Le Journal

Le Mexique se distingue au Concours Maria Callas

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Les sopranos mexicaines Paula Malagon et Jennifer Mariel ont remporté le 1er Grand Prix féminin du Concours Maria Callas 2023 à Sao Paulo (Brésil). La deuxième place a été attribuée à la soprano brésilienne Giulia Moura et la troisième place à la soprano péruvienne Luz Merlina.
Chez les hommes, pas de 1er Prix. La deuxième place est revenue à la basse Raul Morales Velazco, également du Mexique. La troisième place a été attribuée à la basse chilienne Pedro Alarcon Diaz.
Les sopranos brésiliennes Nubia Eunice et Letícia Moraes ont remporté le Prix musical Toriba.

Le concours s'inscrivait dans le cadre du festival Callas, qui célébre cette année le centenaire de la soprano.

Concours Reine Elisabeth : le jury

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Le jury de prestige sera présidé pour cette édition chant, non pas par Gilles Ledure -qui préside les éditions piano, violon et violoncelle- mais par Bernard Foccroulle.

Parmi les membres du jury, on retrouve le baryton basse José Van Dam, la soprano américaine June Anderson, le directeur de La Monnaie Peter de Caluwe, le pianiste accompagnateur de lied Helmut Deutsch, Serge Dorny, intendant du Bayerische Staatsoper de Munich, la mezzo-soprano Bernarda Fink, le conseiller artistique Jonathan Friend, les sopranos Sumi Jo et Sophie Karthauser, Sophie de Lint, directrice du Nationale Opera à Amsterdam, le contre-ténor Bejun Mehta, la soprano colorature Patricia Petibon, les ténors Christoph Prégardien et Reinoud van Mechelen, et aussi Evamaria Wieser, actuelle directrice de casting au Festival de Salzbourg.

Lauréats du Prix Fritz-Gerber 2023

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Le "Fritz-Gerber-Award" du Lucerne Festival est attribué cette année à la violoncelliste italienne Elide Sulsenti (* 1999), au tromboniste suisse Romain Nussbaumer (* 1999) et au percussionniste américain Noah Rosen (* 1995).
Le prix d'encouragement sera décerné aux participants de la Lucerne Festival Academy dans le cadre du festival d'été 2023.

La distinction de la fondation Fritz-Gerber est décernée chaque année depuis 2015 à de jeunes artistes très talentueux. Il comprend une bourse pour participer à l'Académie d'une valeur de 10 000 francs suisses (environ 10 189 euros) et, en outre, un prix en espèces d'un montant équivalent.

La fondation est active depuis 1999 et encourage les talents dans les domaines de l'artisanat, de la culture et du sport. Elle a soutenu ces dernières années quelque 2.650 jeunes en leur offrant plus de 31,7 millions de francs suisses (32,3 millions d'euros) pour leur formation, leur perfectionnement et leur formation continue.

 

Julia Fischer, Prix d'Honneur culturel de la capitale du Land de Munich.

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La violoniste Julia Fischer (39 ans) a été récompensée pour son œuvre culturelle par le Prix d'Honneur culturel de la capitale du Land de Munich. Le Prix culturel d'Honneur est doté de 10.000 euros et est décerné chaque année à une personnalité "de renommée internationale ayant un lien étroit avec Munich", afin de récompenser ses performances culturelles ou scientifiques.
Les lauréats des dernières années ont été Anne-Sophie Mutter, Dieter Hildebrandt, Senta Berger, Jürgen Habermas, Uwe Timm, Werner Herzog, Herlinde Koelbl, Klaus Doldinger, Günter Rohrbach, Antje Kunstmann, Gerhard Polt, Hanna Schygulla et dernièrement Ingvild Goetz.
Julia Fischer veut utiliser l'argent du Prix pour l'orchestre symphonique pour enfants qu'elle a fondé en 2019. L'association, que Fischer dirige avec le pianiste Henri Bonamy et le compositeur Johannes Schachtner, donne aux enfants et aux jeunes la possibilité d'apprendre un instrument et d'entrer activement en contact avec la musique sur une longue période.

