Le Journal

Le concert du Nouvel An 2025 avec une compositrice

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Le programme du concert du Nouvel An 2025 dans la salle dorée du Musikverein de Vienne est certes placé sous le signe de Johann Strauss, mais une femme pourrait bien lui voler la vedette : dans la deuxième partie, on a programmé la Ferdinandus-Walzer. Celle-ci a été écrite par Constanze Geiger (1835-1890) et est ainsi la première œuvre d'une femme à être jouée dans le cadre du concert du Nouvel An le 1er janvier.

Geiger était une amie proche de Johann Strauss. Née en 1853 à Vienne, la fille du compositeur Joseph Geiger et de la modiste de cour Theresia Geiger a été considérée très tôt comme une enfant prodige. Elle composait déjà à l'âge de neuf ans, et à 13 ans, elle se produisait sur scène. A 18 ans, elle a composé la Marche nuptiale d'Elisabeth -qui a été jouée alors que la future impératrice Sisi était en route pour son mariage.

Sa carrière musicale s'est brusquement terminée avec son propre mariage : elle a épousé en 1862 -au grand dam de sa famille- le Prince Léopold de Saxe-Cobourg et Gotha et s'est ensuite retirée de la scène. Après la mort de son mari, elle s'installa à Paris et mourut en Normandie en 1890. Elle ne composa apparemment plus non plus. La Ferdinandus-Walzer date de 1848.

Le Prix Götz Friedrich 2023/24 décerné à Lisenka Heijboer Castañón

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Le Prix Götz Friedrich pour la saison 2023-24 a été décerné à Lisenka Heijboer Castañón pour sa mise en scène de The Gospel According To The Other Mary de John Adams à l'Opéra populaire de Vienne. Le directeur de la Deutsche Oper Berlin, Dietmar Schwarz, a remis le prix doté de 5 000 euros à la metteuse en scène néerlando-péruvienne lors d'une cérémonie. Les membres du jury Andrea Moses (directrice de l'opéra Nationaltheater Weimar) et Jörg Königsdorf (dramaturge en chef du Deutsche Oper Berlin) se sont chargés de l'hommage.

Depuis plus de vingt ans, le Prix Götz Friedrich est l'une des institutions les plus importantes pour la promotion de talents exceptionnels dans le domaine de la mise en scène de théâtre musical -des lauréats comme Stefan Herheim, Nadja Loschky et Sebastian Baumgarten sont cités ici à titre représentatif. Il récompense les metteurs en scène talentueux de moins de 35 ans. Après avoir été organisé ces dernières années par la Conférence germanophone de l'opéra, le prix Götz Friedrich est retourné depuis la saison 2022-23 à la Deutsche Oper Berlin, le principal lieu d'activité de son dédicataire. Le prix Götz Friedrich est soutenu financièrement par le Förderkreis der Deutschen Oper Berlin.

La metteuse en scène néerlando-péruvienne Lisenka Heijboer Castañón a fait ses débuts sur la grande scène de l'Opéra national néerlandais d'Amsterdam en 2020 avec la création de Faust (Working Titel) et, suite à ce succès, s'est vu confier en 2022 la mise en scène du projet de théâtre musical I Have Missed You Forever dans le cadre du festival Opera forward d'Amsterdam. En 2022 également, elle a mis en scène (avec Zack Winokur) la nouvelle production de Tristan et Isolde à l'Opéra de Santa Fé et Klassikermaschine : Don Giovanni au Theater Basel. Heijboer Castanón a acquis une expérience de la scène en tant qu'assistante de metteurs en scène tels que Pierre Audi, Krzysztof Warlikowski, Laurent Pelly et Lotte de Beer, avec qui elle a également collaboré en tant que co-metteur en scène. Durant la saison 2019-20, elle a également été Directing Fellow of the Vocal Arts Department à la Juillard School de New York.

 

 

 

 

Deux ensembles récompensés par la Fondation Ernst von Siemens

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La Fondation Ernst von Siemens pour la musique récompense les ensembles Collective lovemusic (France) et Tacet(i) (Thaïlande). Les deux ensembles reçoivent le prix de soutien aux ensembles '25, doté de 75.000 euros chacun, a annoncé la fondation jeudi à Munich. En outre, les lauréats auront la possibilité de se produire en direct lors du Beethovenfest Bonn à l'automne 2025. Les groupes se sont imposés parmi des candidats de 15 pays. Les prix seront décernés le 17 mai 2025 à la Herkulessaal de Munich.

