Le Journal

"Les Incas du Pérou" de Rameau à la Sagra Musicale Malatestiana

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Avec Les Incas du Pérou de Jean Philippe Rameau mis en scène au Teatro Galli de Rimini, un nouveau projet de production consolide l'expérience acquise au cours des années précédentes par la Sagra Musicale Malatestiana dans l'identification d'un point de rencontre inédit entre la musique, le théâtre de recherche et le cinéma.
Plus originale encore est la modalité imaginée pour cette année où la troupe de théâtre Anagoor -Lion d'argent à la Biennale de Venise- affronte une dramaturgie musicale où les thèmes de l'amour et de la guerre se confondent avec ceux du choc dramatique de différentes cultures.

Le ballet-héroïque Les Indes Galantes de Jean-Philippe Rameau fut reconnu dès ses débuts à Paris en 1735 comme un chef-d'œuvre et fut également accueilli avec enthousiasme par Voltaire pour la nouveauté de sa conception. Née de la collaboration avec le poète Louis Fuzélier, Les Indes Galantes est une œuvre articulée en un prologue et quatre entrées, chacune imaginée comme un épisode autonome permettant de reproposer le thème de l'amour et de la guerre dans des scénarios toujours différents -Turquie, Pérou, Perse et Amérique du Nord- et avec un regard critique sur les abus perpétrés par les Européens sur les populations du Nouveau Monde.

De ce point de vue, explique Anagoor par la voix de la réalisatrice Simone Derai, Les Incas du Pérou est peut-être l'épisode le plus emblématique et en même temps le plus surprenant pour nous aujourd'hui. Fuzelier et Rameau condensent en un temps très court un si grand nombre de questions d'une actualité inattendue, et savent animer les personnages et les tensions qui se déchaînent entre eux, et entre eux et l'Histoire, par des changements si rapides et si sincères de l'humeur de la structure musicale et par des fulgurances textuelles si déconcertantes, qu'ils font de la matière dramatique de cet épisode une véritable tragédie historiquement consciente. Non seulement cela, mais ils nous laissent la saveur singulière d'une œuvre qui est parfaite dans sa nature problématique".

Il revient donc à Anagoor de donner forme à un vidéo-opéra qui sera accompagné d'une interprétation en direct de la musique de Rameau. Les images seront ensuite intégrées dans un film réalisé grâce à la collaboration de Kublai Film avec laquelle la Sagra Musicale Malatestiana poursuit depuis des années une action innovante, récompensée jusqu'à présent par d'importants prix dans des festivals internationaux de films d'art.

Mikhail Pletnev remplacé

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La Ministre russe de la Culture, Olga Lyubimova, a annoncé sur la chaîne Telegram qu'Alexandre Rudin succédera à Mikhail Pletnev, qui s'est exilé, au poste de directeur artistique de l'Orchestre National de Russie.

Rudin, ancien violoncelliste, est chef d'orchestre de l'Orchestre Philharmonique de Saratov. Son fils Fedor Rudin est premier violon de l'Orchestre Philharmonique de Vienne.

Selon le communiqué, la "tâche principale" de Rudin est de "préserver l'équipe et les traditions" de l'Orchestre National russe. Les traditions du RNO ont été créées par Pletnev, son fondateur. Son équipe a été licenciée.

 

Prix allemand de l'édition musicale

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L'Association allemande des éditeurs de musique (DMV) a décerné pour la 30e fois le Prix allemand de l'édition musicale.
Les onze publications primées -éditions musicales et livres de musique- sont César Franck : Les Béautitudes (Carus), Antonín Dvorák : Biblische Lieder op. 99 (Bärenreiter), Carl Flesch : Die Kunst des Violinspiels (Ries & Erler), The Piccolo & Alto Audition (Universal Edition), Women of our World (Breitkof & Härtel), Richard Strauss : Salome (Schott), Pierre Boulez : Troisième Sonate (Universal Edition), Neue Klänge machen Schule (Helbling), "Joy of Music" Discoveries (Schott), Charles Gounod : Faust (Bäenreiter).
Le prix spécial du jury a été attribué à "Hindemith - Schott. La correspondance 1919 - 1967" (Schott).

Le Prix allemand de l'édition musicale "Best Edition", décerné depuis 1991, est attribué par un jury de spécialistes à des éditions de partitions et à des livres de musique qui se distinguent par une qualité particulièrement élevée parmi les quelque 7.000 nouvelles parutions annuelles dans ce domaine. Cette année, environ 80 ouvrages ont été présentés.

Le jury était composé de Bert Odenthal, Susanne Funk, Mario Müller, Dörte Schmidt, Jan Sören Fölster et Michael Struck.

C'est beau ! à l'IMEP

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Le samedi 22 octobre à 15:00 et 20:00, les étudiants de la section pédagogique de l'IMEP présentent leur nouvelle création

C'est beau !