Pour rappel :

Julia Fischer est née en 1983 à Munich. Elle a pris ses premières leçons de violon à l'âge de quatre ans. Peu après, elle a également commencé à jouer du piano, sous la direction de sa mère Viera Fischer, elle-même pianiste, et du professeur Ansgar Janke. Deux ans plus tard, elle est entrée au Conservatoire Leopold Mozart d'Augsbourg où elle a suivi les cours de violon de Lydia Dubrowskaya.
Dès l'âge de huit ans, elle a donné son premier concert avec accompagnement d'orchestre. Un an plus tard, elle a poursuivi ses études à la Musikhochschule de Munich où elle a étudié avec Ana Chumachenco. Le coup d'envoi de sa carrière fulgurante a été donné lorsqu'elle a remporté le Concours International Yehudi Menuhin en 1995. Un an plus tard, elle a gagné le 8e Concours Eurovision pour jeunes instrumentistes.
Depuis, Julia Fischer joue avec de nombreux chefs d'orchestre renommés et des orchestres de premier plan dans le monde entier, notamment avec les Orchestres Philharmoniques de Berlin et de Vienne, l'Orchestre Philharmonique de New York, l'Orchestre de Philadelphie, les Orchestres Symphoniques de Boston, Baltimore et Seattle, l'Orchestre Philharmonique de Saint-Pétersbourg, la Sächsische Staatskapelle de Dresde, le Gewandhausorchester de Leipzig et l'Orchestre Philharmonique de Munich.
Outre ces activités, la violoniste est également une musicienne de chambre passionnée. Parmi ses partenaires réguliers de musique de chambre figurent notamment Jean-Yves Thibaudet et Daniel Müller-Schott. Elle a en outre fondé son propre quatuor à cordes.
En 2006, elle est devenue professeur à la Hochschule für Musik und Darstellende Kunst de Francfort-sur-le-Main, et en 2011, elle a été nommée Professeur à la Hochschule für Musik und Theater de Munich.

Le "Fantôme de l'Opéra", clap de fin

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Le Fantôme de l'Opéra fait ses adieux à Broadway après 35 années.
Le spectacle qui est resté le plus longtemps à l'affiche à Broadway, la maison des comédies musicales, touche à sa fin. La première représentation date de 1988.

Plus de 14 000 soirées ont été consacrées à ce qui est déjà un classique, dont la musique est signée Andrew Lloyd Weber et qui a remporté sept Tony Awards, les récompenses les plus prestigieuses du théâtre aux États-Unis.
Plus de 20 millions de spectateurs et plus de 1 300 millions de dollars récoltés au box-office ont dit au revoir, ce dimanche, à un spectacle unique, qui a vu le jour sur la West Eand en 1986, alors mis en scène par Harold Prince et interprété par Michael Crawford et Sara Brightman.

Berlin a un nouveau Philharmonique

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Le "Morgenpost" consacre un article à la Neue Philharmonie. Son fondateur et chef d'orchestre, Andreas Schulz, a grandi dans un orchestre de l'Armée rouge dans l'ancienne Allemagne de l'Est. Il dispose aujourd'hui d'un noyau de 35 musiciens réguliers et de sept collaborateurs. Ce week-end, la Neue Philharmonie a donné un concert familial de type Royal Albert Hall au Konzerthaus.

 

Un nouveau film basé sur "Carmen"

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Le film "Carmen", basé sur le roman et l'opéra du même nom de Prosper de Merimée et Georges Bizet, sortira aux Etats-Unis le vendredi 21 avril. Il s'agit du premier film de Benjamin Millepied et il met en scène les actrices espagnoles Rossy de Palma et Elsa Pataky.

Bien que l'action se déroule au Mexique, dans le milieu des cartels, le film a été tourné et produit en Australie. L'actrice et chanteuse mexicaine Melissa Barrera (Scream VI, In the Heights) joue le rôle principal, avec l'Irlandais Paul Mescal (Aftersun, The Lost Daughter, Normal Life) dans le rôle de Don José (ici Aidan). Rossy de Palma jouera Masilda, tandis qu'Elsa Pataky sera Gabrielle.

"Pour échapper à un cartel meurtrier, la jeune et captivante Carmen (Melissa Barrera) se dirige vers le nord, traversant une zone patrouillée par le gouvernement américain et des fanatiques américains qui chassent les gens pour le sport. Aidan (Paul Mescal), un vétéran local, se mêle à la horde et est entraîné dans cette ignoble mission afin de gagner de l'argent pour sa famille appauvrie. [....] L'objectif de Carmen est de se réfugier dans une boîte de nuit tenue par une amie de la famille, Masilda (Rossy de Palma) et la serveuse Gabrielle (Elsa Pataky). Mais l'amour est un oiseau rebelle, et peut-être que l'amour ne suffit pas quand les lois de la physique et les hommes ne sont pas loin derrière".

 

Johann David Heinichen, 340 ans

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Johann David Heinichen, né à Krauschwitz le  et décédé à Dresde le ), est un compositeur et théoricien saxon de musique baroque.

Il est l'auteur du cercle des quintes utilisé actuellement, la première version connue de cet outil logique ayant été développé par le compositeur et théoricien musical ukrainien Nikolaï Diletsky dans son traité musical "Idea grammatikii musikiyskoy" publié à Moscou en 1679.

