Le Journal

Grzegorz Fitelberg, 145 ans

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Grzegorz Fitelberg est né dans une famille juive (le père Hozjasz Fitelberg, la mère Matylda Pintzof, la sœur Leja Wacholder, (1881-1941), ont tous été assassinés pendant l'Holocauste) à Daugavpils, dans l'Empire russe (actuelle Lettonie). Entre 1906-07, il se produit plusieurs fois à la Philharmonie de Berlin.

Après ses études de violon et de composition, il est engagé comme violoniste à l'Orchestre Philharmonique de Varsovie jusqu'en 1904. Puis il se consacre à la direction d'orchestre à Berlin, puis d'opéras à Vienne, au Théâtre Mariinsky de Saint-Pétersbourg et au Théâtre Bolchoï de Moscou.

Il dirige les Ballets russes de 1921 à 1924 à la demande de Serge de Diaghilev. De retour à Varsovie, il dirige l'Orchestre Philharmonique de Varsovie, puis l'Orchestre Symphonique national de la radio polonaise (qu'il a fondé).

Avec les compositeurs polonais Karol Szymanowski, Ludomir Różycki et Mieczysław Karłowicz, il a été membre de Młoda Polska (« Jeune Pologne »), un courant artistique qui avait pour but de valoriser « l’art pour l’art » et l’imaginaire.

Son fils, Jerzy Fitelberg est compositeur.

Il a défendu l'œuvre de Karol Szymanowski dont il a créé la Symphonie no 2 (1910), le ballet Harnasie (1923), le Stabat Mater (1926) et la Symphonie no 4 « Concertante » (1932).

 

Louis de Caix d'Hervelois, 265 ans

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Louis de Caix d'Hervelois ( vers 1670 en France - 18 octobre 1759 en France) est un compositeur de musique de chambre.

Caix d'Hervelois a écrit de la musique presque exclusivement pour la viole. La plupart de ses autres œuvres existent sous forme de transcriptions de sa musique pour viole. Originaire du nord de la France, on ne sait presque rien de sa vie. Cependant, ses adresses changeantes apparaissent dans sa musique publiée, ainsi qu'en passant dans des discussions contemporaines sur la viole et dans de brèves notes d'archives. Le texte d'archives le plus long (1697) documente la demande d'un chanoine de la Sainte-Chapelle, agacé par le bruit du jeune chapelain ordinaire Caix apprenant à jouer de la viole, que Caix s'exerce dans une pièce sous l'escalier. Louis de Caix d'Hervelois fut l'élève du grand Marin Marais.

La musique mélodieuse et gracieuse de Caix s'inscrit résolument dans la tradition française des pièces de caractère dans les suites de danses. C'est l'une des musiques les plus idiomatiques écrites pour la viole, dont l'apparente simplicité s'accentue lorsqu'on l'interprète à la lumière des traditions de l'interprétation française de la viole. Le musicologue français Philippe Beaussant a écrit à propos de la musique de Caix et de son anonymat :
« L'on pourrait considérer Caix d'Hervelois comme une sort de pseudonyme sous lequel se cacherait un personnage réel, dont le nom est: la Viole, en France, au moment où elle est en passe de disparaître. »

 

 

"Dardanus" de Jean-Philippe Rameau, 285 ans

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Dardanus est une tragédie lyrique créée à l'Académie royale de musique, théâtre du Palais-Royal à Paris le 19 novembre 1739. Sur un livret de Charles-Antoine Leclerc de La Bruère d'après « les Métamorphoses » d'Ovide, l'œuvre comporte un prologue et cinq actes.

Dardanus est la dernière tragédie lyrique (conservée) de Rameau comportant un prologue, selon la tradition de Lully. Il s'agit du troisième ouvrage du genre de la tragédie lyrique sur les six que compose Jean-Philippe Rameau.

L'ouvrage reçoit un accueil mitigé à sa création, en partie dû à la préférence du public pour la manière lullyste. Par ailleurs, dans la volonté des auteurs de restituer le mieux possible tous les éléments indispensables de la tragédie lyrique, l'ouvrage se perd dans ceux-ci, et en devient l'objet des critiques.

Comme souvent avec Rameau, il existe une deuxième version créée le 21 avril 1744, dont l'action est très profondément modifiée (les trois derniers actes furent entièrement remaniés), ainsi qu'une réécriture de la musique. Ces deux ouvrages de nature différentes se font désormais compétition sur scène, attirant chacun la préférence selon le goût des musiciens le jouant.

