Stanisław Skrowaczewski et Beethoven 

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Ludwig van Beethoven : ouvertures et musiques de scène tirées de : König Stephan, Leonore Prohaska, Die Weihe des Hauses, Coriolan, Egmont, Die Geschöpfe des Prometheus, Zur Namensfeier, Meeresstille und glückliche Fahrt, TarpejaGratulations-Menuett,WoO 3. Phyllis Bryn-Johnson, soprano ; Bach Society of Minnesota, Minnesota Orchestra, direction :   Stanisław Skrowaczewski. 1980. Livret en anglais. 74’10’’. Vox NX 3026CD

Portrait polonais de Stanisław Skrowaczewski

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Skrowaczewski A Centennial Tribute. Stanisław Skrowaczewski (1923-2017) : Preludium, Fuga i postludium ; Arthur Honegger (1892-1955) : Symphonie n°2 ; Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791) : Requiem en Ré mineur, K.626 ; Ennio Porrino (1910-1959) : Sardaigne, poème symphonique ; Goffredo Petrassi (1904-2003) : Concerto pour orchestre ; Ludwig van Beethoven (1770-1827) : Symphonie n°3 “Héroïque” en mi bémol majeur. Stefania Woytowicz, soprano ; Krystyna Szczepańska, mezzo-soprano ; Bogdan Paprocki, ténor ; Witold Pilewski, basse. Warsaw Philharmonic Orchestra and Choir,  direction : Stanisław Skrowaczewski. 1956. Livret en anglais et en polonais. 3 CD FN06 / ACD 266. 

A Lausanne, un étourdissant Orphée aux enfers

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Pour les fêtes de fin d’année, l’Opéra de Lausanne propose Orphée aux enfers dans la seconde version que Jacques Offenbach présenta au Théâtre de la Gaieté le 7 février 1874 en la désignant comme opéra-féerie en 4 actes et 12 tableaux et incluant une ouverture.

En collaboration avec le Grand Théâtre de Tours et le Capitole de Toulouse, Eric Vigié en commande une nouvelle production à Olivier Py qui s’en donne à coeur joie en demandant à Pierre-André Weitz un décor simple consistant en un double mur de loges à trois étages entourant une scène et d’extravagants costumes se mêlant aux crinolines et uniformes militaires du Second Empire. Sous d’habiles jeux de lumières conçus par Bertrand Killy, l’action endiablée vous tient continuellement en haleine avec cet Orphée en jaquette noire et perruque blonde obligeant sa mégère de femme à écouter son nouveau concerto interminable qu’elle tente d’interrompre en dérobant le lutrin et en s’emparant du violon qu’elle finit par casser avant de rejoindre son tendre Aristée en salopette de plombier au milieu des blés où la morsure d’un serpent lui ravira la vie. Un squelette en moto déroule une copie du Jardin des Délices de Hieronymus Bosch devant laquelle Aristée se transformera en Pluton, queue de pie et haut de forme, entraînant la mortelle aux enfers, au grand dam de l’Opinion publique, virago en imperméable, réprouvant cet outrage à la morale établie. Orphée est contraint de quitter sa classe de violonistes en herbe et son chœur d’enfants afin de retrouver son épouse dans l’au-delà. Mais dans les sphères éthérées de l’Olympe, l’on s’ennuie fermement à savourer l’ambroisie sous le regard courroucé de ce Jupiter/Napoléon III qui s’emploie à mater la révolte de ses ingrats sujets arborant cocarde et drapeau tricolore, tout en tolérant leur raillerie sur ses métamorphoses passées que voudrait balayer rageusement sa Junon/Eugénie d’épouse. De la plus haute cocasserie, le boudoir de Pluton où Jupiter, transformé en bourdon par les bons soins d’un Cupidon déjanté,  se trouve suspendu dans les airs pour happer cette Eurydice qu’il veut dérober à son frère. Les bouches de l’Enfer laissent couler à flots le vin des bacchanales incitant  les damnés à danser le menuet ou à se livrer au cancan le plus… infernal dans une chorégraphie émoustillante d’Ivo Bauchiero, tandis que dans la fosse, le Sinfonietta de Lausanne pétille sous la baguette d’Arie van Beek qui se soucie d’équilibrer au mieux son plateau en évitant les décalages.

La musique bien en cour à Bonn 

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Edition Hofkapelle 2. Court Concert. Anton Reicha (1770-1836) : Grande ouverture en Ré majeur ; Andreas Romberg (1767-1821) : Concerto pour violon n°8 en mi bémol majeur ; Paul Wineberger (1758-1821) : Symphonie en ré majeur. Mikhail Ovrutsky, violon ; Beethoven Orchester Bonn, direction : Dirk Kaftan. 2021 et 2023. Livret en anglais, allemand et français. 68’15’’. MDG 938 2261-5.

Envoûtant panorama des orgues baroques de Styrie, avec Peter Waldner

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Historische Orgeln der Steiermark. Oeuvres de Christian Erbach (c1570-1635), Johann Jacob Froberger (1616-1667), Johann Caspar Kerll (1627-1693), Bernardo Storace (fl. XVIIe siècle), Johann Speth (1664-c1728), Domenico Zipoli (1688-1726), Georg Muffat (1653-1704), Johann Krieger (1651-1735), Gottlieb Muffat (1690-1770), Georg Friedrich Händel (1685-1759), Mattia Vento (1735-1776), Franz Xaver Schnizer OSB (1740-1785), Johann Ernst Eberlin (1702-1762), Joseph Haydn (1732-1809), Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791), Jacob Hassler (1569-1712), Hans Leo Hassler (1564-1612), Anton Estendorffer (1670-1711), Johann Joseph Fux (1660-1741), Franz Xaver Murschhauser (1663-1738), Johann Caspar Ferdinand Fischer (c1662-1746), Johann Gottfried Walther (1684-1748), Giovanni Battista Pescetti (1704-1766), Johann Ludwig Krebs (1713-1780), Johann Adolph Hasse (1699-1783), Domenico Alberti (1717-1740), Baldassare Galuppi (1706-1785). Peter Waldner, sur douze orgues baroques de Styrie à St. Veit am Vogau, Pöllau, Pöllauberg, Leoben-Göß, Bruck an der Mur, Schloss Eggenberg/Graz, Fürstenfeld, Birkfeld, St. Georgen am Gasenbach. Livret en allemand, anglais. Juillet & octobre 2022. TT 76’52 + 79’38. Tastenfreuden 13.