Le Journal

Livia Rev s'est éteinte à Paris

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La pianiste hongroise Lívia Rév est morte à à Paris ce mercredi 28 mars.
Elle avait 101 ans.
Née à Budapest dans une famille de musiciens, elle se produisit très tôt avec l'Orchestre Symphonique de sa ville natale.
Lauréate en 1938 du Grand Prix de l'Académie Franz Liszt (Budapest) où elle travaille avec est Leo Weiner et Arnold Szekely, elle sort la même année diplômée de l'académie, avec la bénédiction de Béla Bartók et de Zoltán Kodály.
Pendant la guerre, ses proches quittent le pays mais elle reste en Hongrie.
En 1946, elle s'inscrit au Concours Long Thibaud en vue d'obtenir un visa pour Paris, mais elle ne s'y présentera pas, faute de préparation. Mais elle tombe sous le charme de la ville qu'elle ne quittera plus.
En 1948, elle y rencontre Arthur Rubinstein qui écrira : voici une pianiste qui a un vrai talent, et tout ce qui va avec : le rythme, le style, le son, l'émotion et une technique parfaite.
Dans les années '50, Sir Malcolm Sargent la remarque lors d'un récital au Wigmore Hall et il la fait jouer avec lui. A Londres, elle jouera aussi pour la Reine Elisabeth II.
C'est le début d'une longue carrière internationale. Elle jouera avec des chefs tels Sir Adrian Boult, André Cluytens, Eugen Jochum, Josef Krips, Rafael Kubelik. Au disque, on la retrouve dans l'intégrale des Préludes de Debussy, celle des Nocturnes de Chopin, ou encore dans les Romances sans paroles de Mendelssohn).
Au cours des dernières années de sa vie, toujours "parisienne", elle se consacrait à l'enseignement à l'Université Musicale Internationale de Paris et elle donnait chaque année une masterclass à l'Institut Hongrois

Les Chorégies d'Orange sont en ordre de marche

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Ce 29 mars, l'Assemblée Générale de l'Association des Chorégies d'Orange a voté le changement de forme juridique de l'Association qui devient une Société Publique Locale.
Le nouveau statut a été adopté à l'unanimité par l’ensemble des collectivités locales (région, département et ville) pour tenter de résoudre des problèmes financiers chroniques.
Michel Bissière, représentant de la Région Provence‐Alpes‐Côte d’Azur, en a été élu Président. Les deux vice‐présidentes ont été reconduits : Marie‐Thérèse Galmard, représentant la Ville d’Orange et Elisabeth Amoros pour le Département du Vaucluse.

Surdité, accident de travail

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L'altiste Chris Goldscheider (48 ans) poursuivait le Royal Opera House pour perte d'audition en jouant des opéras de Wagner. Il vient de gagner un procès historique devant la Haute Cour de Justice.
M. Goldscheider avait déclaré qu'il avait été impacté par le bruit de la section des cuivres, ce qui a entraîné de lourdes conséquences puisqu'il a été contraint de prendre sa retraite en 2014.
La juge Nicola Davies a considéré qu'il avait subi un choc acoustique, ce que l'opéra ne voulait pas reconnaître. Et elle a ajouté que les musiciens ont droit à la protection de la loi, comme tout autre travailleur.
L'expertise et l'évaluation des dommages doit encore avoir lieu.

Un précédent qui donnera à réfléchir.

Vol d'un hautbois TRIEBERT

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Un hautbois TRIEBERT daté des années 1900 a été volé à la gare de Lille-Europe le samedi 24 mars 2018 à 8:45.

LE HAUTBOIS
L'instrument a une particularité extrêmement importante qui le rend unique : la présence sur le côté droit du corps du haut de plusieurs trous de 5 mm de diamètre (il y en a entre 6 et 10) rebouchés avec des petites chevilles en bois.

LA BOÎTE DE L’INSTRUMENT
Ce n’est pas la boite d’origine. La fine matière noire la recouvrant est usée en plusieurs endroits. L’intérieur est en velours bleu.

Toutes les informations sont à communiquer à Jean-Philippe Thiebaut au 06 72 86 27 22

Des plantes sur les toits de l'Opéra Bastille

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La ville de Paris veut intégrer l'agriculture à l'environnement urbain.
Parmi les projets retenus, la transformation d'une partie du toit de l'Opéra Bastille qui accueillera une ferme maraîchère et une houblonnière.