L'ensemble Collective lovemusic, fondé en 2018 et basé à Strasbourg, conçoit différents formats de concerts, comme des lectures accompagnées de musique improvisée. Les 14 musiciens se passent de chef d'orchestre et intègrent d'autres arts dans leurs programmes, notamment la vidéo, la création de lumières et la scénographie. Au cours de ses dix années d'existence, Tacet(i) est devenu l'un des principaux ensembles de musique contemporaine d'Asie du Sud-Est. L'ensemble collabore avec des compositeurs d'Asie, d'Europe et des États-Unis afin d'explorer de nouveaux sons et de repousser les limites sonores grâce à l'utilisation de la technologie.

Le prix de soutien aux ensembles est décerné cette année pour la cinquième fois. Avec cette distinction créée en 2020, la fondation souhaite encourager individuellement et durablement deux jeunes ensembles exceptionnels dans leur développement artistique et structurel. Les lauréats sont désignés par le conseil d'administration, dont font partie les compositeurs Isabel Mundry et Enno Poppe, la directrice artistique Ilona Schmiel et la violoniste Carolin Widmann.

La fondation décerne chaque année le prix musical Ernst von Siemens, l'une des distinctions les plus prestigieuses au monde pour les compositeurs, les interprètes ou les musicologues. Elle soutient en outre des projets de musique contemporaine et des artistes émergents en leur attribuant des prix et des subventions.

"Inori" de Karlheinz Stockhausen, 50 ans

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Inori est une composition pour un ou deux solistes et grand orchestre du compositeur allemand Karlheinz Stockhausen, écrite en 1973-1974.

Elle porte le numéro 38 dans le catalogue des œuvres du compositeur.

L’œuvre est créée le 18 octobre 1974 à Donaueschingen, en Allemagne, par Alain Louafi et l'Orchestre de la radio SWF sous la direction du compositeur.

 

"5e Symphonie" de Gustav Mahler, 120 ans

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La Symphonie no 5 en do dièse mineur de Gustav Mahler a été composée entre 1901 et 1902. Elle est contemporaine notamment des Kindertotenlieder et partage le même caractère funèbre, peut-être en rapport avec les graves problèmes de santé du musicien. La partition fut ensuite révisée à plusieurs reprises, la dernière étant de 1911. La première eut lieu cependant à Cologne le 18 octobre 1904 avec un succès très mitigé.

La partition a été éditée en 1904 par les Edition Peters à Leipzig. Une seconde "Nouvelle édition", incorporant les révisions que Mahler a faites en 1904, est apparue en 1905. Les révisions finales faites par Mahler en 1911 ne semblent pas avoir été publiées jusqu'en 1964 (éd. Ratz), lorsque la partition a été re-publiée dans l'édition complète des œuvres de Mahler. En 2001, les Edition Peters ont publié une nouvelle version révisée (éd. Kubik) dans le cadre de la nouvelle série Édition complète critique. Cette édition est l'édition la plus précise à ce jour. Les éditions précédentes ne sont plus disponibles.

Histoire

Une hémorragie intestinale presque fatale en février 1901 confronte Mahler à sa propre mort. Plus rien n'est comme avant, un changement radical dans son style, dans sa narration musicale s'impose, mettant fin à sa période « Wunderhorn » et commençant sa période « Rückert , du nom du cycle de lieder qu'il met en musique cette même année. La marche funèbre (Trauermarsch) qui ouvre l'œuvre est donc sa propre marche, résignée, vers la mort. Toutefois, la structure générale de la symphonie, du sombre rythme de marche jusqu'au climax victorieux du choral dans le Rondo-Finale, montre une victoire face à la mort, un renouveau face à la fatalité.
La rencontre puis le mariage avec Alma Schindler pendant la composition de la Symphonie n'y est peut-être pas étrangère : l'Adagietto serait en effet, selon une source de l'entourage du compositeur, une lettre d'amour en musique destinée à Alma (le compositeur n'a cependant laissé aucune note ou lettre permettant de confirmer cette hypothèse).

Le film « Mort à Venise » (1971) de Luchino Visconti a contribué à faire connaitre l'Adagietto de cette symphonie au grand public.

 

"Maria Stuarda" de Gaetano Donizetti, 190 ans

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Maria Stuarda est un drame lyrique en deux actes sur un livret de Giuseppe Bardari, créé dans une version remaniée au Teatro San Carlo de Naples le 18 octobre 1834 sous le titre Buondelmonte, et dans la version originale, sous son titre original, à la Scala de Milan, le 30 décembre 1835 (avec la Malibran dans le rôle-titre). C'est le deuxième des opéras de Donizetti où apparaît la reine Élisabeth Ire d'Angleterre -le premier étant Elisabetta al Castello di Kenilworth (1829) et le troisième Roberto Devereux (1837).

