Le Journal

Le gouvernement autrichien sauve l'orchestre de la radio

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Les plans du radiodiffuseur national ORF visant à supprimer l'Orchestre Symphonique de la radio de Vienne ont été rejetés par le gouvernement fédéral, après un tollé musical dans toute l'Europe.

L'ORF a été prié de procéder à d'autres coupes budgétaires, pour un montant de 300 millions d'euros sur les trois prochaines années.

La secrétaire autrichienne à la culture, Andrea Mayer, a déclaré qu'il n'est pas question de procéder à des économies sur cet orchestre d'envergure internationale.

Maria Malibran, 215 ans

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Rue de Condé,  la plaque commémorative.

Elle est la fille de Manuel Garcia, ténor célèbre à l'époque, né en 1775 à Séville, et de Joaquína Sitchez, chanteuse soprano, née en 1780 à Barcelone. Elle est la sœur aînée de Pauline Garcia, dite Viardot, plus jeune qu'elle de 13 ans.

Les trois premières années de Maria se déroulent paisiblement dans un foyer « uni et aisé ». Son père rayonne autant sur scène, au Théâtre des Italiens, que dans les salons mondains, tandis que Maria fait ses premiers pas au jardin du Luxembourg et qu’un peu plus tard, sa mère lui apprend à lire, écrire, et compter.

En 1811, la famille Garcia déménage à Naples où le père de Maria a été appelé par le Roi Joachim Murat qui vient de le nommer Maître de sa Chapelle privée après l’avoir écouté au San Carlo. Avant le départ, Manuel remporte un dernier succès dans la capitale française à l’occasion des festivités données en l’honneur de la naissance de l’Aiglon, fils de Napoléon et de Marie-Louise d’Autriche.
La famille Garcia passe quatre années à Naples, "totalement rythmées par la musique". Manuel Garcia et sa femme Maria se produisent régulièrement au San Carlo, tandis que leurs deux premiers enfants, Manuel Garcia fils et Maria, apprennent le solfège et la musique avec le pianiste Hérold et le compositeur Panseron. Maria impressionne beaucoup Hérold qui écrit dans ses Mémoires que depuis Mozart, on n'a jamais vu de vocation si énergiquement prononcée pour la musique.

En 1813, Maria, alors âgée de cinq ans, fait ses premiers pas sur scène en jouant un rôle secondaire dans L’Agnese (Agnès) de Ferdinando Paër, qui consiste à apporter une lettre à son père lorsqu’il chante avec la soprano ; son neveu Louis Héritte-Viardot raconte qu'un soir, la soprano a une défaillance et que Maria prend sa suite en chantant l'air au pied levé, à la stupéfaction et à la grande joie du public. À Naples, Manuel Garcia fait également la connaissance de personnages importants, dont le ténor âgé Giovanni Ansani avec lequel il perfectionne son chant, et Rossini, alors à ses débuts, avec qui Maria et lui resteront amis à vie.

En 1815, c’est la chute de l’Empire français, suivie de celle des Murat. Les Bourbons reprennent possession du trône de Naples. Les Murat détrônés, l’engagement de Garcia ne tient plus. Il s’en va donc à Rome avec sa famille et Rossini. L’hiver de cette même année, à la demande du Duc de Sforza-Cesarini, Rossini compose Le Barbier de Séville et le rôle du Comte Almaviva est attribué à Manuel Garcia.

En 1816, la famille Garcia revient à Paris où Manuel ouvre une école de chant au Palais-Royal, rue de Louvois. Sa notoriété et sa technique lui attirent des élèves qui feront de carrière, tels le haute-contre Adolphe Nourrit. Il assure aussi la formation vocale de Maria, mais la voix de sa fille est rebelle. Le père et la fille ont tous les deux un caractère fort, aussi les leçons tournent-elles la plupart du temps au conflit. Son père lui impose un enseignement terrifiant, tant par son rythme que par son exigence : Maria ne doit manger que ce qui est bon pour sa voix, il lui interdit de se promener, de faire la grasse matinée, d'aller rire et s'amuser avec d'autres filles de son âge -elle se doit déjà corps et âme au chant.

