Le Journal

Concours de Montréal, l'oeuvre imposée en demi-finale

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C'est aujourd'hui à 14:00 (heure locale), que notre jeune compatriote Pauline Van der Rest présentera son programme de demi-finale du Concours International de Montréal, session violon.
Celui-ci comporte une ouvre imposée : L’Inconnu.e bouleversant.e de la compositrice canado-américaine Luna Pearl Woolf.

L’Inconnu.e bouleversant.e s’inspire du travail de Luna Pearl Woolf illustré dans Mélange à trois, une création pour violon, violoncelle et percussion, présentée pour la première fois dans le cadre d’une soirée compositeur-portrait à la Salle Bourgie en 2016. Dans l’œuvre originale, le violon joue le rôle d’un étranger séduisant qui rencontre un couple formé par le violoncelle et la percussion lors d’un moment de crise.
L’Inconnu.e bouleversant.e évoque l’envoûtement de l’étranger, le conflit entre les rivaux et l’amour, explique Luna Pearl Woolf. La pièce intègre des éléments musicaux de trois personnages. L’œuvre soliste met en exergue une déclaration de virtuosité flamboyante, de passion et d’intimité.

La compositrice, productrice et dramaturge montréalaise Luna Pearl Woolf a longtemps utilisé sa voix pour plaider en faveur du changement social et politique. Son travail a été salué comme étant brillant, déchirant… profondément émouvant (Opera Going Toronto) et pour «ses nuances et sa profondeur émotionnelle (The New York Times). Son album portrait de compositeur de la série Oxingale chez Pentatone intitulé Luna Pearl Woolf : Fire and Flood a été nommé aux Grammy Awards 2021, dans la catégorie de Best Classical Compendium.
Son opéra Jacqueline, lauréat du Prix Dora, est basé sur la vie de la violoncelliste Jacqueline DuPré. Il a été écrit pour Tapestry Opera de Toronto avec le librettiste Royce Vaverk et a été qualifié comme étant « extraordinaire, méritant une place incontestée dans le canon du XXI siècle » (The Globe and Mail). Parmi les autres opéras, citons Better Gods, pour le Washington National Opera, The Pillar, lauréat de la subvention Discovery Grant de Opera America, et The Limit of the Sun, développé avec Opera McGill.
Les autres œuvres acclamées de Luna Pearl Woolf, telles que Angel Heart pour narrateur et ensemble de violoncelles, ont été narrées par l’acteur oscarisé Jeremy Irons et Frederica von Stade; les œuvres sont publiées chez Pentatone avec une nouvelle édition en allemand, narrée par l’auteure Cornelia Funke. Après moi, le déluge, un concerto pour violoncelle et chœur écrit en 2006 à la suite de l’ouragan Katrina, a été présenté dans huit villes d’Amérique du Nord en 2012, y compris en Nouvelle-Orléans et à Carnegie Hall, à New York.
A Montréal a été présenté en 2016, une soirée de portrait de compositeur mettant en vedette l’opéra sans paroles de Luna Pearl Woolf, intitulé Mélange à Trois, ainsi qu’une nouvelle œuvre intitulée One to One to One, commandée pour l’événement par Arte Musica.
Présidente et cofondatrice du label innovant Oxingale Records, Woolf a produit des albums pour les étiquettes Analekta, Atma, Leaf et Oxingale. En tant que dramaturge et enseignante, elle travaille sur de nouveaux projets d’opéra et donne des conférences, en étroite collaboration avec Musique 3 Femmes de Montréal, et l’École nationale de théâtre du Canada.
Prochainement, des représentations auront lieu avec l’ensemble Radius de Boston et l’opéra West Edge de San Francisco.
Tout récemment, CBC Radio a mis en lumière Contact de Luna Pearl Woolf, commandé par l’ensemble à cordes montréalais Collectif9 pour leur album Vagues et Ombres (Alpha Classics), paru en 2022. CBC Music a qualifié l’enregistrement comme étant le meilleur album de l’année diffusé sur ses ondes.

Ayant la double citoyenne canado-américaine, Luna Pearl Woolf est née dans l’ouest du Massachusetts et vit à Montréal depuis 2004.