La composition de Maria Stuarda se situe en 1834, c'est-à-dire après Anna Bolena (1830) et Lucrezia Borgia (1833) et avant Lucia di Lammermoor (1835). Au printemps de 1834, Donizetti, alors âgé de 37 ans, fut approché par le Teatro San Carlo de Naples pour composer un nouvel opéra et songea à prendre pour point de départ le drame de Schiller « Maria Stuart » (1800), qu'il avait vu représenter en italien à Milan.

Donizetti proposa le sujet à Felice Romani, mais en l'absence de réponse de celui-ci, il dut se rabattre sur un très jeune poète de 17 ans, Giuseppe Bardari, dont ce fut au demeurant le seul ouvrage lyrique. Bardari suivit assez étroitement la pièce de Schiller. En particulier, dans les deux ouvrages, la reine Marie Stuart n'apparaît qu'à l'acte II et la scène de la rencontre entre les deux reines -aussi célèbre que tout à fait imaginaire sur le plan historique- se retrouve dans l'un et l'autre. Donizetti passa l'été à composer et à orchestrer son opéra et les répétitions commencèrent en septembre.

La censure napolitaine prit ombrage de la scène de l'acte II dans laquelle Marie Stuart traite Élisabeth Ire de bâtarde et s'inquiéta probablement aussi, en cette époque où la fièvre révolutionnaire agitait l'Europe, de voir monter sur l'échafaud, à la fin de l'opéra, la reine d'Écosse dont la souveraine de Naples, Marie-Christine de Savoie, était la descendante. L'ouvrage fut interdit au lendemain de la générale, qui fut houleuse puisque les deux prime donne rivales, Giuseppina Ronzi de Begnis et Anna del Serre, en vinrent aux mains dans la fameuse scène de l'acte II et l'on dut emmener del Serre évanouie.

Pour sauver l'ouvrage, il fallut l'adapter à un autre livret, dû à Pietro Saladino, sous le titre Buondelmonte, dont l'action se situe à Florence au XVe siècle. Donizetti réemploya l'essentiel de la musique de Maria Stuarda mais dut procéder à des adaptations qui le rendirent fort mécontent : en marge de la partition, il écrit : « mais c'est laid ! ». C'est sous cette forme qu'eut lieu la première napolitaine le 18 octobre 1834. Refusant tout changement ultérieur il s'exclame : « Faites-le vous-même et puissiez-vous vivre cent ans ! ».

L'année suivante, la célèbre mezzo-soprano Maria Malibran impose la création de l'œuvre originale à la Scala de Milan en ignorant les prescriptions de la censure. La première a lieu le 30 décembre 1835. Donizetti tente alors sa dernière chance de mener son opéra sur le chemin du succès. Le compositeur a eu beau adapter le rôle principal pour la Malibran, améliorer les récitatifs, enrichir certaines scènes et remplacer le court prélude par une ouverture plus développée, ce soir-là, la flamme de la célèbre cantatrice est vacillante. Elle n'est pas en forme et s'obstine à chanter malgré une sévère indisposition pour ne pas abandonner son cachet considérable. Elle ruine la représentation. Après six représentations, le public montre un certain enthousiasme pour l'œuvre mais cette dernière, interdite par les autorités municipales, doit être retirée. Réalisant l'impossibilité d'interpréter l'œuvre en Italie, une première à Londres est planifiée mais la mort prématurée de la Malibran en 1836, à l'âge de 28 ans, fait avorter le projet.

Pendant tout le XIXe siècle, il y eut quelques productions de Buondelmonte et une de Maria Stuarda à Naples en 1865. L'ouvrage tomba alors dans l'oubli avant d'être ressuscité par le chef d'orchestre Oliviero De Fabritiis, dans sa version originale, en 1958 au Teatro Donizetti de Bergame, ville natale du compositeur. Il fut représenté pour la première fois à Londres le 1er mars 1966 mais c'est l'exécution de Giogio de Lullo au Maggio Musicale en 1967 qui marque le début du succès (les costumes et les décors sont de Pier Luigi Pizzi qui a également signé la mise en scène ainsi que les décors et costumes de la représentation de 2008 à la Scala). Leyla Gencer et Shirley Verrett se partagent les parties des deux souveraines. À partir de ce moment, l'opéra connaît un succès triomphal. Les meilleures cantatrices ont relevé les défis vocaux et dramatiques que représentent les deux rôles principaux de l'œuvre.