 

schéma du cycle des quintesCycle des quintes de Johann David Heinichen

Heinichen est un élève de Johann Kuhnau, Thomaskantor à Leipzig où il fait des études de droit. Après cette formation il se rend en Italie où il remporte de nombreux succès avec ses opéras.

En 1710, il publie son œuvre théorique sur la basse continue, Der General Bass in der Composition, dans laquelle il expose aussi le Cycle des quintes. À Rome en 1712, il donne des cours de musique au Prince Léopold d'Anhalt-Köthen qui le prend comme compositeur. Ce prince nommera en 1717 Johann Sebastian Bach maître de chapelle à sa Cour.

En 1716, il rencontre à Venise le Prince Électeur de Saxe qui l'engage le comme maître de la chapelle du Roi de Saxe Auguste II de Pologne où il a pour collègues les compositeurs Johann Adolf Hasse et Jan Dismas Zelenka, les violonistes Francesco Maria Veracini, Johann Georg Pisendel, et le flûtiste Johann Joachim Quantz. Aux deux derniers, il a donné également des leçons de composition.

Gregor Piatigorsky, 120 ans

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Gregor Piatigorsky était l'un des principaux violoncellistes du 20e siècle. Il est né le 17 avril 1903 à Ekaterinoslaw, dans le sud de la Russie.
Il a d'abord étudié au conservatoire de sa ville natale. À l'âge de huit ans, il obtient une bourse et poursuit ses études à Moscou au Conservatoire et à l'école de la Société Philharmonique de Moscou.
Il donne ses premiers concerts à l'âge de neuf ans et devient premier violoncelliste du Théâtre Bolchoï à l'âge de quatorze ans.
En 1921, il quitte l'Union soviétique de l'époque dans une fuite dramatique, et il poursuit ses études avec Julius Klengel à Leipzig.
De 1924 à 1929, il est premier violoncelliste de l'Orchestre Philharmonique de Berlin. En tant que musicien de chambre, il fit très vite une carrière internationale et joua dans des formations changeantes avec Sergei Rachmaninov, Artur Schnabel, Carl Flesch, Vladimir Horowitz, Nathan Milstein, William Primrose, Arthur Rubinstein et Jascha Heifetz.
En 1926, il a enseigné au Conservatoire Klindworth-Scharwenka de Berlin. Parallèlement à son importante activité de concertiste, il assume de 1941 à 1954 d'autres tâches d'enseignement au Berkshire Festival Music Center de Tanglewood ainsi qu'au Curtis Institute de Philadelphie (1942 à 1951).
À partir de 1957, il a dirigé une master class au College of Music de l'université de Boston, de 1962 à 1976 à l'Université de Californie du Sud à Los Angeles et, de 1967 à 1973, à la Performing Arts Academy du Los Angeles Music Center.
De nombreux compositeurs lui ont dédié des œuvres (Webern, Prokofieff, Milhaud, Hindemith, Bloch, Walton, Martinů, Copland, Castelnuovo-Tedesco, Rózsa), dont la plupart ont été créées par lui-même.
Il est mort il y a 40 ans, le 6 août 1976, à Los Angeles.

 

Construire un récital d'orgue à l'Atheneum de Bucarest

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Le premier événement de la semaine sur la scène de l'Athénée Roumain de Bucarest sera le récital de l'organiste Nicolae Moldoveanu, dans un programme de musique française et allemande.
A propos de son récital d'orgue, Nicolae Moldoveanu nous dit : C'est avec grand plaisir que je vous présente l'orgue de l'Athenaeum en récital.L'Athenaeum, comme nous le savons, a été construit en année 1888 et a une architecture française.
L'orgue, cependant, ne fut construit qu'en 1939, sur la suggestion de George Enescu, qui passa une grande partie de sa vie à Paris pendant ses études, et fut sans doute influencé par la scène organiste parisienne. Ayant une construction architecturale de type français, on se serait attendu à avoir un orgue de type français. A la même époque, la Roumanie, dans les années 1930 et 1940, avait une monarchie venue d'Allemagne, qui jugea bon de construire un orgue de type romantique allemand.
Donc, L'Atheneum se présente comme une architecture française avec un orgue allemand. Cela m'a donné l'idée de programmer un répertoire parallèle à la musique française et allemande. J'ai choisi un programme baroque en première partie de concert. Je commencerai par une suite typiquement baroque, composée par Louis Nicolas Clérambault, ce qui est assez difficile à obtenir sur un orgue romantique allemand -et c'est précisément le défi auquel je dois faire face. Ensuite, j'interpréterai Johann Sebastian Bach, je fais donc un parallèle entre le baroque français et allemand. En entrant dans le détail, nous parlons du baroque catholique et protestant, réformé. Puis je présenterai une pièce romantique typiquement française, la Symphonie no. 5 de Widor, qui sera sans aucun doute écouté avec grand plaisir par le public."