 

Jorge de León au Met dans "Aida" pour remplacer Marcelo Álvarez

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Le Metropolitan de New York a annoncé sur son site Internet la venue du ténor canarien Jorge de León dans le rôle de Radames (un role qu'il a déjà endossé) dans Aida en remplacement de son collègue Marcelo Álvarez.
Sous la direction de Paolo Carignani, il partagera l'affiche avec Angela Meade et Leah Crocetto dans le rôle-titre, et Olesya Petrova dans celui d'Amneris.

Ces représentations constituent la dernière reprise de la production d'Aïda de Sonja Frisell, qui a été créée au Metropolitan de New York en 1988 et a fait l'objet de plus de 250 représentations.

Günter Raphael, 120 ans

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Le compositeur allemand Günter Raphael est né le  à Berlin et mort le  à Herford.

Günter Raphael naît dans une famille de musiciens professionnels. Par sa mère, Maria Becker, une excellente violoniste, Raphael est le petit-fils du compositeur Albert Becker (1834-1899) qui avait un rôle important dans la capitale par ses responsabilité du chœur de la cathédrale. Becker eut notamment pour élève Jean Sibelius.
Georg Raphael (1865–1904) son père, descendant de drapiers juifs, s'était converti au protestantisme à cause de son amour pour la musique de Bach. Il avait commencé par étudier la médecine mais avait choisi ensuite la carrière musicale. Il avait un poste de cantor et d'organiste d'abord à l'église Luther, puis à l'église St Matthieu de Berlin.
Comme compositeur, son catalogue comprend des Psaumes, des motets, des chants sacrés, des œuvres pour orgue, des pièces pour violon ainsi que des œuvres pour orchestre.

Enfant, Günter raphael reçoit ses premiers leçons de musique de sa mère avec qui il découvre tout le répertoire du violon et de la musique de chambre, contenu notamment dans la bibliothèque de son grand-père et de son père réunies. Il commence à composer dès l'âge de dix ans -une petite mélodie pour piano. Ses premières pièces, toutes dédiées à sa mère, sont majoritairement des œuvres pour violon. La première publiée (1918) est un Rondo pour violon, alto et piano. Son style de jeunesse, acquis d'abord en autodidacte, est dans la mouvance de Brahms et de Reger.
Il prend des leçons particulières de composition avec Arnold Ebel puis, de 1922 à 1925, il suit l'enseignement systématique à l'Académie de Berlin : la composition avec Robert Kahn (186-1951), le piano avec Max Trapp, l'orgue avec Wilhelm Fischer et la direction d'orchestre avec Rudolf Krasselt, grâce à une bourse d'études de la Fondation Robert Schumann de Leipzig, attribuée en raison de ses dons exceptionnels.
Robert Kahn reconnaissait qu'il ne pouvait cependant pas lui apprendre grand chose, car Raphael le savait déjà. En composition du moins, car en 1925 il échoue à l'examen de direction ne connaissant pas le sens du bisbigliando : un effet de chuchotement sur la harpe -ce qu'il rapporte plus tard avec humour. Par l'entremise de Karl Straube, cantor de St Thomas (de Berlin), ancien élève et ami du grand-père Becker, Raphael peut recevoir des conseils en composition d'Arnold Mendelssohn (1855-1933) de Darmstadt.

Raphael bénéficie de l'aide du même Straube pour être engagé dès sa 23e année en tant que professeur de théorie musicale et de composition au Conservatoire de Leipzig (1926). Il l'introduit aussi auprès des éditeurs et des musiciens et chefs d'orchestre réputés : Adolf Busch et Wilhelm Furtwängler qui jouent sa musique.
Le premier Quatuor en mi mineur, opus 5 (1924) et le second en ut majeur, opus 9 (1925), sont créés par le Quatuor Busch à Berlin. En 1926 sa 1ère Symphonie est créée à Leipzig par l’Orchestre du Gewandhaus sous la direction de Furtwängler. Ce dernier déclare quelques années plus tard qu'il s'agit de l'un des meilleurs talents de la jeune génération allemande. Quelques années plus tard, c'est son Requiem qui est joué à Leipzig.

