Le Journal

Glenn Gould, 90 ans

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Le pianiste, compositeur, écrivain, homme de radio et réalisareur canadien Glenn Gould est né le  à Toronto et décédé le  dans la même ville. Il est connu pour ses interprétations pianistiques du répertoire baroque, en particulier pour deux enregistrements des Variations Goldberg de Jean-Sébastien Bach (1955 et 1981). Célèbre pour son style analytique et chantant, ainsi qu'une certaine excentricité, Glenn Gould abandonne sa carrière de concertiste en 1964 et ne se produira plus jamais en public afin de se consacrer aux enregistrements en studio et à la production d'émissions de radio pour Radio-Canada.

Rappel pour les plus jeunes

Glenn Herbert Gould, né Gold, est le fils de Russell Herbert Gold, violoniste amateur, et de Florence Grieg (lointaine parente du compositeur norvégien Edvard Grieg), pianiste, organiste et professeur de chant. Il grandit au sein d’une famille presbytérienne aux origines anglaise, écossaise et norvégienne. En 1939, au début de la Seconde Guerre mondiale, le nom Gold fut changé en Gould afin que la famille ne soit pas la cible d’attaques à caractère antisémite (bien qu'il n'ait aucune origine juive), alors en hausse à Toronto. Glenn Gould en plaisanta à plusieurs reprises en disant par exemple : « Quand on me demande si je suis juif, je réponds toujours que je l’étais durant la guerre. »

On découvre que Glenn Gould a l'oreille absolue à trois ans, puis il montre des prédispositions précoces pour le piano étant capable de transposer, composer et improviser. Il apprend le piano avec sa mère jusqu'à l'âge de dix ans avant de rejoindre le Conservatoire royal de musique de Toronto afin d'étudier le piano auprès d'Alberto Guerrero (1943–52), l'orgue auprès de Frederick Silvester (1942–49) et la théorie musicale auprès de Leo Smith (1940–47). Il est organiste d'église à onze ans et donne son premier concert professionnel à l'orgue en . Il fait sa première apparition publique au piano avec orchestre en 1946 et son premier récital professionnel l'année suivante, enchaînant avec des apparitions à la radio (1950), la télévision (1952) et son premier enregistrement commercial en 1953. Pendant cette période, il compose dans un style alternant entre le romantisme tardif et le dodécaphonisme de Schönberg.

En , il donne ses premiers concerts à Washington (Musée d'art moderne) et New York dans des programmes originaux comprenant Gibbons, Sweelinck, Bach, le dernier Beethoven (Hammerklavier), Berg (Sonate) et Webern (Variations, op. 27). Il est immédiatement identifié par son jeu très personnel et ses choix de programmation, comme un iconoclaste ou en français comme « excentrique ».

Alexander Schneider, membre du Quatuor de Budapest, rencontre David Oppenheim, patron de Columbia Masterworks. Celui-ci, après avoir écouté un enregistrement de Dinu Lipatti, s'exclame : « Pourquoi ne pouvons-nous pas en avoir un autre comme ça ? ». Schneider qui avait entendu Gould à Washington, répond : il y en a un, « une personne de Toronto, nommé Glenn Gould, qui est hélas un peu fou, mais il a un effet hypnotique remarquable au piano ». Il signe un contrat avec la firme CBS. Il a vingt-deux ans. Son premier disque des Variations Goldberg de juin 1955 dans les studios CBS de New York, publié en  est acclamé tant par la critique que le public, et lui apporte la renommée internationale . Karajan le réclame pour Berlin et Salzbourg et même Khrouchtchev veut l'entendre à Moscou. Cette interprétation d'une vélocité et d'une clarté de voix hors du commun et hors des modes de l'époque, contribue notablement à son succès. Resté une référence absolue, cet enregistrement fait toujours partie des meilleures ventes du catalogue CBS/Sony. Suivent vingt-cinq ans de collaboration fidèle entre Gould et le label discographique, même après sa décision de ne plus se produire en public.

De 1955 à 1964, il donne de nombreux concerts, essentiellement sur le continent nord-américain, avec les plus célèbres chefs et interprètes (Dimitri Mitropoulos, Leonard Bernstein, Yehudi Menuhin, entre autres). Lors de trois tournées entre 1957 et 1959, il se produit en récitals dans les grandes capitales en URSS, en Israël et en Europe de l'Ouest, notamment à Londres, à Stockholm, à Berlin sous la direction d'Herbert von Karajan et à Salzbourg avec Mitropoulos  (et l'Orchestre du Concertgebouw d'Amsterdam).

