Le Journal

L'Opéra Royal de Wallonie s'envole pour une première collaboration

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En ce mois de mai, l’Orchestre et les Chœurs de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège font à nouveau leurs valises pour une deuxième tournée à l’étranger !
Ils ont rendez-vous au Royal Opera House Muscat (Sultanat d’Oman) pour y présenter Les Pêcheurs de perles (les 11 et 13 mai).

Dirigée par Paolo Arrivabeni et mise en scène par Yoshi Oïda, cette production (donnée à Liège en 2015) sera interprétée par un cast 100% francophone : Annick Massis (Leïla), Marc Laho (Nadir), Lionel Lhote (Zurga) et Roger Joakim (Nourabad).

C’est la première collaboration de l’Opéra Royal de Wallonie-Liège avec le Royal Opera House Muscat.

Inauguré le 12 octobre 2011 avec une production de Turandot dirigée par Franco Zeffirelli, le Royal Opera House Muscat est la principale institution culturelle et musicale du Sultanat d’Oman. Situé au cœur de Mascate, la capitale du pays, il a une capacité d’accueil de 1100 personnes.

Des soucis au Théâtre Colon

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Année compliquée pour le Teatro Colón (Buenos Aires).
Au mois de mars dernier, Angela Gheorhiu avait claqué la porte de la production d’Adriana Lecouvreur, évoquant un manque de professionnalisme et de courtoisie.
Cette fois, c’est le ténor argentin Marcelo Álvarez qui vient de suspendre sa collaboration avec l’institution où il devait interpréter le rôle-titre, à la fin de cette année, dans une nouvelle production d’Andrea Chénier (mise en scène de Lucrecia Martel).
Pour des questions d’agenda, il était convenu qu'il arriverait dix jours avant la Première mais, entre-temps, la direction a changé et le nouveau directeur artistique, Enrique Diemecke, a souhaité avancer la venue du chanteur. Celui-ci a vainement tenté, à plusieurs reprises, d'expliquer que c'était impossible.
Le théâtre cherche donc un remplaçant.

Mendelssohn à l'IMEP sous la baguette de Ronald Zollman

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Des solistes de l’EVD, le Choeur et l’Orchestre Symphonique de l’IMEP proposent ces samedi et dimanche (6 et 7 mai) un concert symphonique dirigé par Ronald Zollman avec, à la direction de Choeur, Benoît Giaux.
Au programme, Mendelssohn avec Le Songe d’une nuit d’été (Ouverture op. 21 et des extraits de la musique de scène op. 61) et la Symphonie n° 3 en la mineur « Écossaise », op. 56.

PETITE INTRODUCTION
Après de fulgurants débuts d’enfant-prodige (c’est à 17 ans qu’il écrit l’Ouverture du Songe d’une nuit d’été, et il a déjà composé douze symphonies de jeunesse pour cordes), Félix Mendelssohn-Bartholdy souffre rapidement de jugements péjoratifs au sein même du monde musical. Si la majorité des critiques lui reconnaissent un sens novateur de l’orchestration, on lui reproche une position ambiguë entre musicien classique et romantique, et davantage encore une expression religieuse omniprésente. En effet, dans son œuvre, l’équilibre et la mesure, garants du classicisme, restent des valeurs sûres mais quelque peu dépassées. Issu d’une famille juive convertie au luthérianisme, il est éduqué dans la vénération de Bach que l’on redécouvre. Accusé de composer une musique quasi anachronique, il imprime sa religiosité jusque dans le genre profane de la symphonie (Symphonie Réformation, et symphonie-cantate Lobgesang). Il est aussi le père de deux oratorios (Paulus et Elias), pourtant davantage propres à l’époque baroque. C’est lui qui, avec l’aide précieuse de sa sœur Fanny, crée la Passion selon Saint Matthieu de Bach en 1929 à Berlin. Son œuvre est imposante, malgré sa courte vie (il mourra à l’âge de 38 ans, en 1847).
A 17 ans donc, Félix qui vient de lire la traduction allemande de A Midsummer Night’s Dream de Shakespeare (1594-1595), compose une ouverture éponyme (Ouverture du Songe d’une nuit d’été, opus 21). Mais c’est seulement 17 ans plus tard, à la demande du roi de Prusse Frédéric-Guillaume IV, qu’il en fera toute une musique de scène pour accompagner la pièce de l’auteur anglais (Songe d’une nuit d’été, opus 61, constitué d’une ouverture (l’opus 21) et de treize numéros). A sa création au nouveau palais du roi à Postdam, le succès fut grandiose et immédiat. La pièce de Shakespeare est une comédie dont l’action se déroule en Grèce et réunit pour mieux les désunir deux couples de jeunes amants. Si la Marche nuptiale est connue de tous, elle n’est probablement pas le numéro le plus emblématique de l’ambiance féérique et nocturne du texte qu’elle évoque. L’orchestre retranscrit musicalement les mystères de la nuit et les bruissements de la forêt. Mendelssohn déploie son talent d’orchestrateur et la subtilité de son écriture pour servir la poésie et la fantaisie shakespearienne.