Après avoir signé un contrat avec Breitkopf & Härtel, ses premières œuvres publiées sont une série de Sonates pour violon, alto et violoncelle qui portent les opus 12, 13 et 14. Chaque œuvre est dédiée à l'un des membres du Quatuor Busch. Suivent les deux Quatuors à cordes, opus 5 et 9 et son premier Concerto pour violon.
Durant toutes les années 1920, Raphael compose énormément. Straube qualifie cette facilité de "créativité sans limites". Son style évolue lentement d'un classicisme issue de "l'école de Leipzig" à un "modernisme modéré".
Le compositeur Kurt Hessenberg (1908-1994) a été son élève en harmonie et contrepoint de 1927 à 1931, ainsi que le réputé Volker David Kirchner.

En 1934 Günter épouse la pianiste d'origine danoise Pauline Jessen. La famille s'installe à Meiningen où Pauline a un poste d'enseignante. Ils ont deux filles, Dagmar et huit ans plus tard, Christine qui deviendra violoniste.

Peu après la prise du pouvoir de Hitler en 1933, Raphael est frappé par les lois de Nuremberg et déclaré "demi-juif" (par son père). Il perd son poste de professeur à Leipzig et sa musique est interdite. Il peut enseigner d'abord en privé, mais les tracasseries administratives deviennent de plus en plus insurmontables : en février 1939 il est frappé d'interdiction totale d'exercer une profession et de se produire en public. Il a plusieurs fois tenté d'émigrer, mais sans succès.
Le danger devient plus pressant en 1942 avec les déportations massives. Atteint de tuberculose depuis 1937, des médecins lui épargnent la déportation. Sa santé se détériore et il est transféré à Bad Nauheim en Hesse pour y subir une opération qui lui sauve la vie. Durant cette période, malgré la situation troublée et sa santé, le musicien reste constamment productif.

Après la guerre, la famille Raphael vit à Laubach en Haute-Hesse, près de Gießen. Le musicien, qui a perdu sa renommée, travaille à se faire connaître de nouveau. Il trouve un éditeur pour les pièces non publiées d'avant 1945 (Bärenreiter). Raphael, bon pianiste, et sa femme se produisent en duo à travers l'Allemagne ou à l'étranger, pour des concerts ou pour la radio. De nombreux chefs d'orchestre, chanteurs, interprètes, défendent le compositeur au concert. En 1948, Günter Raphael reçoit le Prix Franz Liszt de composition de la ville de Weimar -tout comme son grand-père Albert Becker, 70 ans plus tôt.
Il enseigne au conservatoire de Duisbourg de 1949 à 1953. En 1951, une rechute l'oblige à une nouvelle opération et un séjour de dix mois en sanatorium à Uppsala, l'État suédois prenant généreusement à sa charge les frais.
En 1956 il reçoit une offre de réintégration à Leipzig d'où il avait été banni en 1934, mais il refuse le poste, ne voulant plus dépendre d'un État totalitaire.
De 1956 à 1958, il enseigne au Conservatoire Peter Cornelius de Mayence et, à partir de 1957, au Conservatoire de Cologne.
En 1953 il rédige des notes biographiques intitulées In me impsum.

Il meurt à l'âge de 57 ans à Herford le . Dans son éloge funèbre, Hans Joachim Moser évoque un homme aimable, un artiste des sons de haute volée, un croyant d'une authentique piété. Trois aspects de l'homme se dévoilent : l'homme, l'artiste et le croyant ce qui transparaît dans son œuvre.

En 1968 il est fait sénateur d'honneur à titre posthume de l'École supérieure de musique et de théâtre Felix Mendelssohn Bartholdy de Leipzig et, en 2010, une journée Günter Raphael est organisée par la municipalité de Meiningen.

Günter Raphael a composé environ 300 opus. Les oeuvres marquées d'un numéro sont étalées de 1922 à 1960, auxquelles s'ajoutent nombre de partitions moins importantes ou préparatoires, telles les quatre symphonies inédites. Selon le genre, on compte 120 œuvres vocales, dont un Requiem et un Te Deum, plusieurs cantates, des lieder ; 86 œuvres de musique chambre, dont six quatuors à cordes, un trio avec piano, un quintette avec clarinette ; une trentaine de pièces pour clavier et autant pour orgue ; 35 œuvres pour orchestre, dont onze concertos (violon, alto, violoncelle, flûte, saxophone alto, orgue) et cinq symphonies.