En 1824, les Garcia partent pour Londres où le père de Maria a été engagé pour chanter les opéras de Rossini au King's Theatre.
Le grand lancement de Maria a lieu en 1825. Le  de cette année-là, Giambattista Velluti, le dernier des grands castrats, se produit au King's Theatre. Parmi les œuvres interprétées figure le duo de Roméo et Juliette, de Zingarelli ; mais aucune soprano ne veut se mesurer à la voix et la ligne vocale sans failles du chanteur. Le directeur du théâtre, John Ebers, cherche alors une voix capable de relever le défi et demande l’aide de Garcia qui propose sa fille de dix-sept ans. Le directeur accepte. Le soir de la représentation arrive, et Velluti lance son fameux « canto fiorito » -art d‘enjoliver la partition en ajoutant plus de nuances, de modulations, de vocalises et d’effets de rythme- que Velluti possédait à un très haut degré et qui a fait sa célébrité. Lorsque vient le tour de Maria, celle-ci ajoute encore plus de fioritures que le chanteur. Le public lui fait une telle ovation qu’en sortant de scène, Velluti, jaloux, lui pince le bras avec véhémence, en la traitant de briccona (coquine).

Voyant le grand succès de Maria, John Ebers l’engage pour chanter Rosine du Barbier de Séville. Ce rôle, dans lequel elle débute à partir du  de cette même année et qu’elle chante pendant six semaines, lui permet de connaître un succès qui s’amplifie au fur et à mesure des représentations. Il croît aussi lorsque Maria chante, avec la troupe de son père, Il Crociato en Egitto (Le Croisé en Égypte) de Meyerbeer dans le rôle de Felicia à Londres, Manchester, et Liverpool.

À Liverpool, le , la famille Garcia et sa troupe embarquent dans un brick de la Black Ball Company en partance pour New York, désirant faire découvrir l‘opéra aux Américains. Ils y arrivent le  après trente-sept jours de navigation dans des conditions difficiles, et s'installent dans un hôtel qui leur a été réservé par Stephen Price, le directeur du Park Theatre de Manhattan qui, avec le librettiste de Mozart, Lorenzo Da Ponte et le milliardaire Dominick Lynch, grand amateur d’opéra et importateur de vins français, est à l’origine de ce voyage. Le , la troupe représente Le Barbier de Séville. C’est un triomphe et une recette de trois mille dollars, une somme élevée pour l’époque. Les mois suivants la troupe joue successivement à New York TancrèdeOthelloCendrillon et Le Turc en Italie de Rossini, Roméo et Juliette de Zingarelli, deux opéras de Garcia, L’Amante Têtue et La Fille de l’air et, pour finir, Don Giovanni de Mozart, le .
Tous furent accueillis avec enthousiasme.

La beauté de Maria séduit à New York. Le premier homme à la courtiser est le poète Fitz-Greene Halleck. Mais le père de Maria ne l’apprécie pas et, voyant que Maria n’est pas insensible au charme du poète, le somme d’arrêter ses avances. Puis vient Eugène Malibran. Il fait sa cour avec respect et n’oublie jamais, à chacune de ses visites,  d’apporter "des fleurs, des chocolats, et autres friandises". Au bout de quatre mois, Maria est conquise et veut se marier avec lui, surtout, selon son fils, pour échapper à la férule paternelle. Au début ses parents refusent -Eugène Malibran a une cinquantaine d’années et María pas encore 18 ans- puis, après quelques disputes, son père finit par accepter. Le mariage est prononcé par le Consul de France à New-York, le 23 mars 1826. Avec son époux, Maria s’initie au sport. Il lui apprend à nager et à monter à cheval. L’équitation va d’ailleurs devenir sa seconde passion après le chant.

Mais la scène lui manque. De plus, les affaires de son mari, qui a manifestement menti sur la réalité de ses finances, vont très mal, il est au bord de la faillite, la dot de Maria ne suffit pas à renflouer sa trésorerie. Maria tente de remonter ses finances en créant une troupe qui se produit sur la scène du Bowery Theater. Cette fois, elle abandonne le répertoire italien et choisit de jouer les comédies légères françaises et anglaises, plus faciles à monter. Le succès est immense. Maria l’entretient en chantant dans les églises le dimanche. Elle est bientôt engagée à Philadelphie. Son mari à nouveau en faillite, Maria le quitte et s'embarque pour la France au début de novembre. Elle débarque au Havre le  1827.