Le manuscrit de Maria Stuarda qu'on croyait perdu a été retrouvé. Une étude critique a été entreprise et a été utilisée pour la production en deux actes de Bergame en 1989. Outre la partition orchestrale complète, Donizetti avait réalisé une réduction pour voix et piano. Les deux versions existaient encore en 1865, année où l'opéra disparut du répertoire au XIXe siècle. Il existe au moins quatre partitions manuscrites non autographes ainsi que plusieurs versions de la partition napolitaine. Ces différentes versions comportent d'importantes et nombreuses variantes.

 

Nelson Freire, 80 ans

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Nelson Freire est un pianiste classique brésilien, né le  à Boa Esperança et mort le  à Rio de Janeiro.

Nelson Freire est un enfant prodige dont le talent contraint ses parents à déménager pour Rio de Janeiro. Il y étudie le piano dès l'âge de cinq ans avec Nise Obino et avec Lucia Branco, une élève d’Arthur de Greef, l’élève de Franz Liszt, dans ce qui est alors la capitale de l'État fédéral du Brésil. Il joue en public dès la petite enfance, mais fort peu, ses parents et ses professeurs le protégeant de toute exploitation.

En 19577e place au Concours international de Rio et plus jeune lauréat, il se distingue grâce à la radiodiffusion du Concerto l'Empereur de Beethoven qu’il interprète à douze ans lors des épreuves du concours. Il enregistre un disque Chopin comportant la Quatrième Ballade et obtient une bourse du président du Brésil pour aller étudier à Vienne avec Bruno Seidlhofer, qui fut aussi le professeur de Friedrich Gulda. Dans la capitale autrichienne, il fait la connaissance de Martha Argerich, qui deviendra par la suite sa grande amie et avec laquelle il forma un duo qui exista jusqu'à la fin de sa vie.

En 1962, Nelson Freire rentre au Brésil, sans avoir gagné de concours. Déprimé, il ne peut plus jouer que quatre ou cinq mesures d’un morceau avant de s’arrêter. C’est d’un ami, avec qui il parvient à faire du quatre-mains, qu'arrive le déclic : il lui offre la partition des deux Rhapsodies de Brahms. Freire les joue toutes les deux, du début à la fin : il est guéri. Freire vouait depuis sa prime adolescence un culte au compositeur allemand.

À vingt ans, Nelson Freire reçoit la médaille Dinu Lipatti à Londres de la part de la pianiste britannique Harriet Cohen, qui était membre du jury du Concours Reine Elisabeth l’année précédente, où il n'avait pas dépassé le premier tour des éliminatoires. Sur les conseils des pianistes Anna Stella-Schic et Arnaldo Estrella, il se présente au Concours Vianna-da-Motta à Lisbonne dont il remporte le premier prix (ex-aequo avec le Soviétique Vladimir Krainev). En 1972, c’est la première récompense discographique : le Prix Edison pour l’enregistrement des Préludes de Chopin.

Pendant deux décennies, Nelson Freire se produit dans le monde entier, fait de nombreuses tournées avec orchestre, mais prend ses distances avec l’enregistrement de disques, mais laisse publier quelques CD captés en public. Il partage sa vie entre le Brésil et Paris et joue dans le monde entier. Il a enregistré pour diverses maisons de disques dont Philips et Deutsche Grammophon, et en exclusivité pour CBS, Teldec et Decca.

Nelson Freire a toujours dit avoir été influencé par les géants du passé tels Sergueï Rachmaninov et Walter Gieseking, tout en citant son amie Martha Argerich comme la meilleure pianiste de sa génération.

Nelson Freire meurt à 77 ans, le , à Rio de Janeiro.

Doté d’une aisance technique qui lui permet de surmonter les difficultés des partitions, ses interprétations allient poésie, raffinement, grâce, sensibilité, tout en respectant scrupuleusement les indications des compositeurs. Son répertoire va de Bach à la musique brésilienne de son temps, avec une prédilection pour Chopin, Schumann, Beethoven...

