Le Journal

Dudamel reçoit le Prix Glenn Gould

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Le chef d'orchestre, violoniste et militant pour l'éducation musicale, d'origine vénézuélienne, Gustavo Dudamel est le 14e lauréat du Prix Glenn Gould, a annoncé la Fondation Gould. Gustavo Dudamel est actuellement le chef d'orchestre de l'Orchestre Philharmonique de Los Angeles et de l'Opéra National de Paris.

En 2008, mon maestro José Antonio Abreu a été nommé lauréat du Prix Glenn Gould. Recevoir moi-même ce prix prestigieux est quelque chose qui me remplit d'une profonde gratitude, a déclaré le lauréat.

La Fondation Glenn Gould honore l'esprit et l'héritage du pianiste, écrivain et diffuseur canadien Glenn Gould. Tous les deux ans, la Fondation réunit un jury international pour décerner le Prix Glenn Gould à une personne vivante, pour la contribution unique de toute une vie qui a enrichi la condition humaine à travers les arts.

Le Prix est doté de 100 000 $ (CAD) et Dudamel recevra aussi la statue du Prix Glenn-Gould réalisée par l'artiste canadienne Ruth Abernethy.

Les maisons d'édition Bärenreiter et Carus récompensées

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Cette année, le Prix International Heinrich Schütz est attribué pour la première fois à deux institutions. A l'occasion du 350e anniversaire de la mort du compositeur (1585-1627), les maisons d'édition Bärenreiter (Kassel) et Carus (Stuttgart) seront récompensées, a annoncé lundi le festival de musique du même nom.

Depuis 1955, Bärenreiter publie les volumes de la "Neue Ausgabe sämtlicher Werke" (Nouvelle édition de l'ensemble des œuvres) de Heinrich Schütz, une édition critique des sources destinée à un usage aussi bien scientifique que pratique. Les "Annales Schütz", publiées depuis 1979, constituent un forum important pour l'exploitation scientifique de l'œuvre complexe de Schütz. Durant l'année de célébration Schütz2022, le "Schütz-Handbuch" est venu s'y ajouter et le "Schütz-Werkverzeichnis" doit encore suivre.

A la fin des années 1960, les éditions Carus ont lancé une édition scientifique et critique des œuvres de Schütz. La "Stuttgarter Schütz-Ausgabe" est publiée depuis 1971. Les éditions bilingues d'ouvrages individuels publiées en parallèle et le matériel d'exécution pour (presque) toutes les pièces sont particulièrement adaptés à la pratique. Sur la base de cette édition, un "enregistrement intégral de Schütz" a été réalisé entre 2009 et 2019 par le Dresdner Kammerchor sous la direction de Hans-Christoph Rademann, comprenant 20 épisodes sur un total de 27 CD.

Le Prix, non doté, est une médaille d'argent créée par la sculptrice Anna Franziska Schwarzbach.

Depuis plus de 20 ans, le Festival de musique Heinrich Schütz met en lumière l'œuvre du compositeur allemand sur ses lieux de travail originaux à Weissenfels, Zeitz, Bad Köstritz, Gera et Dresde. L'édition de cette année débutera le 7 octobre et sera placée sous la devise "parce que je vis".
Depuis 2018, le festival décerne chaque année le Prix Heinrich Schütz pour récompenser des prestations exceptionnelles dans la transmission et la diffusion de la musique du compositeur et de son époque. Les précédents lauréats : Hans-Christoph Rademann, Sir Roger Norrington, Françoise Lasserre et, l'année dernière, Werner Breig.

Concours International de clarinette Wolfgang Meyer

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Lors du Concours International de clarinette Wolfgang Meyer à Karlsruhe, le Duo Rabonde, composé de Felicia Bulenda, clarinette, et de la violoncelliste Maike Clemens, a remporté le Premier Prix ainsi qu'une somme de 5.000 euros.
Le 2e Prix, d'une valeur de 3.000 euros, a été attribué au D'Takito JamDuo avec le clarinettiste Gervasio Tarragona Valli et Sergio Escalera Soria au piano, et le 3e Prix, d'une valeur de 2.000 euros, au Trio Lérida avec Salomé Guimbretière, clarinette, Sophie Kockler, clarinette, cor de basset et clarinette basse, et Lisa Wegmann, clarinette et cor de basset.
Le Prix du public, doté de 1.000 euros, a été décerné au D'Takito JamDuo.
Au total, 27 œuvres ont été soumises au premier tour du Concours. Huit ensembles ont été sélectionnés par le jury pour le deuxième tour, dont six se sont présentés à Karlsruhe.