George Balanchine, 40 ans

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Le chorégraphe, danseur, acteur et réalisateur russe d'origine géorgienne George Balanchine (Giorgi Melitonis dze Balanchivadze en géorgien) est né à Saint-Pétersbourg le  et décédé à New York le .

Une blessure au genou met rapidement fin à sa carrière de danseur mais son activité de chorégraphe ne cessera de se développer, jusqu'à faire de lui l'un des chorégraphes les plus influents du xxe siècle et un pionnier du ballet aux États-Unis.
Cofondateur et maître de ballet du New York City Ballet, il a jeté les bases du ballet néo-classique fondé sur la profonde connaissance qu'il avait du ballet romantique.
Son travail sur les lignes du corps et son jeu avec le déséquilibre dans le mouvement contribueront à modeler un nouveau style qu'on qualifiera de "balanchinien".
Réputé pour son oreille musicale, il n'a pas écrit de partition mais a exprimé la musique par la danse et a principalement œuvré avec Igor Stravinsky, de 22 ans son aîné.

La deuxième édition du festival dédié à Giovanni Morelli

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La deuxième édition du festival dédié à Giovanni Morelli, organisé par la Fondation Ugo et Olga Levi avec le soutien de l'Association Giovanni Morelli, la Fondation Giorgio Cini, l'Université Ca' Foscari, le Conservatoire Benedetto Marcello, le Circuito Cinema Venezia, les Archives Luigi Nono et la Fondazione Teatro La Fenice, toutes institutions avec lesquelles le musicologue a collaboré au cours de sa vie, est programmée en mai à Venise. Le thème du festival intitulé D'abord la musique, ensuite le cinéma, titre du dernier essai du musicologue décédé en 2011, sera la relation entre la musique et le cinéma et en particulier la musique de film.

Le festival s'ouvrira avec un concert avec des oeuvres de Salvatore Sciarrino, György Kurtág et Luciano Berio, tous auteurs chers à Giovanni Morelli. Suivra le récital "Tirez sur le Pianiste !" avec, au piano, des séquences de films avec de la musique de Luciano Berio, John Cage et Frank Zappa. Deux concerts-ateliers sont consacrés à Nino Rota et Gian Francesco Malipiero. Le programme du festival prévoit également la projection de deux films examinés dans l'essai de Morelli à l'appui de la thèse selon laquelle "le cinéma a eu une grande mère dans la musique" : Barry Lindon de Stanley Kubrick  et Sacrifice d'Andreij Tarkovskij.

Une large place sera accordée aux tables rondes et aux conférences afin de poursuivre la réflexion initiée par Morelli sur le thème de la musique et du cinéma.

Jan Kapr, 35 ans

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Le compositeur tchécoslovaque Jan Kapr est né le  à Prague et y décédé le .

Il se dirige vers la musique à la suite d'un grave accident survenu à l'âge de 16 ans qui le rend invalide pour le reste de sa vie. Il étudie la composition avec Jaroslav Řídký au Conservatoire de Prague, il en est diplômé en 1938, il fréquente l'école de maîtrise du conservatoire avec Jaroslav Křička et termine ses études en 1940.
Il est producteur de musique pour la Radio tchèque entre 1939 et 1946.
Après l'arrivée au pouvoir des communistes en 1948, Jan Kapr devient l'une de leurs figures de proue de la musique, recevant plusieurs prix et distinctions du régime.
Entre 1950 et 1953 il est rédacteur en chef de l'éditeur musical Orbis.
Le prix Staline qui lui est décerné en 1951 pour la musique du film documentaire Nové Československo (La Nouvelle Tchécoslovaquie) est le plus élevé de ces prix.
De 1953 à 1960, il se consacre exclusivement à la composition.
Il sera aussi critique pour Lidove noviny et professeur de composition à l'académie de musique Janacek (1961-1970).

