Le violoniste et compositeur François Schubert (né Franz Anton Schubert le Jeune) est né le 22 juillet 1808 à Dresde et y décédé le 12 avril 1878.
À ne pas confondre donc avec Franz Schubert !
Après avoir été formé par le premier violon Antonio Rolla à Dresde, Schubert étudie le violon avec Charles Philippe Lafont à Paris et commence à travailler sous le nom de François Schubert. Il a joué à la Staatskapelle de Dresde de 1823 à 1873.
Fils du compositeur d'église Franz Anton Schubert (l'Ancien, 1768-1824), Schubert a épousé la chanteuse et actrice Maschinka Schubert (1815-1882), fille du corniste et compositeur Georg Abraham Schneider. Leur fille est la chanteuse d'opéra et compositrice Georgina Schubert (1840-1878).
François Schubert a composé des pièces de concert, des études et de la musique de chambre, mais il est surtout connu pour la bagatelle L'Abeille, un perpetuum mobile pour violon et piano -une pièce souvent attribuée à tort à Franz Schubert en raison de la similitude des noms des deux hommes.
Le pianiste américain Irwin Gage est né le à Cleveland (Ohio) et décédé le à Zurich..
Il a consacré sa carrière à l'accompagnement, en concert et au disque, des plus grands chanteurs de lieder parmi lesquels Brigitte Fassbaender, Jessye Norman ou Dietrich Fischer-Dieskau.
Irwin Gage fait des études de littérature, de piano avec Eugene Brossart et de musicologie à Chicago et ensuite à l'Université Yale. Déjà attiré par le répertoire du Lied, il se rend à Vienne pour suivre les cours d'Erik Werba, mais travaille également avec Kurt Schmidek, Hilde Langer-Rühl, Helene Berg5 et Klaus Vokurka.
En 1968, il organise et accompagne la saison de lieder à Vienne où participent les nombreux chanteurs qu'il accompagne. En 1973, il y fait ses débuts en soliste sous la direction de Claudio Abbado avec la Philharmonie.
En tant qu’enseignant, il donne « des cours d'interprétation très recherchés » en Europe et plus particulièrement au conservatoire de Zurich où il fonde, en 1988, une société des amoureux du lied, chargée d'organiser des récitals et d'assurer la pérennité du genre.
Il a accompagné Christa Ludwig, Arleen Auger, Brigitte Fassbaender, Jessye Norman, Lucia Popp, Elly Ameling, Gundula Janowitz (avec laquelle il a enregistré une large sélection de lieder de Schubert), Dietrich Fischer-Dieskau, Hermann Prey, Peter Schreier, Tom Krause et plus tard également avec Sibylla Rubens et Christine Schäfer. Il se produit avec ceux-ci dans les festivals, notamment Édimbourg, Spoleto, Montreux et Salzbourg.
Alexander Lederer a remporté cette année le Concours de composition de musique sacrée contemporaine avec son œuvre Breath of God, s'imposant face à 67 autres oeuvres venues de toute l'Europe, du Brésil, du Japon et de Corée du Sud.
La consigne de la 16e édition du concours : une œuvre pour un chœur de garçons à quatre voix a cappella, mettant en musique les vers d'Edward Estlin Cummings "when god decided to invent".
Alexander Lederer est né en 1991. Il travaille en tant que compositeur indépendant et scientifique en Carinthie. Il a commencé sa formation de compositeur à la Gustav Mahler Privatuniversität für Musik de Klagenfurt avec Jakob Gruchmann. Aujourd'hui, il fait partie de la classe de maître de Michael Pelzel.
C'est la musique chorale qui marque le début de sa carrière musicale. En plus de ses œuvres vocales, qui vont de la mise en musique de textes en dialecte à des pièces conceptuelles en passant par des messes, il chante lui-même dans le chœur supplémentaire du Théâtre municipal de Klagenfurt et est actif en tant que chef de chœur pour différents ensembles.
Dans ses compositions, Lederer accorde une place importante aux réflexions philosophiques sur la musique, notamment sur le minimalisme et le rapport entre improvisation et notation. Il est également actif en tant qu'arrangeur.
En janvier 2017, le court-métrage Separate Reality dont la musique est de lui a reçu le 1er Prix du festival de courts-métrages Alpe-Adria.
Le Concours se déroule dans le cadre du Festival Europäische Kirchenmusik Schwäbisch Gmünd depuis 1990, en alternance chaque année avec une commande de composition. Le prix vise à promouvoir la musique sacrée contemporaine. La création des œuvres primées a lieu dans le cadre d'un service religieux du festival. Cette année, le jury était composé de Detlef Dörner, Sonntraud Engels-Benz et Robert Kopf.