À partir de 1961, il réduit ses apparitions publiques et ne prend aucun engagement au-delà de l'année 1964. En 1962, il fait part à son entourage de sa fatigue de devoir se produire devant des auditoires distraits, qui toussent ou attendent la fausse note. Sans tournée d'adieu ni annonce préalable, Gould donne son dernier concert au Wilshire Ebell Theater de Los Angeles le . Il interprète quatre fugues de L'Art de la Fugue, la 4e partita de Bach, la 30e sonate de Beethoven et la 3e sonate d'Hindemith. Il quitte définitivement la scène à l'âge de 32 ans pour se consacrer exclusivement aux média électroniques : enregistrements en studio, réalisation d'émissions de radio et de télévision. Se succèdent, outre ses disques pour CBS, sept documentaires pour la CBC ou d'autres productions. Notamment les Chemins de la musique (1974, pour la télévision française avec le documentariste Bruno Monsaingeon et qui sera renommé ultérieurement Glenn Gould, l'alchimiste), une série de trois films intitulés Glenn Gould Plays Bach (1979–81). Dès 1966, Gould publie un article dans Hight Fidelity Magazine, « L'enregistrement et ses perspectives » pour s'en expliquer.

C'est lors de la diffusion de 1974 des Chemins de la musique, en début de soirée sur les trois chaînes de télévision en grève, qu'en France, Gould se fait admettre au rang qui lui revient : « un des génies de l'interprétation moderne».

En , il entame une nouvelle carrière de direction d'orchestre, en enregistrant le Siegfried Idyll de Richard Wagner. En septembre, paraît la nouvelle version de ses Variations Goldberg.

Le , après avoir ressenti de forts maux de tête, Glenn Gould est victime d'un accident vasculaire cérébral qui paralyse le côté gauche de son corps. Il est hospitalisé à l'hôpital général de Toronto, où son état se détériore rapidement. Il décède le 

Glenn Gould repose aux côtés de ses parents au cimetière Mount Pleasant de Toronto. Les premières mesures des Variations Goldberg sont gravées sur la pierre tombale.

Glenn Gould a peu joué les romantiques -jugés trop hédonistes- et la musique impressionniste, pour se concentrer essentiellement sur la musique baroque, classique, le dernier romantisme et la musique austro-allemande du début du xxe siècle, avec quelques remarquables incursions dans la musique des virginalistes anglais et la musique canadienne contemporaine. Si Glenn Gould aimait peu Chopin, ainsi que les dernières œuvres de Mozart (« Mort trop tard », selon lui), il admirait en revanche la chanteuse britannique Petula Clark, à laquelle il consacra un article élogieux en 1964. Ces options sont liées à sa conception musicale dont il considère que l'essence se trouve dans le contrepoint.

Il acquiert sa réputation internationale grâce aux interprétations très originales des œuvres de Bach. Son jeu pratiquement dépourvu de legato, presque sans pédale, combiné aux réglages millimétrés de son piano fétiche, tendu à l'extrême pour gagner encore en rapidité, sont sa propre marque. Gould a particulièrement excellé dans l'interprétation des Variations Goldberg dont il a su mettre en valeur la dynamique, la vivacité, la profondeur de l'articulation logique des thèmes, qui fut à l'origine de sa renommée internationale et dont le toucher était si différent qu'il en était immédiatement reconnaissable entre tous (hormis son chantonnement célèbre), et également beaucoup critiqué par certains. À cela s'ajoutaient une personnalité et une excentricité peu ordinaires. Le tout éclipsant, auprès du grand public, l'influence qu'a eue Rosalyn Tureck de 18 ans son aînée.

