Le Journal

Le Comité AMUR, développement en 2024

par

2024 a été une année cruciale pour le Comité AMUR, qui a renforcé son rôle dans la promotion de la musique classique grâce à des projets innovants et inclusifs. Des initiatives telles que le festival Musica con Vista, le concours Nuovi Talenti et la plateforme européenne MERITA ont contribué à valoriser le patrimoine artistique et culturel, en rendant la musique de chambre accessible à un public de plus en plus large et diversifié.

Musica con Vista, qui en est à sa cinquième édition, a donné des concerts dans les lieux historiques les plus évocateurs d'Italie, associant musique et tourisme culturel grâce à la collaboration de partenaires tels que Le Dimore del Quartetto, la FAI et le Touring Club Italiano.

Avec le concours Nuovi Talenti, AMUR a offert une vitrine exceptionnelle aux jeunes musiciens, favorisant les rencontres et les collaborations avec les principales sociétés de concerts italiennes.

La promotion de la plateforme européenne MERITA, récompensée par Europe Créative, a consolidé le réseau international du Comité, en introduisant des innovations telles que le calculateur de CO2 pour les événements durables.

AMUR a également élargi son engagement social, en apportant la musique dans les écoles, les communautés périphériques et les contextes fragiles, démontrant comment l'art peut être un moteur d'inclusion et de cohésion. Tourné vers l'avenir, le Comité entend continuer à innover, à promouvoir une culture accessible et durable, capable de combiner tradition et modernité sur la scène musicale internationale.

30e anniversaire de l'Orquesta Joven de Andalucía (OJA) et de l'ensemble Neopercusión

par

Le 3 janvier, le Centro Nacional de Difusión Musical (CNDM) inaugurera sa programmation 2025 avec le 30e anniversaire de l'Orquesta Joven de Andalucía (OJA) et de l'ensemble Neopercusión. Le concert aura lieu à l'Auditorio Nacional de Música de Madrid, dans le cadre du cycle Series 20/21.

Le programme réunira Les neuf symphonies de Beethoven de Louis Andriessen (1939-2021), qui intègre des éléments de jazz, de minimalisme et de pop ; Speaking Drums d'Eötvös, une œuvre pour percussion et orchestre pleine de sonorités indiennes classiques ; et La noche de los mayas de Silvestre Revueltas, un hommage à la richesse de la culture indigène mexicaine, qui s'achèvera par une improvisation avec 13 percussionnistes. Jaume Santonja occupera le podium et Juanjo Guillem, leader de Neopercusión, sera le soliste.

Depuis sa création en 1994, l'OJA est une plateforme essentielle pour le développement des jeunes musiciens andalous, facilitant l'accès à des carrières professionnelles dans le domaine symphonique. Pour sa part, Neopercusión, également fondé en 1994, s'est distingué par son engagement en faveur de la musique contemporaine, en commandant et en créant de nombreuses œuvres de compositeurs contemporains.

Pleins feux sur Pauline Oliveros

par

Le Long Beach Opera a dévoilé son ambitieux programme 2025 entièrement consacré aux œuvres de la compositrice queer pionnière Pauline Oliveros.

James Darrah, directeur artistique du Long Beach Opera, a déclaré que le public aura la chance de découvrir le point de vue unique d'Oliveros sur l'opéra. « Nous avons vraiment commencé à penser que c'était une idée intéressante de montrer le travail audacieux et varié d'une femme, et qu'il n'y a pas deux pièces identiques », a déclaré Darrah.

Mme Darrah a décrit Mme Oliveros comme une artiste homosexuelle mexicaine-américaine de Houston (Texas), curieuse sur le plan musical, qui s'est finalement installée à San Francisco et a participé à la fondation du San Francisco Tape Music Center en 1962.

« Cette période est marquée par des pièces de théâtre passionnantes qui font appel à la danse, au son et à l'art visuel. Plus tard dans sa vie, certaines de ses pièces sont simples, dépouillées, avec une voix humaine ou un instrument, et des couches de son », a déclaré Mme Darrah.

Oliveros est également connue pour avoir créé une pratique appelée Deep Listening (écoute profonde) qui distingue l'écoute de l'audition. Cette pratique est enseignée dans les écoles, les ateliers et d'autres lieux de musique. Son travail s'étend sur plus de 50 ans. Elle est décédée en 2016.

Son partenaire de vie et de création, le dramaturge IONE, mettra en scène la dernière composition d'Oliveros, The Nubian Word For Flowers : A Phantom Opera....

Daniel Barenboim renonce

par

L'Opéra d'État de Berlin a communiqué ce soir que son ancien directeur musical, Daniel Barenboim, ne pourra pas diriger les concerts d'abonnement de cette semaine « pour des raisons de santé ».

