Michel Orier (directeur de la musique et de la création à Radio France) est également en charge du Festival de Radio France Occitanie Montpellier et il vient se présenter la première édition sous sa conduite.
Il évoque déjà une refondation avec un rôle accru des quatre formations de Radio France et un recentrage sur la métropole pour redonner au festival son énergie et sa vitalité.
Ce sera l’occasion de retrouver des espaces moins fréquentés ces dernières années -Opéra Comédie, théâtre de l’Agora (soirées de jazz)- et d’entrer au Musée Fabre pour y créer des salons de musique.
Le souhait de Michel Orier est aussi d’instaurer une Université d’été à Montpellier prenant appui sur une Académie d’orchestre que le Philharmonique de Radio France et son chef Mikko Franck vont prendre sous leur aile.
Après une carrière internationale de 40 ans, la mezzo-soprano a donné à Wurzburg son dernier concert.
Waltraud Meier est née à Wurtzburg le Elle grandit dans une famille qui pratique la musique, fait partie de cinq chorales et entame des études de langues, qu'elle compte enseigner.
La passion pour le chant l'emporte et Waltraud Meier fait ses débuts à 20 ans à l'opéra de sa ville natale, dans le rôle de Lola de Cavalleria Rusticana. Deux ans plus tard, elle intègre la troupe de l'opéra de Mannheim et, selon ses propres termes, chante « tout ce qui ne [lui] résistait pas. »
Elle fait ses débuts internationaux à Buenos Aires en 1980, dans le rôle de Fricka (L'Or du Rhin et la Walkyrie, rôle qu'elle a enregistré dans l'intégrale de L'Anneau du Nibelung dirigée par Bernard Haitink, enregistrée à Munich avec l'Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion bavaroise (1988-1991).
Mais la célébrité viendra réellement trois ans plus tard, lorsqu'elle remporte un triomphe au Festival de Bayreuth dans le rôle de Kundry (Parsifal). Elle contacte la direction du festival, pensant être engagée pour le « Ring » dirigé par Georg Solti à partir de 1983 dans le rôle de Fricka ou de Waltraute mais elle n'est convoquée qu'un an après son premier appel. Lors de son audition, l'assistant pianiste l'incite à chanter un extrait de Parsifal. Elle dit qu'il lui est impossible de chanter le rôle de Kundry puisque Leonie Rysanek le chante pour cette production. Wolfgang Wagner lui dit alors que Kundry permet de tout montrer. C'est ainsi qu'elle débute dans ce rôle en alternance avec Leonie Rysanek, pour ensuite le chanter seule durant dix ans au Festival de Bayreuth.
En 1992, elle débute dans le rôle de Sieglinde, dans Die Walküre au Staatsoper de Vienne. L'année suivante, elle incarne Isolde dans la mise en scène d'Heiner Müller de Tristan et Isolde à Bayreuth, en compagnie de Siegfried Jerusalem dans le rôle de Tristan, sous la direction de Daniel Barenboim.
En 2010, elle aborde au Festival de Salzbourg le rôle de Clytemnestre dans Elektra de Richard Strauss.
Le monde musical la considère comme une wagnérienne de premier rang, et les scènes du monde entier l'invitent (Covent Garden, l'Opéra de Paris, l'Opéra de Nice, la Bayerische Staatsoper, le Staatsoper Unter den Linden, le Staatsoper de Vienne, le Chicago Lyric Opera, le Metropolitan Opera, la Scala, etc.)
Mis à part Kundry, Sieglinde et Isolde, qu'elle continue de chanter, sa voix puissante et ses dons d'actrice exceptionnels rendent ses Ortrud (Lohengrin), Venus (Tannhäuser) remarquables. Mais Waltraud Meier ne se limite pas à Wagner : Santuzza (Cavalleria Rusticana), le rôle-titre de Carmen, Donna Elvira du Don Giovanni, Ariadne auf Naxos, Leonore (Fidelio), Didon dans Les Troyens, Jeanne d'Arc (La Pucelle d'Orléans), Giulietta (les Contes d'Hoffmann), Marie (Wozzeck) ainsi que quelques rôles verdiens, comme Amneris (Aïda) ou Eboli (Don Carlos).