 

Joseph Achron, 80 ans

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Le compositeur et violoniste juif d'origine russe Joseph Yulyevich Achron, également connu sous le nom d'Akhron, est né le 1er mai 1886 et décédé le 29 avril 1943.
Sa préoccupation pour les éléments juifs et son désir de développer un idiome harmonique et contrapuntique "juif" ont sous-tendu et informé une grande partie de son œuvre.
Son ami, le compositeur Arnold Schoenberg, a décrit Achron dans sa nécrologie comme l'un des compositeurs modernes les plus sous-estimés.

Né à Lozdzieje, dans l'Empire russe (aujourd'hui Lazdijai, en Lituanie), Joseph Achron commence à étudier le violon avec son père, violoniste amateur, à l'âge de cinq ans. Sa première représentation publique a lieu trois ans plus tard à Varsovie. S'ensuit une prodigieuse carrière d'enfant qui l'amène à se produire dans toute la Russie. Entre 1899 et 1904, il étudie le violon avec Leopold Auer et la composition avec Anatoly Lyadov au Conservatoire de Saint-Pétersbourg.

Il rejoint la Société pour la musique populaire juive en 1911 et s'intéresse dès lors, en théorie et en pratique, à la tradition musicale juive. Sa première œuvre "juive", Hebrew Melody, est immédiatement reconnue grâce à l'interprétation du violoniste Jascha Heifetz. En 1913, Achron devient directeur des départements de violon et de musique de chambre au conservatoire de Kharkiv, en Ukraine, et sert dans l'armée russe entre 1916 et 1918. Dans les années qui ont suivi la Première Guerre mondiale, il a effectué de nombreuses tournées en tant que concertiste en Europe, au Proche-Orient et en Russie, donnant plus de 1 000 concerts entre 1919 et 1922.
Au cours de cette période, il est nommé directeur de la classe de maître de violon et du département de musique de chambre de l'Union des artistes de Leningrad.
En 1922, il s'installe à Berlin, où il dirige avec Mikhail Gnessin la maison d'édition musicale juive Jibneh. En 1924, Achron passe quelques mois en Palestine mandataire.

En 1925, il émigre aux États-Unis et s'installe à New York où il enseigne le violon au Conservatoire de Westchester. Il a joué son Concerto pour violon n° 1 avec l'Orchestre Symphonique de Boston en 1927. Sa suite de musique de scène tirée de The Golem de H. Leivick, également écrite à cette époque, a été choisie par la Société Internationale de Musique Contemporaine pour être jouée à Venise en 1932.

En 1934, il s'installe à Hollywood où il compose des musiques de films et poursuit sa carrière de violoniste de concert. Il a joué son Concerto pour violon n° 2 avec l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles en 1936 et son troisième -commandé par Jascha Heifetz- avec le même orchestre en 1939. L'atonalité et la polytonalité font partie des techniques utilisées dans ses dernières œuvres. Sa dernière œuvre est le Concerto pour piano solo, opus 74.
Il meurt à Hollywood en 1943. Un an après sa mort était créé le Joseph Achron Memorial Committee, composé de vingt compositeurs, instrumentistes, chefs d'orchestre et critiques de renom.

Il était le frère aîné du pianiste de concert et compositeur Isidor Achron, qui devint l'accompagnateur de Jascha Heifetz pendant plus de dix ans.

On lui doit :

Musique orchestrale
Mélodie hébraïque, opus 33, pour violon et orchestre (1911)
Hazzan, opus 34, pour violoncelle et orchestre (1912)
2 pièces hébraïques, opus 35 (1913)
Danse improvisée, op. 37 (vers 1913)
Épitaphe à la mémoire d'Alexandre Scriabine, Op. 38 (1915)
Shir, Op. 42, danse pour clarinette et orchestre (1917)
2 Pastels, Op. 44, pour violon et orchestre (1917)
The Fiddle's Soul, op. 50 (1920)
Concerto pour violon n° 1, op. 60 (1925)
Konzertanten-Kapelle, opus 64, pour violon et orchestre (1928)
Deux Tableaux de Belshazzar (1931)
Le Golem, suite pour orchestre de chambre (1932)
Ouverture de danse (1932)
Petite fantaisie dansante (1933)
Concerto pour violon no 2, opus 68 (1933)
Concerto pour violon n° 3, op. 72 (1937)