La Symphonie Ecossaise est considérée comme la plus aboutie des quatre grandes symphonies (Réformation, Ecossaise, Italienne, Lobgesang) de Mendelssohn. Celui-ci en trouve l’inspiration originelle lors de son premier séjour outre-Manche (1929), quand il visita les ruines du Château de Holyrood où vécut la Reine Marie Stuart. Les critiques musicaux et musicologues ne s’accordent pas tout à fait sur la visée descriptive de l’œuvre. Ainsi, F.R. Tranchefort, dans le Guide de la Musique Symphonique en dit-il ceci : « La partition est toute imprégnée des Highlands, de leur histoire (revue et corrigée par Walter Scott), de leurs légendes (poétisées par Macpherson), de leurs sites grandioses et des sonorités des cornemuses. L’intention de peindre en musique affleure à chaque page : « Un paysagiste de premier ordre », déclara Wagner ». Gilles Benin, quant à lui, écrit : « Les deux symphonies apparemment évocatrices du voyage (l’Italienne et l’Ecossaise) n’ont en fait aucune visée descriptive et ne se rattachent absolument pas à la musique à programme pratiquée par Berlioz ou par Liszt. Cependant, Mendelssohn utilise plusieurs thèmes écossais. »

Ce qui est certain, en revanche, c’est que Félix Mendelssohn initie, bien avant Franck et ses disciples, l’idéal cyclique du thème générateur : la Troisième Symphonie est le fer de lance de d’un idéal d’unité parfaite, où l’ensemble des parties seraient dans une relation étroite avec l’origine, « le thème générateur », et donc avec le Tout… Les thèmes principaux se retrouveront donc dans toute l’œuvre. Cet idéal est poursuivi par les compositeurs romantiques, et par Mendelssohn en particulier (Beethoven, Schubert, Liszt, Franck, Berlioz…). Bien que composée de quatre mouvements principaux (et entourés eux-mêmes d’une introduction lente et d’une conclusion emphatique), la symphonie se joue sans arrêt entre les mouvements. Preuve encore, s’il en fallait, de la vise unificatrice. D’une durée approximative d’une quarantaine de minutes, elle requiert une nomenclature conventionnelle, càd les bois par deux, quatre cors, deux trompettes, cordes et timbales.

« Il est exemplaire de voir comment cet homme si honteusement sous une bonne étoile, lui qui allait de triomphes en triomphes et transformait en or tout ce qu’il touchait, vit tout son monde se fracasser si vite. Il n’était pas préparé à endurer des épreuves. Sa vie trépidante de compositeur, ce chef d’orchestre et de musicien en tant que pianiste virtuose, d’idole de l’Allemagne et de l’Angleterre, avait une vie de star. Cela, parfois, ne favorise pas la profondeur. Et parfois Mendelssohn en manque cruellement, tout reste classique et beau, mais superficiel aussi. Que ressent-t-on quand la mort survient au milieu du conte de fées ? Beau, charmant, extraordinaire musicien, il est le Prince Charmant de la musique, mais les mauvaises fées existent et tout s’écroulera. Lui qui n’avait que des amis, lui qui était lumière rayonnante va s’éteindre d’un seul coup. Surmené, usé. » Gil Pressnitzer

Tarifs et réservations
Adultes : 15€ – Jeunes (jusque 25 ans) : Gratuit – Seniors (60+) : 10€.
Par Email : reservations@imep.be
Par téléphone : du lundi au vendredi de 8H30 à 12H30 et de 13H00 à 16H30 au 081/736.437.
Inscription confirmée par le paiement sur le compte BE62 3500 1539 7861 (indiquer en communication le nom et la date du projet). Payement à effectuer minimum 4 jours ouvrables avant la date du projet. Pour tous les projets (avec ou sans réservation), le placement est libre.