En 1784, Antonio Sacchini réutilisait le livret, remanié par Nicolas-François Guillard, pour composer son propre Dardanus.

Si le livret a souvent été critiqué pour sa niaiserie, Rameau a rarement été aussi inspiré que dans cette œuvre qui abonde en pages inoubliables. Le public ne fut guère enthousiasmé par l'opéra, et Jean-Baptiste Rousseau traitait la musique de « baroque », terme jugé insultant alors. Néanmoins, Dardanus est l'ouvrage lyrique le plus abouti du compositeur, favorisant les accents dramatiques et offrant une maîtrise variée de l'harmonie, ainsi que des musiques de ballets à la puissance chorégraphique très recherchée.

Pour la réouverture de Notre-Dame de Paris

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Nouvel organiste titulaire de Notre-Dame de Paris, Thierry Escaich, dont le second concerto pour violoncelle est donné en ce moment à Paris, s’est vu commander le Te Deum qui doit accompagner la réouverture de la cathédrale.

Rendez-vous avec Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre

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Dans le cadre de la « Nuit des compositrices oubliées », l'Académie du vendredi de Berne consacre trois concerts à la compositrice française Elisabeth-Claude Jacquet de la Guerre. La compositrice française de l'époque baroque a vécu à la Cour de Versailles en tant qu'enfant prodige de la musique. Encouragée et appréciée par Louis XIV, elle n'a cependant jamais eu les mêmes possibilités professionnelles que ses collègues masculins et est restée toute sa vie dans leur ombre.
Peu après sa mort, elle est tombée dans l'oubli et a été totalement ignorée par l'histoire de la musique qui s'est développée au XIXe siècle -comme toutes les femmes compositrices et musiciennes des époques précédentes.
L'Académie du vendredi se consacre, avec une équipe d'artistes éminents, à cette voix exceptionnelle de la musique baroque.

bourse Hanns Eisler de la ville de Leipzig 2024

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La compositrice et artiste multimédia Shasha Chen reçoit la 7e bourse Hanns Eisler de la ville de Leipzig.
Un jury a sélectionné la Chinoise (née en 1987) vivant à New York parmi 77 candidatures, a annoncé la ville mercredi. La distinction devait lui être remise le soir même dans le Gewandhaus par le maire Heiko Rosenthal.
Chen a convaincu le jury, réuni autour du compositeur et pianiste Steffen Schleiermacher, « en tant que compositrice intéressante avec un catalogue d'œuvres déjà assez important et une chronique d'exécutions continue », a-t-on précisé. « Son projet de composition a suscité l'intérêt du jury et sera également réalisable sous la forme décrite ».

La boursière pourra séjourner gratuitement pendant cinq mois à partir de mai 2025 dans l'appartement natal d'Eisler afin de se consacrer à son projet de travail esquissé précédemment. Pour subvenir à ses besoins, elle recevra 1.200 euros par mois, montant qui a été augmenté de 200 euros à partir de cette année. Le pianiste Schleiermacher et l'Ensemble Avantgarde devraient donner la première représentation de l'œuvre achevée en octobre 2025.

Avec cette bourse attribuée pour la première fois en 2018, la ville rend hommage au compositeur Hanns Eisler, né le 6 juillet 1898 à Leipzig. Il est mort le 6 septembre 1962 à Berlin.

Des nouvelles du Monteverdi Choir and Orchestras

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Le Monteverdi Choir and Orchestras, trois ensembles de renommée internationale dans le domaine de l'interprétation d'époque, annonce aujourd'hui un nouveau partenariat avec Trinity Laban, réputé pour l'importance qu'il accorde à la collaboration et au leadership dans toutes les formes d'art. Ce nouveau partenariat permettra au conservatoire de développer ses activités d'interprétation historique. Le MCO et ses musiciens enrichiront le programme d'études de premier et de deuxième cycle par de nouvelles initiatives éducatives, des cours de maître et des programmes d'immersion en parallèle pour les jeunes musiciens.

Dans le cadre de ce nouveau partenariat, le MCO soutiendra le travail de proximité de Trinity Laban, qui implique des étudiants, des jeunes et des personnes handicapées dans certaines des communautés les plus défavorisées et culturellement mal desservies du sud-est de Londres. Dans le cadre de ce partenariat, le MCO travaillera également avec l'Old Royal Naval College (ORNC) de Greenwich, où se trouve le campus King Charles Court de Trinity Laban. De l'emblématique Painted Hall à l'élégante chapelle St Peter & St Paul, le MCO présentera ces projets de collaboration avec Trinity Laban à l'Old Royal Naval College, en plus de sa saison de concerts habituelle dans le centre de Londres, à St Martin-in-the-Fields.

