Le Journal

Dernière minute !

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Le communiqué suivant vient de nous parvenir :

"Suite à la polémique suscitée par la remise d'un prix à des rappeurs accusés de textes antisémites, le principal prix musical en Allemagne, les "ECHOs", n'aura plus lieu, a annoncé l'organisateur de cet événement annuel.
On ne veut pas que ce prix de la musique puisse être considéré comme une plateforme pour l'antisémitisme, le mépris des femmes, l'homophobie ou la banalisation de la violence", a dit la Fédération de l'industrie musicale, organisatrice jusqu'ici des ECHOs.

L'IMEP se déploie

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Après les découvertes de la journée "Portes Ouvertes" du 1er mai (voir nos éditions précédentes), l'IMEP se déploie au Centre Culturel Marcel Hicter - La Marlagne (Chemin des Marroniers 26, 5100 Wépion) le samedi 5 mai.

A 16:00, le Foyer du Théâtre accueille un concert de musique de chambre.
Au programme :
Octuor à cordes en mi bémol majeur de Mendelssohn
Métamorphoses de R. Strauss
Fanfare for a bowl concert d'A. Schönberg
Canzone (arrangement pour ensemble de cuivres) de Gabrieli
Petite Symphonie de Gounod
Réservation souhaitée

A 20:00, place au Concert Symphonique
L'Orchestre Symphonique de l’IMEP, sous la direction de Ronald Zollman, propose
Initiale de Pierre Boulez (Création belge)
Chant Funèbre d'Igor Stravinsky (Création belge)
6e Symphonie de Gustav Mahler.

La particularité de ce projet exceptionnel, outre la rencontre musicale et humaine, réside dans le choix de l’oeuvre symphonique principale : la 6e Symphonie de Gustav Mahler, œuvre incontournable du répertoire nécessitant plus de 100 musiciens sur scène.
Avec cette oeuvre gigantesque, deux créations en Belgique de compositeurs importants du XXe siècle : Initiale, brève fanfare de Pierre Boulez (1987) et le Chant Funèbre d’Igor Stravinsky récemment retrouvé et qui a déjà fait le tour du monde avec les Berliner Philharmoniker, le Philharmonia de Londres, le Chicago Symphony.

Pierre Boulez est une personnalité unique dans l’histoire des arts aux XXe et XXIe siècles. Initiale est une fanfare pour sept instruments à vents composée en 1987 et créée à Houston le 4 juin 1987.
Le titre de la pièce fait référence à l’inauguration du musée de la collection Menil, tout en évoquant l’intention de Pierre Boulez d’élargir sa composition, conçue comme la partie "initiale" d’un work in progress. À l’auditeur, s’il le désire, d’imaginer le texte futur auquel cette initiale colorée aurait servi d’introduction, comme le faisaient les grands caractères calligraphiés des manuscrits enluminés. (Klaus Stichweh)

Le Chant Funèbre est une oeuvre de jeunesse de Stravinsky que l’on pensait détruite lors de la révolution russe de 1917 ou de la guerre civile qui suivit mais elle a été retrouvée -totalement par hasard- dans une pile de vieux manuscrits poussiéreux au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Composé en 1908, peu de temps après la mort de Nikolai Rimski-Korsakov (Stravinsky suivait ses cours de composition), il n'a été jouée qu'une seule fois, en janvier 1909, au Conservatoire de Saint-Petersbourg. Le compositeur se la rappelait comme l’une de ses meilleures oeuvres de jeunesse mais n’avait plus aucun souvenir de ce qu’il avait écrit et se disait curieux de voir ce qu’il avait composé juste avant L’Oiseau de Feu, le ballet qui le fît instantanément connaître à Paris en juin 1910. Ce Chant Funèbre présente une lente procession invariable avec des timbres musicaux très contrastés.