Marc Vignal résume d'un trait, l'homme : « Son très grand talent n’a d'égal que son caractère excentrique, qui se manifeste aussi bien dans son comportement personnel que dans ses interprétations. » Notamment, au concert ou au disque, il chantonnait souvent en jouant, ce qui est perceptible sur certains enregistrements, comme dans son interprétation du Clavier bien tempéré ou des Variations Goldberg et particulièrement dans les films de Monsaingeon où il accompagne son chant de gestes de direction, d'un orchestre imaginaire outre son contre-chant vocal. Cela créait des difficultés pour les ingénieurs du son. Sa position au piano était très particulière : il se penchait très en avant vers son clavier, le visage au niveau des touches. Cela tenait à l'utilisation d'une seule et unique chaise pliante dont il avait scié les pieds et qui était ainsi bien plus basse qu'une banquette de piano. Cette chaise l'accompagnera sa vie durant. Même lorsque celle-ci fut dans un état de délabrement total, il l'emporta partout où il devait jouer. Devenus les symboles de Glenn Gould, la chaise et le piano Steinway CD318 sont conservés et exposés de manière permanente depuis  au Centre national des Arts d'Ottawa.

 

Strings of Freedom à Bologne

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Le 9 octobre 2022 (20h30), le théâtre Manzoni de Bologne accueillera un extraordinaire premier concert intitulé "Strings of Freedom", conçu pour célébrer le 75e anniversaire de l'indépendance de l'Inde, avec deux musiciens indiens de renommée internationale, le violoniste Dr. L. Subramaniam et la chanteuse Kavita Krishnamurti Subramaniam, et l'orchestre Senzaspine dirigé par Tommaso Ussardi, qui interpréteront un programme comprenant des pièces telles que Spring Rhapsody, Mahatma Symphony et Shanti Priya.

Le Consulat général de l'Inde à Milan et l'Association indienne d'Italie du Nord présentent donc la toute première collaboration de l'Orchestre Senzaspine de Bologne et du Groupe musical du Dr L. Subramaniam et de la chanteuse Kavita Krishnamurti avec un concert unique.

Le Dr L. Subramaniam, icône du violon indien, défini comme le "Paganini de la musique classique indienne", est connu et apprécié dans le monde entier pour l'élégance et la virtuosité de son style. Au fil des ans, le Dr L. Subramaniam a interprété et enregistré de la musique classique du sud de l'Inde et de la musique classique occidentale, avec ou sans orchestre. Il a également composé des musiques de films et dirigé de grands orchestres, collaborant avec certains des musiciens internationaux les plus éminents dans différents genres musicaux, notamment le jazz, la musique occidentale traditionnelle, la musique du nord de l'Inde, la musique du monde et la fusion globale.

L'expérience de l'orchestre symphonique du Dr L. Subramaniam a débuté avec Lord Yehudi Menuhin à New York (en 1987), et a été sollicitée par diverses organisations internationales au cours des années suivantes. A l'occasion du concert "Strings of Freedom" en Italie, avec le Mahatma Symphony, composé par le Dr. L. Subramaniam pour célébrer l'événement historique du 75ème anniversaire de l'indépendance de l'Inde, le maestro indien jouera certaines de ses pièces les plus célèbres, connues dans le monde entier comme, par exemple Shanti Priya, une pièce écrite à la fin des années 80 et une œuvre d'une importance particulière pour l'artiste, jouée par d'importants orchestres dans le monde entier et proposée pour la première fois en Italie avec l'Orchestre Senzaspine.

Alberto Iglesias et Disney+

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C'est le compositeur espagnol Alberto Iglesias qui assurera la musique de la série Balenciaga, la première production originale espagnole de Disney+, qui porte sur le couturier espagnol Cristóbal Balenciaga.
Le titre, qui comptera six épisodes, sera diffusé l'année prochaine. Il mettra en vedette Alberto San Juan et sera réalisé par Aitor Arregi, Jon Garaño et José Mari Goenaga.
La série a été présentée au festival du film de San Sebastian de cette année.

Au Dresdner Kreuzchor

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Le nouveau cantor du Dresdner Kreuzchor, Martin Lehmann, sera installé dans ses fonctions aujourd'hui. Âgé de 49 ans, il a succédé le 1er septembre à Roderich Kreile, qui a pris sa retraite en juillet après 25 ans de service. Lehmann est le 29e Cantor de la Croix après la Réforme.

Né en 1973 à Malchin (Mecklembourg-Poméranie occidentale), Lehmann a grandi à Dresde et est devenu lui-même membre du Kreuzchor en 1983. Depuis 2012, il était directeur artistique du Windsbacher Knabenchor. Une commission de sélection l'a choisi à l'unanimité parmi 37 candidats pour devenir le nouveau Kreuzkantor.

Le poste de Kreuzkantor est un contrat de travail avec la capitale du Land de Dresde, qui est le détenteur légal du Dresdner Kreuzchor. Cet ensemble musical de renommée mondiale a été fondé il y a plus de 800 ans. Il compte actuellement 140 enfants de chœur âgés de 8 à 19 ans.