"Couleurs de la cité céleste" d’Olivier Messiaen, 60 ans

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Couleurs de la Cité céleste est une œuvre pour piano, ensemble à vent et percussion de 1963, créée le 17 octobre 1964 à Donaueschingen en Allemagne. Elle fait référence à l'Apocalypse où est évoquée la cité aux murailles multicolore, ornée de pierres précieuses. Messiaen y use de seize chants d'oiseaux de différentes régions du monde qui permettent au compositeur de symboliser les visions qu'il avait de l'Apocalypse : « extraordinaire, extravagantes, surréalistes et terrifiantes ». L'œuvre se positionne entre les Sept haïkaï de l'année précédente et Et exspecto resurrectionem mortuorum pour orchestre, l'année suivante.

La pièce est composée en 1963 sur commande du musicologue Heinrich Strobel, alors directeur des services musicaux du Südwestfunk de Baden-Baden et responsable artistique du festival de Donaueschingen. Les spécifications imposent au musicien un effectif particulier : trois trombones et trois xylophones. Dès le 19 juillet, Messiaen note les premières esquisses de la partition (chiffres 5 — Alleluia — et 58 à 61). En fait le compositeur avait noté, trois ans plus tôt, en septembre 1960, l'idée d'une nouvelle œuvre fondée sur le dernier chapitre de l'Apocalypse où est décrite la muraille multicolore : « La muraille était construite de jaspe… ». La première impulsion semble née juste avant la composition du Verset pour la fête de la Dédicace, dont l'une des mélodies se retrouve dans les Couleurs.
En 1963, Messiaen retourne à l'inspiration religieuse par une œuvre pour orchestre, majeure, après de nombreuses années d'absence (L'Ascension, 1933) et sur un thème récurrent chez lui : l'Apocalypse. La commande de Strobel lui offre l'occasion de concrétiser le projet né en 1960. Le compositeur précise même que :

« Les couleurs sont les raisons d'être de l'œuvre. […] Et si vous voyez l’Apocalypse revenir, c'est bien comme incitation à la couleur, comme source de couleurs. »

Couleurs de la Cité céleste est créée avec Yvonne Loriod au piano et l'Ensemble du Domaine musical, sous la direction de Pierre Boulez et repris à Paris dans le cadre des concerts du Domaine musical, le 16 décembre.

Outre le piano en soliste, l'orchestre se compose de trois clarinettes, deux cors en fa, une trompette piccolo en ré, trois trompettes, trois trombones, un trombone basse, trois percussionnistes, une marimba, un xylophone, une xylorimba.

Selon Geneviève Mathon, l'œuvre s'articule autour de cinq éléments : les chants d'oiseaux, les thèmes de plain-chant, les thèmes des couleurs, les thèmes rythmiques et les figurations de l'Apocalypse.

"1er Quatuor Sonate à Kreuzer" de Leos Janacek, 100 ans

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Le 1er Quatuor à cordes de Leoš Janáček a été écrit durant le mois d'octobre 1923 et révisé entre le 30 octobre et le 7 novembre 1923.
Il est surnommé « La Sonate à Kreutzer » en référence à l'œuvre de Léon Tolstoï. Le compositeur s'est déjà inspiré de cette nouvelle pour un trio à cordes et une ébauche de quatuor, les deux pièces ayant été perdues.
La première eut lieu à Prague le 17 octobre 1924.

Le quatuor est constitué de quatre mouvements et son exécution dure approximativement 15 minutes. Il reprend la chronologie de la nouvelle jusqu'au meurtre final dans le dernier mouvement.

 

"4 Pièces pour clarinette et piano" d’Alban Berg, 105 ans

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Les Quatre Pièces pour clarinette et piano opus 5 sont un cycle de pièces de musique de chambre.
Composées en 1913, elles sont créées le 17 octobre 1919 à Vienne par la Société d'exécutions musicales privées fondée par Arnold Schoenberg.
Elles relèvent, dixit Pierre Boulez « d'un geste amorcé dont on sent qu'il pourrait se continuer, se diffuser, se multiplier. Telles les amorces dans le journal de Kafka, ces pièces nous laissent soupçonner des prolongements non exprimés, au-delà de l'écriture réelle, fermée ».