Waltraud Meier est également une grande dame du lied : elle s'y consacre d'ailleurs durant une saison lyrique entière, 2002-03 et enregistre ce répertoire intimiste, de Schubert à Schumann en passant par Hugo Wolf.
L'un des points clés du renouvellement de l'opéra parisien par Alexander Neef est la formation d'un corps solide de chanteurs qui peuvent se joindre à n'importe quelle production.
Les derniers arrivés sont cinq étudiants de l'académie - la soprano Ilanah Lobel-Torres, la mezzo Marine Chagnon, le ténor Maciej Kwasnikowski, la basse Alejandro Baliñas Vieites et le baryton Florent Mbia ; ainsi que la soprano provençale Emy Gazeilles, 22 ans, (photo) et le ténor anglais Nicholas Jones.
L'objectif déclaré de M. Neef est de faire appel à 15 solistes.
Le "Tenebrae Choir", basé à Londres, reçoit le Rheingau Musik Preis 2023.
Le prix est doté de 10.000 euros.
Sous la direction de Nigel Short, le chœur Tenebrae se produit dans des festivals et des salles de spectacle importants du monde entier, notamment les BBC Proms, le Wigmore Hall, l'Elbphilharmonie de Hambourg, le Rheingau Musik Festival et le Sydney Festival.
Il doit sa reconnaissance internationale à ses interprétations de musique chorale allant de la Renaissance aux chefs-d'œuvre contemporaines et ses commandes à des compositeurs tels que Judith Bingham, Joanna Marsh, Owain Park, Josephine Stephenson, Joby Talbot et Roderick Williams.
Il a collaboré avec certains des plus grands orchestres britanniques, dont le London Symphony Orchestra, l'Aurora Orchestra, l'Academy of Ancient Music et le Britten Sinfonia. Son vaste catalogue d'enregistrements comprend un large éventail de musique sous des labels tels que Signum, LSO Live et Warner Classics.
Outre les concerts, le chœur organise un programme d'apprentissage et de liaison qui comprend des partenariats avec le Music Centre London et les London Youth Choirs, des ateliers avec des chœurs amateurs et, dans le cadre de son initiative "Singing Schools", des prestations dans des écoles primaires.
Dans le cadre du programme Associate Artist, le chœur offre aux jeunes chanteurs professionnels la possibilité d'acquérir une expérience importante et de bénéficier d'un soutien au début de leur carrière.
Le Rheingau Musikpreis a été initié par le Rheingau Musik Festival et est doté de 10.000 euros. Le prix a été décerné pour la première fois en 1994.
Parmi les précédents lauréats figurent Volker David Kirchner (1994), Alexander L. Ringer (1995), Gidon Kremer (1996), l'Ensemble Recherche (1997), Toshio Hosokawa (1998), Tabea Zimmermann (1999), Helmuth Rilling et l'Internationale Bachakademie Stuttgart (2000), le Quatuor Artemis (2001), Michael Quast (2002), Peter Greiner (2003), la Société allemande de physiologie musicale et de médecine des musiciens (2004), Niki Reiser (2005), Hugh Wolff (2006), le Windsbacher Knabenchor avec Karl-Friedrich Beringer (2007), Heinz Holliger (2008), Christian Gerhaher (2009), l'Opéra de poche de Lübeck (2010), Bidla Buh (2011), la Lautten Compagney (2012), Fazil Say (2013), Christoph Eschenbach (2014), Andreas Scholl (2015), Walter Renneisen (2016), Enoch zu Guttenberg et la Chorgemeinschaft Neubeuern (2017), Yannick Nézet-Séguin (2018), Paavo Järvi avec la Deutsche Kammerphilharmonie Bremen (2019), Daniel Barenboim et le West-Eastern Divan Orchestra (2020), Nils Landgren (2021) ainsi que Herbert Blomstedt.
