Le Journal

Concours de musique de chambre Plowman 2023, le palmarès

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Le Concours de musique de chambre Plowman 2023 a eu lieu ce week-end à Columbia, Missouri.
L’événement biennal est organisé en l’honneur de Janice Plowman, membre de la communauté de Columbia, qui a consacré sa vie à l’éducation et aux arts.
Il comporte deux catégories de musique de chambre : "Piano & Strings et Brass" et "Woodwinds & Percussion". 

Le grand prix de 5 000 $ US a été attribué au Trio Menil qui a  reçu aussi le prix Odyssey Chamber Music Series, d’une valeur de 2000 $, et l’occasion de se produire dans la série de musique de chambre Odyssey 2024, à Columbia, Missouri.

Composé du pianiste Jonathan Mak, étudiant à la Shepherd School of Music de l’Université Rice, du violoniste Jeongwon Claire An et du violoncelliste David Dietz, le trio a travaillé avec James Dunham, Paul Kantor, Jon Kimura Parker, Virginia Weckstrom et Kathleen Winkler.

Le Trio Menil fait partie du programme "Young Artist de DACAMERA", où ils tiennent des ateliers d’intégration musicale dans des écoles publiques et privées de Houston et présentent des concerts en collaboration avec des expositions d’art.
Le trio porte le nom de la Menil Collection -un musée et un quartier d’art au cœur de Houston dont il partage la mission d’attirer, d’éduquer et d’inspirer divers publics à travers l’art.

La première place dans la catégorie "piano/cordes" (2000 $ US- a été décernée au Quatuor à cordes Zelter.
La première place dans la catégorie "Vents/Cuivres" (2000 $ US) est allée à l’ensemble de saxophones Kodachrome Quartet.

Le Prix du public (500 $) va au Quatuor Kodachrome.

Le jury 2023 était composé de la pianiste Lucille Chung, du violoncelliste Amit Peled et du corniste Jeff Scott.

Jorge de León, Saioa Hernández et "El ángel de fuego" du Teatro Real, lauréats de la première édition des Prix Talía

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L'Académie des arts scéniques a présenté la première édition de ses prix Talía, dans lesquels elle a consacré un espace à plusieurs nominations lyriques.
Les lauréats sont :

- El ángel de fuego de Prokófiev (Calixto Bieito/Gustavo Gimeno) au Teatro Real, meilleur spectacle lyrique ;
- la soprano Saioa Hernández, meilleure interprète lyrique féminine pour son Abigaille dans Nabucco au Teatro Real ;
- le ténor Jorge de León, meilleur interprète lyrique masculin pour son Radamès dans Aida au Teatro Real.

Ont également été nominés à cette occasion le ténor Ismael Jordi, le ténor Xabier Anduaga, la soprano Yolanda Auyanet, la mezzo-soprano Nancy Fabiola Herrera et les spectacles Pelléas et Mélisande au Gran Teatro del Liceu et Juana de Arco / La doncella bienaventurada au Teatro Real.

Sergej Rachmaninow, 80 ans

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Sergei Rachmaninov est né le 1er avril 1873 à Oneg (Russie)  et décédé le 28 mars 1943 à Beverly Hills (USA)

Rachmaninov, le dernier romantique, a conquis le cœur des foules avec son Deuxième Concerto pour piano (1901). Pianiste remarquable, il reçoit une solide formation musicale au Conservatoire de Moscou auprès de Siloti (piano) et de Taneïev (composition). Passionné par le romantisme, encouragé par Tchaïkovski, les premières compositions de Rachmaninov sont principalement tournées vers la littérature pianistique, tel Chopin ou Schumann qu’il joue à la perfection.

Si ses débuts musicaux sont flamboyants, l’échec de la création de sa Première Symphonie en 1897 le plonge dans une grave dépression. Il lui faudra attendre le début du vingtième siècle pour que sa musique soit reconnue et saluée par les plus grands. Ses tournées en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis, où il joue -entres autres- sous la direction de Gustav Mahler, sont triomphales. En 1917, Rachmaninov quitte la Russie pour vivre alternativement entre la Suisse et les Etats-Unis.

Tempérament mélancolique, Rachmaninov laisse une œuvre poétique, brillamment écrite pour piano. Son lyrisme donne des œuvres au souffle épique tel le somptueux poème symphonique L’Ile des morts (1909) à l’incroyable expression morbide. A l’abri de l’agitation de son siècle, ce contemporain de Schoenberg ou Ravel ne semble pas avoir été touché par la modernité. L’œuvre de Rachmaninov plonge dans les racines de la Russie pour laisser des pages bouleversantes au romantisme flamboyant. Ses œuvres chorales, Liturgie de Saint Jean-Chrysostome ou les Vêpres, sont les plus beaux exemples de la profondeur de la culture slave de cet ultime romantique.