Philippe Jordan dirigera un promramme inchangé.

"L’Ange de feu" de Sergueï Prokofiev, 70 ans

par

L'Ange de feu op. 37, est un opéra en cinq actes sur un livret écrit par le compositeur lui-même, créé sur scène en 1955 à Paris. L'histoire s'inspire du roman « L'Ange de feu » du poète russe Valery Brioussov paru en 1907.

Cet opéra, composé entre 1919 et 1927, n'est créé (en traduction française et non en russe) que le 25 novembre 1954 en version concert au Théâtre des Champs-Élysées, à Paris, soit un an et demi après la mort du compositeur. La direction y est assurée par le chef d'orchestre hongrois Charles Bruck.

Il faut attendre le 29 septembre 1955 pour que l'ouvrage soit créé sur scène, cette fois à Venise. Le rôle de Renata est assuré par Dorothy Dow.

L'opéra est distribué en cinq et sept tableaux dans sa version définitive. L'histoire sérieuse et tragique, autour du personnage de Renata, est entrecoupée par des interventions -« l’élément bouffon »- sur le ton de la farce par les personnages de Faust et le démon Méphistophélès.

 Sergueï Prokofiev réemploie par la suite de nombreux passages de la partition de L'Ange de feu dans sa Symphonie n° 3 en ut mineur, op. 44, de 1928.

Mile Kosi, 10 ans

par

Mile Kosi, altiste et pédagogue slovène, * 30 juillet 1944, Ljubljana, † 25 novembre 2014, Ljubljana.

De 1963 à 1980, il a été altiste soliste dans l'Orchestre Symphonique de la RTV Slovénie et, de 1980 jusqu'à sa retraite en 2009, dans l'Orchestre Philharmonique de Cologne. Il a également continué à donner des cours à l'Académie de musique de Ljubljana.

Sa veuve est la harpiste slovène Ruda Ravnik Kosi.

 

NEST, ouverture avec une création

par

Début décembre, NEST, le nouveau lieu de représentation de l'Opéra d'État de Vienne, ouvrira ses portes dans le Künstlerhaus. Le 7 décembre, le premier opéra pour enfants y sera créé : Dit la baleine au thon. Cette création -il s'agit d'une œuvre de commande- raconte une merveilleuse histoire sur l'appartenance et l'exclusion, sur la force d'une blague et sur la nécessité de l'amitié et de l'amour. Les premières dates jusqu'à Noël sont déjà presque complètes, à partir du 27 décembre, pendant les vacances de Noël, il y aura des dates supplémentaires avec des capacités (encore) disponibles.

"Roméo et Juliette" d’Hector Berlioz, 185 ans

par

Roméo et Juliette (op. 17 = H. 79) est une symphonie dramatique d'après la tragédie homonyme de Shakespeare. Le livret en vers a été écrit par Émile Deschamps d'après un canevas en prose dû au compositeur. L’œuvre a repoussé les limites des capacités de l'orchestre contemporain, en termes de couleur, de portée programmatique et de virtuosité individuelle.

L'oeuvre a été donnée pour la première fois au Conservatoire de Paris le 24 novembre 1839 avec, comme solistes, Alexis Dupont, Alizard et Mme Widemann (qui remplaçait Mme Rosine Stoltz).

L'œuvre est dédiée à Niccolò Paganini, qui avait fait remettre au compositeur français un chèque de 20.000 francs après avoir assisté en décembre 1838 à un concert au cours duquel Berlioz avait dirigé la Symphonie fantastique et Harold en Italie.

L'inspiration initiale vint d'une représentation de « Roméo et Juliette » (dans la version remaniée de David Garrick) au théâtre de l'Odéon, à Paris. Harriet Smithson, qui a aussi inspiré la Symphonie fantastique, faisait partie de la troupe. Dans ses « Mémoires », Berlioz décrit l'effet électrisant du drame.

La gamme de sentiments, d'émotions autant que les inventions poétiques et formelles que Berlioz trouve chez Shakespeare ont eu une forte influence sur sa musique, qui rend cette adaptation directe d'une de ses œuvres naturelle. En fait, il avait prévu la réalisation de Roméo et Juliette longtemps avant 1838 mais d'autres projets l'ont occupé dans l'intervalle. Émile Deschamps a indiqué avoir travaillé avec Berlioz sur la symphonie peu de temps après la saison 1827-1828 de l'Odéon. En effet il est probable que la genèse de Roméo et Juliette soit liée à la composition d'autres œuvres écrites avant son séjour pour le Prix de Rome en 1830-1832. Ainsi s'explique que Sardanapale, la cantate avec laquelle Berlioz obtint enfin le Prix de Rome en 1830, inclut des mélodies de la partie Roméo seul du second mouvement et de la Grande fête chez Capulet.