Bon anniversaire, Monsieur Herreweghe !

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Philippe Herreweghe fêtera ce soir son 70e anniversaire à Bozar, entouré de nombreux collègues et amis au nombre desquels Patricia Kopatchinskaya, Christoph Prégardien, Marie-Elisabeth Hecker, Steven Isserlis, Martin Helmchen et, bien sûr, le Collegium Vocale Gent.

Marie Linden à Strasbourg

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Actuellement responsable du service production et apprentissage de la scène du Conservatoire National Supérieur de Paris, Marie Linden prendra ses fonctions de Directrice Générale de l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg à partir du 1er septembre prochain.
Elle a été nommée sur proposition unanime du jury, (Alain Fontanel, premier adjoint en charge de la culture et du patrimoine, et d’Anne Mistler, directrice régionale des affaires culturelles) avec l’agrément d’Audrey Azoulay, Ministre de la Culture et de la Communication.
Marie Linden, « souhaite mettre en place un projet axé sur la diversification des publics, qui porte une attention particulière aux jeunes artistes et à leur insertion professionnelle », en relation étroite avec Marko Letonja, directeur musical de l’Orchestre. Les ressources numériques devraient également être développées et les collaborations avec les partenaires de l’Orchestre, comme l’Opéra National du Rhin renforcées.

 

Le 62e Prix Kathleen Ferrier

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Les lauréats du 62e Concours Kathleeen Ferrier sont connus.
Le Premier Prix revient au baryton néo-zeelandais Julien Van Mellarts.
Le 2e Prix va au ténor James Way (Grande-Bretagne), le Prix du Lied au contre-ténor Patrick Terry (USA, Wisconsin) et c'est au pianiste Gamal Khamis (Grande-Bretagne) que revient le Prix d'Accompagnement.

Le Concours Yehudi Menuhin à Genève en 2018

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Tous les deux ans, le Concours Yehudi Menuhin rassemble de jeunes talents du monde entier. La compétition attire des centaines de candidatures mais seuls 44 violonistes de moins de 22 ans sont sélectionnés pour y participer.
Du 12 au 22 avril 2018, le Concours se déroula pour la première fois en Suisse, à Genève. Organisée dans une ville différente pour chaque édition, elle se tenait à Londres en 2016 à l’occasion du centenaire de la naissance de Yehudi Menuhin, à Austin aux Etats-Unis en 2014, à Pékin en Chine 2012, et à Oslo en Norvège 2010.

Pamela Frank (Etats-Unis) présidera le jury avec Joji Hattori (Japon, Autriche) pour vice-président. A leurs côtés, Itamar Golan (Lituanie, Israël, France), Ilya Gringolts (Russie, Suisse), Henning Kraggerud (Norvège), Lu Siqing (Chine), Josef Spaček (République Tchèque), Maxim Vengerov (Monaco) et Soyoung Yoon (Corée du Sud) pour désigner les lauréats dans les deux catégories, les 11 à 15 ans et les 16 à 22 ans.
Parmi les anciens vainqueurs, citons Nikolaj Znaider, Tasmin Little, Julia Fischer, Ilya Gringolts ou encore Ray Chen.

L'ORW a vendu sa structure temporaire

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Pendant les travaux de restauration du Théâtre Royal de Liège, l'ORW s'était installé pendant trois ans sous une gigantesque tente : un chapiteau acheté aux Vénitiens de la Fenice dans la perspective de le céder, après usage, à une autre maison lyrique. Il a donc été proposé à la vente, pour un million et demi, mais n'a jamais trouvé preneur et il a fini par être démonté et replié.
Un contrat de location avait été signé avec la Monnaie pour la durée de l'actuel chantier de rénovation, mais des difficultés ont surgi lors du montage, et le litige est actuellement soumis à un tribunal.