Plamena Mangova en concert dans le cadre du CPE Festival

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Le premier concert de la saison du CPE Festival se déroulera ce dimanche 25 septembre à midi au Musée des Instruments de musique de Bruxelles. C’est la pianiste Plamena Mangova, bien connue en Belgique depuis son succès au Concours Reine Elisabeth, qui ouvrira le festival avec un récital consacré à :  Alessandro Scarlatti, Ludwig van Beethoven,  Frederic Chopin, Franz Liszt, Albena Petrovic Vratchanska, Dmitri Shostakovich et  Alberto Ginastera. 

Plus d’informations sur le site du CPE Festival : www.cpefestival.com



La Kronberg Academy a inauguré le Casals Forum

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Après cinq ans de travaux, la Kronberg Academy a inauguré le Casals Forum, une salle de musique de chambre avec un centre d'études attenant. Le bâtiment permet de vivre des expériences sonores comme le Land de Hesse n'en a encore jamais entendu, a déclaré la Ministre des Arts Angela Dorn (Verts) vendredi à Kronberg près de Francfort. La salle de musique de chambre d'une capacité de 550 places a été conçue par l'architecte Volker Staab et l'acousticien Martijn Vercammen. Le centre d'études dispose d'une salle de conférence et d'examen ainsi que de cinq salles de cours et de quatre salles de répétition.

Les coûts de construction d'environ 60 millions d'euros ont été financés par des mécènes privés et des artistes ainsi que par l'État fédéral à hauteur de plus de 26 millions d'euros et par le Land de Hesse à hauteur de 8,75 millions d'euros, selon les informations fournies. Les étudiants n'apprennent pas seulement leur métier et les valeurs musicales dans l'établissement, a déclaré la ministre Dorn : La musique déploie ici toute sa force grâce à une architecture géniale et nous présente ainsi l'interface entre la science et l'art. En même temps, le Casals Forum allie les exigences les plus élevées en matière de forme et de son à la responsabilité envers notre environnement : le nouveau bâtiment est climatisé par une technologie d'accumulation de glace et peut donc être exploité de manière neutre en CO2.

Le Forum porte le nom du violoncelliste Pablo Casals (1876-1973). Pour l'inauguration, la Kronberg Academy organise à partir de samedi un festival de dix jours sous la devise "En route !" Des jeunes talents ainsi que des musiciens et des orchestres renommés se produiront lors de 24 concerts. Parmi eux, le violoniste Gideon Kremer, le pianiste Sir András Schiff, l'altiste Tabea Zimmermann, l'ensemble Resonanz de Hambourg et l'orchestre symphonique hr. Le "Chamber Orchestra of Europe", jusqu'à présent basé à Londres, devient, tout comme le "Bridges-Kammerorchester", orchestre résident du Casals Forum.

Molière à la BNF

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À l’automne 2022, la Bibliothèque Nationale de France célèbrera Molière avec deux expositions complémentaires : « Molière, le jeu du vrai et du faux », conçue et réalisée en partenariat avec la Comédie-Française et « Molière en musiques » à la Bibliothèque-musée de l’Opéra au Palais Garnier du 27 septembre au 15 janvier.

Cette exposition est consacrée à la présence de la musique et de la danse dans l’œuvre de Molière. Les deux arts y sont indissociables : presque la moitié de ses pièces sont mêlées d’intermèdes musicaux et dansés, au point de participer à la naissance de l’opéra français dans les années 1670. Grâce aux collections de la BnF, de l’Opéra et de la Comédie-Française, l’exposition explore les conditions de l’émergence de la comédie-ballet, et la place du genre dans les représentations de Molière au fil du temps.

Les musiciens associés à Molière sont nombreux. Si le dramaturge collabora de son vivant avec Lully et Marc-Antoine Charpentier dans la composition de comédies-ballets, la liste s’allonge ensuite, tant ses textes ont inspiré l’art d’Euterpe depuis quatre siècles. Rossini, Mozart, Gounod, Saint-Saëns, Auric, Poulenc, Dutilleux, Jolivet, Sauguet, sans oublier les chorégraphes, Pierre Beauchamps, Lifar, Balanchine, Béjart, Francine Lancelot : tous ont travaillé autour de l’œuvre de Molière. L’exposition revient sur la relation des compositeurs et des chorégraphes avec ses textes, entre vérité historique et créations d’œuvres nouvelles.

