Le Journal

Arvid Yansons, 40 ans

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Arvīds Jansons (Liepāja,  – Manchester, ) est un chef d'orchestre letton, père du chef Mariss Jansons.

Jansons étudie le violon de 1929 jusqu'en 1935, au Conservatoire de Liepāja; puis le violon, la composition et la direction d'orchestre avec Leo Blech, au Conservatoire de Riga de 1940 jusqu'en 1944, alors qu'il travaille comme violoniste à l'Opéra de Riga.
En 1944, il est nommé chef d'orchestre de l'Opéra de Riga, puis de l'orchestre de la radio lettone (1947-1952).
En 1952, il est nommé chef d'orchestre associé, et part en tournée (Australie, Extrême-Orient) avec l'Orchestre Philharmonique de Leningrad derrière Yevgueni Mravinski et Kurt Sanderling.

Jansons devient le premier chef invité du Hallé Orchestra en 19651. En 1972, il est nommé professeur au Conservatoire de Leningrad et donne des cours également en Allemagne1. Il est mort d'une crise cardiaque en 1984, pendant la tenue d'un concert avec le Hallé. Il est enterré à côté de Karl Eliasberg au Cimetière Volkovo de Saint-Pétersbourg.

Il a créé des œuvres de Sergueï Slominski (Symphonie no 1, 1962) et Rudolf Wagner-Régeny (Acht Kommentäre zu einer Weise des Guillaume de Machaut, 1967).

Franck Martin, 50 ans

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Frank Martin est un compositeur suisse né le 15 septembre 1890 à Genève et mort le 21 novembre 1974 à Naarden aux Pays-Bas.

Il est le dixième et dernier enfant de Charles Martin, un pasteur. Avant même de commencer l'école, il jouait déjà du piano et maîtrisait l'improvisation. À 9 ans, il composait des chants complets, sans avoir reçu aucune instruction musicale. Une pièce de Bach, la Passion selon saint Matthieu qu'il entendit à l'âge de 12 ans lui laissa une impression profonde, et Bach devint son vrai mentor.

Selon le souhait de ses parents, qui ne souhaitaient pas qu'il oriente sa carrière vers la musique, il étudie les mathématiques et la physique à l'Université de Genève pendant deux ans, tout en travaillant secrètement à la composition et en étudiant le piano avec Joseph Lauber (1864-1952), compositeur genevois qui fut aussi organiste au Locle, professeur à Zurich jusqu'en 1901, et chef d'orchestre au Grand Théâtre de Genève.
De 1918 à 1926, il vécut à Zurich, Rome, et Paris. Les compositions de cette période le montrent à la recherche de son propre langage musical.

En 1926, il fonde la Société de musique de chambre de Genève, qu'il dirige en tant que pianiste et claveciniste pendant 10 ans. Durant cette période, il enseigne aussi la théorie musicale et l'improvisation à l'Institut Jaques-Dalcroze et la musique de chambre au Conservatoire de musique de Genève.

Il a été le directeur du Technicum moderne de musique de 1933 à 1940 et le président de l'Association Suisse des musiciens3 de 1942 à 1946.

Il part aux Pays-Bas en 1946 pour trouver plus de temps pour ses compositions qu'il ne le peut en Suisse où il est impliqué dans de trop nombreuses activités. Après dix ans à Amsterdam, il s'installe finalement à Naarden.

De 1950 à 1957, il enseigne la composition au Staatliche Hochschule für Musik à Cologne, Allemagne. Par la suite, il renonce à l'enseignement et se concentre sur ses compositions, les quittant occasionnellement pour des concerts de musique de chambre et pour diriger des orchestrations (de ses propres œuvres).

Frank Martin a épousé en 1918 Odette Micheli (1896-1962), en 1931 Irène Gardian (1901-1939) et en 1940 Maria Boeke (1915-2017).

Beat Fehlmann quitte la Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz

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Le directeur de la Deutsche Staatsphilharmonie Rheinland-Pfalz, Beat Fehlmann, quittera l'orchestre à la fin de la saison 2024-25.
Le Suisse part de son propre chef au Liechtenstein pour prendre en charge la direction artistique et la gestion de l'académie de musique locale, comme l'a annoncé mardi la ministre de la Culture Katharina Binz. Son contrat, qui courait initialement jusqu'à l'été 2028, sera résilié de manière anticipée.

Le prix Händel de la ville de Halle sera décerné en 2025 au Händelfestspielorchester Halle

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Le conseil d'administration de la fondation Händel-Haus rend ainsi hommage à l'interprétation passionnée de la musique de Händel sur des instruments originaux depuis des décennies, a fait savoir la fondation mardi. Le prix d'honneur non doté sera décerné à l'ensemble de spécialistes de la Staatskapelle Halle dans le cadre du Festival Händel.