Le chef d'orchestre espagnol Roberto Forés Veses fera ses débuts à l'Opéra de Zurich en avril avec Roméo et Juliette de Charles Gounod, dans une nouvelle production de l'Opernhaus Zürich. Il dirigera le Philharmonia Zürich, le chœur de l'Opéra de Zurich et une distribution menée par Benjamin Bernheim dans le rôle de Roméo, et Julie Fuchs dans celui de Juliette, dans une mise en scène de Ted Huffman.
De 2011 à 2021,Roberto Forés était chef principal et directeur artistique de l'Orchestre National d'Auvergne, il se produit régulièrement à travers de grands orchestres mondiaux.
Actuel Directeur général de l’Orchestre Philharmonique Royal de Liège -depuis 2015- Daniel Weissmann vient d’être nommé à la présidence des Festivals de Wallonie, qu’il rejoint dès à présent pour leur 53e édition cette année.
Il quittera ses fonctions à l’OPRL à l’automne prochain.
On a appris le décès, hier, de Lev Markiz, éminent violoniste et chef d'orchestre russe qui avait émigré aux Pays-Bas en 1981.
Ancien violon solo de l'Orchestre de Chambre de Moscou, il a fondé le New Sinfonietta Amsterdam qu'il a dirigé pendant 15 ans, réalisant de nombreux enregistrements.
Il était aussi un professeur très apprécié et recherché.
Son petit-fils, Benjamin Marquise Gilmore, est à la tête de l'Orchestre Symphonique de Londres epuis le mois dernier.
Le chef autrichien Herbert von Karajan est né le à Salzbourg et décédé le à Anif (près de Salzbourg).
Spécialiste du répertoire austro-germanique et d'Europe centrale ainsi que de l'opéra italien, il a laissé près de six cents enregistrements chez Deutsche Grammophon, EMI et Decca.
Son nom de naissance est Heribert, Ritter von Karajan (chevalier de Karajan). Karajan est né dans une famille de Salzbourg dont un ancêtre paternel était originaire de Grèce.
Son arrière-arrière-grand-père, l'Aroumain Geòrgios Johannes Karajànnis, originaire de Kozani, partit pour Vienne en 1767 puis pour Chemnitz en Saxe. Son fils et lui furent anoblis par l'électeur de Saxe, Frédéric-Auguste III, le en reconnaissance de leur contribution au développement de l'industrie textile saxonne. Karajànnis devint Karajan, auquel fut ajoutée la particule von, marque de l'appartenance de la famille à la noblesse autrichienne.
Il est le second fils d'Ernst, chirurgien et directeur du principal hôpital de Salzbourg, et de Martha Cosmac, issue d'une famille de notables de la région de Graz.
Son père, qui est clarinettiste au Mozarteum de Salzbourg, initie tôt ses enfants à la musique. Son frère aîné Wolfgang se révèle peu doué pour le piano mais Herbert profite des leçons laborieuses de Wolfgang. De 1916 à 1926, il étudie au Mozarteum de Salzbourg. Le directeur, Bernhard Paumgartner, le prend sous son aile et devient son mentor, lui conseillant de se concentrer sur la composition et la direction d'orchestre, conversion favorisée par une tendinite chronique qui affecte ses doigts. Il poursuit ses études musicales à l'Académie de musique de Vienne auprès du professeur Franz Schalk.
Herbert von Karajan fait ses débuts officiels de chef d'orchestre en 1929 en dirigeant Salomé de Richard Strauss à Salzbourg et devient, jusqu'en 1934, premier maître de chapelle de l'Opéra d'État d'Ulm. En 1933, il fait ses débuts au Festival de Salzbourg.
La même année, il présente à Salzbourg une première demande d'adhésion au Parti nazi, qui n'aboutit pas à cause des restrictions décidées au sein du parti nazi après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler ; mais il y adhère finalement deux ans plus tard, en , notamment pour obtenir le poste de chef de l'Orchestre Symphonique du théâtre d'Aix-la-Chapelle.