Musique chorale
Epitaphe (à la mémoire de Skryabin), Op. 38, pour quatre voix et orchestre (1915)
Salome's Dance, Op. 61, pour voix mixtes, piano et percussion (1925) / (1966)
Evening Service of the Sabbath, Op. 67, pour voix de baryton, quatre voix et orgue (1932) commandé par la Congrégation Emanue-El de New York, publié par Bloch Publishing Company.

Musique de chambre et instrumentale
Suite No. 1 en Style Ancien (Première Suite en Style Ancien), Op. 21, pour violon et piano (vers 1914) / (1923)
Quatuor à cordes chromatique, op. 26 (vers 1915)
Sonate n° 1, op. 29, pour violon et piano (vers 1915)
Stimmungen, Op.32 (vers 1915/16)
Variations symphoniques et Sonate sur un thème palestinien, Op. 39, pour piano (vers 1916)
Suite Bizarre, Op. 41, pour violon et piano (vers 1917)
Sonate no 2, op. 45, pour violon et piano (vers 1917)
Children's Suite, Op. 57, pour clarinette, quatuor à cordes et piano (vers 1925)
Élégie, opus 62, pour quatuor à cordes (1927)
4 Improvisations, Op. 63, pour quatuor à cordes (1927)
2 Pièces, Op. 65, pour alto et piano (1932)

Ricardo Viñes, 80 ans

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Le pianiste espagnol Ricardo Viñes est né le  à Lérida et mort le  à Barcelone.
Il doit en partie sa notoriété à son amitié avec Maurice Ravel, Claude Debussy et Manuel de Falla, qui lui dédie sa Nuit dans les jardins d'Espagne. Il est également le professeur de piano de Francis Poulenc.

Ricardo Viñes naît dans une famille où le père est avocat et la mère musicienne. Il commence sa formation dans sa ville natale, avec un musicien nommé Joachim Terrasa, puis entre au Conservatoire de Barcelone dès 1885. Il y remporte son prix de piano dans la classe de Juan Pujol en 1887.
Il s'installe ensuite à Paris. Il se perfectionne au
Conservatoire de Paris sous la direction de Charles de Bériot et obtient son premier prix en 1894. Il étudie également la musique de chambre avec Benjamin Godard et l'écriture et l'harmonie avec Albert LavignacMaurice Ravel et Viñes étudient dans la même classe et ont une grande influence réciproque. Il fit partie du cercle des Apaches de 1902 à 1914.

Il se produit pour la première fois en 1895 et devient l'un des plus fervents défenseurs de la musique française et espagnole. En 1905, il donne une série de concerts historiques qui couvrent la musique pour clavier de Cabezon à Debussy. Même s'il donne des concerts à Londres, Berlin ou d'autres centres musicaux, il réalise l'essentiel de sa carrière à Paris.

De 1930 à 1935, il vit en Amérique du Sud. À son retour il joue les œuvres du jeune Olivier Messiaen, avant de prendre sa retraite à Barcelone2.

Ricardo Viñes a créé la plupart des plus grands chefs-d'œuvre de Debussy : Pour le piano (1902), Estampes (1904), L'Isle joyeuse (1905), MasquesImages, première (1905) et deuxième série (1908) ; ainsi que de Ravel : Menuet antique (), Pavane pour une infante défunte (), Jeux d'eau (), Miroirs () et Gaspard de la nuit (janvier 1909). Ce dernier lui dédia le Menuet antique et la deuxième pièce des Miroirs, intitulée Oiseaux tristes. Il assure la création d'autres œuvres de Fauré, Delannoy, Poulenc, Sauguet, Duret, Schmitt et Tailleferre.

Si Falla lui dédie les Nuit dans les jardins d'Espagne, Debussy lui offre Poissons d'or (livre II des Images), Enrique Granados El fandango de candil (des Goyescas) et Satie ses Pièces froides.

