Le Journal

City of Birmingham Symphony : le Directeur Général s'en va

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Stephen Maddock quitte son poste de Directeur Général du City of Birmingham Symphony Orchestra (CBSO) après 23 ans de service. Il rejoindra le Royal Birmingham Conservatory en tant que Directeur fin avril 2023.

Une recherche internationale a été lancée pour trouver un successeur. Pour assurer la transition, Burbidge restera Président du Conseil d'Administration une année supplémentaire. Il avait initialement prévu de le quitter à la fin de l'année.

Maddock a travaillé au CBSO avec les chefs d'orchestre Sakari Oramo (jusqu'en 2008), Andris Nelsons (2008-2015) et Mirga Grazinyte-Tyla (depuis 2016) ainsi qu'avec les premiers chefs invités Edward Gardner et Kazuki Yamada.
Durant cette période, l'orchestre et ses chœurs ont effectué 77 tournées dans 34 pays sur quatre continents, dont la dernière aux États-Unis en octobre. L'ensemble a présenté plus de 160 œuvres en première britannique ou en première mondiale. La famille CBSO s'est agrandie avec l'arrivée d'un orchestre de jeunes (à partir de 2004) et d'un chœur communautaire (2012). L'année prochaine, la nouvelle Académie CBSO de Shireland ouvrira ses portes à Sandwell.

Naissance de l'Orchestre des jeunes de l'OSCyL

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Il s'agit de créer un orchestre et différents ensembles composés de musiciens nés en Castille-et-León ou résidant dans la région, âgés de 18 à 25 ans. Un projet, l'OSCyL Joven, qui a été présenté le 7 novembre et qui, selon le vice-président de la Junta de Castilla y León, Juan García-Gallardo, sera lancé ce mois-ci par un appel public pour sélectionner une centaine d'instrumentistes.
Le processus devrait commencer par un casting vidéo, après quoi les personnes sélectionnées devront passer une audition avec des musiciens de l'Orquesta Sinfónica de Castilla y León. Il est prévu qu'une fois l'orchestre formé, les auditions seront annuelles et concerneront un renouvellement de plus de 40% des musiciens.

Il est prévu que tout soit prêt entre décembre de cette année et janvier de l'année prochaine, date à laquelle les répétitions commenceront.
Les représentations auront lieu trois fois par an, au coursdes périodes où les jeunes sont en vacances : Pâques, l'été et Noël.

Pour la direction de cet orchestre, on compte sur le chef principal de l'OSCyL, Thierry Fischer, qui dirigera le concert inaugural à Pâques, et Vasily Petrenko à l'Auditorio de Valladolid à l'été 23.

Il est également prévu que le projet comprenne la formation de différents ensembles - un quatuor à cordes, un quintette de cuivres et un quintette de bois  qui se produiront en musique de chambre lors de différents spectacles dans toute la région de Castille-et-León.

L'OSCyL Joven prévoit aussi de promouvoir d'autres initiatives orchestrales et des rencontres de jeunes orchestres nationaux et internationaux.

 

La Scala commémore le centenaire de Franco Zeffirelli

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Ce mardi 8 novembre, le Teatro alla Scala de Milan anticipe les célébrations du centenaire de Franco Zeffirelli (né à Florence le 12 janvier 1923) avec l'exposition "Franco Zeffirelli - Les années à la Scala", organisée par Vittoria Crespi Morbio.
L'exposition sera ouverte jusqu'au 31 août dans les salles du Museo Teatrale et comprendra des croquis, des costumes, des photographies et des déguisements qui permettront au public de retracer la carrière du grand metteur en scène du colisée milanais.

Zeffirelli a collaboré avec la Scala sur vingt et un titres, des costumes de L'Italiana in Algeri en 1953 à l'Aida dirigée par Riccardo Chailly en 2006, en passant par des interprétations légendaires comme Il Turco in Italia avec Callas, La Bohème avec Karajan, Otello sous la direction de Carlos Kleiber, Turandot avec Maazel et le monumental Don Carlos avec Muti.