L'année prochaine, le festival mettra l'accent sur le séjour de Haendel en Italie entre 1706 et 1709, lorsque le jeune compositeur fit la connaissance de collègues comme Arcangelo Corelli, Antonio Lotti et Alessandro Scarlatti. On entendra entre autres l'oratorio spirituel de Haendel La resurrezione, créé à Rome en 1708 sous la direction de Corelli, et l'oratorio rarement joué de Scarlatti La Santissima Annunziata.
Du 6 au 15 juin 2025, 66 manifestations sont prévues dans 17 lieux de Halle (Saale) et de ses environs. Des stars internationales de la musique baroque telles que Julia Lezhneva, Max Emanuel Cencic, Anna Bonitatibus, Fabio Boindi, la Lautten Compagney de Berlin, les ensembles italiens Modo Antiquo et Europa galante ainsi que le Philharmonic Chamber Choir estonien en collaboration avec le Concerto Copenhagen danois et Le Concert Spirituel de Paris seront invités.

Sakari Oramo nommé partenaire artistique du Gürzenich Orchestra de Cologne

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Le Gürzenich Orchestra de Cologne et son Gürzenich-Kapellmeister et directeur musical général Andrés Orozco-Estrada ont annoncé la nomination de Sakari Oramo, 59 ans, au poste nouvellement créé de partenaire artistique.

Le chef d'orchestre finlandais présentera au moins deux projets d'abonnement par saison à partir de septembre 2025 pour une période initiale de cinq saisons. Son rôle consistera à introduire un nouveau répertoire dans les programmes de l'ensemble allemand et à compléter le travail d'Andrés Orozco-Estrada, le nouveau Gürzenich-Kapellmeister.

Sakari Oramo est chef principal de l'orchestre symphonique de la BBC, chef lauréat de l'orchestre philharmonique royal de Stockholm et chef honoraire de l'orchestre symphonique de la radio finlandaise,

Jonas Kaufmann se retire de la soirée d'ouverture de la Scala

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Pour des raisons familiales, je suis contraint d'annuler ma participation à la production de « La forza del Destino » de Verdi, qui ouvrira la saison 2024/25 du Teatro alla Scala le 7 décembre. J'ai déjà eu le privilège d'assister à plusieurs reprises à cet extraordinaire événement culturel italien, et je suis donc d'autant plus désolé de manquer cet événement spécial, et de décevoir le public et mes collègues cette fois-ci.

Il sera remplacé par Brian Jagde, qui a récemment chanté Forza à Barcelone.

"Des Canyons aux étoiles" d’Olivier Messiaen, 50 ans

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Des canyons aux étoiles est la partition orchestrale la plus vaste et monumentale d'Olivier Messiaen par son programme et par sa durée supérieure à l'heure et demie. Cette musique minérale, suggestive et granitique s'impose comme l'un des sommets de l'œuvre du compositeur français.

Commandée pour les célébrations du bicentenaire des Etats-Unis (1776), la pièce, composée entre 1971 et 1974, est créée à New York en 1974. Pour s'imprégner du climat américain, Messiaen visite le site de Bruce Canyon dans l'Utah d'où ce titre. Cette œuvre présente, comme toujours chez Messiaen, une référence religieuse, ainsi l'âme doit s'élever des canyons aux étoiles, et même plus haut par une glorification de Dieu dans toutes ses créations terrestres et spirituelles. Mais au-delà ces allusions, Des canyons aux étoiles se veut aussi une œuvre « géologique, astronomique » et une « partition couleur » qui reprend toutes les teintes de l'arc-en-ciel et des roches des Grands canyons. La partition utilise des chants d'oiseaux, particulièrement ceux de l'Utah et des îles Hawaï.

La partition se décompose en douze pièces groupées en trois parties. La première partie s'ouvre par Le désert, pièce brève d'introduction, elle est marquée par une ouverture et une conclusion confiée au cor ; la partie centrale présente plusieurs chants d'oiseaux dont celui du sirli du désert. La section suivante se nomme Les orioles, du nom des loriots de l'ouest américain. Les volatiles sont rendus par de magnifiques effets de timbres et d'harmonie. « Ce qui est écrit sur les étoiles » est de forme cyclique avec un passage virtuose fondé sur des chants des oiseaux japonais et américains. Une partie de piano seul, très développée et suggestive, est au cœur du Cossyphe d'Heuglin du nom d'un oiseau d'Afrique du sud. Cedar Breaks et le Don de Crainte est l'alliance d'un hommage au Cedar Breaks, l'un des sites les plus impressionnants de l'Utah et du « Don de Crainte », l'un des sept dons de l'esprit. L'orchestre utilisé dans son entier, avec même une machine à vent, est ici d'un grand raffinement.