L’exposition aborde d’abord l’invention de la comédie-ballet dans les années 1660, intimement liée au goût du roi Louis XIV pour la musique et la danse, avec l’évocation de ces fêtes de cour qui ont permis le développement du genre. Le parcours se penche ensuite sur les mutations des pièces de Molière au cours des siècles suivants, alors que se construit la figure de Molière en héros national : compositeurs et chorégraphes s’emparent de ces pièces comme arguments d’œuvres nouvelles, tandis que dans le même temps, les comédiesballets continuent à être représentées, avec ou sans musique. Enfin, l’exposition s’intéresse au renouveau de ces pièces au cours des cinquante dernières années, entre représentations splendides inspirées par le regain d’intérêt pour la musique baroque, et éclairage ou fantaisie plus contemporaines

(d'après Forum Opera)

Alfredo Kraus, 95 ans

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Alfredo Kraus Trujillo est né le  à Las Palmas et décédé le  à Madrid. Le ténor espagnol d'ascendance autrichienne, est tenu comme grand styliste dans le répertoire romantique italien et français, aussi reconnu pour la longévité remarquable de sa carrière (1956-1998), et il compte parmi les principaux ténors du xxe siècle.

Alfredo Kraus étudie d'abord à Barcelone avec Gali Markoff, puis à Valence avec Francisco Andres, et enfin à Milan avec Mercedes Llopart, qui fut également professeur de chant de Renata Scotto, Anna Moffo, Fiorenza Cossotto, entre autres.

Il fait ses débuts à Madrid en 1954, chantant d'abord la zarzuela, puis il aborde l'opéra à Turin comme Alfredo dans La Traviata en 1956. La même année, il chante dans Rigoletto et Tosca à l'opéra du Caire. Il reprend le rôle d'Alfredo au Théâtre Stoll à Londres en 1957, puis au Teatro Sao Carlos de Lisbonne, aux côtés de Maria Callas en 1958. C'est alors le début d'une longue carrière internationale.

Il débute comme Edgardo dans Lucia di Lammermoor au Royal Opera House de Londres en 1959 aux côtés de Joan Sutherland, puis à La Scala de Milan en 1960 comme Elvino dans La sonnambula, au Lyric Opera de Chicago en 1962 comme Nemorino dans L'elisir d'amore, et enfin au Metropolitan Opera de New York en 1966, comme Duc de Mantoue dans Rigoletto. Il chante plusieurs fois à Paris dans les années 1980, soit en récital soit à l'opéra Garnier ou à la salle Favart (Tonio dans la Fille du régiment, Roméo dans Roméo et JulietteWerther). Il interprète aussi le duc de Mantoue dans Rigoletto au Festival d'Orange.

En 1981, il reçoit la Médaille d'or du mérite des beaux-arts par le Ministère de l'Éducation, de la Culture et des Sports.

Son répertoire englobera de nombreux opéras italiens (I puritaniLucrezia BorgiaLa FavoritaLinda di ChamounixDon Pasquale, etc.) et français (FaustRoméo et JulietteLes Pêcheurs de perlesManonWerther, etc.).En 1991, Kraus reçoit le prix Princesse des Asturies en arts.

Sa discographie en bref :

  • 1958 - La traviata (Verdi), avec Maria Callas, Mario Sereni - Chœur et orchestre du Théâtre National de São Carlos, Lisbonne, dir. Franco Ghione (Warner)
  • 1963 - Rigoletto (Verdi), avec Robert Merrill, Anna Moffo, Ezio Flagello, Rosalind Elias - RCA Italiana Opera Chorus and Orchestra, dir. Georg Solti
  • 1966 - Lucrezia Borgia (Donizetti), avec Montserrat Caballé, Shirley Verrett, Ezio Flagello - RCA Italiana Opera Chorus and Orchestra, dir. Ionel Perlea
  • 1978 - Don Pasquale (Donizetti), avec Donald Gramm, Beverly Sills, Alan Titus - Ambrosian Opera Chorus, London Symphony Orchestra, dir. Sarah Caldwell (EMI)
  • 1980 - La Bohème (Puccini), avec Renara Scotto, Sherill Milnes, Carol Neblett, Paul Plishka, dir. James Levine
  • 1982 - La Traviata (Verdi), avec Renata Scotto, Renato Bruson - Philharmonia Orchestra, dir. Riccardo Muti (EMI Classics)
  • 1985 - La Jolie Fille de Perth (Bizet), avec June Anderson, Gino Quilico, José van Dam, Margarita Zimmermann, Gabriel Bacquier - Choeur de Radio France, Nouvel Orchestre Philharmonique, dir. Georges Prêtre (Emi classics, report 2009)
  • 1993 - La Traviata (Verdi), avec Kiri Te Kanawa, Dmitri Hvorostovsky - Orchestra del Maggio Musicale Fiorentino, dir. Zubin Mehta (Philips Classics)