Rudolf Serkin, 120 ans

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Rudolf Serkin est l'une des grandes personnalités pianistiques du 20e siècle.
Il est né le 28 mars 1903 à Eger (Bohème).
Dès l'âge de cinq ans, il était considéré comme un enfant prodige. Il a pu développer pleinement son talent sous la direction de son professeur le plus marquant, Arnold Schönberg, et il a fait ses débuts à Vienne en 1915 avec l'Orchestre Philharmonique de Vienne dans le Concerto pour piano en sol mineur de Mendelssohn.
À 17 ans, il fait la connaissance du violoniste Adolf Busch, une rencontre qui aura une influence décisive sur son développement ultérieur. Avec le frère de ce dernier, Hermann Busch, Serkin jouait régulièrement de la musique de chambre.
En 1933, les Busch et les Serkin émigrent en Suisse en raison de la montée du national-socialisme et, la même année, Serkin fait ses débuts aux États-Unis. Il y est engagé par Arturo Toscanini en 1934 et 1936.
En 1939, Serkin s'installe finalement aux États-Unis et prend la nationalité américaine.
En 1950, il est invité par Pablo Casals à l'ouverture du premier Festival de Prades.
Il fonde le Festival Marlboro et son école de musique avec Adolf Busch, son beau-père depuis 1935.
A partir de 1939, il enseigne au Curtis Institute de Philadelphie et en prend la direction de 1968 à 1977.
Sous la direction de Claudio Abbado, Serkin enregistre à Londres au début des années quatre-vingt un cycle de concertos pour piano de Mozart, qui restera inachevé.
Serkin n'a jamais été intéressé par la virtuosité. C'est la raison pour laquelle il n'a pratiquement pas joué d'œuvres de Franz Liszt. Bohuslav Martinu lui a dédié sa Sonate pour piano, que Serkin a créée en 1957.
Serkin est considéré comme un "poète" parmi les pianistes.
Il est décédé le 9 décembre 1991 à Guilford, dans le Vermont, aux États-Unis.

Concert de musique baroque à l'IMEP.

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Le vendredi 31 mars à 20:00, concert des étudiants de la classe de musique baroque de l’IMEP dans la salle de concert de l’Institut. L’occasion de mettre en avant le répertoire baroque avec des ouvertures et un concerto de Georg Philipp Telemann et Jean-Sébastien Bach.

PROGRAMME
Ph. Telemann:Ouverture pour cordes et basse continue en fa majeur TWV55:F14 (Ouverture, Passetens, Sarabande, Rigadon 1 & 2, Polonoise, Chasse)
G. Ph. Telemann:Ouverture pour flûte à bec, cordes et basse continue en la mineur TWV55:a2 (Ouverture, Les Plaisirs, Air à l’Italien, Réjouissance)
J. S. Bach: Ouverture pour cordes et basse continue en sol majeur (Ouverture, Gavotte en Rondeau, Sarabande, Bourrée, Air, Menuet, Gigue)
G. Ph. Telemann: Concerto pour 2 cors, cordes et basse continue en ré majeur TWV52:D1 (Largo, Vivace, Affettuoso, Allegro)

Violon baroque : Clément Bonnet et Maria-Laura Schoutteten
Alto baroque : Cécile Broché
Violoncelle baroque : Margot Demeyere et Victor Dôme
Flûte à bec : Gautier Bouchat (solo dans TWV55:a2), Aurore Colin et Aylin Önaşçi
Cor naturel : Damien Billot et Léa Diadori
Clavecin : Ewald Demeyere (Direction artistique), Marie-Evodie Mahieu et Itsumi Takahashi

 Réservations obligatoires: billetterie@imep.be ou 081/73.64.37 (du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h à 15h00).
Tarifs: 15€ – 10€ (60+) – Gratuit (-26 ans)

 

Nuovo Regio, les 50 ans de l'Opéra

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Construit par la famille de Savoie en 1740, il a été détruit par un incendie et reconstruit il y a un demi-siècle.
Inauguré par Maria Callas, il reflète l'identité de la ville, entre qualité et sobriété.

Gergiev in China

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Le monde de la musique n'est pas étranger à la politique, mais il a toujours été fortement influencé par elle. Après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, la proximité de Valery Gergiev avec Vladimir Poutine lui a fait perdre d'importantes opportunités artistiques en Europe, notamment  l'Orchestre Philharmonique de Munich.
Aujourd'hui, c'est la Chine qui, à la suite d'une rencontre entre les dirigeants des deux pays, soutient l'une des plus importantes institutions culturelles russes, l'orchestre Mariinsky, en organisant des concerts au National Centre for Performing Arts (NCPA) de Pékin avec Valery Gergiev.

Fazıl Say à l'honneur au Concertgebouw d'Amsterdam

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Dans la programmation de la saison prochaine, le pianiste et compositeur turc Fazıl Say et l'orchestre à cordes Amsterdam Sinfonietta sont à l'honneur.