La grandeur de Zeffirelli, explique Riccardo Chailly, était de comprendre la signification profondément humaine de tous les personnages qu'il a incarnés au cours de sa carrière, du cinéma au théâtre en passant par l'opéra.

L'exposition est enrichie d'un documentaire qui comprend des témoignages d'artistes ayant travaillé avec lui, tels que Plácido Domingo et Riccardo Chailly, et de collègues artistes tels que Mario Martone et Davide Livermore.

XVIIe concours de chant Montserrat Caballé, le palmarès

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Le ténor coréen Jihoon Son a été le lauréat du XVIIe Concours international de chant Montserrat Caballé doté de 15 000 euros, dont la finale a eu lieu au Teatro Real, devant un jury présidé par Fernando Sans Riviere (directeur d'Ópera Actual) et formé de Joan Matabosch (directeur artistique du Teatro Real), Víctor García de Gomar (directeur artistique du Liceu), Isabel Rey (soprano) et Roger Alier (critique musical). Le gagnant du concours a également reçu le prix du Festival de Peralada.

Le 2e Prix (6 000 euros) a été attribué ex aequo à la soprano coréenne Sarah Yang et à la soprano russe Anna Cabrera. Cette dernière a également reçu les Prix du Teatro Real et du Gran Teatre del Liceu.

La mezzo-soprano brésilienne Marcela Rahal a remporté le 3e Prix (3 000 euros).
Le Prix Saioa Hernández-Francesco Pio Galasso a été attribué à la soprano russe Elizaveta Kulagina.

Ces dernières années, le rêve de Montserrat Caballé a été de créer une Fondation et de faire vivre son Concours international de chant comme un tremplin pour les nouvelles générations de jeunes talents. Afin de réaliser ses souhaits, sa famille a décidé de créer la Fondation privée Montserrat Caballé, qui a pour but de garder vivante la mémoire de sa vie et de son œuvre, tout en promouvant l'ensemble du travail d'enseignement qu'elle a réalisé.

Depuis sa création, Montserrat Caballé a décidé que son concours serait itinérant. Jusqu'ici, il s'est déroulé à l'Auditorio de Sant Julià de Lòria en Andorre, à la Seu de Urgell et, lors des dernières éditions, à l'Auditorio de Zaragoza.
Les lauréats des concours précédents ont fait leurs débuts dans de grandes maisons : Pretty Yende, Nadine Sierra, Levy Sekgapane ou Pene Pati au Metropolitan de New York, de l'Opéra de San Francisco, de la Scala de Milan, de l'Opéra de Vienne, du Gran Teatre del Liceu de Barcelone, du Teatro Real de Madrid ou de l'Opéra Bastille de Paris.

Nicolas Droin à l’Opéra-Comique

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 Nicolas Droin a été nommé  administrateur et directeur adjoint de l’Opéra Comique à compter du début 2023, aux côtés du nouveau directeur depuis un an, Louis Langrée.  

Ingénieur ISEP et diplômé de l’ESSEC, Nicolas Droin, a occupé successivement les postes d’administrateur général de la Chapelle Royale/Orchestre des Champs-Elysées (direction musicale, Philippe Herreweghe), des Musiciens du Louvre-Grenoble (direction musicale, Marc Minkowski) puis du Chœur accentus (direction musicale, Laurence Equilbey). Depuis 10 ans, il est directeur général de l’Orchestre de Chambre de Paris.

HRT va relancer le chœur d'enfants de la radiotélévision croate

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À l'heure où de nombreuses stations de radio suppriment ou réduisent le nombre de leurs chœurs, le radiodiffuseur national croate rétablit le Chœur d'enfants de la radiotélévision croate.
Cet ensemble, qui a connu un grand succès, a formé de nombreux jeunes chanteurs et a créé des générations de musiciens de talent ; l'ancien Chœur d'enfants faisait partie de RTV Zagreb et a ensuite été dissout.

Par conséquent, la création du cinquième ensemble de la radiotélévision croate, en plus de l'orchestre symphonique, du chœur, de l'orchestre de tambourins et de l'orchestre de jazz, signifie en fait le renouvellement de la tradition.