Le Concours rend hommage au clarinettiste Wolfgang Meyer qui a enseigné à la Hochschule für Musik de Karlsruhe à partir de 1979 et en a été le recteur de 2001 à 2007. Avec sa sœur Sabine Meyer et son beau-frère Reiner Wehle, il jouait dans le "Trio di Clarone". Sabine Meyer faisait partie et présidait le jury, dont faisaient également partie le saxophoniste de jazz Peter Lehel, les professeurs de clarinette Julius Kircher et Bernd Ruf ainsi que Thomas Renner -ce dernier en tant que vice-président de l'association KlangKunst e. V., fondée au printemps 2009 à l'initiative de Wolfgang Meyer et de son épouse Christiane Domino, et qui s'est donné pour mission de promouvoir les jeunes musiciens et artistes, ainsi que la musique, l'art et la culture.

Concours International d'art lyrique à Stuttgart, le palmarès

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Le Premier Prix, doté de 15.000 euros, a été attribué au baryton britannique Theodore Platt et à son accompagnateur Keval Shah. Le baryton-basse autrichien Alexander Grassauer s'est classé deuxième avec son accompagnateur Mauro Zappalà et a reçu un prix de 10.000 euros. Le Troisième Prix (7.000 euros) va au ténor chinois Zhuohan Sun avec Yuriko Watanabe au piano. Comme signalé hier, le jury du Concours a décerné un Prix Spécial de 1 500 euros à Victoria Misas (Espagne) pour une performance pianistique particulière. Un autre prix spécial de 1 500 euros a été attribué à la soprano Katja Maderer (Allemagne) pour l'interprétation d'un air d'une compositrice contemporaine, avec Amadeus Wiesensee au piano.

Le Concours International d'Art Lyrique a eu lieu pour la 13e fois en 2022. Le Concours a lieu à Stuttgart depuis 1987. Avant cela, il se déroulait à Vienne. Depuis 2010, le Concours a lieu tous les deux ans et est à chaque fois consacré à un compositeur différent. Il est l'un des plus anciens dans l'espace germanophone et offre une plate-forme aux duos composés de chanteurs et de pianistes. Anciens lauréats, Matthias Goerne, Christiane Oelze, Eric Schneider, Dietrich Henschel et Birgid Steinberger.
Cette année, le jury du concours était présidé par Olaf Bär.

Concours International Fritz Kreisler, le palmarès

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Le jeune violoniste brésilien Guido Sant'Anna (17 ans) a reçu le Prix Fritz-Kreisler 2022 dans la salle dorée du Musikverein de Vienne. Il a remporté le concours de cette année devant Michael Shaham d'Israël et Rino Yoshimoto, qui se sont classés ex-aequo à la deuxième place. Le Premier Prix est assorti d'une récompense de 20.000 euros, d'engagements pour des concerts avec des orchestres comme l'Orchestre Symphonique national de Lituanie ou l'Orchestra Sinfonica Siciliana, d'une tournée de concerts en Asie et d'un enregistrement de CD.
Rafael Nussbaumer (Suisse), Amira Abouzahra (Allemagne) et Elli Choi (États-Unis) se sont classés aux autres rangs. En outre, des prix d'encouragement ont été décernés aux autres participants.
La finale a été accompagnée par l'Orchestre symphonique de l'ORF Radio de Vienne sous la direction d'Alexander Joel.

Le Concours International Fritz Kreisler a eu lieu pour la première fois en 1979 et se déroule depuis à intervalles irréguliers. Le concours porte le nom du violoniste virtuose Fritz Kreisler (1875-1962), considéré comme l'un des principaux représentants de sa discipline dans la première moitié du 20e siècle et qui s'est également distingué comme compositeur et arrangeur.
Cette année, le jury international était composé de Jean-Jacques Kantorow (président du jury), Igor Gruppman, Mario Hossen, Sergej Khachatryan, Ernst Kovacic, Sergej Krylov, Fanny Clamagirand, Benjamin Schmid, Dmitri Sitkovetsky, Ingolf Turban et Tianwa Yang. Lors de la finale du gala, elle a été élargie à des personnalités du management musical et des médias.