Le chef tchécoslovaque Karel Ančerl est né le à Tučapy (Bohême) et mort le à Toronto à l'âge de 65 ans.
Après des études de violon, de composition et de direction d'orchestre au Conservatoire de Prague de 1925 à 1929 où il est élève de Alois Hába, il est remarqué par le chef tchèque Václav Talich dont il devint le disciple. En 1930, il dirige pour la première fois l'Orchestre Philharmonique tchèque en interprétant sa propre Sinfonietta pour orchestre composée dans le cadre de ses études supérieures. Hermann Scherchen en fait son assistant de 1929 à 1931 à Berlin puis à Munich.
Il retourne en Tchécoslovaquie, y acquiert une certaine notoriété avec sa direction de l'orchestre de jazz du Théâtre libéré (1930 à 1933). Il est engagé à la radio de Prague où dans un premier temps, on lui confie essentiellement des travaux de régisseur et quelques remplacements. C'est lors de l'un de ces remplacements que sa direction de la difficile 3e Symphonie de Prokofiev lui attira attention et reconnaissance et lui valut une invitation à l'Orchestre Philharmonique tchèque ainsi qu’à un festival de musique international à Barcelone. Il travaille à l'Orchestre Symphonique de la radio de Prague de 1933 à 1939.
La Seconde Guerre mondiale
Pendant l'Occupation, au début de la Seconde Guerre mondiale, les nazis ferment le Théâtre libéré jugé trop avant-gardiste. Karel Ančerl est licencié de la radio et travaille comme ouvrier forestier près de son lieu de naissance. Par la suite, il est emprisonné à Tábor par la Gestapo, puis travaille comme ouvrier dans l'entreprise Teerag à Soběslav. Le , lui et son épouse sont déportés dans le camp de concentration de Theresienstadt. Après la conférence de Wannsee (1942), ce camp devient un ghetto pour les juifs âgés, ceux qui ont participé à la Première Guerre mondiale ou des personnalités juives qui ne peuvent s'exiler facilement. Karel Ančerl participe aux activités musicales du camp.
A Terezin et Auschwitz
La propagande nazie va tourner un film dans ce ghetto voulant démontrer la magnanimité des forces d'occupation vis-à-vis des juifs et berner la Commission internationale de la Croix-Rouge. Dans ce film Le Führer offre une ville aux Juifs ; c'était si beau à Terezin, Ančerl dirige les artistes instrumentistes ou chanteurs qui sont ses compagnons : ils sont acteurs dans de faux décors.
Après ce tournage, leur vie va devenir plus difficile : beaucoup vont être internés à Auschwitz ou dans les camps de l'est. D'autres artistes de Terezin ne survivront pas : Viktor Ullmann, élève d'Arnold Schönberg, Gideon Klein, compositeur et pianiste, Rudolf Karel, Hans Krása, grands compositeurs, Pavel Haas (élève de Leoš Janáček) et d'autres artistes ou instrumentistes de haut niveau.
Malgré ces conditions de vie très dures, le refuge dans l'art et la vie artistique intense, préservés par les habitants du ghetto, ont permis à Karel Ančerl de ne pas sombrer dans le désespoir et de conserver sa dignité. Transféré à Auschwitz le , il en réchappe, quoique très affaibli ; mais sa femme et son fils y sont gazés.
L'Orchestre Philharmonique tchèque
Après la guerre, il rentre à Prague, reprend la direction de l'Orchestre de la radio et dirige l'orchestre de l'Opéra jusqu'en 1950. Le il prend la direction de l'Orchestre Philharmonique tchèque comme successeur de Talich qui en a été écarté en raison de son positionnement ambigu lors de l'occupation allemande.
Il pérennise l'action de Talich et l'orchestre devint, avec Ančerl, l'un des meilleurs du monde. En cette période de Guerre froide il faut cependant attendre 1956 pour que l'orchestre puisse jouer à l'étranger. Il va en rester le chef jusqu'en 1968.
Après le Printemps de Prague
Avec les événements de 1968 et l'occupation soviétique qui s'ensuit, il choisit de persévérer dans sa collaboration avec l'Orchestre Symphonique de Toronto. Il dirige une dernière fois l'Orchestre Philharmonique tchèque au printemps 1969.