C'est d'Avignon qu'est venu l'acquéreur : la vieille salle à l'italienne (milieu du XIXe siècle) doit subir une rénovation de fond en comble pendant deux saisons. D'où la nécessité d'une structure éphémère et cet achat : les huit cent cinquante sièges, des gradins et des dispositifs scéniques et techniques. Pas la toile car les Provençaux craignent le mistral et les normes françaises interdisent les spectacles sous chapiteau par vents de plus de 90 km/h (ce qui n'est pas exceptionnel là-bas).
C'est donc une coque en dur, qui recouvrira les équipements liégeois qui garantissent la qualité acoustique et le conforts des spectateurs.

 

Décès d'Endrik Wottrich

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Le ténor allemand Endrik Wottrich est décédé inopinément à l’âge de 54 ans, mercredi à Vienne, où il chantait des représentations de La Wally de Catalani au Volksoper.
Wottrich s’était surtout fait une spécialité du rôle d’Erik dans Le Vaisseau fantôme de Wagner. Essentiellement wagnérien, il avait fait ses débuts à Bayreuth en 1996 et enregistré le rôle de Siegmund dans le Ring dirigé par Christian Thielemann.

Le CMIM débute cette semaine

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Cette semaine débutera l’édition 2017 du Concours Musical International de Montréal.
Les organisateurs du CMIM ont vu récemment leur travail reconnu : la Ville de Montréal a décidé un soutien financier de 350 000 $ jusqu’en 2020, un montant destiné à l’accueil du congrès de la Fédération mondiale des concours internationaux de musique (en parallèle des épreuves finales) et une dotation de 100 000 $ pour la tenue des éditions futures.
C’est justice, nous dit-on, pour une manifestation ambassadrice de la ville de Montréal et du Québec : Measha Bruegergosman, Joseph Kaiser, David Fray, Yossif Ivanov, Beatrice Rana, Benjamin Beilman, Nareh Arghamanyan, Charles Richard-Hamelin, la soprano Hyesang Park ou le ténor Keon-woo Kim ont tous été révélés à Montréal, en sont conscients et sont au début d’une très belle carrière.
C’est presque par hasard que s'est dessiné le positionnement du CMIM sur l’échiquier des concours internationaux comme l’endroit où de jeunes surdoués viendraient éclore avant de confirmer leur place dans un des « Top 5 » des concours du monde : le violoniste Yossif Ivanov y était lauréat ici à 16 ans (2003), deux ans avant sa 2e place au Concours Reine Élisabeth ; Charles Richard-Hamelin, 2e de la session Piano 2014 fut 2e au Concours Chopin 2015 ; Beatrice Rana, lauréate de Piano 2011 emportait le 2e Prix du Concours Van Cliburn en 2013, et le ténor Keon-woo Kim a remporté Operalia 2015 (le concours organisé par Plácido Domingo) deux mois après le CMIM.
L’édition 2017 a suscité 304 candidatures.
La première épreuve (du 2 au 4 mai) réunira les 24 jeunes pianistes retenus dont 7 Nord-Coréens, 3 Français, 3 Italiens et un seul Canadien. Il y a 6 femmes et 18 hommes de 15 pays et d’un âge moyen de 26 ans.
Les 12 demi-finalistes donneront des récitals (6 et 7 mai) avec une oeuvre canadienne imposée : la Laurentienne no 2 d’André Mathieu.
Les six finalistes joueront (9 et 10 mai) avec l’Orchestre Symphonique de Montréal sous la direction du chef allemand Claus Peter Flor. On notera qu'aucun candidat ne jouera le 3e Concerto de Rachmaninov ou le 2e Concerto de Prokofiev en finale. Par contre, le 1er Concerto de Tchaïkovski a toujours la cote (7 des 24 élus).
Le jury présidé par André Bourbeau, cofondateur du CMIM (avec la basse Joseph Rouleau), se compose des pianistes Idil Biret, Dang Thai Son, Alain Lefèvre, Hélène Mercier, Pedja Muzijevic, David Owen Norris, Cristina Ortiz et Gabriel Tacchino et de l’imprésario R. Douglas Sheldon. Il distribuera plus de 125 000 $ en prix et bourses.