Viktor Ullmann, 80 ans

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Viktor Ullmann est né le 1er janvier 1898 à Teschen. À partir de 1909, il fréquente un lycée à Vienne. Là, il eut rapidement accès à Arnold Schönberg et à son cercle d'élèves.
Début octobre 1918, il fut admis au séminaire de composition de Schönberg. Avec Schönberg lui-même, il étudia la théorie des formes, le contrepoint et l'orchestration. Ullmann était un excellent pianiste, mais n'avait pas d'ambition pour une carrière de soliste. En mai 1919, il quitta Vienne pour devenir chef d'orchestre au Nouveau Théâtre Allemand de Prague sous la direction d'Alexander von Zemlinsky jusqu'en 1927. En 1923, les 7 Lieder avec piano marquent le début d'une série de créations réussies de ses compositions, qui se poursuivront jusqu'au début des années 1930 (« Sept sérénades »). Avec les Variations Schönberg, un cycle pour piano basé sur un thème de Schönberg, il se fait remarquer en 1929 lors de la Fête de la musique de Genève organisée par la Société internationale de musique nouvelle. Cinq ans plus tard, il reçut le prix Emil Hertzka pour la version orchestrale de cette œuvre. De 1929 à 31, Ullmann est chef d'orchestre et compositeur de musique de scène au Schauspielhaus de Zurich. Au cours des deux années suivantes, inspiré par Rudolf Steiner, il dirige une librairie anthroposophique à Stuttgart, mais à partir du milieu de l'année 1933, il vit à nouveau à Prague en tant que professeur de musique et journaliste. En 1942, Ullmann est déporté par les nazis dans le ghetto de Theresienstadt, où il compose comme jamais auparavant, malgré les conditions inhumaines de détention. Le 16 octobre 1944, Ullmann a été déporté avec Pavel Haas et Hans Krása à Auschwitz-Birkenau et assassiné peu après son arrivée. La plus grande partie de son œuvre après la déportation est cependant malheureusement considérée comme perdue.

Hans Krása, 80 ans

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Hans Krása, né le  à Prague et mort le  à Auschwitz, est un compositeur tchéco-allemand.

Son père est avocat, et est issu d’une famille tchèque. Sa mère est issue d'une famille allemande.

Hans Krása étudie la composition à l'Académie allemande de musique et d'arts décoratifs à Prague avec Alexander von Zemlinsky. À la fin de ses études, il suit son professeur à Berlin. Après des séjours d'étude en France comme élève d'Albert Roussel, il travaille comme chef de chœur au Nouveau théâtre allemand à Prague.

En 1921, il obtient son premier succès comme compositeur avec les Lieder avec orchestre opus 1 sur des textes de Christian Morgenstern. En 1938, Hans Krása écrit l'opéra pour enfant Brundibár à l'occasion d'un concours du Ministère de l'enseignement et de l'éducation populaire, sur un livret d'Adolf Hoffmeister.

En 1939, suite à l'invasion de la Pologne par le Troisième Reich, les activités musicales deviennent interdites aux Juifs. Ainsi, l'opéra Brundibár ne peut être joué. Malgré tout, à l'hiver 1942, la première est donnée clandestinement dans un orphelinat juif. Quelques mois plus tard, les enfants de l'orphelinat sont déportés, avec le directeur de l’institution, au camp de concentration de Theresienstadt. C'est lui qui apporte la partition dans le camp.

Le , Hans Krása est déporté au camp de concentration de Theresienstadt. Il récupère la partition de Brundibár et l'adapte pour les instruments à sa disposition dans le camp. L'opéra pour enfants y sera donné 55 fois pour le public tchèque.

Dans le camp, il sera marié quelques mois avec Eliška Kleinová, sœur de Gideon Klein, pour empêcher sa déportation en tant que femme seule.

Dans la nuit du , Hans Krása est déporté vers Auschwitz. Il meurt dans la chambre à gaz dès son arrivée.

Egil Hovland, 100 ans

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Egil Hovland est un compositeur norvégien, né à Råde le  – mort à Fredrikstad le .

Après avoir été l'élève d'Arild Sandvold et de Bjarne Brustad au Conservatoire d'Oslo, il étudie auprès de Vagn Holmboe à Copenhague, d'Aaron Copland à Tanglewood, et de Luigi Dallapiccola à Florence. Il est organiste et chef de chœur à Fredrikstad à compter de 1949.

Il a composé un grand nombre d'œuvres de musique pour chœur, orchestre (deux symphonies, un concerto pour trompette et cordes), formation de chambre, et a également écrit pour l'orgue et le piano (Variations pour deux pianos). Hovland est l'un des compositeurs de musique sacrée les plus réputés de Norvège ; il a notamment composé un Te Deum, un Gloria et un Magnificat. Il a écrit dans différentes styles : romantique norvégien, grégorien, néo-classique, dodécaphonique, aléatoire et sériel. Son œuvre lui a valu d'être fait chevalier dans l'ordre de Saint-Olaf.