La 6e symphonie de Mahler est son œuvre la plus noire, la plus désespérée. Elle succède au rondo final triomphal de la 5e, hymne à la joie de Mahler et se dresse soudain dans sa cruauté, son abîme absolu, comme un rappel que la mort est tapie en nous et ose pleurer en nous. Mahler révèle qu’il s’agit d’un combat que lui-même a mené : après la générale, un de ses amis l’interroge : Mais comment un être aussi bon peut-il exprimer dans son œuvre tant de cruauté et de dureté ? et Mahler de répondre : Ce sont les cruautés que j’ai subies et les douleurs que j’ai ressenties !  Elle sera la "Symphonie tragique" selon Mahler lors de la création viennoise en 1907. Elle se déploie en quatre mouvements, format habituel des symphonies classiques mais rarement suivi par Mahler.
C’est bien le paradoxe de cette œuvre que d’être la plus classique de Mahler et aussi une avancée étonnante vers la modernité. Bruno Walter écrira : La Sixième est d’un pessimisme blême : elle est issue de la coupe la plus amère de la vie humaine. Elle dit Non !, surtout dans son dernier mouvement… la tension montante et les climats du dernier mouvement font penser aux vagues énormes de la mer qui va inonder et tout détruire. L’œuvre s’achève dans le désespoir et la nuit noire de l’âme… »On ne sort pas indemne de l’écoute de cette symphonie… (Gil Pressnitzer)

Tarifs et Réservations
Adultes : 15€ - Jeunes (jusque 26 ans) : Gratuit - Seniors (60+) : 10€
Réservations : maud.casimir@imep.be ou 081/73 64 37 (du lundi au vendredi de 8:30 à 12:30 et de 13:00 à 16:30)
Confirmation de la réservation par paiement avant le 1er mai au compte BE62 3500 1539 7861 (en communication : nom et date du projet).
Placement libre.

Le Prix Echo 2018, la honte...

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En Allemagne, le prix musical Echo était jusqu'ici une véritable institution.
Décerné chaque année depuis 1992 par l'Association allemande de l'industrie de la musique, c'est un prix dit "du public" : il est en effet basé sur les chiffres de ventes des artistes au cours des douze derniers mois, seul critère de victoire puisque la qualité des productions n'entre pas en ligne de compte.

Depuis ce 12 avril et l'annonce du palmarès 2018, les choses se sont singulièrement délitées. Car celui-ci a rapidement suscité la polémique. Puis l'indignation s'est exprimée avec de plus en plus de véhémence et de nombreux artistes, actuels et anciens lauréats, ont exprimé leur colère et pris des décisions radicales.

En cause, le trophée du meilleur artiste hip hop décerné aux rappeurs Kollegah et Farid Band (200.000 ventes) accusés de provocation antisémite. Dans une de leurs chansons, ils se comparent aux prisonniers du camp d'extermination d'Auschwitz.

Rapidement, le Quator Notos, Echo Klassik en 2017, s'est dit profondément choqué. [...] Le prix Echo constituait à nos yeux la plus prestigieuse des récompenses allemandes. Ce prix a été décerné à un grand nombre de musiciens formidables. Le prix Echo Klassik est devenu un symbole de honte pour les jeunes Allemands qui ont décidé de rendre leur trophée.

Le pianiste germano-russe Igor Levit, lauréat en 2014, a fustigé sur Twitter une erreur incompréhensible et totalement irresponsable de la part du jury. Donner aux slogans antisémites une telle plate-forme et des récompenses est insupportable.

Dans une lettre ouverte (1 ci-dessous), les chefs Enoch zu Guttenberg et Andreas Reiner déclarent quant à eux considérer désormais comme honteux de continuer à détenir le trophée et l'ont rendu.

Mariss Jansons et l'Orchestre Symphonique de la Radio Bavaroise ont également rendu leur prix. Sur son site internet, l'Orchestre l'a retiré de sa biographie et aucun nouveau prix n'est actuellement accepté, a déclaré Nikolaus Pont, Directeur de l'orchestre.

Puis Fabio Luisi, directeur musical de l'Opéra de Zurich, s'est joint à ces réactions.
Les deux rappeurs, faisant des blagues sur l'Holocauste, se sont moqués de la souffrance de millions de personnes, a-t-il précisé dans une lettre ouverte (2).