Un temps pressenti pour succéder à Charles Munch à l'Orchestre de Paris, Herbert von Karajan lui est finalement préféré. Les plus grands solistes vont jouer avec lui à Toronto, tels Mstislav Rostropovitch, Glenn Gould et Henryk Szeryng. Invité régulier de l'orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam, il y dirigera une douzaine de fois entre 1966 et 1970.
Sa direction d'orchestre est affinée jusqu'à la transparence, toute de rigueur limpide, de simplicité pour rendre les partitions compréhensibles et les décharger de la tradition interprétative d'autres chefs plus illustres, à cet égard il est l'un des plus grands chefs d'orchestre du xxe siècle.
Parmi ses élèves, on peut compter Zdenek Kosler (décédé en 1995), et Martin Turnovsky, tous deux récompensés au prestigieux Concours international de jeunes chefs d'orchestre de Besançon (1959 et 1960).
Référence absolue dans le répertoire tchèque, en particulier dans de grandioses disques Martinů et Janáček, il a soutenu ses contemporains tels Jan Hanus ou Miloslav Kabeláč.
Mozart, Beethoven, Brahms et les compositeurs russes faisaient également partie de ses compositeurs favoris.
La basse allemande Kurt Moll, né le à Buir près de Kerpen, est décédé le à Cologne.
Kurt Moll, d'abord violoncelliste d'orchestre, se tourne finalement vers le chant qu'il étudie au Conservatoire de Cologne. À vingt ans, il est engagé à l'Opéra de Cologne jusqu'en 1961, puis il débute à Aix-la-Chapelle où il chante jusqu'en 1965.
Il est ensuite engagé à l'Opéra de Sarrebruck et se produit sur plusieurs scènes allemandes, dont Mayence et l'Opéra de Hambourg où il devient membre permanent de la troupe.
Dès lors commence sa carrière internationale, qui le conduit d'abord à l'Opéra de Vienne, à l'Opéra de Paris (où il débute en 1972 dans Les Noces de Figaro et Parsifal), à la Scala de Milan où il triomphe la même année comme Osmin) et, à partir de 1974 au Covent-Garden de Londres, au Colón de Buenos Aires, au Liceu de Barcelone...
Il est invité régulièrement au Festival de Bayreuth à partir de 1968, se produisant d'abord dans le rôle du veilleur de nuit (Les Maîtres chanteurs de Nuremberg), puis dans ceux de Fafner (L'Anneau du Nibelung ), Marke (Tristan et Isolde) et Pogner (Les Maîtres chanteurs), et c'est comme interprète wagnérien qu'il va se faire connaître dans le monde entier, en particulier dans le rôle du roi Marke (Tristan et Isolde), qu'il chante à partir de 1974 à Bayreuth, et qu'il enregistrera sous la baguette de Carlos Kleiber en 1982 (DG), livrant une interprétation « pétrie d'humanité4 ».
En 1975, il reçoit le titre de Kammersänger à l'Opéra de Hambourg et à l'Opéra de Munich en 1978.
À partir de 1973, il devient également un habitué du Festival de Salzbourg, où il chante de nombreux rôles : Osmin (L'Enlèvement au sérail), le Commandeur (Don Giovanni), le Roi (Aida), Bartolo (Les Noces de Figaro), Sénèque (L'Incoronazione di Poppea), et surtout deux de ses plus fameuses incarnations : Sarastro (La Flûte enchantée) et le Baron Ochs (Le Chevalier à la rose) -un de ses rôles fétiches, dont une version à l'Opéra de Vienne (1994) avec Carlos Kleiber -en DVD (DG)- dans une mise en scène de Otto Schenk.
En 1974 il débute aux États-Unis, à San Francisco, dans Parsifal (en Gurnemanz qu'il enregistre à trois reprises : en 1980 avec Rafael Kubelík, en 1981 avec Herbert von Karajan et en 1992 avec James Levine), puis en 1979 au Metropolitan Opera où il interprète dans la même saison le Landgrave (Tannhäuser), Rocco (Fidelio) et Sparafucile (Rigoletto).
Sollicité par les plus grandes scènes du monde, il se produit sous la direction de prestigieux chefs d'orchestre (Karl Böhm, Herbert von Karajan, Wolfgang Sawallisch, Lorin Maazel, Georg Solti, Zubin Mehta, Rafael Kubelík, Carlos Kleiber, James Levine), avec des metteurs en scène de renom (Jean-Pierre Ponnelle, Otto Schenk, Giorgio Strehler).