Fazıl Say, né à Ankara, navigue entre le monde turc et l'Occident : J'essaie de jeter un pont entre les différentes cultures ; c'est le son que je recherche à Amsterdam. Il y a beaucoup d'éléments turcs dans ma musique : la façon dont j'utilise le rythme et la mélodie, l'inspiration que je tire des gens et des villes. La chanteuse turque Serenad Bağcan, le violoncelliste Jamal Aliyev et le Goldmund Quartet figurent parmi les interprètes que Fazıl Say a recrutés pour sa série. Les pianistes néerlandais Lucas et Arthur Jussen joueront un concerto pour piano qu'il a spécialement composé pour eux.
La série "Spotlight" organisée par Fazıl Say comprend sept concerts.

Nouveauté à Oscarborg

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L'Opéra d'Oscarsborg est situé sur deux petites îles au milieu du fjord d'Oslo, à deux heures de bateau d'Oslo.
Anne Felberg en est la directrice artistique depuis 25 ans.
Les oeuvres sont mises en scène dans la cour en plein air de la forteresse d'Oscarsborg, qui bénéficie d'une acoustique naturelle et d'une atmosphère inimitable.

La nouvelle directrice artistique est la Suédoise Mira Bartov.
Mira Bartov est née à Stockholm en 1975. Elle a reçu une éducation musicale au Conservatoire nordique de musique où elle a étudié le chant, la comédie et le piano.
Entre 1992 et 1996, elle a suivi une formation d'actrice au Drama Centre de Londres.
En 2000, après avoir travaillé un an comme régisseur à l'Opéra de Tel Aviv, elle retourne en Suède où elle étudie la littérature, la philosophie et l'histoire des idées à l'Université de Stockholm.
En 2002, elle commence sa formation de metteur en scène d'opéra à l'Académie d'opéra de Stockholm dont elle sort diplômée en 2005. Elle a fait ses débuts en tant que metteur en scène d'opéra en 2006 avec Rigoletto au Folkopera de Stockholm dont elle devient la directrice artistique générale en 2008. La même année, elle débute aussi une carrière de professeur de théâtre musical à l'Académie d'opéra de Göteborg.

Mira Baetov  a écrit quelques livrets d'opéra tels que Confession of a fool, un opéra de chambre basé sur la vie d'August Strindberg, et elle a également traduit plusieurs livrets d'opéra. Elle a mis en scène Shit också, un opéra de chambre basé sur la vie d'August Strindberg, écrit par des jeunes et présenté au Folkopera en 2007, Gianni Schicchi, une coproduction avec le Parktheatre de Stockholm en 2008 et Les pêcheurs de perles au Folkopera en 2009, Jules César en 2005, La flûte enchantée en 2008 au Norrlandsoperan en Suède, Le phare de Peter Maxwell-Davies avec l'opéra de chambre de Piteå en 2007, Faust de Gounod au Folkopera en 2010.
En 2011, elle a fait ses débuts internationaux en tant que metteur en scène d'opéra avec Alice in wonderland composé par Unsuk Chin au Grand théâtre de Genève (GTG) et elle y retourne pour Die Entführung aus dem Serail.
Elle a reçu de nombreux éloges pour sa mise en scène d'une version actualisée du trésor national Chess en suédois et de son Don Giovanni pour l'Opéra de Malmö, une production reprise au Festival d'opéra de Copenhague en 2016.
Parmi les autres faits marquants de sa carrière, on peut citer sa mise en scène de Prosperos garden de Ming Tsao à l'opéra de Göteborg et de Madame Butterfly à l'opéra d'Oscarborg.
En 2015, Mira Bartov a été nommée pendant plusieurs années doyenne de l'Académie de l'opéra à l'Académie nationale des arts d'Oslo. Aujourd'hui, elle est professeur à Göteborg. De plus, elle traduit fréquemment des opéras et d'autres œuvres musicales pour diverses maisons d'opéra en Suède. Plus récemment, elle a écrit et mis en scène un opéra sur une artiste suédoise appelée Hilma af Klint, dont la première mondiale a ey lieu au Guggenheim en avril 2019.

 

La fin prématurée d'Al Capone

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Faute de public, la comédie musicale Al Capone de Roberto Alagna à Paris ne sera pas prolongée des 25 dates supplémentaires prévues entre le 13 avril et le 12 mai, après les 48 déjà programmées sur la scène des Folies Bergère à Paris.

Pour le producteur du spectacle, Jean-Marc Dumontet, la décision n'a pas été facile compte tenu de l'importance de l'équipe qui a été requise pour monter cette production. Mais le public n'a pas répondu à l'appel : 50 000 billets ont été vendus, soit 30 à 40 % de moins que prévu.