Entre les deux représentations, de 16:30 à 19:00, le public est invité à venir fêter l’automne et le 1e anniversaire de la yourte pédagogique dans le jardin de l’IMEP. En effet, depuis septembre 2021, la section pédagogique bénéficie d’un local insolite, chaleureux et très bien équipé, pour une formation de qualité des futurs professionnels de l’éducation musicale. Diverses animations seront proposées par les étudiants et les professeurs. Une petite restauration est également prévue.

Présentation du spectacle « C’est beau ! » par Vincent Dujardin, metteur en scène

Lorsque la beauté -d’un paysage, d’une mélodie, d’un tableau, d’un visage…- nous saisit, nous reconnaissons la sensation unique qu’elle nous procure mais nous n’en mesurons pas forcément son importance.
En prenant appui sur l’ouvrage (mais pas que !) du philosophe et essayiste Charles Pépin  -Quand la beauté nous sauve-, les étudiants de la section pédagogique ont construit un objet artistique (musical et théâtral) articulé autour dudit concept de beauté.
i la question de la définition du « beau » est vaste et subtile, la réflexion qu’elle peut susciter l’est tout autant et ouvre le champ des possibles. Bien sûr, Charles Pépin n’est pas le seul écrivain à construire sa pensée en regard de cette donnée si subjective. Stendhal, qui se souviendra de la puissance de cette idée, affirme par exemple que la beauté est la promesse du bonheur; dans Cinq méditations sur la beauté, l’académicien François Cheng écrit encore que chaque expérience de beauté rappelle un paradis perdu et appelle un paradis promis.
Le plaisir que la beauté nous donne n’est jamais superficiel : elle nous aide à mieux nous connaître, à oser être ce que nous sommes, à accueillir le mystère de l’existence.

Après un exercice axé sur une exploration réflexive commune, quatre « familles » ou « piliers de base » sont apparus pour aider à mettre le feu aux poudres, placer le cadre et développer la production créative.
En effet, des ensembles d’images, de sons et de mots induisant de manière très ouverte les notions de mystère, de liberté, d’introspectionet de temporalité éphémère ont été mis en évidence par cette première approche de la question.
Mais… que produire ? Comment élaborer un signifiant concret et palpable à partir de rudiments relevant de manière évidente du domaine de l’abstraction ?
Tout en étudiant collectivement les parties chorales et musicales qui jalonnent la trame générale du projet, par petits groupes, les étudiants ont donc laissé parler leur imaginaire en matière de contenu verbal et corporel à fournir.
Par le biais d’éléments bien présents dans la réalité tangible de notre monde moderne, chaque groupe a surtout cherché à échafauder divers moments narratifs gonflés d’une théâtralité la plus consistante possible; avec l’objectif évident, une fois assemblés à la suite l’un de l’autre, de les partager avec le public.
Et ce qui devait arriver, arriva : c’est beau !

Bref, rendez-vous est pris. Pour apprécier la suite d’un travail de création original et vibrer aux échos d’un spectacle global, ponctué de moments colorés à la fois de fantaisie, de finesse et de sensibilité.

Salle de concert de l'IMEP - rue Juppin 28 à Salzinnes. Tarif : 1€/enfant – 5€/adulte
Réservation souhaitée : billetterie@imep.be ou par téléphone : 081 73 64 37

 

Michael Barenboïm représente son père

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La Présidente grecque Katerina Sakellaropoulou s'est déplacée avec le Premier Ministre Kyriakos Mitsotakis à Salonique pour remettre à Daniel Barenboim le Prix de l'Impératrice Théophano pour le rapprochement des diversités culturelles.

Daniel Barenboim n'a pas pu assister à la cérémonie. Son fils Michael a déclaré que ce prix nous incite tous, nous qui sommes ici aujourd'hui, à trouver le courage et la vision nécessaires pour que le dialogue et la compréhension l'emportent toujours sur la mesquinerie et les superstitions.

Le grand Tour de France de l'Orchestre national de France

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L’Orchestre National de France, comme son nom l’indique, est l’ambassadeur de la musique française. Mais il ne s’agit pas d’un titre réservé exclusivement aux tournées internationales, son nom porte une ambition qui s’étend à l’intégralité du territoire national. Il est l’orchestre de toute la France, celui auquel nos concitoyens ont droit en tous points du territoire. Dès lors, la phalange nationale va entamer une série de concerts à travers la France. Du 14 octobre au 7 avril, l'orchestre va donner 11 concerts au fil d’une série de villes :  de Grenoble à Caen, en passant par Bourges ou Châlons-en-Champagne…Les programmes seront variés et les publics pourront entendre : Offenbach, Ravel, Bach, Franck, Tchaïkovsky mais aussi Messiaen.    

C’est ainsi que le National apporte la musique dans des villes de France où se produisent rarement de grandes formations symphoniques, mais où l’appétit pour le répertoire orchestral est demeuré intact.



Concours Olivier Messiaen 2022

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Une nouvelle dynamique artistique et un nouveau rythme sont insufflés au concours qui se déroule désormais chaque année afin de mieux rayonner sur le plan national et international.
Aussi, à partir de 2022, une édition consacrée àl’orgue (en partenariat avec l’Auditorium-Orchestre National de Lyon) alterne avec une édition consacrée au piano, instrument originel du concours (en partenariat avec la MC2 de Grenoble).