Parallèlement à la scène lyrique, il mène une carrière de concertiste (oratorio et lied), et il participe à la création d'œuvres de compositeurs allemands comme Günter Bialas (Des gestifelte Kater, rôle du Roi, 1975), Detlev Müller-Siemens (Genoveva oder Die weiße Hirschkuh, rôle de Wilhelm II, 1978).
À partir de 1992, il enseigne au conservatoire de Cologne, et donne sa dernière représentation en 2006, se retirant de la scène pour raison de santé.
Sa discographie est très vaste : une centaine d'enregistrements parmi lesquels Wagner tient une place de choix. Dans les rôles les plus noirs (tel Hunding de La Walkyrie), il conserve un velouté particulier et, jusqu'à la fin de sa carrière, il sut préserver une voix d'une couleur et d'une profondeur inouïes, au legato somptueux, qui rappelle notamment les qualités de Ludwig Weber.
Le directeur de l'opéra du théâtre de Bonn, dramaturge et publiciste musical, Andreas K. W. Meyer, est décédé samedi d'un arrêt cardiaque. Il avait 64 ans.
Né en 1958 à Bielefeld, Meyer a étudié la composition, la musicologie, l'histoire de l'art et la philologie allemande.
En 1987, il a commencé à travailler comme critique indépendant, notamment pour le "Frankfurter Rundschau" et différentes stations de radio.
De 1993 à 2003, il a travaillé comme dramaturge musical à l'Opéra de Kiel, en dernier lieu comme directeur adjoint de l'Opéra sous la direction de Kirsten Harms.
En 2004, il rejoint avec elle le Deutsche Oper Berlin, dont il est le dramaturge en chef jusqu'en 2012. Pour la saison 2013-14, le directeur général du théâtre de Bonn, Bernhard Helmich, l'a nommé adjoint et directeur de l'opéra.
En tant que dramaturge, Meyer s'est particulièrement attaché à faire revivre des œuvres d'opéra injustement tombées dans l'oubli, en particulier celles du début du 20e siècle. Dernièrement, il a travaillé à la première recréation non expurgée de Der singende Teufel de Franz Schreker.
L'ingénieur du son suisse Marc Aubort est décédé à son domicile de Connecticuty, à l'âge de 93 ans.
Il a notamment travaillé avec Ray Dolby pour perfectionner la technologie de réduction du bruit et il est resté un ami proche de ce dernier jusqu'à la mort de Dolby en 2013.
Marc Aubbort a émigré aux États-Unis en 1955 et il a travaillé pour Vanguard Records à New York, devenant ingénieur en chef au bout de trois ans. Parmi ses premiers succès figurent les premiers enregistrements de Joan Baez et de Bob Dylan.
Aubort a ensuite fondé Elite Recordings, qui a remporté six Grammys. Dans les années 1970, ses enregistrements du St Louis Symphony avec Leonard Slatkin étaient considérés comme les meilleurs des États-Unis.
Le ténor de Saint-Sébastien Xabier Anduaga fait ses débuts au Metropolitan Opera de New York avec L'elisir d'amore de Donizetti.
Xabier Anduaga se produira lors de cinq représentations sous la direction du chef d'orchestre Michele Gamba. Le Nemorino du ténor sera rejoint sur scène par la soprano Aleksandra Kurzak dans le rôle d'Adina, Joshua Hopkins dans celui de Belcore et Alex Esposito dans celui de Dulcamara.
Le 1er avril, Emilia Parada Cabaleiro a pris ses fonctions de professeur junior d'éducation musicale et d'intelligence artificielle à l'École supérieure de musique de Nuremberg.
Emilia Parada Cabaleiro a obtenu son diplôme de musicologie et d'enseignement de la musique au Conservatoire et à l'Université de Vigo (Espagne). Après une formation en piano et en musicothérapie, elle a suivi des cours de gestion musicale et d'art sonore au Conservatoire "Santa Cecilia" et à l'Université "Tor Vergata" de Rome. C'est là qu'elle a obtenu son doctorat en 2016 avec une thèse intitulée "Induction d'émotions basée sur la musique et leur reconnaissance par l'apprentissage automatique".
Elle a travaillé comme collaboratrice scientifique en Autriche, en Espagne et en Allemagne. Ses recherches à l'interface entre la psychologie et l'informatique comprennent des applications dans l'interaction homme-machine, l'e-learning et les humanités numériques. Elle se concentre en particulier sur l'utilisation de l'intelligence artificielle pour améliorer la compréhension humaine des émotions dans la musique et le langage.