Il y a de nombreux indices qui donnent à penser que Berlioz concevait petit à petit un schéma pour Roméo et Juliette durant son séjour en Italie. En février 1831, dans un compte rendu de I Capuleti e i Montecchi de Bellini, il souligne comment il composerait une musique pour Roméo et Juliette : le combat d'épée, un concert pour l'amour, les piquantes bouffonneries de Mercutio, la terrible catastrophe, et le serment solennel des deux familles rivales. Un court passage de ce texte figurera d'ailleurs dans le livret de la symphonie.

Le dispositif scénique qu'il y emploie est un élargissement de celui que Berlioz avait testé dans Lélio : dans ce monodrame lyrique, l'orchestre était placé sur la scène derrière le rideau, tandis que l'acteur prenait place sur le proscenium. La musique, entendue de façon acousmatique, était celle qui résonnait dans l'imaginaire du personnage. Dans Roméo et Juliette, Berlioz conserve la même disposition (orchestre sur la scène, personnages, c'est-à-dire les Capulets, les Montaigus et les habitants de Vérone sur le proscenium). Il supprime le rideau et demande qu'on éteigne les feux de la rampe. Deux espaces sont ainsi organisés et tout l'enjeu de l'œuvre est d'unifier visuellement musique symphonique et jeu théâtral.

Berlioz veut évoquer le drame de Shakespeare, mais sans montrer les personnages éponymes : comme il le dit dans sa Préface, leur amour est trop "sublime" pour pouvoir être représenté par des comédiens ou des chanteurs. C'est aussi une manière de démontrer la puissance évocatrice de la musique symphonique, capable de faire exister des "personnages" de théâtre à part entière, sans jamais les montrer sur la scène. Ce faisant, l'œuvre peut aussi être considérée comme une réponse berliozienne et théâtrale à la 9e Symphonie de Beethoven, avec choeurs. Les pièces instrumentales y suivent le schéma d'une symphonie (allegro, mouvement lent, scherzo, finale), mais Berlioz insère des épisodes chantés puis dramatiques. Le final est écrit comme un finale d'opéra, à ceci près qu'il n'est pas prévu de mise en scène. Mais cette œuvre "multiple" inspire aussi les chorégraphes. Maurice Béjart compose une chorégraphie interprétée par les Ballets du XXe siècle, qui est donnée au Palais des Sports le 21 décembre 1966. Sasha Waltz, à son tour compose une mise en scène-ballet pour la représentation dirigée par Valery Gergiev àl'Opéra Bastille en 2007.

 

Alfred Schnittke, 90 ans

par

Alfred Garrievitch Schnittke, né le 24 novembre 1934 à Engels (oblast de Saratov) et mort le 3 août 1998 à Hambourg, est un compositeur russe de l'après-guerre d'origine allemande.

Très influencé par Gustav Mahler, Schnittke se veut spirituellement engagé. Il est l'auteur, entre autres, de douze concertos, dix symphonies, six concerti grossi, une soixantaine de musiques de film et une œuvre abondante de musique de chambre. Inclassable -il aime citer Anton Rubinstein : « pour les classiques, je suis un futuriste, pour les futuristes, je suis un réactionnaire »-, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, Schnittke suscite des avis partagés et souvent passionnés de la part des musicologues et critiques. Ses satires polystylistiques, qualifiées de « bonbons acides » par le critique américain Alex Ross, même s'ils présentent Alfred Schnittke sous l'image fausse d'un ironiste facile, sont une voie d'entrée efficace dans le courant dont, maître de l'ironie, il se présente comme le principal initiateur en musique : le polystylisme. Immanquablement politisée, la musique de Schnittke est donc vulnérable à une étude purement historico-politique. Reste que sa musique profondément expressionniste contribue, par sa force et une dramaturgie souvent violente, à faire de Schnittke une figure majeure de la musique de la fin du XXe siècle.

 

 

Frantisek Benda, 315 ans

par

Franz Benda (en tchèque : František Benda), né à Benátky nad Jizerou (en allemand Benatek) au royaume de Bohême, baptisé le 22 novembre 1709 et mort à Potsdam le 7 mars 1786, est un compositeur et violoniste bohémien, employé à la Cour de Frédéric II de Prusse et membre de l'École de Berlin.

Il est le frère des compositeurs Johann Georg Benda (Jan Jiři Benda) et Georg Anton Benda (Jiří Antonín Benda).