Le chef Christian Thielemann et sa Staatskapelle Dresden ont eux-aussi rendu leurs prix ECHO et déclaré qu'un prix qui met les ventes au-dessus de tout et permet, le jour du souvenir de l'Holocauste, une performance en direct qui se moque des victimes du Troisième Reich, est un symbole d'une forme de cynisme que nous ne représentons pas.

A l'occasion de son 80e anniversaire, le bassiste Klaus Voormann a reçu cette année le Prix d'excellence pour l'ensemble de sa carrière mais, indigné, il l'a rendu quelques jours plus tard en signe de protestation : ce qui m'a semblé être un cadeau à l'occasion de mon 80e anniversaire s'avère être une grande déception.

Le chanteur, auteur-compositeur et guitariste Peter Maffay a, quant à lui, réclamé publiquement la démission des responsables.

Daniel Barenboim, la Staatskapelle de Berlin et le West-Eastern Divan Orchestra ont aussi rendu leurs prix. Daniel Barenboim s'en explique avec autant de rigueur que de nuances, rappelant qu'avec chaque liberté vient une responsabilité (3).

Quant au Gewandhaus de Leipzig, son Directeur Andras Schulz a déclaré au Sächsische Zeitung qu'il ne rendra pas ses prix mais retirera les trophées du foyer, les mettra sous clé et ne s'occupera plus activement des prix.

Et ce mardi, nous apprenons que, à son tour, le violoniste français Renaud Capuçon a rendu ses prix ECHO. Sur Twitter, il a annoncé qu'il protestait contre les textes racistes et antisémites d'un duo de rappeurs : Toute forme d'art, et bien sûr la musique, doit servir la réconciliation des peuples, le dialogue entre les cultures et le respect mutuel.

Du côté des sponsors, Voelkel -entreprise d'aliments biologiques- a affirmé qu'elle n'approuve pas le fait de dénigrer le génocide. Le constructeur automobile Skoda et le brasseur Köstritzer mènent actuellement une réflexion sur leurs options.

Pour le Ministre des Affaires étrangères Heiko Maas, les provocations antisémites (...) sont simplement répugnantes. Il est honteux que ce prix ait été remis le 12 avril, jour de commémoration de l'Holocauste.

Le Président du Conseil Culturel allemand, Christian Höppner, a annoncé qu'il se retire du comité consultatif du Prix : même si Gangsta-Rap, qui existe en tant que genre depuis plus de 30 ans avec ses formes d'expression et ses moyens stylistiques spécifiques, est conçu pour la provocation et le franchissement des frontières, je dis clairement : leur musique n'est pas la mienne et je trouve les paroles écoeurantes.

Dans Bild, un porte-parole du Mémorial de l'Holocauste Yad Vashem à Jérusalem a estimé que l'utilisation d'une terminologie ou d'images hors de leur contexte historique est une violence faite à la mémoire" des victimes de la Shoah.

Que les responsables de l'industrie musicale accordent leur blanc-seing à de tels textes sous couvert d'art et de liberté d'expression est scandaleux, a réagi le Président du Conseil central des Juifs d'Allemagne, Josef Schuster.

Dans la presse allemande, nombre d'éditorialistes s'interrogent :
- Echocauste - la solution finale à la question morale ?
- Le "Conseil d'éthique" n'est-il qu'un alibi, créé seulement parce que l'Association ne voulait pas se salir les mains ?
- L'Association Fédérale de l'industrie musicale allemande ayant déclaré que "les provocations sont un "instrument stylistique typique du battle rap", faut-il en conclure que la dignité humaine n'est pas un critère pour l'Association ?
- Pour preuve que les responsables n'ont toujours rien compris, les deux "artistes" qui appellent à la violence dans chacune de leurs créations et humilient les femmes, sont invités à se produire à Echo Pop...