En 1935, il est le plus jeune directeur musical (Generalmusikdirektor) allemand et il est invité à diriger à Stockholm, Bruxelles et Amsterdam. En 1937, il fait ses débuts à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin et de l'Opéra national dans Fidelio.
En 1938, il obtient un grand succès à Berlin en dirigeant Tristan et Isolde ; un critique berlinois titre ainsi son article : « Das Wunder Karajan » (« Le miracle Karajan »).
Il devient alors un pion utilisé contre Wilhelm Furtwängler dans la guerre interne qui oppose Joseph Goebbels à Hermann Göring pour le contrôle du monde musical allemand, Goebbels soutenant l'Orchestre Philharmonique de Berlin et Goering l'Opéra national.
Le , il épouse la chanteuse d'opérette Elmy Holgerloef. Ils divorcent en 1942, Herbert se remariant le de la même année avec la jeune héritière d'une grande dynastie d'industriels allemands, Anna Maria, dite Anita Gutermann.
En 1939, Karajan s'attire l'inimitié d'Hitler lors d'un concert de gala donné en l'honneur des monarques yougoslaves, en raison de l'erreur du baryton Rudolf Bockelmann. Furieux, Hitler ordonne à Winifred Wagner: Moi vivant, Herr von Karajan ne dirigera jamais à Bayreuth. Karajan reste cependant à la tête de l'orchestre de la Staatskapelle de Berlin à l'Opéra national. Son engagement nazi, jamais assumé mais toujours sous-jacent, lui permit de diriger plusieurs concerts dans Paris occupé en 1941 et 1942 à l'Opéra Garnier à la tête de l'Orchestre Philharmonique de Berlin.
Après la guerre, en 1947, il est « dénazifié » par les Alliés et pris sous contrat par Walter Legge, pour devenir l'année suivante chef d'orchestre permanent du Philharmonia Orchestra à Londres. À la réouverture du Festival de Bayreuth en 1951, ainsi que l'année suivante, il est invité à diriger l'orchestre du festival, notamment dans un Tristan et Isolde devenu légendaire.
Wilhelm Furtwängler meurt fin 1954. Karajan est nommé en 1955 chef à vie de l'Orchestre Philharmonique de Berlin à la succession de l'illustre chef allemand.
Sa nomination signe le départ de Sergiu Celibidache, chef associé du Philharmonique de Berlin, à qui Karajan lui vouait une inimitié. Ce dernier ne redirigera le Philharmonique qu'une seule fois, en 1992, après la mort de Karajan et son nom ne fut rétabli parmi la liste des chefs titulaires que tardivement par Simon Rattle lors de sa prise de fonction à la tête du Philharmonique de Berlin en 1999.
Karajan est alors à la tête de l'orchestre qui est considéré, à l'époque, et depuis longtemps déjà, comme le plus prestigieux du monde et peut se considérer comme l'héritier de la plus grande tradition allemande de direction orchestrale (Richard Wagner, Hans von Bülow, Arthur Nikisch et Wilhelm Furtwängler).
En 1955, après un premier concert à New York, il fait avec l'orchestre une grande tournée aux États-Unis, qu'il renouvelle l'année suivante. C'est dans ces années que se met en place le « système Karajan » très élaboré, qui consiste à faire travailler l'orchestre en studio avant d'enregistrer les opéras sur disque, de sorte qu'au moment des représentations sur scène, l'orchestre est parfaitement rodé.
En 1956, Karajan prend la direction artistique du Festival de Salzbourg, qu'il ne quittera pas jusqu'en 1988. En 1957, il succède à Karl Böhm en tant que directeur artistique de l’Opéra d’État de Vienne, poste qu'il quitte en 1964 sur une brouille. En 1967, il crée le Festival de Pâques de Salzbourg, tout en restant à la tête du Festival de Salzbourg. C'est alors qu'il enregistre au disque, jusqu'en 1971, un Ring qui fait date par son parti-pris de transparence sonore et de légèreté orchestrale.
De 1969 à 1971, il est le directeur artistique de l'Orchestre de Paris. En 1977, il retrouve l'Orchestre Philharmonique de Vienne pour la première fois depuis 1964 ; il n'y sera plus jamais directeur, mais chef invité.