Franz Benda est l'aîné des six enfants survivants du tisserand de lin Hans Georg Benda et de son épouse Dorothea (1686-1762), fille de Heinrich Brixi cantor du village de Skalsko. Les premières bases musicales ont été données par son père, qui maîtrisait le hautbois, au chalemie et au tympanon. L'autre professeur a été le cantor Alexius de Benatek, organiste, compositeur et chanteur. À neuf ans, Franz appartient au chœur d'enfants du monastère bénédictin Saint Nicolas à Prague où il fait partie rapidement des très belles voix. Il part secrètement de Prague et va chez les jésuites de Dresde, où l'on apprécie beaucoup sa très belle voix. Là il apprend à jouer du violon et de l'alto. Dans le cercle de maîtres reconnus (G. Pisendel, J. Quantz, les frères J. Graun et K. Graun), il multiplie les contacts artistiques dont il bénéficiera plus tard.

À douze ans, ayant perdu sa voix de soprano, il est de retour dans sa patrie de Bohême. À quatorze ans, il commence à composer des pièces de musique. Vers l'âge de dix-huit ans, à la demande du Comte Kleinau dont il était le serf, Benda vient contre sa volonté à Vienne où il est employé, de 1726 à 1730 comme valet de chambre. Il quitte en 1730, ce service de laquais en compagnie de son collègue, le violoniste Georg Czarth (Jiří Čart) en s'enfuyant à Varsovie.

Là, peu de temps après son arrivée, il est devenu membre de la petite chapelle du Staroste Suchaquewsky. Rapidement il a quitté les rangs des premiers violons pour devenir maître de chapelle. Un peu plus tard, il a été nommé königlicher Musicus de la chapelle polonaise du Prince-Electeur de Saxe et Roi de Pologne Frédéric-Auguste Ier de Saxe, appelé « Auguste le Fort », près de Varsovie. C'est probablement là qu'il a fait connaissance de ses futurs collègues, le claveciniste et compositeur Christoph Schaffrath et le compositeur et flûtiste Johann Joachim Quantz.

Après avoir dû se convertir au protestantisme vers 1730, il a subi de nombreuses vexations. C'est ainsi qu'en 1733, après le décès d'Auguste le Fort, il a profité d'une recommandation de Quantz pour se mettre au service du Prince héritier Frédéric II qui se constituait sa propre chapelle à Ruppin. Franz Benda appartient au groupe des premiers musiciens de cette chapelle, parmi lesquels on trouvait ses anciens collègues les frères Johann Gottlieb Graun et Carl Heinrich Graun.

Alors qu'il n'est encore que Prince héritier, Frédéric constitue un orchestre privé à partir de 1732 à sa résidence de Ruppin : Johann Gottlieb Graun est le premier musicien à entrer à son service dès 1732, suivi par Franz Benda en 1733, Johann Georg Benda en 1734, Carl Heinrich Graun en 1735 puis Christoph Schaffrath et Johann Gottlieb Janitsch en 1736.

En 1734, Franz Benda aurait rendu visite à Jean-Sébastien Bach à Leipzig. En 1736, Frédéric et ses musiciens déménagent au château de Rheinsberg, vingt kilomètres plus au nord.

En 1739, Benda a épousé Eleonora Stephein, fille de l'inspecteur des douanes de Kolberg et femme de chambre de la Margrave de Bayreuth Wilhelmine. À la mort de son épouse en 1758, trois ans plus tard, il épousa la sœur de sa femme, Carolina Stephein. Il a eu huit enfants avec ses deux épouses.

En mai 1740, âgé de 28 ans, le Prince monte sur le trône de Prusse sous le nom de Frédéric II et transporte sa Cour à Potsdam, près de Berlin. Il s'attache en 1741 les services du flûtiste Johann Joachim Quantz pour compléter son orchestre et donner ainsi naissance à l'École de Berlin.

En 1742, le Roi a permis à la famille Benda de venir à Berlin. Franz Benda donna des cours de violon à ses plus jeunes frères Joseph et Georg. Ses frères Johann, Georg et Joseph ont été bientôt acceptés dans l'orchestre de la Cour de Berlin.

Une maladie de goutte progressive a commencé à partir de 1767. Franz ne pouvait plus se produire en tant que soliste. Après la mort de Johann Gottlieb Graun en 1771, Benda a été nommé son successeur comme premier violon. Après la mort de Quantz en 1773, il est devenu le premier conseiller de Frédéric II en matière musicale. Benda a occupé les deux postes jusqu'à sa mort le 7 mars 1786. À la fin de sa vie, Franz a été paralysé à la suite d'une attaque cérébrale.

Franz Benda peut être considéré comme un des fondateurs de l'école allemande du violon.

Deux de ses filles ont aussi été compositrices, Maria Carolina, épouse du compositeur et maître de chapelle allemand Ernst Wilhelm Wolf, et Juliane, épouse du chef d'orchestre Johann Friedrich Reichardt.