... MAIS !!!
- Bertelsmann Music Group (BMG)
 vient de suspendre son contrat d'enregistrement avec les rappeurs... après les avoir publiés puis vendus tout au long de l'année et après avoir présenté et soutenu leur candidature au prix ;
- l'Association fédérale de l'industrie de la musique a laissé entendre qu'elle réviserait le concept du prix...;
- les deux rappeurs ont rejeté tout antisémitisme et proposé des entrées gratuites "à vie" à leurs concerts à leurs fans de confession juive.
_________

(1) Mesdames et Messieurs les membres du Comité exécutif de l'Association fédérale de l'industrie de la musique, Monsieur Drücke,

En 2008, l'orchestre KlangVerwaltung et moi-même avons reçu un Echo Klassik pour notre enregistrement de la Quatrième Symphonie d'Anton Bruckner. Mes collègues de l'orchestre et moi-même avons été très heureux de ce prix et nous l'avons souligné avec fierté jusqu'à ce jour.
Maintenant qu'un tel prix a été décerné en 2018 à des auteurs de diatribes répugnantes et antisémites et, qui plus est, approuvé sans hésitation par le "Conseil d'éthique" de votre association, nous aurions honte de continuer à détenir ce prix. L'ancien symbole du bon travail artistique est devenu un mauvais présage pour un développement de notre pays qui nous préoccupe profondément.
Avec cette lettre, nous vous informons du renvoi de nos Prix Echo respectifs.
De Enoch à Guttenberg
Andreas Reiner

(2) Zurich, le 18 avril 2018
En 2009, j'ai reçu l'ECHO Klassik avec la Staatskapelle Dresde pour l'enregistrement de la 9e Symphonie de Bruckner. Ce fut un grand honneur pour l'orchestre et pour moi. Aujourd'hui, par contre, comme d'autres, je dois prendre très clairement mes distances par rapport à ce prix. L'attribution de l'Echo aux rappeurs Kollegah et Farid Bang est, à mon avis, totalement inacceptable. Les deux musiciens n'ont pas seulement franchi une frontière ou fait de la provocation dans le cadre de la liberté artistique, mais ils ont ridiculisé dans leurs textes les terribles expériences de millions de personnes pendant le national-socialisme. Il est choquant de constater qu'un prix culturel n'a pas de normes éthiques, tolère le racisme et les contenus ignorants.
J'aurais aimé pouvoir considérer le prix comme une appréciation de notre travail et comme un prix pour les réalisations artistiques, mais je ne souhaite pas être honoré d'un tel prix aujourd'hui.
Fabio Luisi, directeur musical général de l'Opéra de Zurich

(3) J'ai suivi avec beaucoup de consternation la discussion sur le prix ECHO pour un album de rap dont les paroles sont clairement antisémites, anti-femmes, homophobes et généralement inhumaines. En tant que Juif qui a aimé vivre en Allemagne pendant de nombreuses années et considère la liberté dans les arts comme un grand bien, j'étais particulièrement préoccupé par le débat et j'attendais également de voir si les responsables y réagiraient de manière adéquate. La liberté d'expression et la liberté dans les arts comptent parmi les réalisations et les valeurs les plus importantes d'une société démocratique et ouverte. Mais avec chaque liberté vient une responsabilité : notre responsabilité d'utiliser les libertés acquises de telle sorte que la liberté de toute autre personne et dissidente puisse également exister - ainsi que la responsabilité de respecter et de respecter les autres personnes dans leur dignité. Cette conviction est au cœur de ma pensée en tant que personne et de mon travail d'artiste depuis de nombreuses années. L'antisémitisme, la misogynie, l'homophobie et le mépris ouvert pour les soi-disant plus faibles et les minorités constituent un abus de liberté que nous, en tant que société, ne devons jamais tolérer. Nous devons nous unir contre de telles voix et nous ne devons pas les encourager en leur décernant des prix et en les légitimisant ainsi. Au contraire, aujourd'hui plus que jamais, nous devons lutter pour l'humanité, le respect mutuel et l'empathie. C'est dans cet esprit que j'ai décidé, avec la Staatskapelle de Berlin et le West-Eastern Divan Orchestra, de remettre nos prix ensemble. Les intérêts commerciaux ne doivent pas prévaloir lorsqu'il s'agit de questions aussi essentielles que la décence et notre humanité.
Daniel Barenboim