Maria Malibran (vers 1831), par Henri Decaisnemusée Carnavalet.

Elle fait son retour sur la scène parisienne durant l’hiver 1828, lors d’un concert de charité à la salle du conservatoire de la rue Bleue. C'est un succès. Elle s’installe au numéro 23 de la rue Neuve-Saint-Eustache, chez ses deux belles-sœurs avec lesquelles elle devient amie. Mais celles-ci la surveillent pour le compte de leur frère, le mari de Maria. Le découvrant, elle écrira à son mari : Si j’avais des dispositions à être mauvaise ou à me laisser entraîner par la séduction, tu serais là, le Père éternel y serait aussi que cela ne ferait rien ! […] Je ne veux que ce qui est bien. Quand bien même les anges du ciel viendraient me tenter, je résisterais comme saint Antoine.

Avec l’aide du comédien Nicolas Bouilly, relation de son père grâce auquel elle a pu chanter au conservatoire de la rue Bleue, elle donne des concerts de charité qui la font connaître et où elle connaît continuellement le succès. Par la suite, elle se produit au salon de son amie Mercedes, désormais Comtesse Merlin puisque mariée au Général Comte Christophe Merlin. Le salon, situé rue de Bondy, est alors l'un des plus renommés de Paris. Il est fréquenté par des artistes tels que George Sand, Balzac, Mérimée, ou Rossini. Elle est ensuite invitée à chanter chez la Duchesse de Berry, aux Tuileries.

Le  (le 12 selon les mémoires de son fils), elle chante à l’Opéra pour le bénéfice du chanteur Galli. Elle y interprète un acte de Sémiramis de Rossini, en duo avec la contralto Benedetta Pisaroni, puis un acte de Roméo et Juliette avec Hariett Smithson, et finit avec la soprano allemande Henriette Sontag. Le public l’ovationne et l’Opéra lui propose un autre engagement, qu’elle refuse parce qu’elle n’aime pas le grand opéra français. Le Théâtre Italien lui fait une autre proposition qu'elle accepte, avec un cachet de soixante-quinze mille francs pour sa nouvelle saison. Son frère Manuel rejoint lui aussi la troupe du Théâtre Italien, ce qui leur permet de chanter ensemble. Elle commence la saison dans le rôle-titre de Sémiramis. C’est un grand succès populaire. Elle rencontre le même succès dans OthelloLa Cenerentola et Roméo et Juliette. Elle prend ensuite trois mois de vacances chez son amie la Comtesse de Sparre, au château de Brizay, en Touraine. La Comtesse lui conseille de ne plus loger chez ses belles-sœurs : en effet, après l’avoir bien accueillie, elles lui lancent souvent des piques. Dès son retour à Paris, elle va loger rue d’Artois, chez Madame Naldi qui, bientôt, gère ses contrats. Maria revient au Théâtre des Italiens.

En 1829, elle fait une tournée à Londres puis en Belgique (Bruxelles et Chimay). C'est au Château de Chimay qu'elle rencontre Charles-Auguste de Bériot, premier violoniste du Roi des Pays-Bas. Immédiatement, elle éprouve pour lui un amour qui est réciproque et ils deviennent amants.

Portrait de Maria Malibran, par Ary Scheffer, 1831

Le , le père de Maria meurt. Elle invite sa mère et sa jeune sœur à résider dans la villa que Charles-Auguste de Bériot a fait construire à Ixelles. Toute l'année, elle est en tournée à Rome, à Naples et à Bologne.

Le , à Paris, elle donne naissance à Charles-Wilfrid de Bériot. En juin, elle est en tournée à Londres où elle se lie d’amitié avec Vincenzo Bellini. Le , elle chante dans Le Mariage de Figaro à Covent Garden.

En 1834, la Malibran fait un tour de chant dans les grandes villes d'Italie -Bologne, Milan, Modène, Senigallia, Lucca et Florence- où elle chante souvent avec sa demi-sœur, Josefa Ruiz García.