La seconde partie s'ouvre par L'appel interstellaire confié au cor solo qui doit ici dépasser les limites de virtuosité. Partition redoutable, souvent imposée lors des concours de recrutement des orchestres, L'appel interstellaire reste confiné, sur décision du compositeur, aux exécutions intégrales des Canyons, en dépit du souhait de nombreux cornistes d'étoffer leur répertoire de concert soliste. Bryce Canyon et les rochers rouges orange, d'une durée d'un quart d'heure, est la plus longue section de la pièce. L'orchestration qui fait la part belle aux vents et aux cuivres, tend à rendre toutes les facettes de ce paysage merveilleux.

La troisième partie, introduite par Les ressuscités et le chant de l'étoile Aldébaran, est un mouvement lent aux teintes translucides qui cite le chant de quatre oiseaux. Le moqueur polyglotte est un oiseau américain au chant particulièrement véloce, bien rendu ici par la partie de piano. Un ton lumineux et ensoleillé caractérise la grive des bois, s'ouvre sur Omao, Leiothrix, Elepaio, Sham, quatre oiseaux de tous les continents. Dans ces deux parties, les cuivres, et surtout les cors, sont particulièrement sollicités. La partition se clôt par Zion Park et la Cité céleste où ce site géographique est comparé à la Jérusalem céleste. Des chorals de cuivres, des chants d'oiseaux et un carillon ouvrent ainsi la partition sur le paradis.

Ce grand succès valut au compositeur un hommage inédit : une montagne de l'Utah est baptisée, en 1977, Mont Messiaen.

 

"9e et 10e Quatuors à cordes" de Dmitri Chostakovith, 60 ans

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Le Quatuor à cordes no 9 en mi bémol majeur (opus 117) est une œuvre de musique de chambre composée en 1964.

Alors que Dmitri Chostakovitch s'enfonce dans la maladie, il écrit ou achève simultanément en 1964 ses neuvième et dixième quatuors. Le Neuvième Quatuor est dédié à sa troisième femme Irina Antonovna qu'il a épousée en 1962. Il a été créé par le Quatuor Beethoven le 20 novembre 1964 à Moscou.

Dans le contexte «anti-sioniste» du pouvoir soviétique, le 10e Quatuor qui est dédié au jeune compositeur juif polonais Moïsseï Samuilovitch Wainberg, son partenaire de piano à quatre mains (notamment lors de l'évaluation obligatoire des symphonies du compositeur par un comité culturel chargé d'en faire l'expertise), apparaît comme une résistance au régime. Il fut lui aussi créé par le Quatuor Beethoven le 20 novembre 1964 à Moscou.

 

"1ère Symphonie Titan" de Gustav Mahler, 135 ans

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La Symphonie no 1 en ré majeur, dite « Titan », est la première symphonie de Gustav Mahler. Composée en 1888, elle est entièrement remaniée d'abord en 1893, puis en 1897 et plus en détail jusqu'en 1903.

Esquissé dès 1884 à Cassel, l'essentiel de la première version (en deux parties et en cinq mouvements) est réalisé de décembre 1887 à mars 1888. À cette époque, Mahler, âgé de 28 ans, est un chef d'orchestre très apprécié, assistant d'Arthur Nikisch à l'Opéra de Leipzig. Il profite des quelques jours de fermeture de l'opéra à la suite de la mort de l'Empereur allemand Guillaume Ier pour revoir une « dernière fois » son travail.

La symphonie, qui selon Mahler doit provoquer chez autrui « mainte raison d'étonnement », ne parvient à être jouée nulle part. Cette déception et une brouille avec le directeur de l'Opéra de Leipzig causent la démission de Mahler à l'été 1888. Il se fait engager en septembre de la même année comme directeur de l'Opéra royal hongrois à Budapest. Après avoir remporté un succès considérable en donnant L'Or du Rhin et La Walkyrie, Mahler y crée sa symphonie le 20 novembre 1889 dans sa version originale terminée à Leipzig et présentée comme Poème symphonique en deux parties et cinq mouvements.

 

"1ère Sonate pour violon et piano" de Johannes Brahms, 145 ans

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La Sonate pour violon et piano no 1 en sol majeur opus 78 de Johannes Brahms est une œuvre de musique de chambre composée en 1878 et 1879 à Pörtschach en Carinthie, créée à Vienne en Autriche, le 20 novembre 1879 par le violoniste Hellmesberger et le compositeur au piano. Parfois surnommée « Regensonate » (sonate de la pluie) en référence à un thème du Regenlied op. 59 nº 3 utilisé dans le dernier mouvement, cet ouvrage inspiré demeure un fleuron du répertoire romantique de musique de chambre.