LE JURY
Benoît Mernier (Belgique) Président du jury - Loreto Aramendi (Espagne) - Bernhard Haas (Allemagne) - Nathan Laube (États-Unis) - Loïc Mallié (France) - Pascale Rouet (France) - Alain Louvier (France) - Gaëtan Puaud (France).

 

Yo Yo Ma à Stockholm

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Stockholm s'apprête à accueillir Yo-Yo Ma pour lui remettre le Prix Birgit Nilsson 2022.
Yo-Yo Ma se verra remettre le prix Birgit Nilsson par Sa Majesté le roi Carl XVI Gustaf lors d'une cérémonie et d'une célébration musicale avec l'Orchestre Philharmonique Royal de Stockholm, le chœur de la radio suédoise et le chœur de l'Opéra Royal de Suède.

Le soutien et l'inspiration de la prochaine génération étant une priorité pour Yo-Yo Ma et la Fondation Birgit Nilsson, trois jeunes artistes ont été invités à participer en tant que solistes : Amalie Stalheim jouera un extrait du Concerto pour violoncelle d'Anders Hillborg et les récentes artistes du Birgit Nilsson Stipendium, Johanna Wallroth (soprano) et Emma Sventelius (mezzo-soprano), interpréteront le Terzett final et le Finale du Chevalier à la rose de Richard Strauss avec la soprano de renommée internationale Maria Bengsston dans le rôle de Marschallin.

Yo-Yo Ma rencontrera également de jeunes violoncellistes de tout le pays (âgés de 11 à 17 ans), invités à l'entendre en concert le 16 octobre avec l'Orchestre philharmonique royal de Stockholm et Alan Gilbert.

Le prix Birgit Nilsson est le plus grand prix de la musique classique et il est décerné à des artistes et à des institutions qui ont contribué à un chapitre important de l'histoire de la musique. Les précédents lauréats sont Plácido Domingo, Riccardo Muti, l'Orchestre Philharmonique de Vienne et Nina Stemme. Yo-Yo Ma est le premier instrumentiste à recevoir le Prix.

Pedro Halffter Caro crée son opéra "Klara" à l'Université de Harvard.

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Le John Knowles Paine Hall de l'université de Harvard (Boston, États-Unis) accueille la première américaine de l'opéra Klara du compositeur et chef d'orchestre Pedro Halffter Caro. Les interprètes seront la soprano Ashley Galvani Bell et la mezzo-soprano Anna Tonna, avec Sergio Martínez Zangróniz et Pedro Halffter Caro au piano, et la mise en scène d'Antón Armendáriz Díaz.

L'intrigue de Klara soulève la possibilité que, dans un avenir proche, l'intelligence artificielle (IA) puisse développer des sentiments et une conscience de soi. Le livret de l'opéra, écrit par le compositeur lui-même, est structuré en quatre haïkus qui expriment poétiquement l'évolution de la conscience du protagoniste, une création d'IA à la morphologie humaine. C'est la première fois qu'un tel personnage tient le rôle principal dans un opéra. L'Université de Harvard a été un pionnier dans le développement de l'intelligence artificielle, et cette initiative s'inscrit dans le cadre de son engagement en faveur de la science et des arts.

Les compositions de Pedro Halffter Caro (Madrid, 1971) ont été interprétées, entre autres, par le New Japan Philharmonic, le San Antonio Symphony, l'Orchestre Verdi de Milan, l'Orchestre National de Lille, le Nuremberg Symphony, l'Orchestre du Festival du Schleswig-Holstein ou le China Philharmonic, et dans des salles comme le Carnegie Hall ou le Teatro Real de Madrid.

 

Prix pour la compréhension et la tolérance : Barrie Kosky et Herta Müller

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Le metteur en scène de théâtre et d'opéra Barrie Kosky et l'écrivaine Herta Müller reçoivent cette année le Prix pour la compréhension et la tolérance. C'est ce qu'a annoncé mardi le Musée juif de Berlin.

Barrie Kosky, né en Australie, est une personnalité artistique exceptionnelle et représente, par son travail et en tant que personne, la culture contemporaine juive allemande et la vie juive allemande à Berlin, a-t-on indiqué dans les motifs du prix. Il a ouvert au public l'accès à un domaine largement oublié de la culture juive.

Herta Müller, d'origine roumaine, montre dans ses textes que le langage peut créer des espaces de liberté et libérer - des mécanismes d'oppression d'une dictature tout comme des restrictions qui règnent dans les contextes relationnels de groupe ou privés.

Avec le Prix pour la compréhension et la tolérance, le Musée juif de Berlin rend hommage depuis 2002 à des personnalités du monde de la culture, de la politique et de l'économie qui se sont distinguées de manière exceptionnelle dans la promotion de la dignité humaine, de l'entente entre les peuples, de l'intégration des minorités et de la cohabitation de religions et de cultures différentes. Parmi les personnes récompensées jusqu'à présent figurent le directeur musical de l'Opéra National de Berlin, Daniel Barenboim (2006), et le pianiste Igor Levit (2020).