Le , l'annulation par le tribunal de la Seine de son mariage avec Eugène Malibran, obtenu sur la base d'une erreur juridique, est finalement prononcée.
En cette année 1835, elle fait une autre tournée italienne, à Venise et Naples, avec l'aide de la basse Lablache. À Venise -où elle se fait fabriquer sa propre gondole- elle chante à la Fenice et y apprend la faillite d'un théâtre édifié par la famille Grimant. Elle propose alors un concert de bienfaisance pour aider au redressement de celui-ci. La recette de ce concert se révélant insuffisante, Maria y ajoute son cachet de la Fenice. Depuis ce jour, ce théâtre fameux, puisque le plus grand et le plus somptueux avant l'existence de la Fenice, portera le nom de Teatro Malibran. Elle poursuit sa tournée par Londres avant de revenir à Milan, malgré une épidémie de choléra.

En 1836, elle fait un séjour parisien durant lequel elle épouse, le , le violoniste belge Charles-Auguste de Bériot avec, pour témoins, Legouvé, le pianiste Sigismund Thalberg et Rossini. Bériot était son amant depuis six ans et le père de son fils qui deviendra pianiste virtuose et professeur de Maurice Ravel. Entre-temps, le couple s'est fixé à Bruxelles où il réside à Ixelles et Saint-Josse, dans deux vastes hôtels de maître en forme de villa entourée de jardins, puis fait une tournée en Angleterre pendant l'été de 1836. À nouveau enceinte de quelques mois, elle monte à cheval chaque matin, fait une chute, mais refuse de se soigner et tente encore d'honorer son public sur scène. Elle donne encore des concerts à Liège, Aix la Chapelle, Paris puis participe au festival de Manchester. En septembre, après quelques jours de coma, elle meurt à Manchester des suites de cet accident qui avait provoqué la formation d'un caillot de sang au cerveau.

Bériot fait rapatrier son corps à Bruxelles grâce à l'intervention de la mère de Maria Malibran, et construire un imposant mausolée dans le cimetière de Laeken, nécropole sise autour de l'église Notre-Dame de Laeken qui abrite les tombeaux de la dynastie de Belgique. Une foule immense et trois formations musicales l’accompagnent : la Société d’Harmonie d’Ixelles (dont Bériot est le président), la Société de Philharmonie de Bruxelles et la Musique du 1er Régiment des Guides belges.

Maria Malibran laisse un souvenir ébloui à tous ses admirateurs.
Alfred de Musset lui a dédié des stances bouleversées.
Sur sa tombe, on peut lire ce quatrain de Lamartine :
Beauté, génie, amour furent son nom de femme,
Écrit dans son regard, dans son cœur, dans sa voix.
Sous trois formes au ciel appartenait cette âme.
Pleurez, terre ! Et vous, cieux, accueillez-la trois fois !

En 1913, la veuve du lieutenant-général Henri Wauwermans, cousine de Charles-Auguste de Bériot, lègue une partie des documents et objets personnels ayant appartenu à la diva au Conservatoire Royal de Bruxelles où ils sont conservés aujourd'hui au sein du Fonds Maria Malibran.

Une rue d'Ixelles porte son nom: la rue Malibran, aujourd'hui rue Maria-Malibran, qui monte de la place Eugène Flagey à la place Raymond Blyckaerts.

Sa voix

La voix de la Malibran est parfois décrite "sombre, chaude, et ronde". Castil-Blaze ajoute qu'elle est "vibrante, pleine d'éclat et de vigueur". S'il revendique qu'elle ne perd "jamais ce timbre flatteur, ce velouté qui lui donnaient tant de séduction dans les morceaux tendres ou passionnés", d'autres ont évoqué des sons "durs" et "effondrés”, "quelques notes creuses" dans le médium, un "aigu instable" dans ses notes les plus hautes, et "un peu voilé".
Sa maîtrise de la colorature est réputée "époustouflante". Elle était d'un si haut niveau qu'elle a exécuté un trille sur "la note extrême" du registre de soprano. Castil-Blaze témoigne : Vivacité, justesse, audace dans l'attaque, gammes chromatiques ascendantes, de quinzième, arpèges, traits éblouissants de force, de grâce ou de coquetterie, tout ce que l'art peut faire acquérir, elle le possédait.