 

Concours Menuhin, les palmarès

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Le Concours International Menuhin pour jeunes violonistes a pris fin à Genève.
Les lauréats parmi les 44 participants sont :

Lauréats Seniors (16-22 ans) 
1er Prix: Diana Adamyan (Arménie, 18 ans)
2e Prix: Nathan Mierdl (France/Allemagne, 20 ans)
3e Prix: Hyunjae Lim (Corée du Sud, 20 ans)
4e Prix: Tianyou Ma (Chine, 17 ans)
Prix du publicDiana Adamyan
Prix des internautes Arte concert: Nathan Mierdl

Diana Adamyan, élève du Professeur Tadevosyan au Conservatoire d'Erevan, est une ancienne lauréate du Concours TV Casse-Noisette russe et du Concours Tchaïkovski pour jeunes musiciens.

Lauréats juniors (moins de 16 ans) :
1ers Prix (conjoints) : Chloe Chua (Singapour, 11 ans) et Christian Li (Australie, 10 ans)
3e Prix : Ruibing Liu (Chine, 13 ans)
4e Prix : Clara Shen (Allemagne, 12 ans)
5e Prix : Hina Khuong-Huu (USA/Japon/France, 13 ans)
6e Prix : Guido Sant’Anna (Brésil, 12 ans)
Prix du public : Christian Li
Prix des internautes Arte concert : Guido Sant’Anna

Les risques du métier

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La première de l'opéra Rusalka de Dvorak au Landestheater Coburg (Bavière) a dû être annulée en raison de l'indisposition d'un des rôles principaux.
Avant le début de la représentation, Milen Bozhkov (le rôle du Prince), avait déjà signalé à l'auditoire qu'il souffrait d'allergies.
Après la pause, il n'a pas pu poursuivre et la soirée en est restée là...

Une lettre antisémite de Wagner vendue à Jérusalem

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Une lettre de Richard Wagner datée du 25 avril 1869 et adressée au philosophe, poète et critique Edouard Schuré, qui met en garde contre « l’influence » juive dans le domaine culturel, sera vendue aux enchères ce mardi en Israël, où les représentations publiques des oeuvres du compositeur antisémite sont boycottées.

Le Français connaît très peu de choses sur les juifs, écrit Wagner qui affirme que l’assimilation juive dans la société française empêche de voir "l’influence corrosive de l’esprit juif sur la culture moderne".

L’héritage musical et artistique de Wagner est imprégné d’antisémitisme, de misogynie et d’idées pré-nazies de pureté raciale, même si le compositeur est décédé en 1883, bien avant l’avènement du nazisme.

Il n’y a pas de loi en Israël interdisant de jouer Wagner, mais les formations musicales s’en abstiennent. Meron Eren, cofondateur et propriétaire de la maison d’enchères Kedem, a indiqué que c’était la première fois qu’il vendait un objet ayant appartenu à Wagner. Si Wagner savait qu’un juif barbu à Jérusalem faisait des affaires avec sa lettre, il se retournerait dans sa tombe, a-t-il ajouté.

Ruth Hacohen, professeur de musicologie à l’Université hébraïque de Jérusalem et auteure du livre The Music Libel Against the Jews, estime que la lettre montre la volonté de Wagner de voir ses opinions antisémites acceptées par le public.
La lettre reflète le « tournant » dans l’antisémitisme européen qui a permis à Wagner de publier Le judaïsme dans la musique sous son nom et de parler de l’« essence » des Juifs, qui ne pouvait disparaître, même parmi ceux assimilés à la société européenne chrétienne, explique-t-elle.

Julie Fuchs, enceinte, est limogée à Hambourg !

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Ce n'est pas une plaisanterie ! Elle serait d'ailleurs fort mauvaise...
La semaine dernière, le Staatsoper de Hambourg a communiqué que l'intégrité artistique de la production La Flûte enchantée mise en scène par Jette Steckel [NDLR sous la direction de Kent Nagano, première le 6 mai] ne pourra pas être maintenue si la soprano dans le rôle de Pamina est enceinte de quatre mois.
C'est un coup dur pour la soprano française Julie Fuchs qui n'a été informée de la décision que quelques jours avant le début des répétitions.