Nikolaj Szeps-Znaider prolongé à Lyon

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Nikolaj Szeps-Znaider a pris la tête de l’Orchestre National de Lyon en septembre 2020 pour quatre saisons. À l’issue des deux premières, il a confirmé son souhait de poursuivre l’aventure avec l’orchestre. Sa reconduction pour une période de trois ans, avec l’assentiment d’une grande majorité des musiciens, lui permettra de déployer son projet sur sept années : Un renouvellement important pour permettre de récolter les fruits d’un travail de fond bien commencé depuis deux ans.

Durant ses deux premières saisons, grâce à un travail minutieux accompli avec rigueur ainsi qu’à une vision et une énergie porteuses pour les musiciens, Nikolaj Szeps-Znaider a considérablement renforcé les qualités de l’orchestre. Donner plus de temps à cette relation devrait lui permettre de devenir si naturelle que chacun connaitra instinctivement les attentes de l’autre, confie Nikolaj Szeps-Znaider.
Son objectif est de faire reconnaître l’ONL à sa place de grand orchestre international, à travers le travail artistique, les enregistrements, les tournées et les complicités que lui apporte sa propre réputation internationale. À partir de 2024, il prévoit de continuer à s’appuyer sur le son généreux et chaud de l’orchestre, et de travailler à la fois l’interprétation du répertoire classique essentiel à chaque orchestre, le grand répertoire allemand cher à son cœur comme Mahler ou Strauss, ainsi que les compositeurs français, ADN de l'Orchestre national de Lyon.
Nikolaj Szeps-Znaider souhaite également renforcer la relation de confiance qui se tisse avec le public lyonnais en allant toujours plus à la rencontre des habitants, notamment grâce à des concerts hors les murs programmés dans la ville.

Andrea Sanguineti nommé à Essen

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Le chef italien Andrea Sanguineti sera le directeur musical de l'Aalto-Musiktheater Essen et de l'Orchestre Philharmonique d'Essen. C'est ce qu'a décidé jeudi à l'unanimité le conseil de surveillance du Theater und Philharmonie Essen (TUP). Il succèdera à Tomáš Netopil lors de la saison 2023-24, dont le mandat prendra fin après dix ans. Le contrat de Sanguineti porte sur quatre saisons, jusqu'à l'été 2027, et est donc lié à celui de la nouvelle directrice artistique Merle Fahrholz.

La présidente du conseil de surveillance de la TUP, Barbara Rörig, a qualifié cette décision d'élément important dans la réorganisation du personnel du Theater und Philharmonie Essen. Le choix a été fait en étroite concertation avec l'intendante ainsi qu'avec les musiciens et les chanteurs, ce qui sera à nouveau une condition idéale pour le futur travail artistique commun.

Sanguineti a déjà dirigé plusieurs opéras, ballets et concerts à Essen. Le chef attache une grande importance à son implication dans la vie théâtrale et les concerts locaux, a déclaré l'intendante Fahrholz. Elle voit dans le futur GMD un partenaire artistique solide dans la conception du programme ainsi que dans l'échange avec les collectifs artistiques, l'ensemble, les chanteurs invités et le public.

Sanguineti a été directeur musical de la Neue Lausitzer Philharmonie et du théâtre de Görlitz de 2013 à 2018. Auparavant, il était premier chef et GMD adjoint au Mainfranken Theater de Würzburg. Au cours de la saison 2021-22, il a dirigé des productions d'opéra à l'Opéra National du Rhin, à l'Opéra de Leipzig, à l'Aalto Theater Essen et à l'Opéra de Zurich. Il a également dirigé des séries de concerts avec l'Orchestre Philharmonique d'Essen et l'Orchestre Symphonique de Munich.