Colin Davis, 95 ans

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Le chef britannnique Colin Davis est né le  à Weybridge (Surrey, Angleterre) et décédé le à Londres.

Rppel pour les plus jeunes

Colin Davis étudie la clarinette au Royal College of Music de Londres, mais il n'est pas admis aux cours de direction en raison de son faible niveau de piano. Néanmoins, il forme, avec des amis étudiants, l'orchestre de Kalmar qu'il dirige souvent.

En 1952, Davis travaille au Royal Festival Hall, et vers la fin des années 1950 dirige le BBC Scottish Orchestra. Il rencontre pour la première fois un large succès en 1959 quand il remplace Otto Klemperer, souffrant, dans une exécution de l'opéra de Wolfgang Amadeus Mozart, Don Giovanni, au Royal Festival Hall. L'année suivante, il remplace Thomas Beecham lors de circonstances similaires dans la Flûte enchantée de Mozart à Glyndebourne.

Dans les années 1960, il collabore avec le Sadler's Wells Opera, avec l'Orchestre Symphonique de Londres et l'Orchestre Symphonique de la BBC. En 1971, il succède, jusqu'en 1986, à Sir Georg Solti en tant que chef titulaire du Royal Opera House, où il a déjà dirigé occasionnellement.

Davis est anobli en 1980. Il dirige l'Orchestre Symphonique de la Radiodiffusion bavaroise et l'Orchestre Symphonique de Boston avant d'être nommé chef titulaire de l'Orchestre Symphonique de Londres en 1995.

Il est un interprète des opéras de Michael Tippett, donnant la première de The Knot Garden (1970), de The Ice Break (1977) et de The Mask of Time (1984). En 1977, il devient le premier chef d'orchestre anglais à apparaître au Festival de Bayreuth où il dirige Tannhäuser.

Il a enregistré la première intégrale de l'œuvre d'Hector Berlioz.

Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE - 1965), Colin Davis est aussi Chevalier (Knight Bachelor - 1980) et membre de l'Ordre des compagnons d'honneur (CH - 2001).

Transmission

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Le risque de transmission par une personne infectée sur un instrument à vent est généralement beaucoup plus faible que pour les personnes qui chantent ou parlent, selon une nouvelle étude de l'Institut Max Planck et du Centre médical universitaire de Göttingen.

Selon l'étude, une clarinette libère beaucoup plus d'agents pathogènes tels que le SRAS-CoV-2, que d'autres instruments comme la flûte.
Les chercheurs ont déterminé l'émission de particules et le risque maximal de transmission associé en jouant de nombreux instruments à vent différents. Les résultats fournissent des indications sur la manière d'organiser des événements culturels avec le risque d'infection le plus faible possible, même en cas de pandémie.

L'instrument le plus risqué est la voix : au cours du chant ou de la parole, les personnes infectées libèrent plus de 500 fois des particules dans l'air, qui peuvent contenir des virus. Lorsque les gens jouent de la musique avec des instruments à vent, il y a beaucoup moins de projections dans l'environnement, mais tout de même 5 à 50 fois plus que lorsqu'ils respirent.

Sirena Huang l'emporte à Indianapolis

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Les résultats du Concours international de violon d'Indianapolis 2022 ont été annoncés :

Le Premier Prix revient à Sirena Huang (28 ans) : 75 000 $ de prix en espèces et un récital au Carnegie Hall.  Sirena Huang, est une participante chevronnée aux grands concours d'Aspen à Shanghai.

La pianiste Victoria Guerrero distinguée

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La pianiste espagnole Victoria Guerrero (Cádiz, 1989) a remporté le prix extraordinaire pour son travail de pianiste au plus important concours de Lied du monde, organisé à Stuttgart par la Hugo Wolf Akademie.
Le jury, présidé par Olaf Bär, comprenait les pianistes Graham Johnson et Wolfram Rieger, qui font autorité dans ce domaine.
C'est un prix qui n'est pas habituellement attribué, ce qui rend la distinction de Guerrero d'autant plus précieuse.

Victoria Guerrero a déjà remporté un prix de ce type en 2017, lorsqu'elle a été distinguée comme meilleure pianiste accompagnatrice au concours Das Lied organisé dans la ville allemande de Heidelberg. À cette occasion, le jury était composé de noms aussi emblématiques que Felicity Lott, Richard Stokes, Bernarda Fink, Dominique Meyer, Helga Machreich et Brigitte Fassbaender.