À l'orée des années 1980, Herbert von Karajan joue un rôle capital dans le développement de l'enregistrement numérique et du disque compact, dont le premier exemplaire voit le jour le grâce à une collaboration entre Sony et Philips dans une usine à Langenhagen, près de Hanovre. Herbert von Karajan a noué une relation privilégiée avec Norio Ohga, président de Sony, tout en étant affilié à Deutsche Grammophon (Philips) : alors que Sony et Philips débattent du format du nouveau produit, sa proposition d'enregistrer sa version de la 9e Symphonie de Beethoven, enregistrée en 1951 au Festival de Bayreuth, est décisive dans le choix du format avancé par Sony. Le premier CD classique est un enregistrement d'Une symphonie alpestre de Richard Strauss avec l'Orchestre Philharmonique de Berlin.
En 1982, il entre en conflit avec son orchestre en tentant d'imposer Sabine Meyer au poste de clarinette solo, dans une formation alors quasi exclusivement masculine. C'est le début d'une période tendue avec « ses » musiciens de Berlin qui le verra de plus en plus souvent diriger à Vienne. En 1987, il dirige le Concert du Nouvel An au Musikverein de Vienne avec la soprano Kathleen Battle.
Il donne son dernier concert parisien en 1988 au Théâtre des Champs-Élysées, avec La Nuit transfigurée de Schönberg et la 1ère Symphonie de Brahms.
Le , il donne au Musikverein de Vienne son dernier concert, avec la Philharmonie de Vienne et au programme la 7e Symphonie de Bruckner.
Usé par la douleur au dos qui le contraint à porter un corset rigide, il démissionne le de l'Orchestre Philharmonique de Berlin, et réalise le même jour, chez Deutsche Grammophon et avec l'Orchestre philharmonique de Vienne, son dernier enregistrement, celui de la 7e de Bruckner.
Le suivant, il meurt d'une crise cardiaque dans sa maison d'Anif.
Karajan a exploré un très vaste répertoire allant du baroque jusqu’à la musique du xxe siècle. Toutefois, son nom reste surtout attaché aux « piliers » du répertoire germanique. Son répertoire est en fait celui des autres chefs de sa génération, voire plutôt de la génération précédente. S’il montre dans Mozart, surtout dans les années 1950, un naturel assez nouveau, ni Schubert ni Schumann ne font vraiment partie de son univers. Ses interprétations de Haydn, et plus encore de Bach, ne sont pas de sa spécialité.
Les œuvres du xxe siècle qu’il a dirigées étaient soigneusement choisies : le Concerto pour orchestre de Bartók, Le Sacre du printemps de Stravinsky, la Symphonie no 10 de Chostakovitch et quelques autres (Honegger, Nielsen).
Dans les années 1970, il ajoute à son répertoire quelques œuvres de l’« École de Vienne » et de Gustav Mahler (les symphonies nos 4, 5, 6, 9 et Le Chant de la terre). Avec Anton Bruckner également, il entretient la même relation que des chefs nés quinze ans avant lui : si ses 4e, 5e, 7e, 8e et 9e Symphonies font partie du cœur de son répertoire, il ne s’aventure que rarement dans les autres, qui semblent moins bien lui convenir.
En définitive les compositeurs qu’il a le plus pratiqués et dans lesquels il est le plus reconnu sont Beethoven, Brahms, Tchaïkovsky, Sibelius, Puccini, Wagner et Richard Strauss. Il faut toutefois souligner l'importance qu'il a accordée à la musique de Sibelius.
Concernant son style de direction, il appartient à une génération de chefs germaniques de culture et d’école, mais influencés par quelques chefs latins, italiens surtout, particulièrement Toscanini et De Sabata. Par rapport à des chefs d’une génération antérieure, cela se traduit par des tempos plus stables et une plus grande transparence, tout en conservant un son orchestral de culture germanique, large et puissant. Même si le style de Karajan a évidemment évolué au cours de sa carrière, ces caractéristiques se sont maintenues, avec toutefois une prédilection croissante pour le legato et le son.