Sa perfection technique, la cantatrice l'obtint grâce à la formation que lui prodigua son père. Parlant de sa voix au début de cette formation, sa sœur Pauline Viardot la décrit faible, d'un registre étroit, dont les tons aigus étaient durs et le médium voilé.
Elle ajoute : la lutte constante qu'elle avait à soutenir contre son organe imparfait et rebelle était tellement pénible que, parfois, le découragement l'envahissait. Et c'est ainsi qu'elle acquit le don assez rare de savoir pleurer en chantant.

Elle maintenait sa voix dans les meilleures conditions possibles grâce à une volonté de fer et un travail vocal sans relâche. Ernest Legouvé, son premier biographe, raconte à ce sujet : Je l'ai entendue, à Rome, un jour où elle devait jouer le Barbier [de Séville], travailler pendant plusieurs heures les traits de sa cavatine, et de temps en temps, elle s'interrompait pour interpeller sa voix en lui disant : Je te forcerai bien à m'obéir ! La lutte était donc chez elle un besoin, une habitude qui [...] prêtait un caractère puissant et original à son talent.

La tessiture de Maria Malibran s'étendait du sol au contre-mi, et son étendue extrême partait du ré (ce qui lui a permis d'interpréter le rôle-titre d'Otello) et montait la gamme jusqu'au fa en altissimo -atteint lors d'échauffements vocaux et une interprétation privée de Exsultate, jubilate de Mozart.

La compositrice
Sous le nom de Garcia de Bériot, elle a publié des romances :

  • Hymne des matelots ; Troupenas, 1840
  • Belle, viens à moi ! Nocturne à 2 voix égales de Mme Marceline Desbordes-Valmore ; 1877, Paris
  • Chagrin d'amour. Paroles de M.-L. de Ronsière ; Hachette 1907
  • En soupirant ! Tyrolienne ; Pacini
  • Le Prisonnier, romance, paroles de Pierre-Jean de Béranger ; Pacini

Au cinéma

  • Le réalisateur Sacha Guitry lui a consacré un film en 1943 : La Malibran
  •  Le réalisateur Werner Schroeter a tourné en 1971 La Mort de Maria Malibran
  • Le réalisateur Michel Jakar lui a consacré un film en 1984 : Maria Malibran

Sur la scène

Cécilia Bartoli lui a consacré un spectacle en 2008 pour le bicentenaire de sa naissance (Decca, 2008).

Le son original de R. Wagner

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Dans le cadre d'un vaste projet artistique et universitaire, le Festival de musique de Dresde explorera le son original de Richard Wagner à partir de 2023.
L'objectif du projet est de présenter un concert annuel d'une partie du Ring des Nibelungen par l'Orchestre du Festival de Dresde et le Concerto Köln sous la direction de Kent Nagano, en utilisant des instruments historiques et le style linguistique de l'époque de la création de l'œuvre.
Das Rheingold marquera le lancement officiel du projet en juin.
Sous la direction artistique de l'intendant du festival Jan Vogler et du chef d'orchestre Kent Nagano, le projet réunira à Dresde des experts de Wagner et des interprètes du monde entier.

Des instruments au style vocal en passant par le traitement général des mots, beaucoup de choses que nous voyons aujourd'hui lors de représentations typiques de Wagner diffèrent des coutumes de l'époque de Wagner. Nous sommes impatients de plonger dans le monde musical fascinant du XIXe siècle avec notre public, ce qui implique également de poser les questions critiques qui s'imposent lorsqu'il s'agit d'un personnage tel que Wagner, a déclaré Kent Nagano, directeur artistique du projet.

Sous la direction du conservateur académique du projet, le Dr Kai Müller, des musiciens des deux orchestres proposeront un concert-atelier la veille de la première, illustrant par des exemples musicaux les aspects académiques de la pratique historique de l'interprétation. Le jour de la première, le Kulturpalast accueillera une exposition et de courtes conférences.