Jean Françaix, 30 ans

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Le compositeurr français Jean René Désiré Françaix estné le  au Mans et décédé le  à Paris. Pianiste confirmé, il est l'auteur de plus de deux-cents œuvres, il aborde de manière éclectique un certain nombre de types d'ouvrage, allant de la musique pour soliste à l'opéra, passant par la musique de chambre.

Rappel pour les plus jeunes

Né dans une famille de musiciens, Jean Françaix reçoit des cours de musique de son père Alfred Françaix, compositeur et pianiste. Il commence ses études au conservatoire du Mans que dirige son père ; sa mère y est également professeur de chant.

Il commence à étudier à l'âge de dix ans la composition en privé avec la musicienne française Nadia Boulanger à partir de l'année 1922 jusqu'en 1934. Celle-ci remarque chez lui une grand facilité en musique, notamment au niveau de l'harmonie. La même année, il compose sa première étude, une pièce pour piano intitulée Pour Jacqueline. Dédicacée à sa petite-cousine, la partition est éditée en 1924 aux éditions Sénart.

À 11 ans, il rencontre Maurice Ravel, qui, voyant son don, l'encourage à poursuivre et à développer sa curiosité. En 1926, à quatorze ans, il entre au Conservatoire de Paris avec comme professeur Isidor Philipp et remporte en 1930, à 18 ans, son premier prix de piano et entame ainsi sa carrière de pianiste.

En 1932, Jean Françaix représente la France et la jeune école musicale française avec le compositeur Claude Delvincourt au Festival International de l’ISCM de Vienne, où est jouée une de ses pièces pour piano et quatuor à cordes : Huits Bagatelles. Son autre composition de jeunesse, le Concertino pour piano et orchestre, de 1932, connaît un succès immédiat. Son ballet de 1933 Scuola di ballo, qui s'inspire de thèmes du compositeur italien Luigi Boccherini, est créé par les Ballets russes de Monte-Carlo, chorégraphié par Léonide Massine.

Jean Françaix fait partie de la société de concerts Triton et a pour objectif de faire connaître la musique contemporaine en France et en particulier la musique de chambre. Fondé par P.-O. Ferroud en 1932 et dirigée par Henri Tomasi et Henry Barraud, Jean Françaix l'intègre dès 1935. En 1936, le compositeur engrange ses premiers succès internationaux avec sa pièce Concertino au Festival de la Musique de Chambre de Baden-Baden.

À partir des années 1930, aidé par ses capacités naturelles pour la musique, il commence à fréquenter l'élite intellectuelle parisienne ; il est notamment invité fréquemment chez Winnaretta Singer, la « Princesse Blanche de Polignac ». C'est dans ce salon qu'il créé son opéra-comique Le Diable boiteux, en 1938, qui est retransmis à la BBC la même année. Dans ces cercles, il rencontre notamment des compositeurs en vogue tels qu'Igor Stravinksy ou Francis Poulenc, avec qui il lie une grande amitié, ainsi que des écrivains comme Paul Valéry. Par ailleurs, c'est également à ce moment-là que le Comte de Beauvau-Craon va faire rencontre Jean Françaix au réalisateur Sacha Guitry avec lequel il travaillera tout au long de sa carrière. Leur première collaboration est en 1937, quand le compositeur écrit la musique de son film Les Perles de la couronne ; il est âgé alors de vingt-quatre ans. En parallèle, sa carrière de pianiste international s'accélère et Jean Françaix entreprend de nombreuses tournées à l'international, où il joue aussi des œuvres du répertoire et les siennes.

En 1937, Jean Françaix épouse Blanche Yvon, violoniste et chanteuse et, en 1939, il compose une œuvre qu'il considère majeure dans sa carrière, l'oratorio fantastique L'Apocalypse selon Saint Jean, créé en 1942 sous la direction du chef d'orchestre français Charles Münch. Cet ouvrage n'a cependant que peu de succès et n'est que peu repris par la suite. En revanche, si le public français ne l'apprécie guère, il trouve en Allemagne un public davantage accueillant ; il s'associe notamment avec l'éditeur de musique Schott, qui va promouvoir sa musique dans le monde entier. Nombre de ses partitions sont éditées aux Éditions Musicales Transatlantiques, Max Eschig et Schott.