Son legs discographique est considérable : il a enregistré jusqu'à quatre ou cinq fois certaines œuvres (les poèmes symphoniques de Richard Strauss, la Missa Solemnis de Beethoven, l'intégrale des symphonies de Beethoven, l'intégrale des symphonies de Brahms, Un requiem allemand de Brahms).
Il installa à Monaco sa maison d'édition, Télémondial, qui réalisa les premiers vidéo-disques importants de l'histoire de la vidéo contemporaine.
Pour la quatrième année consécutive, l'Ensemble Variances vous propose un concert inédit Salle Cortot dans le cadre de son partenariat avec l'École Normale de Musique de Paris.
Au cœur de ce programme, la pièce Les rameurs obscurs de la barque de Rê de Thierry Pécou est une plongée imaginaire à travers de multiples facettes de l'Egypte et de la fascinante ville du Caire. Confrontant le temps présent et l'Antiquité, le compositeur s’est inspiré d'un passage du Livre des Morts Égyptiens qui relate le voyage mystérieux et nocturne du dieu solaire Rê opérant sur sa barque le passage entre vie et mort, vers un nouveau cycle de vie. En résonance à ce long voyage musical et poétique, interrogations existentielles et réminiscences de civilisations antiques émergent du 2ème Quatuor de Philip Glass inspiré de la nouvelle « compagnie » de Samuel Beckett.
Ce concert vous fera également découvrir 3 œuvres des élèves en composition de l'École Normale de Musique de Paris qui seront créées pour l'occasion : Thomas Gurin: Cross Dissolve ; Pacôme Lélio: Five Beams ; Jose Salinas: Prélude et fugue.
Rendez-vous à la Salle Cortot, ce vendredi 7 avril (20h30)
Ce concert vous fera également découvrir 3 œuvres des élèves en composition de l'École Normale de Musique de Paris qui seront créées pour l'occasion : Thomas Gurin: Cross Dissolve; Pacôme Lélio: Five Beams ; Jose Salinas: Prélude et fugue.
La maison d'édition musicale Peters, dont l'origine remonte à Leipzig en 1800, a été vendue à Wise Music Group.
Peters est à l'origine d'œuvres de Beethoven, Weber et Mendelssohn. Basée à Leipzig, elle est devenue une autorité pour l'oeuvre de Jean-Sébastien Bach puis, en 1900, de Mahler et Richard Strauss.
C'est Wise Music Group qui, par communiqué de presse, a annoncé "l'acquisition d'une participation majoritaire dans Edition Peters Group, l'une des maisons d'édition musicale les plus anciennes et les plus réputées au monde. Wise Music Group a fait son acquisition auprès de la Fondation Hinrichsen et possèdera Edition Peters Group en partenariat avec Christian Hinrichsen, dont l'association familiale avec la société a commencé en 1863.
Aujourd'hui, le groupe Edition Peters a des bureaux à Londres et à New York, ainsi qu'à Leipzig, la ville où il a été fondé en 1800. Il reste l'une des maisons d'édition musicale les plus respectées au monde.
Son catalogue riche et varié de compositeurs contemporains comprend Mark Andre, Sally Beamish, Daníel Bjarnason, Gloria Coates, James Dillon, Jonathan Dove, Sebastian Fagerlund, Brian Ferneyhough, Bernd Franke, Ash Fure, Bernhard Gander, Emily Howard, Clara Iannotta, George Lewis, Elena Mendoza, Shawn Okpebholo, Roxanna Panufnik, Roger Reynolds, Rebecca Saunders, Tyshawn Sorey, Erkki-Sven Tüür et Errollyn Wallen.
Edition Peters Group conservera son identité propre au sein de Wise Music Group, aux côtés de Chester Music, G. Schirmer, Associated Music Publishers, Novello & Co, Éditions Alphonse Leduc, Première Music, Le Chant du Monde, Edition Wilhelm Hansen, Unión Musical Ediciones et Bosworth Music GmbH.