Le chœur d'enfants de la HRT sera composé d'enfants âgés de 8 à 14 ans. La profession affirme que c'est l'âge où les voix conservent leur couleur et leur tonalité enfantines et pures. Le chœur sera principalement un chœur a cappella à trois voix, et selon le programme et le besoin, à plusieurs voix et avec un accompagnement instrumental.

 

(d'après pizzicato.lu)

Nouveau chef en Ulster

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L'Ulster Orchestra a promu Patrick McCarthy, son responsable de la planification artistique et des opérations, au poste de directeur artistique et de directeur général adjoint.

Il travaillera en étroite collaboration avec le nouveau directeur général, Auveen Sands.

Ils auront prochainement des conversations intenses avec la BBC, qui veut réduire le financement des orchestres.

Vladimir Spivakov et le Festival de Colmar

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Le chef russe réagit à son remplacement par Alain Altinogu à la direction artistique de la manifestation, poste qu'il occupait depuis 33 ansLes négociations ont été menées dans mon dos. Évidemment que je me suis senti trahi, regrette Vladimir Spivakov au micro de Radio Classique. Amer, le violoniste et chef d'orchestre de 78 ans. L'événement a lieu tous les ans début juillet et le musicien le dirigeait depuis 1989.

 «J'ai été officiellement informé de ma démission par mail le 25 octobre. C'était une lettre pleine de termes vagues comme, par exemple, ''Pour des raisons que chacun comprend'' ( Dieu sait, ce que ça veut dire) ! Une lettre en quelques lignes, même pas signée », poursuit-il .

Le chef d'orchestre n'a aucun doute sur les sous-entendus qu'impliquent «ces raisons». Pour lui c'est «de la lâcheté politique qui s'inscrit dans la tendance générale à l'abolition de toute la culture russe». Il explique que la mairie de Colmar a craint que le conflit russo-ukrainien n'affecte la réputation de l'événement et décide de renoncer à l'édition 2022.

«Je pense et j'ai toujours cru qu'un festival international de musique n'avait rien à voir avec la politique», défend Vladimir Spivakov qui était directeur artistique du Festival de Colmar depuis 33 ans. «On peut retirer mon nom du site du festival, mais je suis sûr qu'aucune direction politique ne pourra effacer mon rôle de l'histoire de Colmar, car j'ai réussi à créer un lieu exceptionnel où des gens de tous continents, de toutes confessions, nationalités et opinions politiques parlaient le même langage, le langage de la musique», conclut le chef d'orchestre.

Le Festival a rapidement réagit et dément ces propos : "Pour donner suite à l'interview de Vladimir Spivakov sur Radio Classique le 2 novembre 2022, reprise par Le Figaro le 7 novembre 2022, le Festival International de Colmar tient à préciser que - contrairement à ce qui y est prétendu – M. Spivakov a été personnellement et régulièrement informé à plusieurs reprises, et en particulier lors d'un entretien en juin 2022, de l'évolution du Festival qui ne pouvait se permettre une nouvelle annulation. Il est donc inexact de prétendre avoir été informé par voie de presse en octobre 2022."

Devenu l'un des fleurons de la ville de Colmar, le festival a accueilli depuis sa création plus de 700 musiciens et 1500 œuvres y ont été interprétées. Âgé de 47 ans, le chef français Alain Altinoglu qui remplace Vladimir Spivakov a œuvré dans les plus prestigieux orchestres et opéras. En tant que chef invité, il dirige régulièrement des ensembles tels que les Wiener Philharmoniker, Berliner Philharmoniker, le London Symphony Orchestra, l'Orchestre Royal du Concertgebouw, le Boston Symphony Orchestra, le Rundfunk-Sinfonieorchester de Berlin ou encore l'Orchestre Philharmonique de Radio France.

Une soprano américaine honorée en France

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La soprano américaine Christine Goerke a été décorée Chevalier de l'Ordre des Arts et des Lettres hier, après sa représentation d'Elektra au Washington National Opera.