Femme de théâtre berlinoise, Jette Steckel a fait en 2016 sa première incursion dans le monde de l'opéra avec Tosca à Bâle puis cette Zauberflöte à Hambourg, spectacle repris tout au long de la saison 2017-18.

Sur sa page Facebook, Julie Fuchs a commenté cette ahurissante décision : Comme vous pouvez l'imaginer, je suis très déçue car je me sens vocalement et physiquement en forme. Je suis tout à fait déterminée à remplir mes contrats comme prévu et annoncé précédemment. J'avais hâte de faire mes débuts dans ce rôle et de chanter pour vous tous à Hambourg. Mes excuses à ceux d'entre vous qui ont déjà acheté des billets. Bien que je respecte la vision artistique du théâtre, je suis attristée que nous n'ayons pas pu trouver une solution pour tenir compte de cette légère différence physique qui n'affecte pas mes performances vocales ou artistiques. J'aurais voulu trouver des ajustements pour pouvoir chanter dans cette production comme prévu. Comme c'est le cas pour la plupart des femmes au cours du deuxième trimestre de grossesse, j'ai le plaisir de vous dire que je me sens pleine d'énergie et que mes médecins me trouvent en parfaite santé. J'ai hâte de revenir sur la scène en juin pour Poppée à l'Opernhaus Zürich.

Enrique Mazzola et le Deutsche Oper de Berlin

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Enrique Mazzola vient d'être désigné premier chef invité au Deutsche Oper Berlin.
Ce nouveau poste, d'une durée initiale de quatre ans, amènera le chef à diriger un large éventail de répertoire, y compris la saison prochaine des Contes d'Hoffmann d'Offenbach. Il dirigera également le Grand Gala du Grand Opéra pour soutenir la Fondation SIDA à la maison en novembre prochain.

Enrique Mazzola est directeur artistique et musical de l'Orchestre National d'Ile de France (ONDIF) où il a été nommé à partir de la saison 2012-13.

Né en Espagne dans une famille de musiciens, il commence très jeune l’apprentissage du violon et du piano avant d’étudier la direction d’orchestre auprès de Daniele Gatti et la composition auprès d’Azio Corghi au Conservatoire Giuseppe Verdi de Milan.

Depuis le milieu des années 1990, il est invité à diriger de prestigieuses formations telles que l’Orchestre National de France, l’Orchestre National de Belgique, les Orchestre de l’Académie Sainte-Cécile, de la RAI, de la Radio de Hanovre, l’Orchestre National de Russie... On a pu le suivre sur beaucoup de grandes scènes : la Scala de Milan, le Deutsche Oper de Berlin, le Théâtre des Champs-Élysées, La Monnaie à Bruxelles, le Bayerischer Staatsoper, le Liceu à Barcelone, le Staatstheater de Stuttgart, le Teatro del Maggio Musicale à Florence, l’Opéra de Rome, l’Opéra Royal des Flandres, le Bolshoi à Moscou et aussi dans les principaux festivals européens, notamment avec une nouvelle production de Falstaff qu’il a dirigée à Aix-en-Provence, au Festival de Radio-France et Montpellier, au München Opernfestspiele, au Rossini Opera Festival, à la Biennale de Venise ou encore au Dvořak Praha Festival…
De 1999 à 2003, Enrique Mazzola a été directeur artistique et musical du Festival Cantiere Internazionale d’Arte à Montepulciano en Italie, où il a dirigé de nombreux concerts symphoniques et de nouvelles productions d’opéras avec l’orchestre du Royal Northern College of Music de Manchester.
Passionné aussi de musique contemporaine, Enrique Mazzola participe à de nombreuses créations lyriques, comme celle de Il Re Nudo de Luca Lombardi à l’Opéra de Rome, Medusa de Arnaldo De Felice au Bayerische Staatsoper, Il Processo de Alberto Colla à la Scala de Milan, Isabella de Azio Corghiau au Festival Rossini de Pesaro.