Roberto González-Monjas, nouveau chef de l'Orchestre du Mozarteum de Salzbourg

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Le chef d'orchestre espagnol Roberto González-Monjas (Valladolid, 1988), chef principal de l'Orquesta Sinfónica de Galicia et du Musikkollegium Winterthur, a été nommé nouveau chef principal du Mozarteumorchester Salzburg à partir de la saison 2024-2025. À l'occasion de sa nomination, l'orchestre a publié un communiqué de presse : González-Monjas, qui a étudié à l'Université Mozarteum de Salzbourg, consacre un intérêt et une passion remarquables à l'œuvre et à la vie de Wolfgang Amadeus Mozart. Sa polyvalence, son ouverture d'esprit et son expérience, ainsi que sa connaissance approfondie du paysage culturel de Salzbourg, font de lui un partenaire artistique idéal pour poursuivre le développement du parcours unique du Mozarteumorchester, fondé en 1841 par Constanze, Franz Xaver et Karl Thomas Mozart.

 

Perturbations à Paris

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Hier soir, au Théâtre du Châtelet, la première du spectacle Mystery Sonatas / for Rosa d’Anne Teresa De Keersmaeker a été perturbée par la CGT spectacles avec une prise de parole sur scène annonçant la grève du personnel ce 23 mars. La représentation a pu se dérouler ensuite, mais celle de ce soir est annulée.

De son côté, l’Opéra de Paris a annoncé qu’en raison du risque important de perturbations et de difficultés d’accès lié à la manifestation contre la réforme des retraites -prévue sur la place de l’Opéra- la représentation du ballet Pit de ce soir au Palais Garnier est annulée, de même que le concert-rencontre qui devait se dérouler à 13h au Studio Bastille.

 

Deux moments de choix à l'IMEP

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Concert trompettistes de l'IMEP & friends
Lundi 27 mars 2023 à 20H00

Classes de trompette d’Antoine Acquisto
Classes de trombone d’Adrien Lambinet
Classe de cor de Nico De Marchi
Classe de percussion de Jessica Ryckewaert et Bernard Grodos
Classe de tuba Jean Xhonneux
Les étudiants de la classe de trompette de l’IMEP vous proposent un concert de musique pour cuivres et percussions. Pour la plupart des œuvres originales, ainsi que quelques transcriptions seront proposées dans ce programme éclectique qui mettra, en première partie, les trompettistes à l’honneur et en deuxième partie, un grand ensemble de cuivres et percussions où les classes de cors, trombones, tuba et percussions de l’IMEP viendront rejoindre les trompettistes pour un final « en fanfare ».

Programme : Itaru Sakai: Sinfonia and Caprice – Fernand Goeyens: Fanfare – Richard Strauss: Fest musik der stadt Wien – César Franck: Panis Angelicus – Jérôme Naulais: Flamme and co – David Gilligham: Ruffle and Flourish – Thomas P. Rohrer: The heart of it all – Serge Prokofiev (arr. Fisher Tull): March (The Love for Three Oranges Suite op.33 bis) – David Sampson: Hommage JFK – Pharrell Williams (arr. Michael Brow): Happy !

Tarif : 15€ – 10€ (60+) – gratuit (-26 ans)
Réservations obligatoires (billetterie@imep.be ou  081 73 64 37)

Salle de concert de l’IMEP

Ouvertures et concerto G. Ph. Telemann et J.B. Bach
Vendredi 31 mars 2023 à 20H00

AU PROGRAMME:
G. Ph. Telemann: Ouverture pour cordes et basse continue en fa majeur TWV55:F14 (Ouverture, Passetens, Sarabande, Rigadon 1 & 2, Polonoise, Chasse)
G. Ph. Telemann: Ouverture pour flûte à bec, cordes et basse continue en la mineur TWV55:a2 (Ouverture, Les Plaisirs, Air à l’Italien, Réjouissance)
J. B. Bach: Ouverture pour cordes et basse continue en sol majeur (Ouverture, Gavotte en Rondeau, Sarabande, Bourrée, Air, Menuet, Gigue)
G. Ph. Telemann: Concerto pour 2 cors, cordes et basse continue en ré majeur TWV52:D1 (Largo, Vivace, Affettuoso, Allegro)