Viñes est reconnu pour ses interprétations de la musique française et espagnole et d'œuvres russes. Outre les compositeurs précédemment cités, ses contemporains Erik Satie, Déodat de Séverac et Isaac Albéniz figurèrent à son répertoire. Il est également un diffuseur des compositions d'Eduardo Caba.

Ricardo Viñes a tenu pendant une vingtaine d'années un journal (jusqu'en 1915), extraordinaire témoignage de la vie musicale, artistique et de toute une société qu'il fréquenta (en particulier les salons parisiens, les peintres et les écrivains du courant symboliste). Lié d'amitié avec Gustave Fayet et Odilon Redon, il séjourna à plusieurs reprises à l'Abbaye de Fontfroide.
Dans son journal, l'on découvre un Ricardo Viñes intime, catholique convaincu et homme passionné.

Le Ministère de la Culture du Brandebourg soutient les théâtres et les orchestres

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Le Ministère de la Culture du Brandebourg soutient les théâtres et les orchestres du Land jusqu'en 2026 pour un total de 174 millions d'euros.
Le ministère de la Culture et les représentants des communes ont signé la prolongation des contrats-cadres correspondants (TORV) : Nous augmentons notre soutien aux théâtres permanents, aux salles de concert et aux orchestres de plus d'un million d'euros par an et créons une sécurité de planification avec ce contrat de quatre ans, a déclaré la ministre.

Jörg Widmann et Sina Fani Sani honorés à Hambourg

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Le compositeur Jörg Widmann recevra début juin le Prix Bach de la ville de Hambourg.
La bourse du prix Bach, dotée de 5.000 euros, sera attribuée ultérieurement au compositeur et guitariste Sina Fani Sani.

Jörg Widmann est né en 1973 à Munich. À l'âge de huit ans, il a pris ses premiers cours de composition avec Kay Westermann. Plus tard, il a étudié la clarinette à la Hochschule für Musik de Munich, puis à la Juilliard School of Music de New York. En 1997, Widmann a obtenu son diplôme de masterclass et a ensuite poursuivi ses études à la Musikhochschule de Karlsruhe. Depuis 2001, le compositeur et clarinettiste est professeur de clarinette à la Haute école de musique de Fribourg. En 2009, Widmann a également accepté un demi-poste de professeur de composition à l'Institut de musique contemporaine du conservatoire de Fribourg. En tant que clarinettiste, Jörg Widmann se produit régulièrement en Allemagne et à l'étranger. Il a par exemple été en résidence avec l'Orchestre Symphonique de Bamberg, aux festivals de Lucerne et de Grafenegg, à l'Orchestre de la Tonhalle de Zurich, au Carnegie Hall de New York et à Vienne.
Ses oeuvres ont été interprétées par des chefs tels que Daniel Barenboim, Kent Nagano, Christian Thielemann, Mariss Jansons, Andris Nelsons et Simon Rattle.
En 2018, en plus de son travail sur une création, il a été le premier compositeur de l'Orchestre du Gewandhaus de Leipzig à se produire dans un concert-portrait, en tant que soliste et avec plusieurs orchestres de chambre.

Sina Fani Sani est né en Iran et vit à Hambourg. Dans ses œuvres souvent théâtrales, il explore spécialement les similitudes et les différences entre la langue et la musique, en s'intéressant aux différentes couches de textes parlés et chantés. Il s'est fait connaître du public hambourgeois, entre autres, en 2021 avec la représentation de deux œuvres de théâtre musical : l'opéra-conte Die kluge Else d'après les frères Grimm et la performance conceptuelle de théâtre musical Farewell Rituals.

Le prix Bach est décerné tous les quatre ans depuis 1950 par le Sénat de Hambourg, à l'occasion du 200e anniversaire de la mort de Johann Sebastian Bach. Il est doté de 15.000 euros, dont 10.000 euros pour le lauréat et 5.000 euros pour la bourse. Les précédents lauréats sont entre autres Paul Hindemith (1951), Ernst Krenek (1966), György Ligeti (1975), Alfred Schnittke (1992), Sofia Gubaidulina (2007) et dernièrement Unsuk Chin (2019).