Christine Goerke, 53 ans, a reçu le Prix sur scène après son rappel par l'Attaché Culturel français Denis Quenelle.

Le pianiste et compositeur espagnol Jorge Tabarés critique les formations

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Les Concours de compositions n'exigent plus la maîtrise de la technique, s'insurge-t-il. Et il met en cause la situation actuelle des études de composition dans certains des principaux centres éducatifs du moment, ainsi que le manque d'exigences dans les concours. "Au cours de la dernière décennie, aux États-Unis, les principales universités américaines ont abandonné les heures de contrepoint, d'harmonie, de solfège et d'analyse, pour les remplacer par des heures de marketing, des heures de musicien entreprenant, ou comment se mouvoir sur le marché du XXIe siècle. Et tu n'apprends rien. C'est désastreux", explique le compositeur.

La présentation du Tratado de Filosofía de la Música (Traité de philosophie de la musique) de Vicente Chuliá, le 3 novembre, a suscité d'importantes réflexions chez certains des intervenants. C'est le cas de Jorge Tabarés, l'un des compositeurs espagnols les plus prometteurs du moment, qui a exprimé son étonnement face au manque de demande lorsqu'il enseigne la composition dans certaines des institutions musicales les plus connues au monde.

Les grands compositeurs du XXe siècle, Rachmaninov, Tchaïkovski ou Chostakovitch devaient faire des fugues et des exercices de contrepoint très sévères. Pour obtenir leur diplôme, ils devaient réaliser un concerto pour piano et orchestre. J'ai suivi une formation en Amérique et, de nos jours, on vous demande de présenter une œuvre orchestrale, mais sans en préciser la durée. Cela peut être deux minutes. Un concerto pour piano et orchestre dure trente minutes. Comparez les trente minutes de l'époque aux deux minutes d'aujourd'hui", explique le compositeur. "Aujourd'hui, on peut tout au plus faire une fugue dans sa carrière, si le centre l'exige. Ce que nous constatons dans les compétitions et au niveau académique, c'est que la maîtrise des techniques n'est plus requise. On assiste à un abandon progressif de techniques très anciennes et complexes. Et cela se produit à tous les niveaux du domaine musical", dit-il. "Je vis aux États-Unis depuis près de dix ans. J'y ai été formé. Au cours de la dernière décennie, aux États-Unis, les principales universités américaines ont abandonné, dans le cursus, les heures de contrepoint, d'harmonie, de solfège et d'analyse, et les ont remplacées par des heures de marketing, des heures de musicien entrepreneur, ou comment se mouvoir sur le marché du XXIe siècle. Et on n'apprend rien. Une chose désastreuse. Et ce dans les principaux centres, qui servent de référence à tous les autres, qui les imitent dans leurs plans académiques, ajoute-t-il.

Cette tendance se retrouve également dans les concours internationaux, dans la manière dont les concours étaient structurés avant 1950 et dans la période post-moderne. Certains des meilleurs compositeurs du XIXe et du début du XXe siècle sont passés par le Prix de Rome. Elle a duré environ 150 ans, plus ou moins jusqu'en 1968. Au Prix de Rome, dans les épreuves initiales, vous deviez faire des fugues, des canons et des exercices de contrepoint sévères, et dans l'exercice final une scène d'opéra. Quelle est la différence avec les concours d'aujourd'hui ? Dans le passé, les compétitions étaient structurées pour démontrer votre maîtrise des techniques. Aujourd'hui, ils vous demandent simplement de leur envoyer votre travail. Le changement de paradigme est total. Ce que nous constatons dans toutes les strates du domaine musical, c'est que la maîtrise des techniques n'est plus nécessaire", explique M. Tabarés. "Aujourd'hui, tout le monde peut être compositeur. Il n'est pas nécessaire de démontrer la maîtrise d'une technique quelconque pour être considéré comme un compositeur. Un traité tel que celui de Vicente Chuliá attaque totalement la scène musicale classique actuelle. C'est un livre de guerre, dit le compositeur.