Violon baroque : Clément Bonnet et Maria-Laura Schoutteten
Alto baroque : Cécile Broché
Violoncelle baroque : Margot Demeyere et Victor Dôme
Flûte à bec : Gautier Bouchat (solo dans TWV55:a2), Aurore Colin et Aylin Önaşçi
Cor naturel : Damien Billot et Léa Diodori
Clavecin : Ewald Demeyere (Direction artistique), Marie-Evodie Mahieu et Itsumi Takahashi

Tarif : 15€ – 10€ (60+) – gratuit (-26 ans)
Réservations obligatoires (billetterie@imep.be ou 081 73 64 37)

Salle de concert de l’IMEP

Johann Gottfried Walther, 275 ans

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L'organiste, maître de chapelle, compositeur et musicologue allemand Johann Gottfried Walther est né le 18 septembre 1684 à Erfurt et décédé le 23 mars 1748 à Weimar.

Il a été formé à Erfurt, entre autres par Johann Bernhard Bach, mais aussi par différents cantors et organistes moins importants. Il décrivit plus tard l'enseignement de Johann Heinrich Buttstedt comme désagréable et peu utile.

En 1702, Walther devint organiste à l'église Saint-Thomas d'Erfurt. En 1704, il fait la connaissance d'Andreas Werckmeister à Halberstadt. En 1707, alors qu'il n'avait que 23 ans, il fut élu organiste de la Stadtkirche St. Peter und Paul à Weimar où il se lia d'amitié avec Johann Sebastian Bach. Walther et Bach étaient des cousins éloignés (sa mère, Martha Dorothea Lemmerhirt, était une demi-sœur de la mère de Bach). Peu après, il fut nommé professeur de musique du Prince Johann Ernst, fils du Duc Johann Ernst III de Saxe-Weimar, et de sa belle-sœur, ce qui lui valut une grande renommée.

L'œuvre de Walther a été influencée par la musique d'orgue du sud et du nord de l'Allemagne, et la connaissance des concerti des maîtres italiens a été déterminante pour lui. Ses arrangements de telles œuvres pour instruments à clavier ont servi de modèle aux transcriptions par Bach des compositions de Vivaldi. Walther s'inspira de Tomaso Albinoni, Giorgio Gentili, Giovanni Lorenzo Gregori, Luigi Manzia, Joseph Meck, Giulio Taglietti, Georg Philipp Telemann, Giuseppe Torelli et, selon Klaus Beckmann, de François Collin de Blamont.

La plus grande partie de ses œuvres pour orgue sont des préludes de chorals, soit en un seul mouvement, soit traitant de manière cyclique plusieurs strophes, de sorte qu'elles ont la forme de suites. Elles ont probablement été écrites en grande partie pour le service de Weimar, comme on le déduit du traitement peu ambitieux de la pédale correspondant à l'instrument de Weimar.
De nombreuses copies de la main de Walther nous sont parvenues qui, comme ses propres œuvres, présentent parfois de riches ornements de style français.
Il a en outre écrit un grand nombre d'œuvres chorales ; des notes et des lettres du compositeur renseignent en partie sur celles qui ont disparu.
Le Musicalisches Lexicon de Walther, paru à Leipzig en 1732, est le premier en langue allemande et, de manière générale, le premier dictionnaire musical encyclopédique qui regroupe des termes, des articles de personnes et des écrits. Un "Kurtzgefaßtes musicalisches Lexicon" est paru en 1737 à Chemnitz, mais l'auteur anonyme est Johann Christoph Barnickel.

Andrew Crust à l'Orchestre Symphonique du Vermont

par

Le violoniste et chef d'orchestre bolivien Jaime Laredo (°1941) a quitté son poste de directeur musical de l'Orchestre Symphonique du Vermont en 2021, après vingt ans de bons et loyaux services.

Son successeur, Andrew Crust, entamera un mandat de quatre ans en septembre.
Le chef américano-canadien a développé une carrière internationale polyvalente en tant que chef d'orchestre, d'opéra, de ballet, de cinéma et de programmes pops.

Lors de sa saison inaugurale au Vermont Symphony Orchestra, il collaborera avec des artistes invités tels que Joshua Roman, Simone Porter et Adam Tendler, créera une nouvelle œuvre du compositeur Nico Muhly et collaborera avec le Champlain College Emergent Media Center sur de nouvelles créations pour orchestre et film.