En mars de cette année, il a obtenu la nationalité française.

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Stéphane Roth à la direction de Musica Strasbourg

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Françoise Nyssen, Ministre de la Culture, a donné son aval à la nomination de Stéphane Roth au poste de directeur général du festival Musica de Strasbourg, en plein accord avec la ville de Strasbourg, le département du Bas-Rhin, la région Grand Est et l’Association Musica présidée par Laurent Bayle.

Créé en 1982, le Festival Musica est l’un des plus grands festivals de musique contemporaine en Europe.

Stéphane Roth aura pour mission de mettre en œuvre un projet artistique et culturel prenant en compte exigence artistique, soutien à la création contemporaine, réalité des territoires et développement des publics à travers une politique ambitieuse de démocratisation artistique.

Actuellement directeur éditorial de la Philharmonie de Paris, Stéphane Roth est musicologue et historien de l’art de formation. Particulièrement attaché aux pratiques pluridisciplinaires, ses intérêts le portent vers la création musicale, les musiques actuelles et vers les champs hybrides de la relation son/image, du design et des arts sonores.

Le projet que Stéphane Roth a présenté pour le festival Musica vise notamment en premier lieu à soutenir la création contemporaine et la commande aux compositeurs, à articuler les générations de compositeurs et d’interprètes, à redécouvrir les œuvres du XXe siècle et à décloisonner les expressions en franchissant les frontières esthétiques. Il s’attachera par ailleurs à renforcer le rôle passerelle du festival et à penser dans un même mouvement le rayonnement européen et international de la structure, avec l’idée de promouvoir un réseau européen. Il s’attachera au développement des nouveaux publics de la création musicale en mettant en place des appels à projets citoyens visant à inscrire la musique contemporaine dans la vie de la cité et ainsi impliquer davantage les populations.

Jean-Dominique Marco dirigera sa dernière édition du festival en septembre 2018, au terme de 27 années à la tête de Musica.

Le Studio Lyrique du Palais des Beaux-Arts de Charleroi

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Dans le cadre de classes de maître, plusieurs acteurs culturels de Charleroi, sous l'égide de Pierre Bolle, patron du Palais des Beaux-Arts, ont imaginé, dès 2016, le concept de ce Studio Lyrique. Il n'a pas de statut particulier : c'est une émanation du PBA destinée à faire connaître de jeunes artistes, en fin d'études ou déjà lancés, afin qu'eux-mêmes se voient distingués par quelques directeurs d'opéras. Le casting des douze chanteurs retenus résulte d'un appel à candidatures, coachées par Cécile Bolle, entre autres dans les divers conservatoires du Royaume. S'ils ont tous déjà interprété des airs ou ensembles d'opéras, jamais ils ne se sont attelés à une intégrale, ni à une mise en scène. Il s'agit, pour eux, d'un véritable baptême du feu, d'une expérience professionnelle capitale. Encadrés dramatiquement par Paul-Emile Fourny, metteur en scène et actuel directeur artistique de l'Opéra-Théâtre de Metz Métropole et, musicalement, par Marcel Vanaud, le baryton belge bien connu, et le chef d'orchestre Philippe Gérard, les douze élus répètent afin de préparer un opéra complet, avec choeurs et accompagnement de piano. Ce sera la célèbre Manon de Massenet. Nous avons pu suivre de beaux instants de répétitions des deux interprètes de Manon, Charlotte Panouklia et Natalie Oswald, et du chevalier Des Grieux, Xavier Flabat, minutieusement coachés par Fourny, sous l'oeil bienveillant mais attentif de Vanaud. Il faut applaudir cette initiative magnifique. L'opéra est un genre dont l'importance croît sans cesse, et l'intérêt, l'implication de ces jeunes chanteurs est le meilleur gage de son succès. Rendez-vous ce week-end à Charleroi, place du Manège.
- samedi 21, à 20h - dimanche 22, à 16h.
Bruno Peeters