprano
Anna-Sophie Neher, soprano
Mathilde Ortscheidt, mezzo-soprano
Joseph Parrish, baritono
Carole-Anne Roussel, soprano
Sílvia Sequeira, soprano
Jihoon Son, tenore
Maria Warenberg, mezzo-soprano
Jasmin White, contralto

Programme de la demi-finale
A chaque séance, six demi-finalistes interprèteront leur récital avec accompagnement de piano. Le jury choisira entre les deux programmes de récital proposés par le candidat. Le choix du jury sera communiqué au candidat 29 heures avant sa prestation et ensuite indiqué sur notre site web.

L'ordre de passage en demi-finale et le programme des candidats
sont disponibles sur le site web du Concours.

Diffusion
À partir de la demi-finale vous pouvez tout suivre en live sur Musiq3 et La Trois.
Le jeudi 25 mai, la proclamation des 12 finalistes sera également diffusée en direct, vers minuit.

Membres du jury
La composition du jury peut varier d'une épreuve à l'autre. Les membres du jury assistent toutefois à l'entièreté de l'épreuve pour laquelle ils ont été appelés à siéger. Pour la demi-finale siègent : Bernard Foccroulle (Président), June Anderson, Peter de Caluwe, Helmut Deutsch, Serge Dorny, Bernarda Fink, Jonathan Friend, Sumi Jo, Patricia Petibon, Christoph Pregardien, José Van Dam et Evamaria Wieser.