Andrew Crust est lauréat en 2020 de la Solti Foundation US Career Assistance Award.
En 2021, il a reçu le "Prémio a la Proyección" au Concours international de direction d'orchestre de la Cité de la musique de Llíria. En 2017, il a reçu le 1er Prix de l'Accademia Chigiana de Daniele Gatti, ainsi qu'une bourse et une invitation à diriger l'Orchestra di Sanremo en Italie. Il a été demi-finaliste du Concours Nestlé/Salzburg Festival's Young Conductors Award, et il a été sélectionné par les membres de l'Orchestre Philharmonique de Vienne comme lauréat de la bourse Ansbacher, avec un accès complet à toutes les répétitions et représentations du Festival de Salzbourg.

Andrew Crust est aussi à l'aise dans la fosse, ayant dirigé des ballets avec le Ballet Memphis et le New Ballet Ensemble, et des opéras avec l'Opera McGill, la College Light Opera Company, la Boulder Opera Company et d'autres. En tant que chef d'orchestre Pops, il a collaboré avec des artistes tels que Rufus Wainwright, Steven Page, Tony DeSare, Michael Bolton, Dee Daniels, le Cirque de la Symphonie, les United States Jazz Ambassadors et bien d'autres. Il s'est également imposé comme chef d'orchestre de films.

Angelica Suanno est la nouvelle directrice de l'Académie Stauffer à Crémone

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Angelica Suanno succède à Paolo Petrocelli, ancien directeur général du Stauffer Centre for Strings, moins de deux mois après sa démission pour superviser l'Opéra de Dubaï.
La nomination d'Angelica Suanno a été présentée lundi 20 mars par le président de la Fondation Stauffer, Alessandro Tantardini, qui a déclaré : "nous avons identifié une personnalité très expérimentée dans le domaine de l'enseignement musical supérieur, en accord avec la réputation internationale de l'Académie Stauffer....
Responsable de l'enseignement supérieur à l'Accademia Nazionale di Santa Cecilia depuis plus de 15 ans, Angelica Suanno a occupé des postes importants dans les domaines pédagogique et artistique. Elle a supervisé l'organisation de nombreux projets, dont l'Opera Studio avec Renata Scotto et diverses coproductions internationales réalisées dans le cadre du programme Europe créative. Pour l'Accademia di Santa Cecilia, elle a également supervisé les deux éditions du concours international de composition "Luciano Berio".
Membre du conseil d'administration de la Fondation Boris Christoff, elle a été l'assistante du chef Myung-Whun Chung et a collaboré avec le Carlo Felice de Gênes. À sa passion pour la musique, elle associe celle pour la littérature et les livres rares et anciens dont elle est collectionneuse. Traductrice de textes musicaux, elle est titulaire d'un diplôme en sciences humaines et études musicales de l'Open University, Milton Keynes (Royaume-Uni).
Sous la direction de Paolo Petrocelli, le Stauffer Center for Strings a pu développer sa formation académique pour les jeunes instrumentistes à cordes. Avec Angelica Suanno, qui commencera sa nouvelle mission à Crémone à l'automne, il poursuivra son objectif d'excellence et d'internationalité avec Salvatore Accardo, Bruno Giuranna, Antonio Meneses, Franco Petracchi et le Quatuor de Crémone.

L’analyse génétique des cheveux de Beethoven

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Près de deux siècles après sa disparition prématurée à l’âge de 56 ans, les causes de la surdité de Beethoven et celles de sa mort font toujours débat. Bien des hypothèses ont été avancées.

Une nouvelle étude, publiée le 22 mars dans la revue Current Biology, a fait parler l’ADN. Une équipe internationale a déchiffré le génome humain extrait de huit mèches de cheveux censées provenir du crâne du compositeur, et issues de collections publiques et privées. L’étude a été coordonnée par Johannes Krause, de l’Institut Max-Planck d’anthropologie évolutionniste à Leipzig (Allemagne), un laboratoire rompu aux méthodes capables de lire l’ADN ancien.
Selon les résultats de ces recherches, Beethoven présentait une prédisposition génétique aux maladies du foie. Mais elles n'ont mis en évidence aucune cause génétique expliquant sa surdité.