Le CMIM pleure son fondateur

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Le Concours Musical International de Montréal (CMIM) a annoncé le décès de son Président et Cofondateur, André Bourbeau, est décédé à l’âge de 81 ans.
En plus de cofonder le CMIM avec son ami et collègue Joseph Rouleau, André Bourbeau présidait depuis plus de 15 ans non seulement le Concours, mais aussi sa fondation, et le jury international depuis 2002.
André Bourbeau a été l’instigateur de plusieurs projets d’envergure dans les arts, notamment la création du Fonds d’Art Vocal, la rénovation de la Maison Jeunesses Musicales Canada qui porte désormais son nom et, bien sûr, le CMIM qu’il a su placer avec brio sur l’échiquier mondial des grands concours internationaux de musique.
Il était d’une présence et d’une générosité incommensurable quand il s’agissait de créer et de soutenir des infrastructures d’appui à la relève et au talent québécois en musique. Gestionnaire, philanthrope et amoureux de la musique, il a consacré une grande partie de sa vie au service des jeunes musiciens d’ici et de partout dans le monde. Il était un modèle pour nous tous, ayant donné encouragement et appui jusqu'à la fin et nous lui rendrons hommage en poursuivant son travail, a déclaré Christiane LeBlanc, Directrice Générale et artistique du CMIM.
Né à Verdun en 1936, André Bourbeau a obtenu un baccalauréat ès arts de l'Université de Sherbrooke en 1955 et un diplôme en droit de l'Université McGill en 1959 avant d'être admis à la Chambre des notaires en 1960 et de pratiquer en privé de 1960 à 1981.
À Saint-Lambert, il a été conseiller municipal de 1970 à 1978, puis maire de 1978 à 1981. Pendant ce temps, il a fondé l'Office municipal d'habitation de Saint-Lambert et présidé le conseil des maires. Il a également été commissaire de la Commission de transport de la Rive-Sud de Montréal. M. Bourbeau a été député provincial de la circonscription montérégienne de Laporte, de 1981 à 2003, période pendant laquelle il a occupé plusieurs postes ministériels : ceux des Affaires municipales, de la Main-d'œuvre et de la Sécurité, de la Main-d'œuvre, de la Sécurité du revenu et de la Formation professionnelle, du Travail par intérim ainsi que des Finances.
De 1997 à 2015, il a présidé aux destinées de la Fondation Jeunesses musicales du Canada où il a déployé des efforts remarquables pour faire connaître la musique classique et promouvoir la carrière de jeunes artistes.
Il a reçu l’Ordre du Canada en 2017 et a été nommé Chevalier de l’Ordre national du Québec en 2009; le Prix Personnalité Arts-Affaires lui avait été décerné par le Conseil des arts de Montréal en 2015.

ICMA 2018 à Katowice

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La cérémonie de remise des ICMA (International Classical Music Awards) 2018 est organisée avec l'Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Polonaise à Katowice (Pologne) et elle aura lieu le 6 avril dans la salle de concert de l'orchestre.

Le concert de Gala réunira plusieurs lauréats.
Il débutera avec le 1er mouvement, Indoafrica, du Concerto pour Percussion Frozen in Time d'Avner Dorman interprété par le jeune artiste de l'année, Christoph Sietzen. Représentant Alpha Classic, label de l'année, le Quatuor Belcea interprétera le Quatuor à cordes n °1 de Janacek.
Manfred Honeck, artiste de l'année, dirigera la Rusalka-Fantasy de Dvorak arrangée par Thomas Ille.
Szymon Nehring, jeune artiste polonais exceptionnel, interprétera les Variations  sur un thème de Paganini de Lutoslawski.
Lauréat de la catégorie instrumentale baroque, le flûtiste Stefan Temmingh sera le soliste du Concerto TWV 51: C1 de Telemann.
Yuan Yu, 16 ans, jouera le Concerto pour flûte de Nielsen puis Alexander Liebreich ponctuera le concert avec la Concert Overture op.12 de Karol Szymanowski.

L'Orchestre Symphonique de la Radio Nationale Polonaise à Katowice (NOSPR), a été fondé en 1935 à Varsovie et dirigé par Grzegorz Fitelberg jusqu'au début de la Seconde Guerre mondiale. En mars 1945, Witold Rowicki fait revivre l'orchestre à Katowice.
En 1947, à son retour des Etats-Unis, Grzegorz Fitelberg reprend le poste de directeur artistique. Après sa mort en 1953, l'orchestre fut dirigé par des chefs tels que Jan Krenz, Kazimierz Kord, Jerzy Maksymiuk, Jacek Kaspszyk, Antoni Wit et Gabriel Chmura. Au début de la saison 2012/13, Alexander Liebreich en est devenu le directeur artistique et chef d'orchestre.

El Sistema est en deuil

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José Antonio Abreu at TED in 2009.jpgLe musicien et économiste José Antonio Abreu est décédé hier à l'âge de 79 ans.