À partir des années 1950, le compositeur travaille fréquemment avec Sacha Guitry pour la réalisation de plusieurs bandes originales de ses films.

En tant que pianiste, il forma un duo avec Maurice Gendron, dont l'une des plus grandes réussites est la sonate pour arpeggione de Franz Schubert, enregistrée une première fois le . En 1954, Jean Françaix remporte le Prix du Disque pour son interprétation du Sextuor pour piano et instruments à vent de Francis Poulenc4. Entre 1958 et 1961, le compositeur est membre du Conseil Supérieur au Conservatoire National de Musique de Paris et entre les années 1959 et 1962, Jean Françaix enseigne à l'École Normale de Musique de Paris. En 1959, le compositeur reçoit la croix de la Légion d'honneur par son professeur Nadia Boulanger. En 1962, le compositeur orchestre une partition de Francis Poulenc, L'Histoire de Babar, qui a un certain succès par la suite, puis s'occupera des Préludes de Frédéric Chopin en 1967.

Au tournant des années 1980, le constat est fait que la musique de Jean Françaix ne plaît pas beaucoup : ayant l'impression d'être rejeté, le compositeur estime sa musique « trop facile à comprendre », ce qui l'empêche d'être jouée. Sa musique légère, qu'il qualifie également de « sérieuse sans gravité », ne lui ouvre donc pas les portes des différentes fonctions officielles qui aurait pu s'offrir à lui, mais il reçoit tout de même un certain nombre de distinctions pour ses travaux : en 1992, il obtient le Prix Arthur Honegger pour l'ensemble de son œuvre.

Jean Français meurt le  dans le 3e arrondissement de Paris à l'âge de quatre-vingt cinq ans, après avoir laissé un œuvre d'environ deux-cent quinze pièces.

Jean Françaix est un des rares musiciens à être rester fidèle à l'écriture de la musique pour le seul plaisir, s'inscrivant ainsi dans la lignée des compositeurs tels qu'Emmanuel Chabrier ou Francis Poulenc, préférant persévérer dans la musique tonale plutôt qu'explorer le sérialisme. De plus, malgré sa proximité et ses contactes avec le Groupe des Six, le compositeur ne se plie pas à un mouvement en particulier et reste toujours à l'écart musicalement2.

Jean Françaix compose plus de deux-cents ouvrages au cours de sa vie. Il ne s'arrête pas à un genre particulier mais explore une grande étendue de la musique instrumentale et des différents types d'instruments. Il compose aussi bien des courts ouvrages pour solistes que de la musique de chambre et des concertos. Il explore également le genre vocal avec notamment un oratorio et cinq opéras. Toujours pour la scène, il compose aussi des ballets ainsi que de la musique de film.

Outre des pièces diverses pour instruments seuls, il compose plusieurs concertos, dont un Concerto pour piano, un Concerto pour deux pianos, deux Concertos pour violon, un Concerto pour clarinette et un Concerto pour flûte. Ses œuvres vocales comprennent un oratorio, L'Apocalypse selon Saint-Jean et une cantate pour mezzo-soprano et cordes, la Déploration de Tonton (chien fidèle) (d'après un texte de Georges Ravon).

Il est particulièrement prolifique dans l'écriture de musique de chambre pour les vents. On retrouve notamment deux Quatuors pour saxophonesPrélude, Sarabande et Gigue pour trompette et piano ou ses Neuf pièces caractéristiques pour dix instruments à vent.

La musique pour clavier inclut L'Insectarium, pour clavecin ; Huit danses exotiques, pour deux pianos ; une Messe de mariage et la Suite carmélite, pour l'orgue, ainsi qu'une Sonate pour piano.

Jean Françaix a composé la musique d'une dizaine de films, dont le Si Versailles m'était conté... de 1954 de Sacha Guitry. Celui-ci avait déjà fait appel au compositeur en 1937, alors âgé de vingt-cinq ans, pour son autre film Les Perles de la couronne. Dès lors, la collaboration entre les deux artistes est renouvelée à plusieurs reprises sur d'autres projets cinématographiques. Il compose également la bande originale du film Lady L (1965) de Peter Ustinov.

Ses œuvres combinent l'élégance et l'inventivité, comme le montre La Princesse de Clèves, son cinquième et ultime opéra. Actuellement, ce compositeur rencontre plus de succès à l'étranger qu'en France, surtout en Allemagne, au Japon et aux États-Unis.