Il est le fondateur d’El Sistema, politique d’éducation musicale de la jeunesse et fondateur du réseau national d’orchestres d’enfants et de jeunes du Venezuela.
Visionnaire, convaincant, chaleureux, volontaire, ce pianiste a entrepris une tâche qui dépasse largement la musique pour sortir les jeunes des milieux défavorisés, en faisant de l’éducation musicale et de la culture une arme contre l’ignorance.

Né le 7 mai 1939 à Valera au Venezuela, aîné des six enfants d’une famille de lignée musicale, José Antonio Abreu avoue que c’est son envie de servir son pays, sa préoccupation de l’inégalité sociale et du malaise engendré par celle ci, qui l’a encouragé à développer, en 1975, un système qui consistait à former collectivement les enfants des quartiers défavorisés à la discipline de l’orchestre symphonique.
Pour les enfants avec lesquels nous travaillons, la musique est pratiquement le seul moyen permettant d’obtenir un avenir social digne. La pauvreté signifie la solitude, la tristesse, l’anonymat. Un orchestre est synonyme de joie, motivation, travail en équipe, ambition.
Les effets sociaux sont au cœur du système : l’orchestre est un moyen d’éducation d’une efficacité totale. La musique est mise au service du plus faible, du plus démuni, et lui offre les moyens d’atteindre les plus belles ambitions et de concrétiser de multiples projets de vie.
Depuis sa création, les pédagogies se sont affinées et adaptées à tous les âges, de la petite enfance aux jeunes adultes pour aboutir aux réalisations artistiques que l'on sait.

José Antonio Abreu a reçu pour son action plus de 200 récompenses dans le monde entier.

 

Glyndebourne Opéra Cup, le palmarès

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L'épreuve finale de la Glyndebourne Opéra Cup se déroulait hier soir.
Les finalistes, sept femmes et trois hommes dont cinq sopranos, proposaient des airs mozartiens.

C'est la mezzo américaine Samantha Hankey qui a emporté le Premier Prix et le Prix des médias. Elle avait choisi La Clemenza di Tito et La Finta Giardiniera.
Le 2e Prix va à la soprano américaine Jacquelyn Stucker et le 3e à la soprano kosovare Elbenita Kajtazi qui repart aussi avec le précieux Prix du Public.
Le Prix Ginette Theano (talent le plus prometteur) est allé à la soprano américaine Emily Pogorelc.

 

Glyndebourne Opéra Cup, les 10 finalistes

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La première édition de la Glyndebourne Opera Cup touche à sa fin.
Les 10 finalistes (183 cndidats au départ) se retrouveront ce samedi soir pour la dernière épreuve et l'un d'entre eux recevra 15 000 £ et l'assurance d'obtenir un rôle dans les cinq ans dans l'un des meilleurs opéras internationaux représentés au jury du concours (voir ci-dessous).

Les finalistes sont :
Francesca Chiejina, 27 ans, soprano (États-Unis)
Samantha Hankey, 25 ans, mezzo-soprano (États-Unis)
Elbenita Kajtazi, 27 ans, soprano (Kosovo)
Eléonore Pancrazi, 27 ans, mezzo-soprano (France)
Emily Pogorelc, 21 ans, soprano (États-Unis)
Cody Quattlebaum, 24 ans, bass-baryton (États-Unis)
Jacquelyn Stucker, 28 ans, soprano (États-Unis)
Gemma Summerfield, 27 ans, soprano (Royaume-Uni)
Charles Sy, 26 ans, ténor (Canada)
Hubert Zapiór, 24 ans, baryton (Pologne)

Le jury de la Glyndebourne Opera Cup compte des représentants des grandes maisons d'opéra sur la scène internationale : Barrie Kosky, directeur artistique du Komische Oper Berlin ; Sophie de Lint, directrice artistique de l'Opéra de Zurich et directrice désignée de l'Opéra National des pays-Bas ; David B Devan de l'Opera Philadelphia ; Fortunato Ortombina, intendant et directeur artistique du Teatro La Fenice (Venise) et Joan Matabosch, directeur artistique du Teatro Real de Madrid.
La présidente d'honneur est Dame Janet Baker qui fit ses débuts à Glyndebourne et qui interviendra dans l'évaluation de la Finale.

La Glyndebourne Opera Cup a pour but de découvrir et de mettre en lumière les meilleurs jeunes chanteurs du monde entier, offrant un prix de 15 000 £ et une plate-forme pour lancer une carrière internationale d'opéra.
Le concours se déroulera tous les deux ans, chaque fois centré sur un compositeur ou un pan du répertoire, afin de répondre aux différentes spécificités de la formation lyrique et pour que les concurrents puissent être accompagnés d'un ensemble approprié.
Les critères d'admission, dont l'âge, varieront en fonction du thème choisi.